Chapitre 2
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Traducteur/éditeur : Asakusa
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◈ Vétéran du Front du Nord ◈
Chapitre 2 : Ubel Graum, soldat pénal (1)
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Les soldats-bagnards.
Dans le jeu, on les considérait comme de la chair à canon, des marchandises dont on pouvait se débarrasser.
À en juger par l’attitude des soldats, la réalité ne semble pas différente.
Je n’avais aucune idée de la façon dont j’avais atterri dans cette situation, mais…
Reprends-toi.
Tant que je gardais les idées claires, je pouvais surmonter n’importe quelle épreuve.
N’était-ce pas ce que l’armée m’avait appris ?
Plus que tout, je décidai de me concentrer sur la situation immédiate.
« Ne vous mettez pas des idées stupides en tête. »
« Hé, vous là ! Avancez, dépêchez-vous. »
Alors que je marchais avec les autres soldats-bagnards dans un vent glacial, par moins dix degrés Celsius…
« Attendez. »
L’homme qui avait prononcé ce discours un peu plus tôt me désigna du doigt.
Dans l’obscurité du chariot où j’étais enfermé, je ne l’avais pas remarqué, mais une plaque portant le nom [Ubel Graum] pendait à mon cou.
C’est le nom de ce corps ? Ubel Graum… Je l’ai déjà entendu quelque part, c’est sûr.
Le fait d’avoir un nom de famille signifiait que l’ancien propriétaire de ce corps était un noble.
Ce nom m’évoquait vaguement quelque chose, mais j’eus beau fouiller ma mémoire, rien ne me revint.
Alors que je réfléchissais…
« Il doit d’abord s’arrêter quelque part. Escortez-le à part. »
« Oui, monsieur. »
Sur l’ordre de l’homme, on me sépara des autres soldats-bagnards.
Je commençais à me demander où l’on m’emmenait quand nous arrivâmes devant une baraque faite de toile épaisse.
« Sieur Berun, ici Pellon. Comme vous l’avez ordonné, je vous ai amené Ubel Graum. »
« Faites-le entrer. »
« Oui. Entrez. »
Une fois l’autorisation donnée, l’homme appelé Pellon me poussa dans la baraque.
Je m’avançai à l’intérieur sans trop savoir ce que je faisais…
Un homme qui semblait avoir une petite trentaine m’accueillit.
« Bienvenue. Je suis Berun Colter, et je serai votre supérieur à partir de maintenant. »
J’observai en silence l’homme qui s’était présenté comme Berun Colter. Comme je ne me souvenais pas de lui, il devait s’agir d’un personnage secondaire du jeu.
« Inutile d’être nerveux. Je vous ai fait venir à part pour vous informer de votre affectation. »
Sa voix était douce.
« J’ai reçu votre dossier. Vous êtes issu de la famille Graum ? »
Ah ! Ça me revint.
La famille Graum était une petite maison baronniale de l’est de l’Empire. Dans le jeu, les joueurs qui aimaient les niveaux de difficulté élevés la choisissaient souvent comme faction de départ.
D’après l’histoire, le baron qui gouvernait le territoire est mort, puis son fils aîné a été chassé de la famille par les manigances de sa belle-mère et de son demi-frère cadet. Ce type, ça doit donc être lui.
Ubel Graum.
Une fois que j’eus compris qui j’étais, je poussai intérieurement un profond soupir.
Maintenant que j’en connaissais les détails, la gravité de ma situation me paraissait encore plus réelle.
Berun poursuivit sans s’en soucier.
« Il est indiqué que vous avez été condamné pour avoir assassiné des habitants innocents de votre territoire. »
Tout cela n’était qu’une fausse accusation, mais je n’avais aucun moyen de le prouver.
« Hum. Il est extrêmement rare qu’un noble devienne soldat-bagnard… J’ignore dans quelles circonstances vous vous êtes retrouvé ici, mais puisque vous avez été condamné et que vous en êtes devenu un, vous devrez servir à la Frontière du Nord pendant les trois prochaines années. »
Autrement dit : ferme-la et sers de chair à canon.
« Malgré tout, compte tenu de votre naissance noble, nous avons décidé de vous confier le poste de chef d’escouade. Ne vous découragez pas trop. »
« … Chef d’escouade ? »
À peine arrivé, on me confiait le poste de chef d’escouade.
C’est donc ça, le pouvoir d’une société de classes ?
Même si nous étions tous des criminels, ils ne pouvaient pas traiter un noble comme un roturier ?
Quelle qu’en soit la raison, je ne pouvais qu’accueillir cette décision à bras ouverts.
« Je vous remercie. »
« Inutile de me remercier. Il est également dans l’intérêt de l’unité qu’un noble instruit en prenne la tête. »
Ayant apparemment terminé, il me congédia.
« Vous pouvez partir. Pellon, le chef d’escouade qui attend dehors, vous montrera l’unité d’une dizaine d’hommes que vous commanderez. »
« Bien. »
Je me rappelai que les soldats qui m’avaient escorté plus tôt avaient salué leur supérieur, le poing sur la poitrine. J’adressai le même salut à Berun.
« Je vais donc prendre congé. »
« Oh ? »
Berun me lança un regard étrange, mais je n’y prêtai pas attention et sortis.
Dehors, Pellon me fit signe de la tête et m’adressa sèchement la parole.
« Suivez-moi. »
« Oui. »
En chemin, il s’arrêta au dépôt de matériel et me remit un uniforme ainsi qu’un insigne d’épaule.
« Portez-le sur l’épaule. C’est l’insigne d’un chef d’escouade, alors ne le perdez pas. »
« Je m’en souviendrai. »
L’insigne portait l’emblème du dragon, symbole de l’Empire. Il différait légèrement de celui de Pellon, sans doute pour distinguer les soldats-bagnards des soldats réguliers.
Une fois prêt, je me regardai dans le miroir en verre posé dans un coin du dépôt.
C’est donc à ça que je ressemble, maintenant ?
Dans ma vie précédente, on me considérait déjà comme un grand gaillard, mais ce corps jouait dans une autre catégorie.
Je devais mesurer bien plus d’un mètre quatre-vingts.
Une carrure robuste, le corps couvert de muscles solides.
J’avais une carrure monstrueuse, de quoi faire reculer même un poids lourd de l’UFC.
« Arrêtez de traîner et sortez. »
« Oui. »
Lorsque je fus prêt et sortis à la demande de Pellon, les soldats qui attendaient tressaillirent de surprise.
J’étais déjà immense, et maintenant, je portais un uniforme.
Il aurait été étonnant que je n’aie pas l’air intimidant.
« Hum ! »
Pellon s’éclaircit la gorge, tirant les soldats de leur stupeur.
« Allons-y. »
« O-Oui, monsieur ! »
« Par ici… »
Les soldats réguliers semblaient un peu moins sûrs d’eux qu’avant.
Tout en les suivant, Pellon m’expliqua la chaîne de commandement, l’organisation de l’unité et les autres choses que je devais savoir pendant mon service.
« … Le sieur Berun, que vous avez rencontré tout à l’heure, commande l’ensemble de notre unité d’une centaine d’hommes. S’il se passe quoi que ce soit, vous devez d’abord lui faire votre rapport. Compris ? »
« Oui. »
À peu près au moment où j’eus assimilé les informations essentielles, une baraque délabrée apparut en vue.
« Vous logerez ici désormais. Je vous ai montré le chemin, alors débrouillez-vous. »
Me débrouiller ?
Qu’est-ce que ça voulait dire ?
Avant que je puisse lui poser la question, Pellon s’en alla avec les soldats.
Qu’est-ce que c’est que ce bordel ?
Décontenancé, je décidai d’entrer d’abord, vu le froid.
Froufrou…
« Comme je le disais… »
Quand j’écartai le pan de l’entrée et pénétrai dans la baraque, les hommes qui discutaient autour du feu tournèrent les yeux vers moi.
Ils semblaient surpris par l’arrivée soudaine d’un homme aussi imposant.
« Hein ? »
« Q-Qui êtes-vous ? »
« Attendez, cet insigne… »
Je réfléchis à la manière de réagir, puis décidai de m’en remettre à mon expérience militaire et de suivre le protocole.
« Hum ! Enchanté. Je suis Ubel Graum, votre nouveau chef d’escouade. »
La première impression était importante quand on rencontrait des gens. Je pris donc soin de les saluer poliment.
Mais la réaction des soldats n’avait rien de normal.
« Quoi ? Un chef d’escouade ? »
« Alors, c’est toi, le seigneur noble dont on nous a annoncé l’arrivée. »
« Tss ! Un type qui vient d’être affecté et qu’on nomme chef d’escouade… »
Des regards hostiles.
Ils se comportaient comme s’ils ne pouvaient pas m’accepter.
Tandis que tous me dévisageaient, l’homme qui semblait avoir le plus d’influence parmi eux s’avança d’un pas nonchalant.
« Hé, le seigneur noble. Tu étais peut-être un noble dehors, mais ici, tu n’es ni plus ni moins qu’un bouclier de viande, comme le reste d’entre nous. »
« On m’a officiellement confié le poste de chef d’escouade. »
« Ha ! Tu viens d’arriver, tu n’y connais rien, et tu t’attends à ce qu’on te respecte parce que tu es chef d’escouade ? Tu nous prends pour des idiots ? »
En résumé, ils disaient…
« Vous refusez de reconnaître quelqu’un qui est devenu chef uniquement parce qu’il est noble, sans avoir ni expérience ni compétence. C’est bien ça ? »
« Tu comprends les mots, au moins. »
Leur réaction était compréhensible.
J’aurais été agacé, moi aussi, si un sous-lieutenant tout juste affecté, qui ne connaissait rien, s’était mis à me donner des ordres.
Cela dit…
Ça ne concernait que les bleus.
Pas moi.
« J’avais de toute façon beaucoup de questions à poser, alors ça tombe bien. »
À leur attitude, je compris qu’il fallait établir la chaîne de commandement avant de faire connaissance.
Crac !
En dépliant les poings, je lançai d’un ton désinvolte :
« Un seul à la fois. Premier arrivé, premier servi. »
« Quoi ? »
« Le premier qui baisse la tête, je ne le cognerai pas trop fort. »
« Qu’est-ce qu’il vient de dire, ce bâtard ? »
« Hé, ici, personne ne va se plaindre qu’on insulte un noble. Personne ne dira rien si on te tabasse. »
« Il a perdu la tête depuis qu’on l’a traîné ici comme soldat-bagnard. »
« Hé hé. Tu vas devoir te faire tabasser toute la nuit comme une nouvelle recrue avant de… Urk ! »
Inutile de les écouter davantage. Je réduisis rapidement la distance et enfonçai mon poing dans le haut de l’abdomen, à droite, de l’homme qui ricanait.
Un coup au foie, bien connu des amateurs de sports de combat.
« Gaaah… »
À le voir s’effondrer au sol en bavant, je compris que le coup avait porté.
« Martin ! »
« Q-Quoi… ? »
Ils fixaient tous avec stupeur leur camarade, mis à terre d’un seul coup de poing.
« S-Salaud ! »
« Personne n’a baissé la tête ? »
J’avais dit que j’en épargnerais un.
Les jeunes d’aujourd’hui n’écoutaient vraiment rien.
« Vous l’avez bien cherché. »
« Qu’est-ce que tu racontes, fils de pute ? »
« Hé, attrapez-le ! »
Apparemment convaincus que les mots ne suffiraient plus, ils se ruèrent tous sur moi.
Normalement, j’aurais utilisé le terrain autour de moi pour les affronter un par un, mais mon instinct me souffla quelque chose.
Avec ce corps…
Je pouvais tous les mettre au tapis.
Boum !
J’abaissai ma posture et fonçai sur l’homme qui se trouvait devant moi.
Je glissai le pied droit entre ses jambes, tendis les bras pour accrocher l’arrière de ses deux genoux, puis le percutai de l’épaule.
« Argh ! »
L’homme glissa en arrière et tomba à plat sur le dos.
C’était une des techniques de lutte enseignées dans les arts martiaux des forces spéciales.
Normalement, j’aurais enchaîné avec une clé pour l’immobiliser, mais…
Hum, ça devrait suffire…
J’avais maintenant une idée approximative de ma force.
« Hé, rattrapez-le. »
« Hein ? »
Je saisis l’homme par les deux jambes et le projetai de toutes mes forces sur les soldats qui arrivaient derrière lui.
Au début, je ne m’étais pas encore habitué à ce corps.
Mais à présent, je le maîtrisais à peu près.
En force brute, je dois dépasser de plus du double celle que j’avais dans ma vie précédente, et de plus du triple celle d’un homme adulte moyen.
Une force insensée, très supérieure à celle d’une personne ordinaire.
Dans ma vie précédente, le total de mes trois principaux mouvements de force était d’environ cinq cent quatre-vingts kilos. Avec ce corps, je pouvais sans doute dépasser facilement les mille.
Je dois maîtriser ma force. Je pourrais tuer quelqu’un par accident.
Je remis mes idées en ordre et me concentrai de nouveau sur ce qui se passait devant moi.
« Argh ! Dégage de là, salaud ! »
« Bouge, bon sang ! »
L’homme que j’avais lancé comme une boule de bowling était emmêlé avec les autres soldats. Je ne laissai pas passer l’ouverture.
« Ça… Urk ! »
Je frappai à la gorge un soldat pris dans la mêlée et incapable de bouger, puis lui enfonçai le poing dans le plexus. J’assénai également un coup de coude retourné à la tempe du chauve qui se tenait là, hébété.
Crac !
« M-Marco… »
Le chauve s’appelait donc Marco.
Il a encore l’air jeune, et pourtant…
Je lui accordai un bref moment de silence, puis m’occupai des hommes restants un par un.
Peut-être parce qu’aucun n’avait appris à se battre correctement, il me suffisait de viser leurs points faibles sans forcer. Bientôt, ils gémissaient tous par terre.
Il n’en restait qu’un.
Celui qui avait ouvert la bouche le premier.
« S-Sale enfoiré ! »
Comprenant qu’il ne pourrait pas me battre à mains nues, il attrapa une lance posée contre la baraque et la pointa vers moi.
« Si tu ne veux pas te faire tabasser deux fois plus fort, pose ça pendant que je te le demande gentiment. »
« F-Ferme-la, salaud ! »
Il me dévisagea, les yeux mêlant peur et colère.
« Tu débarques comme ça et tu te prends pour un chef ! Tu crois que j’ai vu des nobles comme toi une ou deux fois dans ma vie ?! »
Je savais grâce au jeu que les nobles avaient mauvaise réputation, mais…
« Et alors ? »
« Quoi… ? »
Pourquoi jouait-il les victimes devant moi ?
Si quelqu’un avait le droit de se plaindre d’être victime d’une injustice, c’était bien moi.
Au moins, lui avait commis un crime et s’était retrouvé ici.
Qu’est-ce que j’avais fait, moi, pour mériter ça ?
« Ah, rien que d’y repenser, ça me remet en rogne. »
« Espèce de taré… Crève ! »
L’homme poussa un cri qui aurait pu être un cri de guerre et me donna un coup de lance.
Mais…
Boum !
« Qu’est-ce que tu fabriques ? »
La lance qui semblait sur le point de me transpercer la poitrine se retrouva dans ma main avec une facilité absurde.
Je ne m’arrêtai pas là. Grâce à ma force monstrueuse, j’empoignai la hampe d’une main et soulevai dans les airs l’homme qui se trouvait à l’autre bout.
Comme il s’accrochait à la lance, il se retrouva suspendu à sa hampe.
« Euh… »
Son cerveau avait-il disjoncté devant cette vision impossible : un homme soulevé d’une seule main ?
Il affichait une expression idiote. Je le plaquai au sol, puis fis craquer mon cou.
Crac !
« Bon, maintenant, tu dois te faire tabasser, c’est ça ? »
« S-Si je baisse la tête, maintenant… »
Je souris.
« C’est trop tard. »
Un peu plus tard, des cris aigus comme ceux d’un cochon qu’on égorge retentirent dans la baraque.
Et dès mon premier jour d’affectation, je devins le cinglé qui avait tabassé ses soldats.
*****
La situation ne prit fin qu’à l’arrivée des soldats réguliers.
« Ah, je vous prie de m’excuser pour le dérangement. »
Quand je m’excusai rapidement, Pellon et les soldats réguliers secouèrent la tête, l’air légèrement écœuré.
« Hum. C’est votre unité d’une dizaine d’hommes, alors je ne dirai rien, mais faites attention la prochaine fois. »
« Oui, monsieur ! »
« … Nous allons vous laisser. »
Après le départ des soldats réguliers, il ne resta dans la baraque que les membres de mon escouade et moi.
Un silence pesant s’installa.
Le visage bleu et couvert de bleus, ils m’observaient avec prudence.
Je leur adressai un grand sourire.
« Hé. »
« O-Oui ?? »
« Qu’est-ce que vous faites ? »
« Q-Qu’est-ce que vous voulez dire… ? »
Ces salauds n’en avaient-ils pas pris assez ?
« Vous devriez encore baisser la tête. »
« …………………… »
« Qu’est-ce que vous attendez ? Vous voulez recommencer à la queue leu leu ? »
« Non ! »
Les membres de l’escouade reculèrent, terrorisés.
Moins de cinq secondes plus tard, ils s’empressèrent de mettre les mains derrière le dos et d’incliner la tête jusqu’au sol.
Voilà qui commençait à ressembler à de la discipline militaire.
Je m’approchai de l’homme qui avait sorti sa lance et s’était fait tabasser deux fois plus fort, puis lui demandai :
« Hé, toi. Comment tu t’appelles ? »
« M-Max. Je m’appelle Max. »
« Très bien, Max. J’ai pas mal de questions, alors réponds à quelques-unes. »
J’avais compris que j’avais pris possession d’un corps dans le jeu et que j’étais devenu Ubel Graum, mais je n’avais pas encore vérifié les détails importants. Il me fallait davantage d’informations.
« D’abord, en quelle année sommes-nous ? »
« Pardon ? »
« En quelle année du calendrier impérial sommes-nous ? »
Dans [Chant de l’Empire], les événements se déroulaient année après année, dans l’ordre chronologique. Les stratégies variaient donc énormément selon l’époque à laquelle on commençait la partie.
Le Nord est encore intact, alors ça doit se passer au début de l’histoire du jeu, mais…
Connaître l’année exacte était essentiel : j’en avais besoin pour décider de la suite.
« Je ne sais pas pourquoi vous posez la question, mais nous sommes au dernier mois de l’année impériale 386. »
« Quoi… ? »
L’année impériale 386 ?
Et nous étions déjà au dernier mois ?
Putain, j’espérais qu’il me resterait un peu plus de temps.
En entendant la réponse de Max, je ne pus m’empêcher de soupirer.
Car dans un an, une invasion barbare devait réduire la Frontière du Nord en un désert.
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