Chapitre 35
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Traducteur/éditeur : Potter
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◈ Pourquoi mes dramas deviennent-ils tous des succès !? ◈
Chapitre 35 : Tu ne peux pas avoir ce scénario ! (3)
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[Exclusif] Han Kang-hee, producteur en chef et homme fort du Département des dramas de SBC, démasqué dans une affaire de favoritisme au casting… Les dessous sordides du choix de Kang Min-hyuk pour le rôle principal de « Suspect X »
[Exclusif] Pots-de-vin secrets et accord de sponsoring avec une grande société de production : est-ce vraiment acceptable ?
[Exclusif] Des enregistrements révèlent que Han Kang-hee, de SBC, insulte régulièrement le personnel et les producteurs-réalisateurs et abuse de son pouvoir…
[Urgent] CP Han Kang de SBC, mis à l’écart… La police ouvre une enquête préliminaire
La rubrique divertissement ressemblait à un paysage dévasté par une bombe nucléaire.
Han Kang-hee, producteur-réalisateur vedette de SBC et homme fort incontesté.
En une seule journée, toute la corruption qu’il avait accumulée avait été révélée au grand jour, preuves irréfutables à l’appui.
« Waouh… Je savais que ce type était louche, mais je n’imaginais pas que c’était à ce point. »
Je fis claquer ma langue en faisant défiler machinalement les articles sur mon téléphone.
Les insultes abjectes des enregistrements et les signes de collusion avec les sponsors constituaient des délits évidents, sans la moindre excuse possible.
Oubliez son retour dans le milieu. Il finirait probablement bientôt derrière les barreaux.
« Mouais. Il n’a que ce qu’il mérite. Bien fait pour lui. »
Ragaillardi, je continuai à parcourir les articles.
Plus j’en lisais, plus la chute de Han Kang-hee me procurait une satisfaction féroce.
Puis un autre article attira mon attention.
[Le scénariste de génie Yeon-woo réalise le miracle des 30 % d’audience ! Le milieu de la télévision attend son prochain projet]
[« Vivre avec mon ex, c’est pas si mal » signe un record sans précédent ; les offres affluent pour le scénariste Yeon-woo]
[« Vivre avec mon ex, c’est pas si mal » signe un record sans précédent dès les débuts de son auteur. Un coup de chance ? Que nous réserve-t-il ensuite…]
Avec l’incroyable succès de Vivre avec mon ex, c’est pas si mal, des qualificatifs ridicules comme « génie » et « monstre » s’accumulaient devant mon nom.
Ce n’était peut-être pas étonnant. Un débutant inconnu avait décroché un tel succès dès son premier drama.
Mais moi qui connaissais toute l’histoire, je trouvais ça tout bonnement absurde.
« Même en parlant de coup de chance, ça n’a aucun sens. »
J’étais heureux que le drama ait marché, mais ça me mettait aussi une sacrée pression.
Il suffisait de lire les articles. Les attentes envers mon prochain projet étaient énormes. Comment étais-je censé les satisfaire alors que je n’avais même pas trouvé une seule idée ?
« Ah, c’est vrai. J’ai rendez-vous aujourd’hui. »
Cette pensée me rappela soudain un rendez-vous important que j’avais prévu.
Je devais rencontrer Park Ho-seong, le chef de département de Studio Miracle.
Plus précisément, il s’agissait de signer officiellement un contrat de scénariste pour le projet [Sans titre], que j’avais griffonné et remis il y a quelque temps.
« Bon sang, je peux même pas me reposer. »
Bien sûr, je n’avais aucune intention de signer quoi que ce soit.
J’allais seulement à cette réunion par politesse, parce que ma petite sœur m’avait supplié d’y aller sans relâche.
Je n’avais toujours aucune idée pour mon prochain projet, alors il faudrait que je refuse gentiment.
Ma décision prise, j’ouvris la porte de ma chambre et me dirigeai vers le salon.
« Oh là là ! Notre scénariste de génie est réveillé~ ? »
Ma mère, qui cuisinait dans la cuisine, m’accueillit d’une voix mielleuse.
« J’ai encore du mal à m’habituer à cette voix. »
La veille au soir, j’étais venu chez mes parents pour passer un peu de temps en famille, une première depuis longtemps.
C’était l’anniversaire de maman, et elle avait tellement insisté pour voir le visage du scénariste qui avait atteint les 30 % d’audience que j’avais pratiquement été traîné jusqu’ici.
« Tu pouvais dormir encore un peu. Je t’aurais appelé quand le repas aurait été prêt~ »
« Non, j’ai assez dormi. Je ferais mieux de me lever. »
« Oh là là~ Déjà debout si tôt le matin ? Notre fils est si travailleur~ »
… Tôt le matin ? Il était midi.
L’horloge était en panne ?
En levant les yeux vers l’horloge murale du salon, je croisai le regard de mon père, qui se grattait le ventre sur le canapé.
« Hein… ? Yeon-woo, tu es arrivé quand ? »
« Je suis passé hier, comme ça. Tu étais où, hier, papa ? »
« Hum. J’ai pris un verre avec l’écrivain Kim. Tu repars aujourd’hui ? »
« Oui. Je partirai juste après le repas. J’ai une réunion aujourd’hui. »
À cet instant, la porte en face de nous s’ouvrit et ma petite sœur sortit.
Elle se grattait les cheveux en bataille quand elle m’aperçut sur le canapé. Puis elle posa soudain un genou à terre, l’air solennel.
« Ô grand scénariste aux trente pour cent d’audience, je vous salue ! »
« … »
« Ô puissant et véritable grand scénariste aux trente pour cent d’audience, après avoir examiné avec bienveillance ma supplique, je vous somme de répondre avec joie que vous avez bien dormi cette nuit ! »
« Putain, qu’est-ce que tu racontes ? Tu as commencé à boire dès le matin ? »
« Hé hé. Je te demandais si tu avais bien dormi. »
… J’allais devenir fou.
Alors que je reculais devant cette blague idiote de ma sœur, la voix enjouée de maman retentit depuis la cuisine.
« Tout le monde, dépêchez-vous de venir manger ! Le petit-déjeuner est prêt ! »
Toute la famille se rassembla naturellement autour de la table.
Au menu, ce matin-là, un grand plat fumant de poulet braisé, sucré et épicé.
Mon père, qui venait de s’habiller, fut le premier à tendre ses baguettes vers un beau pilon bien dodu.
Clac !
« Qu’est-ce que tu fais ? Pourquoi tu prends ce morceau si précieux ? »
À la vitesse de l’éclair, maman repoussa les baguettes de papa, attrapa le pilon et le déposa délicatement sur mon bol de riz.
« Notre fils s’est tellement creusé la tête au travail. Mange bien et reprends des forces ! »
« Ah, d’accord… »
« … »
Papa fixa tristement ses baguettes suspendues en l’air, puis se racla la gorge et les dirigea vers l’autre pilon.
« Hum. Enfin, il y a deux pilons… »
Mais, une fois encore.
Clac !
« Hé. Pourquoi tu recommences ? »
« Yeon-woo n’a pas deux mains ?! Il devrait en tenir un dans chaque main et se régaler comme il faut ! »
« Quand même, en tant que chef de famille, je devrais en avoir un… »
« Arrête de râler et mange le blanc ! »
Au bout du compte, même le dernier pilon ne réussit pas à franchir les défenses impénétrables de maman et atterrit tout entier dans mon assiette.
Ayant soudain hérité des deux pilons dès le matin, je jetai un regard prudent à papa, partagé entre l’embarras et la gêne.
En mâchant du blanc de poulet sec, papa me regarda, puis hocha soudain la tête, l’air grave et tragique.
[Vous ne devriez jamais vous marier, les garçons…]
[Pourquoi ?]
[Ne te marie pas, c’est tout, gamin.]
Et tandis que les deux hommes échangeaient silencieusement leurs pensées, le repas se poursuivit dans la bonne humeur.
« Notre fils nous a vraiment rendus fiers. Hier, j’en ai parlé à la mère de Young-cheol, la voisine, et elle était tellement jalouse qu’elle n’arrivait même pas à le cacher ! Ho ho ho ! »
« Hum. Oui, Yeon-woo, tu as bien travaillé. Mais, en tant que père et homme d’expérience, laisse-moi te donner un conseil… »
« Ah, au fait ! Yeon-woo, tu comptes écrire quoi ensuite ? Les comédies romantiques, c’est sympa, mais les dramas sur les chaebols sont tellement divertissants en ce moment~ »
« Hum, hum. Bref, ce que je veux dire, c’est que les hommes doivent toujours rester prudents quand ils sont au sommet… »
« Chéri, passe-moi quelques pommes de terre. Yeon-woo en a besoin aussi. »
« … »
Papa cherchait sans cesse une occasion de parler, mais maman bavardait sans se soucier de rien.
À la fin, il pinça les lèvres comme s’il avait renoncé, puis se mit à engloutir son repas en silence, sans s’arrêter.
« Franchement ! Notre fils est à la maison pour la première fois depuis une éternité ! Au lieu de te remplir la panse, pourquoi tu ne lui donnerais pas des conseils utiles et nourrissants ? »
« … ? »
« Laisse tomber. Ton père n’est pas silencieux depuis un jour ou deux, si ? »
La cuillère de papa s’immobilisa en l’air.
Son regard mêlait une profonde indignation, de la tristesse et un instinct de survie, tandis qu’il étudiait prudemment l’expression de maman.
« Chérie… J’ai fait quelque chose de mal hier soir… ? »
« De quoi tu parles ? Qu’est-ce que tu aurais fait de mal ? »
« Ha ha. C’est vrai, hier n’était pas un jour important ni rien… »
« Hein ? Hier, c’était l’anniversaire de maman, non ? C’est pour ça qu’Oppa est rentré après tout ce temps, non ? »
Aux mots de Ji Seo-yoon, les doigts de papa se figèrent complètement autour de sa cuillère.
La pièce devint instantanément silencieuse.
« … »
« … »
Seul le cling… des plats résonna dans la cuisine silencieuse.
Dans ce silence, je fermai les yeux et adressai une prière muette à l’âme de papa.
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« Vous savez combien de créneaux MBS a négociés et obtenus pour Studio Miracle ? Comment pouvez-vous agir ainsi sans la moindre décence ?! »
Dans le bureau du chef de département de Studio Miracle, Gong Myeong-ho, producteur en chef de MBS, criait au téléphone.
Le chef de département Park Ho-seong desserra brusquement sa cravate et lui répondit sur le même ton.
« Ha ! À vous entendre, on croirait que Miracle n’a fait que profiter de MBS ! Vous ne vous souvenez pas qu’il y a deux ans, l’acteur principal du drama du week-end de MBS s’est fait prendre pour conduite en état d’ivresse, laissant un trou dans la série ? Vous avez oublié qu’on vous a envoyé l’un de nos acteurs de premier plan pour vous sauver la mise ?! »
« C’est comme ça que vous voyez les choses ?! Et moi, alors ? Moi ! J’en ai fait plus pour vous, jamais moins ! »
« Quoi, quoi ? Qu’est-ce que vous avez fait d’autre ?! »
« Le grand drama de la deuxième moitié de l’année dernière ! Je vous ai accordé une part de la production ! Et quand vous avez couvert toute la série de placements de produits parce que le budget ne suffisait plus, j’ai fermé les yeux alors que j’aurais pu être sanctionné par la Commission coréenne des communications ! Vous n’avez donc aucune loyauté ? »
« Écoutez-moi celui-là ! C’est parce que vous nous aviez filé un budget de production ridicule, bande de salauds ! Et la loyauté ?! La loyauté ?! »
Park Ho-seong lui répondit en rugissant.
« Hé, vous ! Au Nouvel An lunaire, vous avez envoyé des coffrets de bœuf coréen à tous les patrons des autres sociétés de production sous-traitantes, et même à l’écrivain Kim de notre boîte ! Et moi ? Vous m’avez envoyé une pauvre boîte de Spam ! Et c’est vous qui parlez toujours de loyauté ! »
« Waouh, vous vous accrochez encore à ça ? Vous êtes vraiment mesquin ! »
« Qu’est-ce que vous avez dit ?! »
Une puérile bataille d’insultes faisait rage : chacun ressortait tous les services rendus et toutes les fois où l’autre l’avait pris pour un pigeon.
Après plusieurs minutes à crier et à s’envoyer des horreurs, Gong Myeong-ho sembla enfin avoir épuisé ses reproches et recula à contrecœur.
« Très bien, très bien ! Même si je dois m’accrocher au pantalon du directeur de département, je vous obtiendrai tout le créneau de grande écoute du week-end pour la deuxième moitié de l’année ! Oublions nos rancœurs et travaillez avec nous. D’accord ? »
« On n’a même pas encore signé de contrat avec le scénariste. De quoi vous parlez ? »
« Hein ? Donc, une fois le contrat signé, vous le mettrez directement dans la grille de diffusion de MBS ? C’est vous qui venez de le promettre ! »
Quand Gong Myeong-ho saisit aussitôt la perche, Park Ho-seong se renfrogna et changea précipitamment de sujet.
« Je n’en sais rien ! Je suis occupé, je raccroche ! »
Clic.
Park Ho-seong raccrocha sans attendre et jeta son téléphone sur le bureau.
Bzzzt ! Bzzzt !
Pas même une seconde plus tard, les appels insistants de Gong Myeong-ho firent de nouveau s’allumer l’écran.
Park Ho-seong frissonna, retourna son téléphone et cria vers l’extérieur.
« Rah, ce salaud ne lâche jamais l’affaire ! Je devrais tout éteindre ! Hé, équipe de planification ! »
« Oui, monsieur ! »
Un employé accourut à son appel. Park Ho-seong rajusta ses vêtements et lui demanda :
« Mon rendez-vous avec le scénariste est bien à cinq heures cet après-midi ? Rien n’a changé ? »
« Oui ! À cinq heures cet après-midi. »
« Ouf, parfait. Très bien. »
Tout en remettant soigneusement en place sa cravate, dérangée par l’appel, Park Ho-seong afficha un sourire profondément satisfait.
« Je pars plus tôt, alors prévenez-moi tout de suite s’il se passe quelque chose. Ah, et… »
Avant de filer, il claqua des doigts.
« Si Gong Myeong-ho débarque encore dans nos bureaux pour demander où je suis, vous ne soufflez mot, quoi qu’il arrive ! Arrêtez-le dans le hall du rez-de-chaussée. Compris ? »
« Oui, monsieur ! »
Enfin un peu soulagé, Park Ho-seong serra contre sa poitrine les documents du contrat approuvés par le PDG et le scénario.
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