L’univers infini regorge de merveilles en tout genre.
Moi, Chen Ping’an, je n’ai qu’une seule épée, pour déplacer les montagnes, renverser les mers, supprimer les démons, affronter les dieux, décrocher les étoiles, briser les rivières, détruire les cités et ouvrir les demeures célestes !
Mon nom est Chen Ping’an, Ping’an comme la Paix, et je suis un épéiste.
Le monde des Terres du Milieu était empli de merveilles.
Au centre du monde, un érudit avait autrefois utilisé son épée pour faire jaillir une cascade de la Voie lactée. C’était la personne dont il était le plus fier.
Au bord des falaises de la Mer de l’Est, un taoïste sans nom refusait de gravir le sommet de la montagne. Il souhaitait seulement sentir une brise fraîche caresser son visage.
Dans la Terre Pure de l’Ouest, un vieux moine aimait offrir de la soupe au poulet aux gens tout en leur racontant des histoires.
À la frontière sud des Terres Sauvages, un peintre aveugle contrôlait des marionnettes à l’armure dorée, hautes comme des montagnes, pour déplacer cent mille sommets et créer une fresque brodée.
Un jeune homme pauvre qui a grandi dans le nord. Un jour, il vit au-dessus de lui des dizaines de milliers d’Immortels à la Maîtrise de l’Épée, semblables à un essaim de criquets traversant la frontière.
Il voulait voir de ses propres yeux l’érudit dont parlait le conteur, les marées déchaînées de la Mer de l’Est, les vastes étendues de sable à l’ouest et les montagnes majestueuses des Terres Sauvages du Sud.
C’est ainsi qu’un jour, le jeune homme saisit son épée de bois et commença sa descente vers le sud.
Notes :
* Ping’an signifie paix.
** Les quatre directions mentionnées ici correspondent aux quatre points cardinaux de la carte. Quant au Monde de la Droiture, il ne s’agit que de l’un des quatre « Mondes ».