Chapitre 29
Traductions WeTried
Traducteur/éditeur : Asakusa
Discord : <a target="_blank" rel="noopener noreferrer nofollow" href="https://dsc.gg/wetried">https://dsc.gg/wetried</a>
◈ Vétéran du Front du Nord ◈
Chapitre 29 : Les frère et sœur Camellun (2)
──────
Les conditions météorologiques anormales qui provoqueraient la Grande Invasion et plongeraient tout l’Empire dans le chaos n’auraient que peu d’incidence sur les récoltes de printemps, qui auraient lieu dans quelques semaines.
Mais, une fois les moissons terminées et l’été venu, des pluies diluviennes et des nuisibles ravageraient plus de la moitié du blé cultivé dans tout l’Empire.
« Voilà pourquoi le prix du blé avait été multiplié par plus de dix dans le jeu. »
Avant le début des intempéries, j’avais l’intention de faire des réserves de blé.
Quand je lui conseillai d’acheter le blé qui serait bientôt récolté, Reina prit un air étrange.
« Hum, je vais garder ça à l’esprit pour le moment. »
Qu’elle me croie ou non, cela n’avait pas d’importance.
Sinon, c’était elle qui le regretterait.
« Je considérerai donc que vous acceptez ma proposition. Quand pourrez-vous livrer le blé ? »
« Les moissons vont bientôt commencer. Si vous versez un acompte, nous pourrons tout livrer à la forteresse d’ici un mois. Quel montant de crédit devrions-nous prévoir ? »
« Je voudrais que vous en obteniez autant que possible. Si notre crédit ne suffit pas, n’hésitez pas à utiliser mon nom. »
« Très bien, nous procéderons ainsi. »
Satisfait de sa réponse, je souris et lui tendis la main.
« Nous sommes donc dans le même bateau, à présent. Je me réjouis de travailler avec vous. »
« Nous aussi, nous nous réjouissons de travailler avec vous. »
Clac.
Nos mains se serrèrent, et je nouai des liens avec la Compagnie commerciale Camellun, qui deviendrait l’une des cinq grandes compagnies marchandes.
*****
En quittant la forteresse après son entretien avec Ubel, Kane regarda sa sœur cadette avec inquiétude.
« Reina, cette affaire va vraiment bien se passer ? Et si Seigneur Ubel changeait d’avis plus tard… ? »
« Ne t’inquiète pas. Nous avons convenu de recevoir un acompte d’abord, alors tout ira bien. »
« Mais… »
« Et puis, c’est l’occasion pour nous d’obtenir un contrat d’approvisionnement militaire. Il faut bien prendre quelques risques. Quand est-ce qu’on aura une autre chance de décrocher un contrat aussi important ? »
Si la compagnie obtenait un contrat d’approvisionnement militaire, sa croissance s’accélérerait à un rythme incontrôlable.
« Nous pourrions même rembourser toutes les dettes de la famille en un an. »
Il s’agissait des dettes de jeu laissées par leur père, aujourd’hui décédé.
À cause de ces dettes colossales, elle et son frère avaient vécu dans des conditions pires que celles des gens du peuple, malgré leur rang de nobles.
Depuis qu’ils s’étaient lancés dans le commerce, ils avaient réussi, tant bien que mal, à dégager assez de bénéfices pour payer les intérêts. Mais le principal, lui, n’avait pas bougé.
« Oui… Tu as raison. Si nous voulons rembourser rapidement cette dette, il faut bien prendre quelques risques. »
Son frère se raidit, comme pour se donner du courage. Il semblait s’être souvenu du créancier qui l’avait un jour menacé de la vendre à un bordel.
Reina lui demanda avec un léger sourire : « Qu’en penses-tu, mon frère ? »
« Hum ? À propos de quoi ? »
« De Seigneur Ubel. J’étais inquiète quand j’ai appris qu’il avait décapité son prédécesseur de ses propres mains dès son entrée en fonction. »
En entendant cette rumeur pour la première fois, elle s’était imaginé un homme emporté et violent. Mais celui qu’elle avait rencontré était tout autre.
Un homme au corps d’ours et à la tête de renard.
Voilà comment Reina jugeait Ubel.
« Même si je ne sais pas pourquoi il s’intéresse à mon frère et à moi. »
Depuis l’enfance, elle avait eu le don de repérer les occasions de gagner de l’argent. Ce don s’étendait aussi aux personnes.
« Si nous restons près de lui, nous gagnerons davantage. »
Ce n’était qu’une impression subjective, et non un jugement objectif fondé sur des preuves. Mais, cette fois, elle décida de se fier à son instinct.
« Mon frère. »
« Hum ?? »
« Je pense que tu devrais écrire souvent à Seigneur Ubel à partir de maintenant, même si ça n’a rien à voir avec nos affaires. »
« Lui écrire ? Même si nous n’avons rien de particulier à lui dire ? »
« Oui. Même pour des choses insignifiantes. Commence par de simples salutations, et si tu apprends quoi que ce soit qui puisse lui être utile, même un peu, envoie-le-lui tout de suite. »
« Hum, d’accord. »
« Merci, mon frère. »
Ils ne pouvaient pas se relâcher sous prétexte qu’ils avaient conclu un marché.
« Nous devons lui montrer que notre compagnie marchande lui est indispensable. »
C’était une occasion inespérée et inestimable.
La jeune fille qui serait plus tard surnommée l’Araignée dorée se résolut fermement à ne pas la laisser lui échapper.
Après la rencontre avec les frère et sœur Camellun, le quotidien reprit à la forteresse.
Sur le rempart ouest de la Forteresse de Camilla, Max dirigeait un nouvel entraînement des soldats de la force de frappe.
« Bien, aujourd’hui, nous allons nous entraîner à monter et descendre le rempart à l’aide de cordes et de grappins. Le seigneur a appelé ça un entraînement d’assaut aérien, alors retenez-le. Compris, bande de bâtards ? »
« Oui, chef ! »
« D’abord, les chefs d’escouade expérimentés vont faire une démonstration. Hibou Zéro, prêt. »
« Hibou Zéro, prêt ! »
« Descente. »
« Descenteee ! »
Sans aucun équipement de sécurité, le chef d’escouade sauta du rempart, ne se fiant qu’à la corde solidement fixée.
Son corps descendit rapidement.
En prenant appui contre le mur, le chef ralentit peu à peu et atterrit sans encombre.
« Descente terminée ! »
« Vous avez bien regardé, hein ? Vous n’avez qu’à refaire pareil. »
Pendant un instant, les soldats faillirent lâcher : « Vous voulez qu’on fasse ça ? » Mais ils réussirent à ravaler leurs paroles.
« Voilà pour la démonstration. Des questions ? »
« Qu’est-ce qui se passe si on tombe pendant la descente ? »
« Espèce d’abruti. Le but de cet entraînement, c’est justement de vous exercer pour ne pas tomber ! Et même si ça vous arrive, on a mis de la paille au sol pour amortir la chute, alors ne faites pas les cons à avoir peur ! »
Comme l’avait dit Max, ils n’en mourraient pas.
Ils auraient seulement assez mal pour le regretter.
Réprimandé par Max, un soldat leva timidement la main.
« J’ai encore une question. »
« Vas-y. »
« Vous avez dit “Hibou” avant la descente. Qu’est-ce que ça veut dire ? »
« J’en sais rien non plus. Je ne fais que répéter ce que le seigneur a dit quand il a entraîné les chefs d’escouade et moi. Alors, ne posez pas de questions. Faites ce qu’on vous dit, c’est tout. Compris ? »
« Oui, chef ! »
« La descente, ce n’est pas tout. On apprendra aussi à ceux qui sont descendus à remonter. Alors, si vous suivez le mouvement… »
En voyant les soldats se jeter du rempart avec autant d’application, je souris légèrement.
« Ils se débrouillent bien. »
J’avais ordonné cet entraînement d’assaut aérien pour deux raisons simples.
Premièrement, les remparts de la forteresse faisaient environ onze mètres de haut.
Deuxièmement, je voulais nous préparer au jour où nous devrions livrer une bataille de siège.
Bien sûr, il existait des méthodes plus douces pour les entraîner progressivement. Mais ces foutus barbares pouvaient décider à tout moment de lancer une partie où le perdant serait éliminé. Je n’avais donc pas le choix : il fallait les pousser à fond.
« Au moins, les choses se sont un peu calmées depuis l’incident de Flamme de givre. »
Je repensai à la lettre que Berun m’avait envoyée ce matin-là.
Elle parlait de bien des choses, des salutations banales à l’exécution de Perez.
Mais les mouvements des barbares en constituaient le point le plus notable.
D’après Berun, leurs raids s’étaient faits moins fréquents ces derniers temps.
À ce stade, on aurait pu croire que l’histoire avait pris un autre cours et que la Grande Invasion n’aurait jamais lieu.
« Pas question. »
Même dans le jeu, la Grande Invasion était un destin inévitable. Le calme actuel n’était que temporaire : l’Opération Flamme de givre avait décimé la plupart des barbares qui vivaient près du front.
« Ça prendra peut-être du temps, mais quand le moment viendra, ils franchiront la frontière. »
Ils envahiraient probablement le pays dès l’été, ou au plus tard à l’automne.
Dans le jeu, la guerre avait commencé au début de l’hiver ; même ainsi, l’invasion serait donc précoce. Mais l’incident de Flamme de givre ayant été avancé de plus de six mois, ce n’était pas un mauvais résultat.
« Nous avons plus de temps, maintenant. D’ici là, je n’ai qu’à renforcer les soldats comme je peux et à achever nos préparatifs. »
La force de frappe de Marcus et Max avait terminé son entraînement de base et suivait désormais un entraînement intensif, avec notamment des exercices d’assaut aérien et de combat contre des adversaires humains. La garnison de Martin s’entraînait chaque jour à défendre la forteresse et se spécialisait peu à peu dans la guerre défensive.
Les archers et les éclaireurs parcouraient eux aussi les montagnes près de la forteresse pour perfectionner leurs compétences. Ils ne tarderaient pas à obtenir des résultats remarquables.
Le temps s’écoula comme l’eau.
Bientôt, vint le moment des moissons.
Ayant reçu l’acompte, la Compagnie commerciale Camellun acheta le blé récolté dans l’Est et le livra à la forteresse comme promis.
« Voici le blé d’une valeur de 3 000 pièces d’argent que vous avez demandé. »
Reina arriva avec douze chariots et me remit les documents détaillant la transaction.
Je les pris et parcourus les registres.
« Comme prévu. Aucun problème. »
Satisfait, je reportai mon attention sur elle.
« Vous avez fait du bon travail. »
« Les opérations de crédit avancent elles aussi sans encombre. Elles devraient bientôt être conclues. »
« Combien pouvez-vous réunir ? »
Peut-être amusée par ma façon peu noble de m’exprimer, Reina laissa échapper un petit rire.
« Hé hé. Comme nous faisons affaire sous votre nom, Seigneur, nous devrions pouvoir obtenir au moins 2 000 pièces d’argent. Si tout se passe bien, peut-être même 3 000. »
Mon crédit valait autant ?
« Après tout, je suis un noble et un soldat qui occupe un poste sûr. »
Les compagnies marchandes devaient me juger suffisamment fiable.
Elles avaient tenu leur promesse ; il était temps que je tienne la mienne.
« Comme convenu, concluons le contrat d’approvisionnement. J’ai déjà envoyé les avis de résiliation à tous les fournisseurs militaires actuels. À partir de maintenant, la Compagnie commerciale Camellun fournira les provisions. »
« Merci infiniment. »
À la mention du contrat d’approvisionnement, le sourire de Reina s’épanouit plus que d’habitude.
« Mais vous êtes sûre de pouvoir y faire face ? La quantité de provisions à livrer ne sera pas négligeable. »
« Nous avons considérablement agrandi la compagnie en engageant des chariots et des ouvriers pour acheter le blé cette fois-ci. Vous n’avez donc pas à vous inquiéter. »
« Voilà qui est rassurant. »
J’acquiesçai, puis me rappelai soudain la demande que je lui avais faite auparavant.
« Au fait, pour ce que je vous ai demandé… »
« Mon frère s’est renseigné auprès de ses contacts au fil de ses voyages d’affaires pour retrouver les personnes dont vous avez parlé. Je crois que nous aurons bientôt de bonnes nouvelles. »
Peu de temps auparavant, j’avais demandé à la Compagnie commerciale Camellun de retrouver certaines personnes.
Des chevaliers, des stratèges et d’autres figures qui se distingueraient dans le jeu.
Je voulais recruter à l’avance les héros de demain.
« Je ne connais que leur emplacement général, pas leur adresse exacte. Je pensais donc que ça prendrait du temps. »
Kane semblait travailler plus dur que je ne l’avais imaginé.
« Il faudra voir qui il a trouvé, mais… »
J’avais hâte de le découvrir.
« Maintenant que j’ai fait des réserves de blé et signé un contrat d’approvisionnement militaire avec la Compagnie commerciale Camellun, je peux me consacrer à l’entraînement des soldats en vue de la Grande Invasion. »
Les moments difficiles étaient derrière moi.
Il ne me restait plus qu’à me préparer de toutes mes forces.
« Tout se passe à merveille. »
Le temps était beau, lui aussi.
Pour une raison ou une autre, j’avais le sentiment que rien que de bonnes choses ne pourraient m’arriver désormais.
*****
Pendant ce temps, alors qu’Ubel recevait le blé et concluait le contrat d’approvisionnement avec Reina, Kane se dirigeait vers la Forteresse de Camilla en chariot.
Il avait retrouvé deux des personnes qu’Ubel lui avait demandé de localiser.
« Je les ai trouvés, mais pourquoi le seigneur m’a-t-il demandé de les amener ici avec autant d’égards… ? »
Kane jeta un coup d’œil aux hommes assis en face de lui.
Peiron, un homme à la barbe pointue et à l’allure menaçante d’un bandit, était un truand du milieu interlope qui sévissait dans un territoire voisin.
Sa carrure imposante et ses avant-bras aussi épais que la cuisse d’une femme laissaient penser qu’il était très fort. Malgré cela, Kane ne le jugeait pas digne d’être recherché.
L’autre homme était encore plus surprenant.
« Peiron, au moins, a le physique pour être recruté comme soldat. »
Dihelm, un homme mince qui s’était présenté par son nom, ne semblait même pas fait pour ça.
« Il a dit qu’il s’occupait des moutons et des vaches dans un ranch ? »
Un truand du milieu interlope et un gardien de troupeaux.
Kane ne comprenait pas ce que le seigneur comptait faire de l’un ou de l’autre, mais puisqu’il s’agissait d’une demande de son seigneur, il les traitait avec égards.
« Vous êtes mal à l’aise, l’un ou l’autre ? »
« Hmph. Non. Mais c’est vrai, cette histoire ? Un seigneur veut me rencontrer ? »
« Oui. La Forteresse de Camilla n’est plus très loin. Vous le rencontrerez bientôt. »
« Hmph. Très bien. »
Peiron avait le franc-parler rude, peut-être parce qu’il venait du milieu interlope.
« Contrairement à lui, je n’ai aucune idée de ce que cet homme a en tête. »
Kane secoua la tête tandis que Dihelm les observait, Peiron et lui, avec un sourire étrange.
Le chariot fut alors secoué par un violent choc.
Boum !
« Que se passe-t-il ?! »
« M, maître, c’est… »
Kane descendit du chariot et découvrit des dizaines d’hommes qui les encerclaient.
« Quoi… ! »
« C’est le chef de la Compagnie commerciale Camellun ! »
« Tuez les autres, mais capturez-le vivant ! »
Les hommes le reconnurent, les yeux brillants, et se rapprochèrent.
À en juger par leurs armes et leurs armures en bon état, ce n’étaient pas de simples bandits.
Alors que Kane demeurait figé, déconcerté, Dihelm prit soudain la parole.
« Des mercenaires. Vu l’état de leur équipement, ils ne ressemblent pas à une bande désorganisée. Vous avez dû vous attirer les foudres de quelqu’un récemment, maître marchand. »
« C’est impossible… »
« Ils sont au moins cinquante. Nous avons six gardes et nous ne sommes que trois. Nous aurons du mal à nous échapper. »
« Hmph ! Inutile de s’inquiéter. »
À ces mots, Peiron se leva, le visage meurtrier, et dégaina sa hallebarde.
« Je peux m’occuper de cette racaille tout seul. Maître marchand, restez dans le chariot et regardez. Ça m’emmerde d’avoir été entraîné dans cette histoire, mais vous m’avez payé à boire il y a quelques jours. Je vais vous rendre la pareille. »
« Ce n’est pas une bonne idée. »
« Qu’est-ce que tu as dit ?! »
Même dans cette situation où leur vie était en jeu, Dihelm gardait son calme.
« J’ignore quel est votre niveau, mais il est déraisonnable de tenter de briser cet encerclement tout en protégeant le maître marchand. Même si vous y parvenez, les autres et moi n’en réchapperons pas. »
Dihelm était calme et posé.
Pour une raison ou une autre, Kane avait confiance en lui.
« …Alors, qu’est-ce qu’on fait ? »
Quand Kane lui demanda de trouver un moyen de les sauver, Dihelm répondit à voix basse.
« Il y en a un. Mais pour que ça marche, ce monsieur doit briser l’encerclement à lui seul, s’éloigner et prévenir la compagnie marchande. Vous en êtes capable ? »
« Hmph. Quelle question d’une évidence stupide. »
« Si vous réussissez à vous frayer un passage et à avertir la compagnie marchande, le reste sera simple. »
Un sourire rusé se dessina sur le visage de Dihelm.
« Laissez-vous simplement capturer. J’ignore ce qu’ils veulent, mais s’ils comptent ligoter le maître marchand, ils ne lui feront pas de mal tout de suite. Alors, déposons les armes et rendons-nous avec les gardes. »
« Donc, je m’échappe et je préviens la compagnie marchande pendant que vous vous rendez. C’est ça ? »
« C’est exact. »
Peiron claqua la langue et fit craquer son cou.
« Ça me fait chier, mais j’ai une dette envers vous. Et puis, il faut que le maître marchand reste en vie si je veux rencontrer le seigneur. Très bien, je vais essayer. »
« Je vous en prie. »
« M, mais de quoi vous parlez, tous les deux ?! »
Leur dire de se laisser capturer était déjà assez absurde.
Mais la suite l’était encore davantage.
Il comptait briser cet encerclement à lui seul ?
« Ils croient vraiment que c’est possible ? »
Alors que Kane s’apprêtait à leur demander s’ils avaient perdu la tête tous les deux, Peiron prit la parole.
« Bon, j’y vais. Prenez soin de vous. »
Sur ces mots, Peiron se rua en avant comme un taureau enragé et balaya un à un les hommes qui lui barraient la route.
Il avançait sans qu’on puisse l’arrêter. À chaque coup de hallebarde, le sang giclait et des têtes ennemies s’envolaient. Kane avait du mal à croire ce qu’il voyait.
« M, mais qu’est-ce que… ? »
« Hum. Dès notre première rencontre, je l’ai trouvé exceptionnel, mais il est encore plus doué que je ne le pensais. Si le terrain nous avait été plus favorable, nous aurions peut-être même pu les vaincre avec nos effectifs actuels… »
« Pardon ? »
« Ah, ce n’est rien. L’essentiel, c’est que notre messager a réussi à s’échapper. Rendons-nous, maintenant. »
« … »
Kane ignorait pourquoi le seigneur lui avait demandé de retrouver ces deux hommes.
Mais une chose était sûre.
Peiron et Dihelm n’étaient ni un truand ni un gardien de troupeaux ordinaires.
Rejoignez notre Discord : <a target="_blank" rel="noopener noreferrer nofollow" href="https://dsc.gg/wetried">https://dsc.gg/wetried</a>