Chapitre 22
Chapitre 22 - Après la tempête
Quelques minutes après la destruction de la ruche, un calme étrange s’était installé sur la zone. Là où résonnaient auparavant les chocs des combats, les hurlements des monstres et les effondrements successifs, il ne restait plus qu’un paysage ravagé, parcouru de fumée, de poussière et de morceaux de structures pulvérisées. Le sol ressemblait davantage à un cratère géant qu’à une clairière, et les rares fleurs encore debout semblaient avoir survécu par miracle.
Au centre des ruines, Jack ouvrit lentement les yeux.
La première chose qu’il vit fut la main de Javed, rouge vive, suspendue juste devant son visage.
L’homme sursauta en voyant Jack revenir à lui et cacha immédiatement sa main dans son dos avec un air coupable.
Jack plissa les yeux.
« …Tu faisais quoi ? »
Javed toussota nerveusement.
« Rien du tout. Vérification médicale. »
Jack resta silencieux quelques secondes.
Puis regarda la couleur de la main.
Puis Javed.
Puis la main.
« T’étais en train de me gifler pour me réveiller ? »
« Techniquement… non. »
Jack soupira profondément.
« J’vais te tuer plus tard. »
Un bruit se fit entendre derrière eux.
Stark venait d’apparaître au bord du cratère, parfaitement debout, comme si rien ne s’était passé. Sur son dos se trouvait Tely, toujours inconsciente, ses bras attachés autour de ses épaules pour éviter qu’elle ne glisse. Elle respirait calmement ; ses blessures avaient été stabilisées, mais l’épuisement l’avait complètement emportée.
Stark observa les deux survivants puis afficha un sourire tranquille.
« Bon, monsieur accompli… on rentre ? »
Avant même que Jack ne réponde, Stark fléchit légèrement les jambes puis s’éleva dans les airs avec Tely sur le dos, quittant le fond du cratère sans la moindre difficulté.
Jack resta bouche ouverte une seconde.
Puis il pointa le ciel.
« Et nous ? »
Stark se retourna juste assez pour leur adresser un sourire narquois.
Puis continua de monter.
Jack fixa le vide.
« …Quel enfoiré. »
Javed leva timidement la main.
« Si ça peut aider, je suis léger. »
Jack l’attrapa immédiatement par le col.
« Non, ça aide pas. »
Il prit appui, contracta ses jambes et sauta d’un seul coup hors du cratère. Le sol se fissura sous l’impulsion et son corps monta comme un boulet de canon avant de retomber plus haut sur une plateforme naturelle. Il enchaîna avec deux autres bonds monstrueux, utilisant sa puissance brute pour remonter à la surface.
À chaque réception, Javed hurlait.
Au dernier saut, il vomit avant même l’atterrissage.
Jack le reposa sans douceur sur la terre ferme puis posa les mains sur ses lombaires.
« Aïe… putain… j’crois que j’ai des courbatures. »
Il releva la tête vers Stark, qui flottait tranquillement à quelques mètres du sol avant de redescendre avec une fluidité agaçante.
Jack fronça les sourcils.
« Et beh mon salaud… on n’a clairement pas eu les mêmes problèmes. Comment tu peux être aussi bien physiquement ? En plus tu débordes d’énergie… c’est indécent. »
Stark haussa les épaules.
« Skill issue, mec. »
Jack resta figé une seconde.
« J’te déteste vraiment parfois. »
Javed, encore plié en deux, leva un doigt tremblant.
« Je… je confirme… »
Un craquement gigantesque coupa la conversation.
Tous levèrent les yeux.
Au loin, l’immense arbre frappé successivement par Jack puis par la tornade de Stark vacillait enfin. Le tronc colossal grinçait comme une montagne qu’on déplace, ses racines arrachaient la terre en blocs entiers, et l’ensemble se penchait de plus en plus vers la ruche déjà éventrée.
Puis il céda.
L’arbre géant s’abattit dans un vacarme titanesque. La masse du tronc engloutit les restes de la ruche, écrasa les structures encore debout et souleva un nuage de poussière qui monta jusqu’à la canopée. Ce qui subsistait du nid disparut définitivement sous des tonnes de bois et de débris.
Le silence retomba lentement.
Jack regarda la scène, bras croisés.
Stark tourna la tête vers Javed.
« Bravo Javed. T’es content de ce que t’as fait ? »
Jack hocha sérieusement la tête.
« J’avoue. T’aurais pu y aller molo. »
Javed regarda l’arbre, puis les deux hommes.
« …Je vous hais sincèrement. »
Même Tely, encore à moitié inconsciente sur le dos de Stark, laissa échapper un léger soupir qui ressemblait presque à un rire.
Sur ces mots, le groupe reprit la route du retour et quitta enfin la forêt de Cartharof, emportant avec lui le miel impérial, des blessures, une fatigue monumentale… et la certitude que cette mission n’aurait jamais dû exister.
—-------
Plusieurs jours passèrent après l’expédition de Cartharof. Les blessures légères furent soignées, les plus sérieuses disparurent avec le temps ou avec quelques méthodes plus directes dans le cas de Stark, et chacun reprit peu à peu ses habitudes. De son côté, Javed remit un rapport extrêmement détaillé à la guilde et aux autorités locales. Il y décrivait la présence anormale d’une colonie de monstres aussi développée près de la sortie de la forêt, alors que ce genre d’essaim aurait normalement dû vivre bien plus profondément dans les zones dangereuses de Cartharof. Il insista aussi sur un point qui inquiéta bien plus que la taille du nid : les unités les plus puissantes faisaient preuve d’intelligence tactique, d’organisation militaire et d’une hiérarchie claire. L’absence totale de reine dans la ruche fut également mentionnée, ce qui rendait toute la situation encore plus étrange. Enfin, il termina son rapport par les exploits du groupe ayant mené la mission à bien, sans oublier d’ajouter qu’ils étaient probablement tous irresponsables.
Le problème, c’est qu’un rapport intéressant reste rarement confidentiel très longtemps.
Quelques jours plus tard, les journaux de la ville ne parlaient déjà plus que de ça. On y voyait des illustrations exagérées de Jack Bestia dévorant des monstres à mains nues, Stark flottant au-dessus d’une ruche en flammes comme un demi-dieu, et Telysson figeant une armée entière d’un simple regard. Les tabloïds avaient même trouvé un nom à leur petite formation improvisée : l’Équipe Emlazh, un groupe composé, selon eux, de fortes têtes incapables de refuser le danger et ayant un goût prononcé pour les missions qui auraient dû tuer n’importe qui d’autre, le groupe avaient fait une dizaine de quête et toutes semblaient finirent catastrophe mortel.
Revenons au présent.
Stark et Jack marchaient côte à côte dans les rues animées de la capitale du duché. Depuis leur retour, les deux s’étaient étrangement rapprochés, sans doute parce qu’ils partageaient le même profil : puissants, un peu stupides sur certains sujets, jack plus que stark sur beaucoup de sujet et incapables de vivre normalement.
Jack mâchonnait une brochette achetée à un stand.
« C’est quand même n’importe quoi, ton histoire. Comment ça t’es déjà niveau 30 ? »
Stark leva les yeux au ciel.
« Bah j’ai combattu le monstre le plus fort, j’ai porté l’équipe, j’ai contribué à quatre-vingts pour cent à la mission… normal quoi. »
Jack s’arrêta net.
« Quatre-vingts pour cent ? »
« Minimum. »
Jack claqua la langue.
« Tsssss… »
Stark reprit avec un sourire.
« Puis je crois que t’es monté niveau 46, non ? Donc techniquement t’as gagné plus de niveaux que moi. »
Jack accéléra le pas.
« Blablablabla, c’est pas pareil. On est arrivé. »
Stark releva la tête.
Devant eux se dressait une immense demeure entourée d’un mur élégant et d’un portail en fer forgé. Le genre de résidence que seuls les très hauts nobles ou les familles anciennes pouvaient posséder. Le jardin intérieur semblait entretenu par une armée de domestiques invisibles, et les statues à l’entrée valaient probablement plus cher que certains villages.
Stark resta figé.
« …C’est chez toi ? »
Jack poussa le portail comme si c’était la chose la plus naturelle du monde. Un majordome âgé s’inclina immédiatement.
« Bon retour, jeune maître Jack. »
Stark tourna lentement la tête vers lui.
« Toi ? Jeune maître ? »
Jack haussa les épaules.
« Ouais bon, parlons des choses importantes dans un endroit plus privé. »
Quelques minutes plus tard, ils se trouvaient dans une vaste salle d’entraînement intérieure. Le sol était renforcé, les murs portaient des traces profondes de griffes, d’impacts de poings et de coups de pied. Plusieurs mannequins blindés avaient été détruits puis abandonnés dans un coin.
Jack s’assit au sol.
« Bon alors, dis-moi joueur Stark Mazd… c’est quoi ta compétence unique ? »
Stark ouvrit la bouche.
« Ma compétence unique ? Eh bien c’est- »
Jack leva brutalement la main.
« Ah non. En fait je veux pas savoir. J’ai l’impression que ça va gâcher le plaisir de notre futur combat si je l’apprends. »
Stark soupira.
« T’es insupportable. »
Jack tapa son torse du pouce.
« Moi c’est Instinct Bestial. »
Stark pencha la tête.
« Nom assez particulier. »
« Ça me permet d’obtenir la force, les réflexes et certaines capacités de bêtes en gros. »
Stark resta silencieux deux secondes.
« Je l’aurais jamais deviné tiens. »
Jack ricana.
« Je maîtrise aussi deux ou trois magies basiques en bonus. Le feu, surtout. Mais on s’en fout. »
Stark s’adossa à un pilier.
« Dis-moi un truc. On est bien dans World of God, non ? Pourtant j’entends très peu parler des dieux. C’est censé être leur monde non ? »
Pour une fois, Jack devint sérieux.
« C’est normal. Tu viens juste d’arriver. Pour l’instant t’es un requin dans un puits. Quand tu quitteras les duchés et que tu voyageras vraiment, tu comprendras. Akala est un pays particulier. Ici, les dieux influencent peu les affaires humaines. Autrefois, des divinités régnaient directement sur plusieurs régions, mais après un grand événement, elles ont toutes quitté la planète. On sait pas où elles sont parties. Depuis, selon les pays, elles observent encore… parfois elles interviennent…. Plus un peuple est croyant, plus l’interaction semble forted. »
Stark croisa les bras.
« Huum… ça se tient. J’ai bien croisé un démon, moi. »
Jack releva vivement la tête.
« Un vrai ? »
« Ouais. Prince de l’enfer version discount. »
Jack resta silencieux quelques secondes.
Puis il reprit.
« T’es arrivé quand dans ce monde ? Un mois grand max, non ? »
Stark cligna des yeux.
« Comment tu sais ? »
« Parce que moi ça fait six mois. Et t’as une progression presque absurde. Moi j’ai mis moins d’un mois à devenir rang S, mais toi… c’est pas logique. »
Stark se gratta la joue.
« Sans doute ma compétence unique… »
Puis il fronça les sourcils.
« Attends. T’es là depuis six mois… et t’étais niveau 40 quand on s’est battu ? Tu glandes ou quoi ? »
Jack détourna le regard.
« Je suis sélectif. »
« Tu fous rien. »
« Je choisis mes quêtes. »
« Tu fous rien. »
Jack toussota.
« Bref. Va dans tes quêtes sans affiliation. Tous les joueurs ont reçu la même. »
Stark ouvrit sa fenêtre système.
┌──────────────────────────────┐
│ [BCU] Système — Quête mondiale │
├──────────────────────────────┤
│ L’Arrivée des Douze │
│ Tous les joueurs prévus pour cette │
│ simulation sont désormais réunis. │
│ Votre temps est compté. Sauvez le │
│ monde de sa destruction. │
├──────────────────────────────┤
│ Récompense : ? │
│ Temps restant : ? │
└──────────────────────────────┘
Stark resta figé.
« Ah ouais… donc on est douze. Et je suis le dernier. »
Jack hocha la tête.
« Avant toi, on a eu Jaal. Arrivé environ deux mois plus tôt. Comme toi, il est devenu rang S directement… sauf que lui, il l’a prouvé en terminant une quête de rang S+. Depuis, on l’appelle le Prodige du Combat. »
Stark plissa les yeux.
« Tu l’as affronté ? »
Jack regarda ailleurs.
« Moui. »
« Et t’as perdu ? »
Jack se redressa d’un coup.
« C’était pas un combat officiel ! »
Puis il grogna.
« Mais ouais… ce type est à un autre niveau. Contre toi je me suis amusé au début. Contre lui, j’étais sérieux direct. Ça n’a rien changé. »
Stark resta pensif.
« Et les autres joueurs ? »
Jack leva un doigt.
« J’ai rencontré Hard. Le niveau le plus élevé parmi nous. Il était déjà là quand je suis arrivé. C’est lui qui m’a aidé au début. Maintenant il voyage partout. On l’appelle le Prodige de l’Évolution. Certains disent qu’il est passé du rang F au sommet mondial en moins d’un mois. Peut-être des conneries… peut-être pas. »
Stark souffla lentement.
« Donc Jaal… Hard… toi… moi… et huit autres introuvables. »
Jack sourit.
« Ouais. Et si la quête dit vrai… le monde est peut-être déjà en train de crever pendant qu’on discute ici. »
Stark regarda la fenêtre flotter devant lui.
Puis la referma.
« D’accord. Merci pour les infos. »
Jack se releva en craquant sa nuque.
« De rien. Maintenant qu’on a fini les révélations… on se tape dessus ? »
Stark sourit.
« Là, je te reconnais. »
—--------
À plusieurs dizaines de kilomètres des deux zigotos, dans une forêt dense séparant les territoires des deux duchés rivaux, un combat venait tout juste de ravager une clairière entière. Les arbres alentour étaient éventrés, certains tranchés net, d’autres brisés à mi-hauteur comme s’ils avaient été frappés par des boulets de siège. Le sol, lui, n’était plus qu’une succession de cratères, de fissures et de traces d’impact profondes. L’air portait encore l’odeur de la terre retournée et du sang frais.
Au milieu de ce décor détruit se tenait un homme blessé.
Du sang coulait le long de son front, glissait sur sa mâchoire et tombait goutte après goutte sur les feuilles mortes. Sa respiration était courte, irrégulière, et malgré sa posture encore debout, l’épuisement se lisait dans chacun de ses gestes. Il portait une tenue sombre, fine, parfaitement adaptée aux déplacements rapides et silencieux. De longues bandelettes pendaient de ses bras et de sa taille, donnant à sa silhouette une allure mouvante. Ses yeux étaient recouverts de bandages marqués d’un sceau tracé à l’encre noire.
Il s’agissait d’Ero.
Rang S.
Considéré comme le meilleur assassin du pays.
Face à lui, à seulement quelques mètres, se tenait son adversaire.
Un homme immobile, presque tranquille, vêtu d’un manteau long dont la capuche cachait encore le visage. Malgré la violence évidente du combat qui venait d’avoir lieu, il ne semblait ni essoufflé, ni blessé, ni même particulièrement intéressé. Son simple calme rendait la scène plus inquiétante que n’importe quelle démonstration de force.
Ero cracha du sang sur le côté.
« Espèce d’enfoiré… pourquoi tu m’attaques ?! On fait partie du même duché ! Tu sais très bien que le duc Macron ne restera pas sans rien faire s’il l’apprend ! »
L’homme en face leva lentement la main et retira sa capuche.
Ses cheveux courts étaient blancs comme la neige. Deux petites cornes rouges perçaient discrètement sa chevelure. Ses pupilles, d’un rouge vif identique, fixaient Ero sans la moindre émotion. Sous son manteau apparaissait désormais un costume blanc impeccable.
Il n’y avait plus de doute.
C'était Jaal, le Prodige du Combat, l’un des Douze joueurs.
Jaal inclina légèrement la tête avant de répondre d’une voix calme, parfaitement neutre.
« Je n’appartiens à personne, pour commencer. »
Il fit un pas.
« Ensuite, j’exécute simplement la mission que le système m’a donnée. »
Ero fronça les sourcils.
« Le système ?! C’est quoi encore, une nouvelle organisation ? »
Il recula d’un pas malgré lui.
« Tu crois vraiment pouvoir tuer un rang S comme ça ? Le duc est déjà furieux que celui de Martin ait vu naître ce Stark. Si en plus tu me tues, t’es fini ! »
Jaal s’arrêta à portée.
Son regard ne changea pas.
« Non. »
Un second pas.
« Je pense au contraire que si l’autre duché possède désormais un rang S supplémentaire, et que je viens en plus d’abattre le meilleur assassin du pays… cela prouvera simplement que je vaux bien plus qu’un simple rang S. »
Il marqua une pause.
« Et je pense honnêtement que ton duc préférerait te voir mort… plutôt que me voir partir ou me retourner contre lui. »
Chaque mot était posé sans haine, sans arrogance, sans colère.
Comme une vérité banale.
Ero comprit alors que la discussion ne servait plus à rien.
Il soupira.
Puis bougea d’un coup.
Une pluie de couteaux jaillit de ses manches, de ses bottes et des bandelettes de son corps. Des dizaines de lames partirent en trajectoires croisées, visant gorge, cœur, tempes, articulations. Une attaque conçue pour tuer même un monstre.
Jaal leva simplement une main.
Ses doigts bougèrent à peine.
Tous les couteaux furent déviés, attrapés ou fracassés en plein vol dans une série de gestes si rapides qu’ils semblaient irréels.
Puis Jaal disparut.
Ero eut juste le temps de sentir une présence devant lui.
La main de Jaal était tendue, doigts réunis comme une lame.
Elle traversa sa cage thoracique.
Le sang éclaboussa le costume blanc.
Ero ricana pourtant.
« Tu… as voulu aller trop vite… gamin… »
Son corps se dissipa soudain en fumée noire.
Un clone d’ombre.
L’instant suivant, la copie explosa violemment, projetant une onde obscure et un nuage opaque dans toute la clairière. La vision fut brouillée plusieurs secondes.
Quand la fumée retomba, Ero avait disparu.
Jaal resta immobile au centre des débris.
Il regarda calmement la forêt autour de lui, puis essuya le sang sur sa main avec un mouchoir blanc sorti de sa poche intérieure.
« Tant pis. »
Il remit lentement sa capuche.
« Je m’en occuperai plus tard. »
—--------
À une dizaine de mètres de là, dissimulée derrière un amas rocheux à l’entrée d’une petite grotte naturelle, une silhouette rampait difficilement.
Ero s’effondra contre la pierre, une main crispée sur son flanc. Malgré la substitution, l’attaque l’avait touché en partie. Le trou dans sa chair saignait encore abondamment.
Il respirait avec peine.
Ses dents grinçaient de rage.
« Jaal… sale enfoiré… »
Il cracha au sol.
Puis releva la tête, les traits déformés par la haine.
« Après ce connard de Stark… je viendrai m’occuper de toi aussi. »