Chapitre 24
WeTried Translations
Traduction et révision : Potter
Discord : <a target="_blank" rel="noopener noreferrer nofollow" href="https://dsc.gg/wetried">https://dsc.gg/wetried</a>
◈ Pourquoi mes dramas deviennent-ils toujours des succès ?! ◈
Chapitre 24 : Première diffusion (2)
──────
La salle de montage principale du département des divertissements était plongée dans le noir.
Éclairé uniquement par les écrans des moniteurs, Yoon Dong-woo était assis là, ricana en regardant son téléphone.
La conversation de groupe avec ses amis était particulièrement animée, aujourd’hui.
[Kim Tae-won : Hé, Dong-woo. Ton drama est diffusé aujourd’hui, non ?]
[Park Su-ho : Ah, c’est aujourd’hui ? À quelle heure ?]
Yoon Dong-woo, qui s’était contenté de lire les messages jusque-là, afficha un sourire en coin et tapa sa réponse.
[Yoon Dong-woo : Je bosse au département des divertissements, mdr. Qu’est-ce que j’ai à voir avec un drama ?]
[Kim Tae-won : Ah bon, c’est différent ?]
[Lee Min-ho : Quand même, c’est la même chaîne, non ? Tu ne touches rien si le drama marche bien ?]
[Yoon Dong-woo : Comme si j’allais toucher quoi que ce soit ;;;]
[Yoon Dong-woo : Et puis, ce drama appartient à quelqu’un d’autre, mdr]
À peine eut-il envoyé son message que son téléphone sonna.
C’était Ji Yeon-woo.
Comme il s’y attendait, Yoon Dong-woo ricana en décrochant.
« Hé, espèce de taré. Tu veux mourir ? »
« Hé hé. Du calme, crétin. Je n’ai encore rien dit à personne. »
« Sérieusement, ne le fais pas. Ne leur mets même pas la puce à l’oreille. »
Même leurs amis, qui d’ordinaire ne s’intéressaient pas aux dramas, manifestaient un vif intérêt pour Vivre tant bien que mal avec mon ex-petit ami.
Et ils n’étaient pas les seuls.
Qu’on le veuille ou non, le drama était déjà devenu un phénomène dans tout le pays.
Pourtant, Ji Yeon-woo lui-même s’efforçait désespérément de cacher qu’il y était pour quelque chose.
Il répétait que le drama allait sûrement faire un flop, ou quelque chose du genre.
« Mais tu vas vraiment rien leur dire avant la fin ? J’aimerais bien voir leurs têtes. »
« Pourquoi leur donner de quoi se moquer de moi jusqu’à la fin de mes jours ? De toute façon, ils finiront par l’apprendre le moment venu. »
« Hein ? Ils finiront par l’apprendre ? Tu comptes leur dire ? »
« … J’ai mes raisons, crétin. »
Yoon Dong-woo pencha la tête sur le côté.
Il n’avait aucune idée de ce que mijotait Ji Yeon-woo, mais décida de ne pas insister.
« Bref, ça te dit d’aller boire du soju ce soir ? C’est toi qui régales, évidemment. »
« Pas possible aujourd’hui. Je suis déjà au dîner d’équipe. »
« Ah, oui. C’est vrai. »
Aujourd’hui, c’était le jour de la première diffusion du drama.
Il devait sûrement le regarder en direct avec toute l’équipe et les acteurs qui avaient travaillé si dur ensemble.
« Espèce de salaud, t’es presque une star internationale, maintenant. Tu reconnais que c’est grâce à moi que tout ça a démarré, hein ? »
« Ouais, meeeerci. Grâce à toi, mon passé honteux va être immortalisé dans tout le pays. »
« Hé hé hé. Mais de rien. Bon, à plus. Et ne sois pas trop déçu si le drama fait un flop. Le prochain pourra être un énorme succès. »
« Quel prochain ? Faut que j’y aille. Je raccroche. »
Et il mit fin à l’appel.
Yoon Dong-woo fredonna en fixant l’écran noir de son téléphone.
« Hmm. Je crois que je préfère celui-là, finalement. »
Tandis qu’il marmonnait, son regard glissa vers un coin de son écran.
Un seul document trônait sur le bureau.
[Sans titre.pdf]
C’était le scénario inachevé que Ji Yeon-woo lui avait confié à la légère quelque temps auparavant.
Le scénario de comédie romantique écrit par Ji Yeon-woo était amusant, bien sûr, mais Yoon Dong-woo préférait celui-ci.
« Ce serait bien qu’on en fasse un drama, lui aussi. »
Bzzzt !
Le téléphone posé sur son bureau vibra de nouveau.
Yoon Dong-woo ouvrit de grands yeux en regardant l’écran.
Ce n’était pas la conversation de groupe, mais un message privé.
À sa grande surprise, il venait de Ji Seo-yoon, la petite sœur de Ji Yeon-woo, à qui il venait tout juste de parler.
[Seo-yoon : Oppa Dong-woo]
[Seo-yoon : Tu es occupé ?]
[Yoon Dong-woo : Qu’est-ce que c’est ? Seo-yoon m’écrit vraiment ?]
À peine eut-il envoyé sa réponse que le chiffre 1 disparut et qu’un autre message arriva.
[Seo-yoon : En fait, j’aurais un service à te demander.]
[Seo-yoon : Tu travailles dans une chaîne de télévision, non ?]
[Seo-yoon : Tu connais beaucoup de producteurs-réalisateurs du département des dramas ?]
[Yoon Dong-woo : Ben, on est dans des départements différents, alors on n’est pas proches, mais je connais des gens qui connaissent des gens. Pourquoi ? Tu veux savoir quelque chose ?]
[Seo-yoon : Tu pourrais te renseigner pour moi ? Il y a un scénariste que je veux vraiment retrouver.]
[Seo-yoon : J’ai aussi demandé à mon frère, mais cet enfoiré m’a ignoréeㅠㅠ]
[Yoon Dong-woo : Ah, d’accord, d’accord]
[Yoon Dong-woo : Comment s’appelle le scénariste ?]
Après une courte pause, les messages de Ji Seo-yoon continuèrent.
[Seo-yoon : Je ne sais rien sur ce scénaristeㅠㅠ]
[Seo-yoon : Je n’ai que le scénario, alors il faudrait que je l’identifie à partir de ça. C’est possible… ?]
Elle ne savait rien du scénariste, mais avait son scénario ?
La situation était si inhabituelle qu’il resta un instant interdit.
Enfin, si elle avait le scénario, retrouver son auteur ne devrait pas être bien compliqué.
[Yoon Dong-woo : D’accord, compris]
[Yoon Dong-woo : Envoie-moi le fichier du scénario plus tard]
#
« Hé ! Il n’y a plus de viande à la table trois ! Apportez trois portions de poitrine de porc ! »
« Deux bouteilles de soju par ici ! »
« L’équipe lumière ! Vous avez tous bien travaillé ! Allez, on trinque ! »
Ils se trouvaient dans un grand restaurant de barbecue à Yongsan.
Le restaurant entier avait été réservé pour le dîner d’équipe, pendant lequel ils regardaient en direct le premier épisode de Vivre tant bien que mal avec mon ex-petit ami.
« Bon sang, je suis tellement nerveux que je pourrais en mourir. »
« Je serais déjà content si le premier épisode atteignait sept pour cent d’audience. »
« Je me fiche même de l’audience. J’espère juste que les téléspectateurs aimeront… Je vous en prie, qu’on ne se fasse pas ensevelir sous les commentaires haineux… ! »
Les conversations qui flottaient dans la salle mêlaient anticipation et anxiété à parts égales.
C’était peut-être parce que le projet avait pris une telle ampleur.
Tout le monde avait l’air de croire que le succès ou l’échec du drama était une question de vie ou de mort.
« En tout cas, le scénariste est vraiment incroyable. »
« … Moi ? »
« Oui. Vous êtes tellement calme. On dirait que vous êtes simplement venu dîner. »
Eh bien, désolé, mais j’avais déjà baissé les bras.
Ça faisait longtemps que j’avais dépassé le stade où je tremblais d’anxiété comme eux.
« De toute façon, ça ne changera rien de s’inquiéter. »
« Waouh. C’est vrai, mais dit comme ça, c’est vraiment agaçant. »
« Scénariste, vous pourriez dire ça à la personne à côté de vous aussi ? »
Le réalisateur adjoint désigna un côté du menton.
Do Jae-hyun était assis là, la jambe tressautant frénétiquement.
J’avais cru qu’il y avait un tremblement de terre. C’était donc lui, le responsable.
« Jae-hyun, ça va ? »
« O-Oui ?! Non, ça va ! »
« Personne ne va te manger. Détends-toi un peu. Ta viande est en train de brûler. »
« O-Oui ! Compris ! »
Les autres acteurs principaux, eux, semblaient habitués à ce genre de situation.
Regardez-les. Ils restaient tranquillement assis, à observer ce qui se passait.
Quant à Woo Young-taek, le doyen de l’assemblée, il prenait personnellement les choses en main pour mettre l’ambiance.
« Très bien, tout le monde ! Un peu d’attention ! Si on faisait un petit pari sur l’audience ? »
« Oh, bonne idée. L’audience du premier épisode ? »
« Allez, les premiers épisodes, c’est trop prévisible. Pimentons un peu les choses et parions sur l’audience du dernier épisode ! »
Les chiffres commencèrent aussitôt à fuser de toutes les tables.
« D’accord ! Je mise 100 000 won sur sept pour cent ! »
« Je vais jouer la sécurité et miser sur cinq pour cent ! »
« Allez, il faut qu’on dépasse les deux chiffres. Je mise 200 000 won sur dix pour cent ! »
« Alors, je double la mise ! Vingt pour cent ! »
« Hahaha. Réalisateur, vous exagérez. »
Acteurs et membres de l’équipe se mirent à annoncer des chiffres de plus en plus élevés, rivalisant les uns avec les autres.
Pendant que je mangeais en silence au milieu de tout ça, le réalisateur Woo Young-taek me lança un sourire rusé.
« Haha. On ne peut quand même pas laisser notre meilleur pronostiqueur se taire. »
« … ? »
« Je parle de vous, scénariste. Vous pariez sur quel pourcentage ? »
Tous les regards se tournèrent aussitôt vers moi.
Sérieusement ? Me poser une question surprise pendant que je mangeais ?
Mais je ne pouvais pas casser l’ambiance. Je cessai donc de mâcher un instant et fis quelques calculs de tête.
Le bouche-à-oreille a bien préparé le terrain, alors le premier épisode devrait plutôt bien marcher… Mais l’audience ne tiendra pas jusqu’au dernier.
Il y avait aussi le drama phare de SBC en face, donc même cinq pour cent, ce serait déjà bien.
Et si je faisais abstraction de tout le battage médiatique, peut-être trois pour cent ?
Parvenu à cette conclusion, je mâchai ma viande et levai tranquillement trois doigts.
« Q-Quoi ? Vous êtes sérieux, scénariste ? »
« Pwahaha ! Scénariste ! Là, vous allez beaucoup trop loin ! »
Ah bon ?
Sous les huées virulentes, je repliai maladroitement mes doigts.
Trois pour cent, c’était donc trop peu ?
Pourtant, d’après mon analyse objective, c’était le bon chiffre.
Le buzz du début attirerait peut-être des téléspectateurs, mais comme l’histoire s’essoufflerait au fil des épisodes, le drama ne tiendrait clairement pas la distance.
« Très bien ! Les publicités vont bientôt se terminer ! Tout le monde, levez vos verres ! »
Le réalisateur Woo Young-taek se leva brusquement et brandit son verre.
À son appel tonitruant, les acteurs et les membres de l’équipe rapprochèrent tous leurs verres au centre de la table.
« Je vais lancer le toast ! Répétez après moi ! »
« Oui ! »
« À l’ambition et à l’assurance incroyables de notre scénariste ! À trente pour cent ! »
« À trente pour cent !! »
Pendant un instant, je doutai de mes propres oreilles.
Qu’est-ce qu’il avait dit ? Trente pour cent ? Pas trois pour cent ?
Je m’empressai d’agiter les mains, prêt à rectifier le chiffre.
« Oh ! Ça commence ! »
« Hé, silence ! Madame, vous pourriez monter le son ? »
« Allez ! Trente pour cent, on y va ! »
« Ouaiiiis !! »
Le restaurant explosa au cri pressant de quelqu’un.
Les publicités s’achevèrent sur le grand téléviseur fixé au mur et le générique annonçant la première diffusion de Vivre tant bien que mal avec mon ex-petit ami envahit enfin l’écran.
#
La régie centrale de tvM.
D’ordinaire, cette zone réservée n’aurait été animée que par le bruit sec des machines et des claviers, mais ce jour-là, elle était bruyante.
« Il faut parier en fonction des cotes. Je joue la sécurité et je mise sur cinq pour cent. »
« Allez, c’est un drama phare. Je mise sur sept pour cent ! »
« Vu comme Internet s’enflamme, vous ne pensez pas qu’il peut même atteindre dix pour cent ? »
Contrairement au restaurant, où les paris portaient sur l’audience du dernier épisode, ici, les employés misaient sur celle du premier.
Des billets verts et bruns volaient sur la table quand, soudain…
Clac !
La lourde porte insonorisée s’ouvrit et les employés, qui riaient encore, se turent aussitôt.
Tae San-hyeok, le tout-puissant directeur du bureau des dramas de tvM, venait d’arriver.
Le chef de département Ha Do-woon le suivait, ajustant sa cravate avec nervosité.
« Eh bien, eh bien. Regardez-moi ces idiots. »
« Hum… »
Le chef de département Ha Do-woon claqua la langue devant les piles de billets et les chiffres inscrits sur les post-it.
« Cinq pour cent, sept pour cent, dix pour cent. Bon sang, regardez-moi tous ces parieurs. Vous êtes venus ici pour gagner de l’argent ? »
« Ah, hahaha… Vous voulez vous joindre à nous, chef de département ? »
Comment je pourrais bien me débarrasser de ces idiots ?
Le chef de département Ha Do-woon toussota d’un air gêné, conscient de la présence de Tae San-hyeok à ses côtés.
Mais celui-ci ne semblait pas s’en soucier le moins du monde.
Au contraire, il examinait avec intérêt les chiffres inscrits sur les post-it.
« Dix pour cent, c’est le maximum ? »
« Pardon ? »
La question inattendue de Tae San-hyeok plongea brièvement la régie dans le silence.
« Ah, oui… Au-dessus de dix pour cent… »
« Hmm. Vraiment ? »
Sur ces mots, Tae San-hyeok sortit un épais portefeuille de sa veste.
Il en tira quatre billets flambant neufs de 50 000 won et les lança au milieu de la table.
« Alors, je mise sur quinze pour cent. »
« Q-Quoi ? Quinze pour cent ?! »
Les yeux des employés s’écarquillèrent, comme s’ils allaient leur sortir de la tête.
Même le chef de département Ha Do-woon, debout à côté de lui, cligna des yeux, incrédule.
« Bien, ça va commencer. Assez bavardé. À vos postes. »
Sur l’ordre de Tae San-hyeok, les employés déglutirent et regagnèrent leurs moniteurs en hâte.
L’agitation autour de la table des paris retomba rapidement et la tension habituelle de la régie centrale reprit ses droits.
« Une minute ! »
La voix de l’opérateur qui surveillait l’écran principal était tendue.
Tac, tac-tac.
Seuls les claviers rompaient le lourd silence. Puis l’analyste chargé de suivre l’audience en temps réel sur un écran secondaire ouvrit de grands yeux.
« Euh, attendez… Je crois qu’il y a une erreur système… ? »
« Qu’est-ce que vous racontez ? »
Le chef de département Ha Do-woon fronça les sourcils et s’approcha.
L’employé désigna l’écran d’un doigt tremblant, comme s’il n’arrivait pas à y croire.
« Ça… Les publicités sont encore diffusées, mais l’audience en temps réel a dépassé les six pour cent. »
« Q-Quoi ?! Six pour cent ?! »
Six pour cent pendant les publicités, avant même le début de la diffusion ?
Face à cette nouvelle absurde, le chef de département Ha Do-woon s’écria :
« C’est dingue ! Ça veut dire que les téléspectateurs ont tous attendu pendant les publicités ! »
Et la surprise ne s’arrêta pas là.
« C-Chef de département ! Le graphique… ! Le graphique s’emballe ! »
Au cri pressant de l’employé, tous les regards de la régie se tournèrent vers l’écran de l’audience.
La courbe qui affichait l’audience minute par minute en temps réel grimpait comme une fusée en plein décollage.
6,5 pour cent… 7,2 pour cent… 8,4 pour cent… 9,1 pour cent… !
Une ascension vertigineuse, qui ignorait toutes les fluctuations habituelles et s’envolait à toute allure.
La courbe était si impressionnante qu’on avait du mal à la suivre des yeux, et les murmures envahirent de nouveau la régie.
Puis, enfin, une minute s’écoula.
La dernière publicité prit fin et, au moment précis où le générique de Vivre tant bien que mal avec mon ex-petit ami fut diffusé…
« L’audience au générique… ! »
L’analyste déglutit et lança d’une voix qui tenait presque du cri :
« 10,2 pour cent… !! L’audience au générique a dépassé les dix pour cent !! »
« … !! »
Deux chiffres dès le début de la première diffusion.
C’était un record inédit depuis le lancement de la chaîne, un résultat sans précédent et qui ne se reproduirait jamais.
Rejoignez notre Discord : <a target="_blank" rel="noopener noreferrer nofollow" href="https://dsc.gg/wetried">https://dsc.gg/wetried</a>