Chapitre 194
Chapitre 194
Maxi chancela en arrière, jusqu’à heurter un tronc rugueux. Riftan réduisit aussitôt la distance qui les séparait et lui empoigna les seins, plaquant ses lèvres contre les siennes. Sa langue, chaude et puissante, s’insinua dans sa bouche et s’y déchaîna avec voracité.
Jamais ils ne s’étaient embrassés avec une telle fougue, une telle sauvagerie. La pluie battante continuait de leur fouetter sans pitié le visage, les épaules et le dos. Les feuilles qui pendaient des branches les griffaient et s’accrochaient à leurs joues. Riftan s’écarta pour embrasser celles de Maxi, puis son menton et ses paupières.
Elle put enfin reprendre son souffle, la poitrine haletante. À chaque inspiration, ses poumons se remplissaient de l’odeur de la pluie et du parfum doux des feuilles mouillées. Riftan se pencha pour lécher les gouttes qui ruisselaient sur la pointe de ses seins, puis se mit à les sucer avidement, à grands coups de langue. C’était comme se retrouver prise au cœur d’une violente tempête. Maxi s’agrippait si fort à ses vêtements trempés qu’ils menaçaient de se déchirer.
Riftan la caressa alternativement, couvrant ses seins de baisers, puis retira sa tunique trempée par-dessus sa tête. Maxi leva vers lui un regard tremblant. Les gouttes rebondissaient sur ses larges épaules pareilles au marbre, dessinant un léger halo autour de son torse nu et musclé.
Un frisson électrique lui parcourut la peau. Maxi passa les bras autour de son cou épais, et Riftan se jeta sur ses lèvres pour l’embrasser avec avidité, avant de glisser une main entre ses jambes. Le corps entier de Maxi trembla comme si la foudre l’avait frappée lorsque ses doigts commencèrent à effleurer son intimité sensible.
Submergée par une vague de plaisir à laquelle elle ne pouvait résister, Maxi tenta de se dégager de son étreinte, tandis qu’un grondement montait de la gorge de Riftan.
« Ne bouge pas. Je ne vais plus pouvoir me retenir. » Le visage de Riftan se tordait, comme s’il endurait une douleur atroce. « Vraiment… j’ai atteint ma limite. »
Maxi frissonna en plongeant les yeux dans son regard éperdu. Il était en proie à la même pulsion désespérée qu’elle. Non, sans doute plus encore qu’elle.
Ses doigts s’enfoncèrent en elle et se mirent à la caresser doucement. Maxi plaqua ses lèvres contre ses épaules, laissant échapper des gémissements entrecoupés. Ses bras et ses jambes semblaient fondre ; ses nerfs étaient si à vif que son corps entier sursautait au moindre de ses gestes. Comme si la réaction de Maxi avait consumé le peu de patience qui lui restait, Riftan baissa son pantalon et la pénétra d’un seul coup.
Elle étouffa un gémissement en sentant son intimité étroite l’accueillir. C’était comme si un boulet de feu venait de frapper un navire. Elle se débattit sous la pression soudaine et écrasante, mais il la maintint fermement par les bras, tel un serpent qui aurait emprisonné une souris.
Maxi inspira profondément et s’agrippa à lui de toutes ses forces. Ses cuisses robustes pressaient l’intérieur des siennes, et son ventre lisse, dessiné de muscles, se collait doucement au sien, si doux. Bientôt, Riftan lui saisit la taille et s’activa à un rythme effréné. Elle montait et descendait, s’agrippant à lui pour ne pas tomber. Chaque fois qu’il s’enfonçait en elle, son corps tressaillait et ses poumons se gonflaient à en éclater. Sa vision se brouillait ; l’eau de pluie s’insinuait entre ses cils avant de couler sur ses joues. Peut-être n’était-ce pas que de la pluie : des larmes s’échappaient aussi de ses yeux, tant le plaisir était intense. Maxi secoua la tête comme si elle allait devenir folle.
« Ri-Riftan… »
Riftan la plaqua contre le tronc et s’enfonça plus profondément en elle, avec des coups plus rapides. Son corps fut poussé à bout et se convulsa, incapable de supporter ses mouvements. Maxi s’accrocha désespérément à lui. Il lui saisit la main et entrelaça fermement ses doigts aux siens. Peu après, son corps se raidit et elle sentit une chaleur tiède se répandre en elle. Maxi frissonna de plaisir tandis que l’orgasme, aigu, la secouait tout entière.
« Bon sang… »
Riftan la serra dans ses bras tandis qu’ils reprenaient leur souffle, haletants. Maxi posa la joue contre son épaule, épuisée par l’énergie qu’il lui avait arrachée. Ses cuisses tremblaient encore et ses jambes n’avaient plus aucune force. Il se retira doucement, puis l’enlaça pour apaiser ses sanglots. De sa main calleuse, il remonta son pantalon et posa sa tunique sur elle pour la couvrir.
La pluie s’était calmée et tombait désormais en un voile plus fin, caressant leur peau. Riftan la souleva et se dirigea à grands pas vers l’endroit où il avait monté leur tente. Maxi reprit enfin ses esprits et regarda autour d’elle avec inquiétude. Heureusement, les chevaliers avaient tous fini de se laver et étaient rentrés dans leurs tentes ; personne ne les avait vus.
Riftan se glissa à genoux dans la tente et l’allongea sur le lit qu’il leur avait préparé. Il semblait se moquer que la pluie ne trempe et ne ruine les couvertures. Il se pencha au-dessus d’elle et lui ôta sa tunique mouillée.
« Encore une fois… »
Maxi leva vers lui un regard vide. Ses yeux noirs brûlaient de désir. Il lui caressa les seins de la bouche, puis se plaça de nouveau entre ses cuisses. Son membre imposant la pénétra d’un seul coup, lui arrachant un faible sanglot. Même si l’orgasme s’était dissipé, son intimité restait extrêmement sensible à ses caresses, au point que des étincelles dansaient devant ses yeux.
Riftan se pencha, les coudes de part et d’autre de ses épaules, puis commença à entrer et sortir lentement. Son corps immense, dur comme la pierre, pesait sur le sien. Maxi planta les dents dans son avant-bras pour étouffer les gémissements qui menaçaient de lui échapper. Riftan frémit, comme si la douleur qu’elle lui infligeait ne faisait qu’accroître son plaisir.
« Putain… »
Il se mit bientôt à la prendre comme s’il avait enfin relâché toutes les entraves qu’il s’était imposées. Le plaisir lui embrouillait l’esprit jusqu’à le réduire à une bouillie indistincte, et semblait ne jamais devoir finir. Maxi ne parvint pas à réprimer la sensation d’être au bord d’un orgasme puissant ; elle le griffa et le martela comme une chatte furieuse.
Riftan continua de la pilonner à un rythme effréné, couvrant ses lèvres, ses joues et ses paupières de baisers comme pour l’apaiser, retardant l’instant où ils atteindraient enfin le sommet du plaisir. Puis il acheva ses mouvements d’une puissante poussée. La tête de Maxi bascula sous la force qu’il imprimait à son corps, comme si elle allait se briser.
Ses poumons se gonflèrent à en éclater et sa tête se mit à tourner, brouillée par les sensations. Maxi leva vers le plafond obscur de la tente un regard trouble, puis son corps s’affaissa et ses paupières se fermèrent lentement. Le sommeil l’envahit et bientôt, les ténèbres l’engloutirent. Elle s’endormit sous le corps de Riftan comme si elle s’était évanouie.
***
Maxi entrouvrit les yeux, éveillée par la sensation d’une serviette humide qui lui essuyait le corps. La nuit était tombée sans qu’elle s’en aperçoive. Elle tenta de se redresser en écoutant la pluie s’abattre sur la tente, puis gémit lorsque la douleur entre ses cuisses se fit sentir. Riftan la repoussa doucement contre les couvertures et lui nettoya l’intimité enflammée avec la serviette humide.
« Lève les jambes, je vais t’habiller. »
Dans l’obscurité, Maxi distingua sa silhouette et leva lentement les jambes pour le laisser lui enfiler une culotte propre. Il la redressa ensuite et lui passa une tunique propre par la tête, comme à une petite fille. Maxi rabattit la tunique jusqu’à ses genoux et s’adossa aux couvertures. Elle entendit Riftan se tourner et fouiller dans les sacs.
« La pluie n’a pas arrêté, nous n’avons pas pu cuisiner. Mange ça pour l’instant. »
Maxi prit avec précaution la nourriture qu’il lui tendait : une pomme grosse comme son poing. Allongée sur le ventre, elle la croqua sans plus se soucier des bonnes manières. Riftan émietta un morceau de pain rassis et lui glissa doucement les miettes dans la bouche, comme s’il nourrissait un oiseau.
« Nous passerons la nuit ici. Dès que la pluie cessera, nous repartirons. » Riftan s’assit à côté d’elle, une jambe tendue. Il la regarda avec hésitation, puis finit par lui demander : « Tu te sens bien ? »
Maxi remua pour vérifier si quelque chose lui faisait mal, mais enfouit aussitôt le visage dans les couvertures en gémissant. Le bas de son dos lui lançait comme si on l’avait poignardée, et son intimité sensible était douloureuse, à vif. Riftan parut désemparé et lui caressa le dos en soupirant.
« Je t’ai fait mal ? »
« N-non. Ça ne fait pas mal. C’est juste… un peu… difficile de bouger… »
Riftan jura et poussa un long grognement. « Bon sang, je me retenais depuis… Je ne voulais pas que ça arrive. Tout à coup, je n’ai plus réussi à me maîtriser… »
« Tu te retenais… depuis tout ce temps ? »
Un silence passa entre eux, comme si la question de Maxi avait surpris Riftan. Il resta immobile dans le noir, puis tendit soudain la main et lui pinça la joue.
« Comment peux-tu être aussi aveugle à la souffrance de quelqu’un ? »
Maxi ouvrit la bouche, stupéfaite qu’il l’accuse de ne pas voir ce qu’il endurait. Elle avait toujours cru être la seule à être délicate et sensible, et Riftan un homme insensible qui ne connaissait rien aux femmes. Elle le dévisagea, la joue encore toute picotante.
« Riftan… tu es bizarre ! Tu souffres depuis tout ce temps… comment veux-tu que je sache que tu te sentais comme ça ? Et puis… je n’avais pas l’air… attirante. »
Elle ne savait pas comment lui décrire son apparence honteuse sans s’embarrasser davantage. Ses cheveux partaient dans tous les sens à cause du vent, ses vêtements étaient couverts de boue et son visage ruisselait de sueur. Qui aurait cru qu’il pourrait désirer une femme dans un tel état ?
Pourtant, Riftan semblait voir les choses tout autrement. Il se frotta rudement le front de sa main calleuse et répondit :
« Ton visage rougi, tes yeux brillants, tes vêtements plaqués contre tes formes par la sueur et tes cheveux détachés… » Il gémit et fixa le plafond d’un regard absent. « C’est la campagne militaire la plus éprouvante de toute ma vie. »
« Je… je ne savais pas que tu vivais si mal… » murmura Maxi.
Elle savait bien qu’il était endurant au lit, mais l’entendre avouer qu’il avait réprimé son désir alors qu’ils étaient en pleine marche, épuisante, la bouleversa. C’était peut-être pour cela qu’il avait dormi dehors, loin de la tente, tout ce temps. Riftan soupira et remonta la couverture sur elle, tandis qu’elle le regardait sans comprendre.
« Mais j’avais quand même l’intention de tenir jusqu’au bout. Je sais que tu es déjà épuisée rien qu’à suivre l’expédition. J’aurais dû te laisser te reposer un peu plus… » Il jura à voix basse. « J’ai perdu la tête. »
« Ce n’est r-rien… Je n’ai pas détesté ça. J’ai juste été surprise… et… c’était bien… »
Maxi parla sans réfléchir, puis rougit aussitôt. Elle ne l’avait pas dit uniquement pour le réconforter : elle était ravie qu’il perde la tête à cause du désir qu’il éprouvait pour elle. Elle n’oublierait jamais le regard qu’il lui avait lancé sous la pluie.
Pour la première fois de sa vie, elle s’était sentie d’une beauté à couper le souffle, même si l’idée qu’un moment aussi exaltant ne se reproduise jamais l’effrayait. Maxi tendit la main et lui toucha le bras.
Riftan s’allongea à côté d’elle et la serra contre lui. « Ne dis pas des choses pareilles. Tu veux vraiment me faire perdre la tête ? »
Il grommela et frotta tendrement sa joue contre son épaule. Maxi gloussa en sentant son souffle chaud lui chatouiller la nuque. Elle était épuisée, mais plus comblée et exaltée que jamais. Elle se blottit contre lui et se rendormit au son de la pluie.
Note – LF : Le petit tour en tête-à-tête était particulièrement torride, hahaha. Pendant ce temps, les chevaliers devaient sûrement faire : /(>//n//<)”
Nymeria : Haha, je suis satisfaite. Lui, sexy ; elle, adorable ; et en plus, ils se parlent. Dix sur dix 😎