Chapitre 7
Le champ de pression de Goman venait de se stabiliser lorsque le cube écarlate absorba une nouvelle portion de son Spirit.
La protection se contracta aussitôt autour des étudiants réfugiés derrière lui. Plusieurs respirations devinrent plus courtes, et Goman dut réduire encore la surface couverte afin d’empêcher l’air accumulé de se disperser.
Tariq maintenait son ombre sous deux blessés couchés près de la limite du champ. Il sentit lui aussi quelque chose tirer sur son Spirit, comme si l’énergie quittait ses membres avant même qu’il décide de l’utiliser.
Morgen observait Goman avec l’attention impersonnelle d’un technicien devant une mesure attendue.
« Votre lignée compense très vite une perte de réserve », dit-il. « La stabilité diminue avant la pression maximale, mais la correction reste automatique. »
Goman respirait déjà trop difficilement pour gaspiller de l’air dans une longue réponse.
« Si tu veux étudier ma famille, tu aurais pu demander un rendez-vous. »
Le ton resta sec, dépourvu de théâtralité. Morgen ne réagit pas à la provocation et baissa simplement les yeux vers le cube.
Une vibration grave traversa alors la cour.
Tariq crut d’abord qu’un autre système de sécurité venait de céder. Le bruit montait pourtant du cube lui-même et se propageait jusque dans les dalles, où une pulsation régulière s’installa sous ses semelles.
Les étudiants inconscients commencèrent à bouger.
Certains avaient été regroupés près des colonnes après les premiers malaises. D’autres étaient restés là où la raréfaction de l’air les avait fait tomber, protégés tant bien que mal par des camarades encore debout.
Leur réaction fut simultanée.
Une jeune femme couchée près du bassin ramena brusquement ses bras contre son torse. Plus loin, un étudiant se cambra sous l’effet d’une contraction assez forte pour déplacer son corps sur plusieurs centimètres.
Leila tourna immédiatement la tête.
Ses mains restaient posées contre la nuque d’Issa, mais son attention venait de quitter son patient.
« Quelque chose agit sur eux. »
Issa avait encore du mal à maintenir une image unique devant ses yeux. Il suivit néanmoins les flux visibles autour du cube et comprit que leur direction avait changé.
Jusqu’ici, l’objet absorbait l’énergie libérée dans la cour.
Désormais, les réserves présentes dans les corps inconscients se dirigeaient également vers lui.
Il ne prélève plus seulement ce qu’ils utilisent. Il vide ce qu’ils ont encore.
« Leila, coupe ton soin pendant un moment », dit Issa.
Elle regarda ses mains.
« Pourquoi ? »
« Parce que le cube prélève directement les réserves. Je ne sais pas encore s’il suit chaque circulation active ou s’il récupère tout ce qu’il peut atteindre. Je préfère qu’il ait une raison de moins de remarquer ton Spirit. »
Leila se rappela le regard que Morgen avait posé sur elle plus tôt.
Elle réduisit immédiatement son flux jusqu’à laisser seulement une faible circulation autour des zones les plus fragiles d’Issa.
« Je ne peux pas arrêter complètement. »
« Alors garde uniquement ce dont mon corps a besoin pour rester stable. »
Une nouvelle contraction parcourut les étudiants au sol.
Cette fois, plusieurs cris apparurent.
Ils ne provenaient pas seulement de ceux qui assistaient à la scène.
L’un des garçons inconscients venait de se réveiller.
Il ouvrit les yeux au moment où une veine sombre apparut sous sa joue et remonta jusqu’à sa tempe. Sa main chercha instinctivement quelqu’un à proximité, mais ses doigts s’arrêtèrent lorsqu’une articulation se déforma sous sa peau.
« Qu’est-ce qui m’arrive ? »
Une étudiante s’approcha.
« Reste couché, on va— »
Elara l’arrêta avant qu’elle atteigne le garçon.
« Ne le touchez pas tant qu’on ne sait pas ce que le cube provoque. Reculez de deux mètres et laissez-lui de l’espace. »
Le garçon essaya de se relever seul.
Son avant-bras changea de forme.
L’os ne sortit pas immédiatement. Il épaissit d’abord sous la chair, forçant les muscles à se déplacer autour de lui, puis une extrémité sombre traversa la peau près du coude.
Son cri se propagea dans toute la cour.
D’autres corps répondirent presque au même instant.
Les uniformes commencèrent à craquer sous les changements de volume. Des épaules s’élargirent trop vite, certaines mâchoires se déplacèrent, et des zones de peau prirent progressivement la même teinte grisâtre que les Suppurations combattues en ville.
Tariq sentit son ventre se contracter.
Il connaissait cette couleur.
Il connaissait aussi la manière dont une chair corrompue se refermait autour d’une blessure.
Le troisième année qu’il avait croisé au Séminaire se trouvait à moins de quatre mètres de lui. Celui qui avait lancé une plaisanterie sur l’odeur de leurs uniformes après l’intervention du secteur neuf.
Le garçon était inconscient lorsque la transformation commença.
Ses yeux s’ouvrirent pendant que sa mâchoire se déplaçait.
Son regard trouva Tariq.
Pendant une fraction de temps assez longue pour être reconnue, il restait quelque chose d’humain dans son expression.
Puis ses pupilles disparurent sous une membrane opaque.
Tariq fit un pas vers lui.
Goman parla sans tourner la tête.
« Si tu quittes la zone, je ne l’élargis pas pour toi. »
Tariq s’arrêta.
« Il est encore conscient. »
« Tu n’en sais rien. »
Le troisième année essaya de prononcer quelque chose.
Le son qui sortit de sa gorge se brisa au milieu de plusieurs voix superposées.
Une excroissance osseuse traversa son avant-bras.
Tariq sentit son ombre répondre à l’impulsion qui traversait son corps.
Il la maintint au sol.
Si tu te jettes dessus sans comprendre, tu recommences exactement la même chose.
La pensée lui déplut parce qu’elle était vraie.
Il resta où il était.
Morgen regardait les transformations comme s’il observait une réaction qu’il avait déjà provoquée auparavant.
Kael, toujours immobilisé plus loin par la pression résiduelle du cube, réussit à soulever légèrement la tête.
« Qu’est-ce que tu leur fais ? »
Morgen tourna le cube dans sa main.
« Leur organisme perd le Spirit qui assurait encore l’équilibre entre leurs cellules et ce qui circule maintenant dans cette cour. Le flux injecté par le cube prend ensuite la place laissée libre. »
Kael chercha à bouger un bras.
« Tu savais que ça arriverait. »
« C’est précisément pour cette raison qu’ils ont été rassemblés ici. »
Elara entendit.
Son regard parcourut la cour.
Les centaines de candidats venus pour le Séminaire, les groupes réunis au même endroit, l’alerte Orange qui avait éloigné Thiago, le confinement qui avait empêché la dispersion, puis le cube qui avait absorbé chaque manifestation de Spirit utilisée pendant l’assaut.
L’événement n’avait jamais été choisi au hasard.
« Le Séminaire était la cible dès le départ », dit-elle.
Morgen ne confirma rien.
Il n’en avait pas besoin.
Autour de lui, les nouvelles Suppurations se redressaient progressivement.
Certaines restaient désorientées. D’autres réagissaient déjà aux mouvements, aux voix et aux concentrations de Spirit comme si leur corps avait remplacé toute autre priorité par une recherche de nourriture énergétique.
Goman diminua encore son champ.
« Ceux qui peuvent marcher restent derrière moi. Ceux qui ne peuvent plus se déplacer sont pris en charge par Tariq. Personne n’approche les transformés tant qu’on ne sait pas ce qu’ils reconnaissent encore. »
Kenji se plaça devant deux étudiants plus jeunes.
La couche minérale sur ses avant-bras gagna en épaisseur.
« Et s’ils entrent dans la zone ? »
Goman observa le troisième année qui avait commencé à tourner vers eux.
« Alors tu l’empêches d’atteindre ceux derrière toi sans chercher à le tuer. »
Kenji regarda Goman.
« Tu penses qu’ils peuvent revenir ? »
Goman répondit après avoir observé la transformation poursuivre son cours.
« Je pense surtout que nous n’avons aucune information qui autorise à décider du contraire. »
Tariq entendit cette réponse.
Elle lui donna une tâche plus claire que la colère qui montait en lui.
Son ombre s’étendit sous les blessés et forma plusieurs bandes distinctes afin de pouvoir les déplacer sans les entasser au même endroit.
Le premier transformé s’approcha.
Kenji se plaça devant lui.
La créature leva un bras dont l’os avait traversé la peau sur presque toute la longueur.
Kenji renforça son épaule.
L’impact le poussa en arrière de plusieurs pas.
Il tint.
Goman utilisa une variation locale de pression pour ralentir la deuxième attaque.
« Tariq, déplace les blessés vers la colonne droite. Kenji, ne cherche pas à bloquer tout le corps ; guide seulement sa trajectoire. »
Ils obéirent.
Pour la première fois depuis l’infiltration, plusieurs étudiants commencèrent à fonctionner comme un groupe plutôt que comme des individus cherchant chacun une solution différente.
Morgen les regarda faire.
Le cube continua d’absorber.
Issa suivait toujours ses réactions depuis le bassin.
Ses pensées s’ordonnaient malgré la douleur.
Le Spirit quittait les étudiants.
Le cube leur imposait ensuite un flux biologique corrompu.
Les tissus se reconstruisaient pendant même qu’ils se déformaient.
À côté de lui, Leila maintenait son soin à un niveau minimal.
Son énergie faisait également réagir les cellules.
La ressemblance s’arrêtait là pour l’instant.
La fonction n’est pas la même. Le résultat non plus. Mais il reconnaît quelque chose dans la manière dont son Spirit circule.
Issa regarda Morgen.
L’homme avait déjà remarqué Leila deux fois.
La conclusion devenait plus difficile à ignorer.
« Il te surveille depuis le début de l’attaque. »
Leila suivit son regard.
« Je l’avais remarqué. »
« Il a réagi à ton Spirit avant même de déclencher les transformations. Il connaissait donc cette structure avant de voir ce qu’elle produit chez eux. »
Leila réduisit encore son soin.
« Tu crois qu’il est venu pour moi ? »
Issa examina les positions.
« Je crois qu’il avait plusieurs objectifs et que tu en as ajouté un lorsqu’il t’a vue. Je n’ai rien qui permette d’aller plus loin. »
La formulation lui convenait davantage.
Une hypothèse devait rester une hypothèse.
Morgen tourna alors la tête vers eux.
Leila sentit la réaction avant même que son regard atteigne complètement le bassin.
Le cube pulsa.
Issa le vit également.
« Voilà ce que je voulais vérifier. »
Leila ne répondit pas.
Elle déplaça simplement sa position pour placer Issa entre elle et le centre de la cour, choix dérisoire face à quelqu’un qui semblait capable de percevoir une signature énergétique à distance.
Plusieurs mètres plus loin, Tariq venait de voir une seconde Suppuration atteindre Kenji.
Le garçon encaissa un premier coup, puis un autre.
La couche minérale autour de son épaule se fissura.
Tariq tira l’un des blessés hors de la trajectoire avant de projeter une bande d’ombre sous les jambes de la créature. Il chercha uniquement à modifier son équilibre.
La Suppuration tomba sur le côté.
Elle se releva presque immédiatement.
La chair ouverte sur sa hanche se referma avant même qu’elle ait terminé son mouvement.
Tariq sentit quelque chose remonter depuis sa poitrine.
Il connaissait cette régénération.
Le civil du secteur neuf revint avec elle.
Il revit la Suppuration changer de cible.
Il revit l’homme quitter sa cachette.
Il revit son propre Spirit arriver après la décision qui avait déjà tout détruit.
Tu viens de faire mieux. Reste ici et continue.
L’idée aurait dû suffire.
Un autre cri traversa la cour.
Cette fois, il venait d’une étudiante que Tariq connaissait de vue.
Sa transformation commença alors qu’elle était encore consciente.
Elle appela quelqu’un par son prénom.
Personne n’osa s’approcher.
Ses doigts se déformèrent.
Son cri changea.
La colère de Tariq trouva enfin quelque chose de plus puissant que la prudence qu’il essayait de construire depuis le secteur neuf.
Il regarda Morgen.
L’homme observait toujours.
Il mesurait.
Il enregistrait les réponses.
Il avait transformé les étudiants en matériau d’expérience.
Goman perçut le changement chez Tariq.
« Ne pars pas. »
Tariq ne bougea pas encore.
« Tu as besoin de mon ombre ici ? »
« Oui. »
La réponse immédiate lui donna une dernière raison de rester.
Puis Morgen leva le cube.
Une nouvelle pulsation traversa la zone.
Les Suppurations fraîchement formées réagirent toutes en même temps.
Le champ de Goman perdit encore une portion de sa stabilité.
Plusieurs blessés cessèrent de recevoir suffisamment d’air.
Tariq dut étendre son ombre davantage pour les rapprocher.
Son Spirit diminua.
Morgen venait encore de transformer leur effort pour protéger les autres en alimentation pour le cube.
Quelque chose céda dans la manière dont Tariq comprenait la situation.
Il n’avait plus l’impression de choisir entre agir et attendre.
Il avait l’impression que chacune de leurs actions avait été prévue.
« Il nous utilise depuis qu’il est entré », dit-il.
Goman suivit le mouvement du cube.
« Je l’avais compris. »
« Et tu continues à lui donner du Spirit. »
Goman tourna enfin le visage vers lui.
« Les gens derrière moi respirent avec ce Spirit. Si tu as une solution qui ne leur demande pas d’arrêter, je t’écoute. »
Tariq ne trouva rien à répondre.
Morgen avait construit précisément ce piège.
Chaque défense produisait ce qu’il voulait récolter.
Chaque tentative de sauver quelqu’un alimentait le mécanisme qui transformait les autres.
Issa, depuis le bassin, parvint à la même conclusion.
« Leila, il faut prévenir Thiago. »
Elle consulta instinctivement son poignet.
Les relais internes étaient toujours inactifs depuis la panne.
« Aucun réseau. »
Issa regarda les surfaces de l’Académie.
La majorité demeurait sombre.
Il a besoin que personne ne sorte et que personne ne communique jusqu’à ce que le cube soit rempli.
La logique du plan se précisait.
Il ne savait toujours pas pourquoi Leila intéressait Morgen.
Il savait désormais pourquoi tout le reste avait été organisé.
À plusieurs kilomètres de là, Thiago Vane venait d’arracher le bras gauche de la Suppuration Orange.
Ses chaînes d’ambre traversèrent l’articulation, se refermèrent autour de l’os et poursuivirent leur traction jusqu’à ce que le membre tombe entre deux véhicules d’intervention détruits.
La créature recula.
Thiago rappela ses chaînes.
Il attendit la suite.
Le membre sectionné commença déjà à bouger.
La chair de l’épaule s’étira en filaments épais tandis qu’une matière organique nouvelle reconstruisait ce qui venait d’être perdu.
Thiago observa la régénération.
Cette fois, il ne chercha pas immédiatement à attaquer.
Depuis le début du combat, la créature avait eu plusieurs possibilités de progresser vers les zones encore occupées par des civils.
Elle ne l’avait pas fait.
Elle revenait toujours vers lui.
Lorsqu’il augmentait la distance, elle le suivait.
Lorsqu’il menaçait de quitter l’intersection, elle accélérait davantage que lorsqu’il attaquait ses organes vitaux.
Thiago déplaça volontairement son poids vers une rue latérale.
La Suppuration réagit aussitôt.
Elle abandonna une cible blessée beaucoup plus proche pour se placer entre lui et la sortie.
Thiago cessa de bouger.
Tu ne gardes pas ce quartier. Tu me gardes ici.
La conclusion changeait toute la valeur de l’alerte Orange.
Il consulta son relais.
Toujours aucune communication avec l’Académie.
Les réseaux d’urgence du secteur fonctionnaient pourtant.
Mirei aurait dû pouvoir le joindre.
Thiago leva les yeux vers la créature.
Sa régénération venait de terminer la reconstruction du membre.
Une Orange capable de retenir volontairement un Capitaine.
Un brouillage concentré sur l’Académie.
Une classification suffisamment grave pour mobiliser les unités disponibles.
Une synchronisation trop propre pour résulter d’une apparition aléatoire.
« Vous l’avez amenée ici pour me sortir de l’Académie. »
La Suppuration répondit en chargeant.
Thiago lança trois chaînes.
La première s’enroula autour de sa jambe droite. Les deux autres s’enfoncèrent dans le sol de part et d’autre de la créature, puis se resserrèrent jusqu’à bloquer son bassin.
Il n’essaya plus de la tuer.
Il fallait partir.
« Unité trois, prenez le relais sur le confinement. Ne cherchez plus à la détruire tant que vous n’avez pas identifié la source de sa régénération. »
Le responsable de terrain arriva derrière une protection éventrée.
« Capitaine, nos armes ne la ralentissent presque pas. »
« Vous n’avez pas besoin de gagner. Vous devez seulement l’empêcher de sortir de cette intersection. »
L’homme regarda les chaînes.
« Et vous ? »
Thiago tourna déjà son corps vers la direction de l’Académie.
« Je retourne là où cette créature voulait précisément m’empêcher d’être. »
Dans la cour, Tariq venait de perdre la dernière raison qui le retenait.
Une Suppuration avait franchi la protection de Kenji et frappé un étudiant blessé que son ombre transportait.
Tariq réussit à le déplacer avant le second coup.
L’attaque passa près de son visage.
Son ombre remonta le long de son bras.
Goman le vit.
« Tariq, reste sur les blessés. »
Tariq regarda Morgen.
« On les déplacera tant qu’il continuera à en fabriquer. »
« Et tu crois que courir sur lui changera ça ? »
La question atteignit exactement l’endroit que Tariq essayait d’éviter depuis le secteur neuf.
Il connaissait déjà la réponse raisonnable.
Il savait déjà ce que l’impulsivité lui avait coûté.
Il savait aussi que rester ici signifiait regarder d’autres étudiants se déformer pendant que Morgen observait leurs réactions.
Une nouvelle transformation commença près du bassin.
Le cri traversa la cour.
Tariq cessa d’écouter ce qu’il savait.
Son ombre quitta les blessés et remonta entièrement sur son bras droit.
Goman réduisit aussitôt son champ pour compenser leur déplacement.
« Reviens ici. »
Tariq fixa Morgen.
Sa lame sombre prit forme le long de son avant-bras.
Je sais déjà ce que ça coûte de foncer sans réfléchir.
Cette conscience ne l’arrêta pas.
Elle rendit seulement sa décision plus lourde.
Tariq partit.
Morgen le vit arriver.
Il n’eut aucune raison de reculer.
Le marbre broyé sous ses pieds se réduisit en grains secs qui montèrent progressivement devant lui. Le sable se rassembla en une masse compacte exactement sur la trajectoire de la lame d’ombre.
Tariq continua malgré tout.
Son prochain mouvement était déjà devenu l’ouverture du piège suivant.