Chapitre 10
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Traducteur/éditeur : Potter
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◈ Pourquoi mes dramas deviennent-ils toujours des succès !? ◈
Chapitre 10 : Pris pour quelqu’un au hasard (1)
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Bureaux de l’équipe de planification du studio Miracle.
L’atmosphère était morose et pesante, comme si une pluie torrentielle allait s’abattre d’un instant à l’autre.
« Putain. Ces deux-là sont vraiment dingues. »
« D’accord, ils ont couché ensemble. Mais pourquoi diable ruiner la vie de gens innocents à cause de ça ? »
Soupirs et jurons fusaient dans tout le bureau.
Des gobelets de café vides et des canettes de boissons énergisantes s’entassaient sur les bureaux comme des montagnes, et les productrices-réalisatrices avaient de grosses cernes sous les yeux.
Le drama phare de la chaîne s’était effondré du jour au lendemain, à la suite d’un scandale sans précédent impliquant une liaison entre son réalisateur et sa scénariste principale.
Il fallait absolument remplir la grille du mois suivant, et l’équipe de planification était dans l’urgence.
« Est-ce qu’on peut récupérer quelque chose parmi les scénarios que les autres chaînes ont abandonnés hier, ou les synopsis que l’équipe B a fait circuler ? »
« Non. Je ne sais pas où tout le monde a déniché ces horreurs, mais si on les utilise pour boucher les trous, on n’atteindra même pas un pour cent d’audience. »
« Encore une nuit supplémentaire, alors. Tss. »
C’est alors que…
Boum !
La porte du bureau s’ouvrit à la volée, et quelqu’un entra.
Un fredonnement joyeux, en totale contradiction avec l’ambiance funèbre qui régnait quelques instants plus tôt.
C’était Ji Seo-yoon.
« Oh, Seo-yoon. Tu as l’air de bonne humeur. Tu as pu te reposer ? »
« Sérieusement. Tu as gagné au loto ou quoi ? »
« Ahahaha ! J’ai trouvé encore mieux que de gagner au loto ! »
« … ? »
Les productrices-réalisatrices autour d’elle la regardèrent comme si elle avait perdu la tête.
Elle parlait toujours de démissionner sur-le-champ. Comment une seule journée de repos avait-elle pu la transformer à ce point ?
Il était raisonnable de se demander si elle n’avait pas fini par devenir folle à force de travailler.
Mais malgré leurs regards perçants, Ji Seo-yoon continuait de sourire jusqu’aux oreilles.
« Hum hum. Le chef de département est dans son bureau, pas vrai ? »
« O-oui. Il y est. Pourquoi ? »
« Oh, j’ai quelque chose à lui dire. »
Sur ces mots, elle traversa le bureau en fredonnant et se dirigea droit vers le fond.
Les productrices-réalisatrices la suivirent du regard, déconcertées par son allure assurée.
« Elle ne va pas faire une scène aujourd’hui ? »
« Pas vrai ? On dirait qu’elle va poser sa lettre de démission, se disputer avec le chef de département et partir. »
« Arrêtez de raconter n’importe quoi et dépêchez-vous de préparer ces propositions. On n’a pas le temps. »
Leurs chuchotements cessèrent rapidement.
Elles n’avaient pas le loisir de s’inquiéter du départ de quelqu’un d’autre.
« Hum hum hum. »
Toc toc ! Criii…
Un instant plus tard, Ji Seo-yoon frappa et entra dans le bureau de Park Ho-seong, le chef de département.
Park Ho-seong était assis à l’intérieur, l’air profondément préoccupé.
« Bonjour, monsieur. »
« Pfiou… Tu trouves que j’ai l’air d’aller bien, là ? »
D’habitude, son visage d’ogre l’intimidait toujours, mais cette fois, Ji Seo-yoon n’avait rien à craindre.
Elle tenait un trésor capable de faire danser de joie même cet ogre exigeant.
« Pfff. Tous les scénaristes un peu connus ont déjà été réservés par les autres chaînes, et j’en peux plus de regarder les scénarios des laissés-pour-compte. Ça me rend dingue. »
« Ahaha. Je vois. »
« Alors, qu’est-ce qui t’amène ? Tu as trouvé quelque chose d’exploitable ? »
« Oui, monsieur. Vous voulez lire ça ? »
Patatras !
Ji Seo-yoon posa sans hésiter sur le bureau de Park la pile de scénarios qu’elle tenait contre sa poitrine.
Park fronça les sourcils et regarda tour à tour le scénario et Ji Seo-yoon.
« Qu’est-ce que c’est ? C’est de qui ? »
« De l’écrivain Kim Myeong-hwan. J’ai passé en revue tous les scénarios proposés hier, et celui-ci était de loin le meilleur. L’écrivain Kim Myeong-hwan a vraiment peaufiné son art. »
« Kim Myeong-hwan ? Cet écrivain fini ? »
Park avait l’air incrédule.
Sans même parler du fait que Kim était un écrivain qui avait dépassé son apogée, il était impensable qu’il ait soumis un bon scénario pour un simple créneau de remplacement d’urgence.
Ce devait être un exercice de piètre qualité ou un projet abandonné en cours de route.
Tss. On manque de temps, et elle me ramène ça.
Mais puisqu’elle l’avait apporté, Park Ho-seong, le chef de département, se devait au moins de le lire.
À contrecœur, Park ajusta ses lunettes et tourna la première page.
Frouf.
Au début, il comptait seulement le parcourir en diagonale.
Mais, au fil des pages, son regard se transforma peu à peu.
Park Ho-seong se redressa lentement, et sa main tournait les pages avec de plus en plus d’empressement.
En le regardant, Ji Seo-yoon l’encouragea en silence.
« … »
Comme si tous les bruits du bureau s’étaient évanouis, seul le bruissement des pages emplissait la pièce.
Combien de temps passa ?
Après avoir refermé la dernière page, Park inspira brusquement et releva lentement la tête.
Ses yeux étaient injectés de sang, brillants de stupeur et de joie.
« … Productrice-réalisatrice Ji. De qui m’as-tu dit que c’était ? »
« De l’écrivain Kim Myeong-hwan. »
« Non, attends. Ça ? Kim écrit aussi bien que ça ? Il a vraiment trouvé son rythme ! »
La voix de Park tremblait légèrement.
Alors que Park Ho-seong se remettait à lire attentivement le scénario, il se leva soudain.
« Waouh… C’est beaucoup trop bien pour un créneau d’urgence. Il faut recruter un réalisateur de premier plan et en faire une vraie production. Ah ! Productrice-réalisatrice Ji ! »
« Oui, monsieur. »
« Contacte toi-même l’écrivain Kim ! Assure-toi qu’il ne fasse surtout pas circuler le synopsis auprès d’autres sociétés de production, et organise une réunion après-demain ! »
« Oui, monsieur ! »
Park éclata de rire et tapota l’épaule de Ji Seo-yoon.
« Ha ha ! Bref, beau travail. Le directeur de la division m’a passé un savon tout à l’heure, j’en avais encore le cou tout raide, mais le scénario que tu as apporté a tout arrangé. Je pensais que tu ne t’adapterais pas ici, mais tu es un vrai porte-bonheur. Ha ha ! »
« Merci ! »
« Hé hé. Au fait, tu disais que tu étais tellement débordée ces derniers temps que tu sautais le petit-déjeuner ? Tiens ! Va manger quelque chose de bon aujourd’hui, autant que tu veux. Et ne te tue pas à la tâche. Ha ha ! »
« O-oh ! Merci ! »
Après avoir remercié le chef de département Park Ho-seong pour la carte de l’entreprise qu’il venait de lui offrir, elle fit demi-tour.
Ji Seo-yoon était ravie de recevoir des compliments et de la gentillesse de la part de son patron ogre, qui d’ordinaire ne faisait que la critiquer. Mais plus que tout, elle était heureuse d’avoir enfin réussi quelque chose.
Hé hé ! Je commence vraiment à trouver le travail gratifiant… !
Elle sortit du bureau en agitant la carte de l’entreprise à la main.
Elle avançait d’un pas léger comme une plume, comme si elle pouvait s’envoler.
Mais elle ignorait encore le désastre que son erreur allait provoquer par la suite.
#
La chaude lumière du matin filtrait à travers les rideaux fins et me chatouillait les yeux.
Après m’être retourné un moment sous les couvertures, j’ouvris lentement les yeux et me redressai, le corps lourd.
« Mmm… »
Plusieurs mois s’étaient déjà écoulés depuis que j’avais donné ma démission sans réfléchir.
Au début, j’avais passé des nuits blanches à me demander ce que j’allais manger le lendemain et si j’allais vraiment m’en sortir comme ça. Mais je m’y étais peut-être habitué, car je me réveillais à présent en pleine forme.
Bien sûr, une fois mes économies épuisées, il faudrait que je me démène pour retrouver du travail.
« Ah, je voudrais juste gagner au loto et vivre de mes gains pour toujours. »
Quoi qu’il en soit, ma vie actuelle était parfaite.
Pas de boulot pénible, pas de patron à me faire chier. Même la pression de faire mes débuts comme scénariste avait disparu : je n’avais absolument aucune raison de stresser…
… Enfin, si. Il y avait bien une chose.
« T’es réveillé, frangin ? Bonjour ! »
« … »
Ces derniers temps, Ji Seo-yoon était d’une énergie inhabituelle, comme si quelque chose de bien lui était arrivé.
Comme toujours, elle me salua d’un grand sourire.
« Beurk, c’est dégueulasse. Tu viens de me gâcher la matinée, putain. »
« Pfff. »
« Arrête ça. Tu me donnes envie de t’étriper. »
À bien y réfléchir, avait-elle seulement l’intention de se trouver un logement ?
Elle squattait chez moi depuis plus d’un mois et ne montrait aucun signe de vouloir partir.
« Hé, tu ne vas pas déménager ? Tu comptes t’installer ici pour de bon ? »
« Allez, c’est pas comme si je ne pouvais pas partir. Je reste parce que tu te sentirais seul sans moi, frangin. »
« Arrête de raconter des conneries et casse-toi. »
« Pourquoi ? Je vais rester encore un peu. »
Pfff, pourquoi est-ce que je discutais avec elle ? Parler à un animal pareil, c’était perdre son temps.
Mais elle s’occupait de toutes les tâches ménagères et payait régulièrement sa part des courses, alors je n’étais pas si mécontent.
Le seul inconvénient, c’était que je n’avais plus d’intimité. Mais quand elle partait travailler, je retrouvais une liberté totale.
Et, à en juger par la façon dont elle se bouclait les cheveux et se tapotait le visage avec une houppette pour appliquer son fond de teint, elle se préparait comme d’habitude pour aller travailler.
« Tu pars gagner de l’argent ? Ramène-en plein. »
« Tu ferais mieux de te dépêcher de trouver un boulot, toi aussi. Arrête de glander comme un clochard. »
La gamine qui geignait d’une voix nasillarde quelques instants plus tôt avait complètement changé de ton.
Bon sang, j’avais envie de lui en coller une, mais je ne pouvais pas.
« J’y vais. Je rentrerai tard ce soir, alors ne m’attends pas. Mange tout seul. Et… »
Une fois prête, elle me détailla lentement de la tête aux pieds.
Puis elle fronça soudain les sourcils et se lança dans un sermon, comme si elle me trouvait pitoyable.
« Pfff, regarde-toi. Va te laver. T’es dégueulasse. On dirait un mendiant. »
« Quoi ? Un mendiant ? Pourquoi tu cherches la bagarre comme ça, tout à coup ? Tu veux crever ? »
« Mais de quoi tu parles ? T’es un mendiant. Tu as seulement cent wons sur ton compte ? Tu glandes toute la journée. Ton compte doit être à sec, maintenant. »
« … Je fais attention à mes dépenses, alors mêle-toi de tes affaires. »
« Mais oui, bien sûr. Arrête de taper sur ton clavier toute la journée dans ta chambre et trouve un travail. À ton âge, tu devrais chercher un emploi, pas t’adonner à tes passe-temps comme un gamin. »
Qu’est-ce qu’elle pouvait être bruyante, bon sang.
Je lui répondis en levant le majeur, et Ji Seo-yoon me renvoya le geste avec les deux mains.
« Bref, trouve-toi un moyen de survivre, sérieux. Qui va te donner de l’argent ou te nourrir juste parce que tu griffonnes quelques mots dans ta chambre ? Trouve-toi un vrai travail, espèce de bon à rien qui glande au chômage. »
« Putain, cette gamine, dès le matin ! »
À bout, je m’apprêtai à lui répondre, mais Ji Seo-yoon me tira la langue et fila vers la porte d’entrée.
Bam !
La porte claqua, et le silence retomba dans la maison qui avait été si bruyante.
« Quelle ingrate. Elle ne me traite comme son frère que quand elle a besoin de quelque chose. Le reste du temps, elle me parle comme ça, de haut. »
Désormais, même si elle me suppliait de l’aider, je ne le ferais plus jamais. Elle n’aurait qu’à se débrouiller toute seule.
Tout en ajoutant quelques griefs de plus à la liste que je dressais dans ma tête, je me dirigeai vers la cuisine.
Comme d’habitude, je me remplis l’estomac avec des nouilles instantanées, puis j’allai prendre une douche après avoir fini de manger.
Ensuite, je retournai naturellement à mon bureau.
Ma chaise familière, le toucher usé du bureau sous mes mains. Ce ne fut qu’alors que mon esprit s’éclaircit et qu’un sentiment de paix m’envahit, comme si j’étais enfin revenu dans mon petit monde à moi.
« Bon, je m’y mets sérieusement aujourd’hui ? »
J’allumai mon ordinateur portable d’un geste habitué et ouvris mon logiciel de traitement de texte.
En regardant le curseur clignoter à intervalles réguliers sur la page blanche, je pris un instant pour reprendre mon souffle, puis je déversai l’histoire que j’avais élaborée avec soin dans ma tête jusqu’à m’endormir la veille.
Tac, tac-tac, tac-tac-tac, tac !
Seul le cliquetis joyeux et rythmé des touches du clavier résonnait dans la pièce silencieuse.
Combien de temps passa ?
J’écrivais sans relâche depuis un bon moment, complètement absorbé.
J’avais depuis longtemps perdu la notion du temps réel, totalement plongé dans les péripéties émotionnelles des personnages sur mon écran tandis que je tapais frénétiquement une scène de conflit haletante.
Bzzzz !
Je cessai de taper, sortis mon téléphone et le consultai.
Le nom affiché à l’écran était Yoon Dong-woo.
Yoon Dong-woo n’avait pas donné de nouvelles depuis un moment. Qu’est-ce qu’il me voulait ?
Je mis mes questions de côté et décrochai.
« Ouais, quoi ? »
« Hé ! Tu sais quel jour on est, pas vrai ? T’étais trop nerveux pour dormir ? »
La voix surexcitée de Yoon Dong-woo résonna dans mes oreilles à travers le téléphone.
Yoon Dong-woo faisait du bruit dès le matin.
« Quoi, aujourd’hui ? Tu veux encore aller boire un coup ? »
« T’es sénile ou quoi ? Comme la dernière fois, tu ne te souviens de rien. »
« … ? Alors, qu’est-ce qu’il y a aujourd’hui ? »
« Espèce d’idiot. Aujourd’hui, c’est l’annonce des résultats du concours. »
C’était tout ?
Bon sang, avec son comportement, je croyais qu’il était arrivé quelque chose de grave à Yoon Dong-woo.
« Je sais. C’est pour ça que tu m’appelles ? »
« Dis donc, tu as l’air bien calme. Tu es sûr d’avoir déjà remporté le grand prix ? »
« C’est plutôt l’inverse, idiot. »
Passer le deuxième tour relevait déjà du sacré coup de chance. Le grand prix, tu parles !
Je ne m’attendais même pas à recevoir une mention honorable, encore moins un prix d’excellence.
« Pourquoi ? Tu n’avais pas rencontré le producteur-réalisateur, l’autre fois ? Ça s’est mal passé ? »
« Pfff. N’en parle pas. Ces salauds étaient des escrocs. »
« ? »
Yoon Dong-woo marqua une pause, perplexe, puis changea de sujet.
« Alors, tu vas continuer à écrire juste pour le plaisir ? Tu as passé le deuxième tour, donc je pense que tu as du talent. Pourquoi ne pas essayer d’en faire ton métier ? »
« Hé, ne vends pas la peau de l’ours avant de l’avoir tué. Si j’ai du talent, alors les dix premiers sont tous des dieux du drama. »
Yoon Dong-woo n’y connaissait rien aux dramas, voilà pourquoi il pouvait sortir des choses aussi idéalistes.
Après avoir passé tant de temps dans le milieu, je connaissais la dure réalité.
Un amateur comme moi n’avait aucune chance de s’y faire une place.
C’était pour ça que je n’avais jamais envisagé de gagner ma vie en écrivant.
« Hmm, c’est dommage. Je pense quand même que tu devrais essayer. Mais sinon, tu vas faire quoi ? Retourner ramper jusqu’à une chaîne de télévision ? »
« Je n’y retournerais pas, même si ma vie en dépendait. Mais j’ai reçu une proposition. »
« De qui ? »
« Je suis tombé sur une célébrité. Il lance sa chaîne YouTube personnelle et cherche un producteur-réalisateur en chef. Le salaire n’est pas mal, alors je pense que je vais tenter le coup. »
« Ah bon ? Qui ça ? Une idole de groupe féminin ?! »
« Espèce d’obsédé des femmes. C’est un acteur. »
« Quel dommage. Pourquoi tu ferais ça pour un acteur ? »
Comme l’avait dit ma sœur, il fallait que je trouve un travail.
J’avais assez glandé à mon goût. Il était temps de me remettre au boulot.
« Bref, je t’invite à dîner plus tard si ça marche. Bon courage avec ta séance de galère. »
« D’accord, à plus tard. »
Notre conversation sans intérêt prit fin et je raccrochai.
Je remis mon téléphone dans ma poche et m’apprêtais à reprendre mon écriture quand il vibra de nouveau.
Quoi ? Yoon Dong-woo venait juste de m’appeler. Pourquoi m’envoyait-il un message maintenant ?
Mais quand je regardai l’écran, ce n’était pas Yoon Dong-woo. C’était une notification de mail.
Je supposai que c’était une publicité et l’ouvris sans y penser.
Puis…
« Hein ? »
Un son idiot et sans consistance m’échappa.
[Nous adressons nos sincères félicitations à l’écrivain Ji Yeon-woo, dont l’œuvre a remporté le grand prix du 4e concours de scénarios de dramas de tvM.]
… Quoi ?
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