Chapitre 167
Chapitre 167
« … Donne-moi une autre serviette. »
La profondeur de sa voix lui parcourut l’échine et hérissa tous les poils de son corps. Maxi prit une serviette et la lui tendit, s’efforçant de garder les yeux baissés.
Riftan s’en saisit au ralenti, trempa le tissu dans une bassine et se mit à s’essuyer les jambes poisseuses. Maxi lui tourna le dos pour éviter de le regarder et tripota maladroitement l’ourlet de sa robe. Pourtant, tous ses nerfs la poussaient vers lui. Elle se lécha les lèvres sèches.
Le bout de ses doigts la démangeait, tant elle avait envie de le regarder et de le toucher de tout son cœur. Après avoir refoulé quelques instants ses fantasmes embarrassants et s’être retenue, elle se demanda ce que cela ferait de toucher son mari.
Riftan n’avait-il pas dit qu’il était naturel que les époux se désirent l’un l’autre ?
Maxi s’approcha impulsivement de lui et posa doucement les mains sur son dos lisse et ferme. Riftan se raidit au contact et la repoussa brusquement.
« … Ne fais pas ça. »
Sa voix grondante effraya Maxi, qui recula d’un pas. Persuadée qu’il la rejetait, elle sentit son visage presque virer au violet.
« P-pardon… »
Ne sachant que faire, elle baissa les yeux vers le sol. Riftan gémit faiblement, puis l’attira dans ses bras.
« Hier, tu as épuisé ton mana pour sauver un chevalier. Et si tu en fais trop et que tu t’écroules comme la dernière fois ? »
Comme pour la rassurer, il lui caressa les cheveux de sa paume mouillée. Maxi expira dans un soupir tremblant au contact de sa peau brûlante contre ses vêtements fins. Une vague d’extase la submergea. Son corps sentait le sang de poisson, le musc et les chevaux — une odeur qui ne pouvait en aucun cas être qualifiée de parfumée, mais qui, à ses yeux, était fascinante.
« Je… je vais bien. Je n’ai pas dépensé… tant de mana que ça… Je me suis assez reposée… J’ai complètement récupéré, maintenant. »
Riftan acquiesça et émit un son douloureux tout en frottant son nez contre sa poitrine. D’un ton impatient, il marmonna en jouant avec sa tresse.
« … Ça fait longtemps que je me retiens. Je ne crois pas pouvoir y aller doucement. »
Maxi pencha la tête. Avait-il déjà été doux avec elle ? Elle ne s’en souvenait pas bien. Au début, il la caressait avec précaution, lentement, mais dès qu’il s’unissait à elle, il accélérait comme un fou. Se rappelant à quel point ces moments étaient délicieusement intenses, Maxi leva vers lui un regard taquin.
« … Vous n’avez pas besoin d’y aller d-doucement… Ça va. »
Ces mots eurent raison de la maîtrise de Riftan. Il la serra contre lui et, en un instant, dévora avidement ses lèvres. Maxi enroula ses doigts dans ses cheveux noirs, mouillés et glissants. Ses lèvres avaient le goût de l’eau fraîche. Elle pressa sa langue humide contre sa bouche, l’entremêla à la sienne et l’attira plus près. Riftan gémit faiblement, enveloppant ses seins de sa main et caressant leur chair sous la soie lisse.
Aussitôt, une chaleur lancinante lui monta du ventre. Sans y penser, elle pressa davantage sa poitrine contre sa paume. Puis, au milieu de leurs souffles haletants, un soupir s’échappa des lèvres de Riftan, si proches des siennes.
« Bon sang… Tu es vraiment si belle. J’ai du mal à me retenir. »
Maxi leva vers lui un regard perplexe, comme s’il venait de lui annoncer que la lune était verte. Riftan effleura ses joues de ses lèvres, baissa le décolleté de sa robe et glissa une main à l’intérieur. Sa paume rugueuse caressa doucement sa chair tendre, faisant naître en elle une excitation grisante. Elle gémit faiblement, les lèvres tremblantes. Riftan la contempla et murmura avec extase.
« Chaque fois que je te touche, je deviens fou. Comment le corps de quelqu’un peut-il être comme ça ? Si doux, comme s’il allait fondre… Du bout de tes doigts jusqu’à tes orteils, tout est beau chez toi. »
« Je… je ne suis pas… »
Ses pensées s’égarèrent tandis qu’il tirait sur son corsage, dévoilant l’un de ses seins. Il frotta sa joue contre son mont de chair, puis caressa son sein rosé de la bouche et titilla son mamelon de sa langue chaude et humide. Elle s’agrippa désespérément à son cou, frissonnant de pur plaisir. Riftan lui empoigna les fesses et la plaqua contre son corps, tendu d’excitation. Frémissant sous son contact nu, Maxi jeta un regard inquiet vers la porte.
« Ri… Riftan… doucement… l’eau du b-bain… ils vont peut-être l’apporter… »
« Tu aurais dû y penser avant de me séduire. »
« Je ne vous ai p-pas séduit… ah… Pas du tout. Ce n’était p-pas une tentation… »
« Tu m’as supplié de te prendre dans mes bras et tu t’es emparée de moi comme si tu voulais m’avaler. Si ce n’est pas de la tentation, qu’est-ce que c’est ? »
Il dénoua les lacets de sa robe et la fit glisser jusqu’à sa taille. Le visage écarlate, Maxi baissa les yeux tandis qu’il parsemait son ventre plat de petits baisers. Ses jambes se dérobèrent, comme si ses os avaient disparu. Riftan lui descendit la robe jusqu’aux genoux, lui écarta les jambes et enfouit le visage entre elles. Elle vacilla en poussant des gémissements lascifs, puis s’effondra sur ses épaules. Ses genoux tremblaient et ses muscles ischio-jambiers frémissaient.
Il frotta doucement sa zone la plus sensible et suçota la chair tendre à l’intérieur de ses cuisses. Maxi recroquevilla les orteils et pleura comme un bébé. Tout son corps se couvrit de rougeurs, et le plaisir lui brûla complètement la raison. Elle secoua frénétiquement la tête et trembla de tout son corps, impuissante.
Il intensifia habilement son plaisir sans même enfoncer profondément ses doigts ou sa langue en elle. Alors qu’elle était sur le point d’atteindre l’orgasme, on frappa soudain à la porte.
« Maître, l’eau du bain est prête. »
Riftan releva la tête. Quand il tenta de se redresser, Maxi le retint et lui donna une tape : il ne pouvait pas s’arrêter en la laissant dans cet état. Encore un peu, et il l’aurait délivrée de cette tension, mais il interrompit impitoyablement ses caresses et la poussa sur le lit.
« Tiens bon encore un peu, d’accord ? »
« N-non. »
« Ça fait longtemps. Je ne veux pas me dépêcher juste pour aller jusqu’au bout. »
Comme pour la réconforter, il lui tapota doucement le ventre et effleura sa tempe de ses lèvres. Maxi leva vers lui les yeux humides, tremblant pitoyablement comme un faon nouveau-né. Riftan la contempla, retint son souffle, puis l’embrassa avec fougue. Ensuite, comme s’il peinait à trouver la volonté de s’arrêter, il la couvrit d’une couverture et enfila rapidement une chemise de nuit.
« Dépêchez-vous. »
À peine eut-il ouvert la porte que les domestiques entrèrent avec une baignoire fumante. Maxi se cacha sous les draps, les paumes pressées contre ses seins brûlants. Le temps lui parut interminable tandis que les servantes réglaient la température de l’eau, déposaient de l’eau supplémentaire près de la cheminée et disposaient vêtements, savon et serviettes sur le meuble. Riftan leur cria lui aussi de se dépêcher, avec autant d’impatience qu’elle.
« C’est bon, dépêchez-vous de sortir. »
« P-pardonnez-nous. »
Les domestiques quittèrent la pièce, l’air déconcerté, leurs bassines vides à la main. Dès qu’elle entendit la porte se refermer, Maxi se précipita vers Riftan. Il l’attrapa et l’attira contre lui, l’installant entre ses genoux. Maxi releva sa chemise de nuit et enroula les jambes autour de sa taille nue. Une chair dure s’enfonça sans peine en elle, la remplissant à ras bord.
« Ah… »
Un frisson lui parcourut l’échine. Elle le regarda, les yeux embrumés, grisée par la chaleur. Le visage de cet homme, submergé par la passion, avait quelque chose d’effroyablement féroce et de fragile à la fois. Il la serra contre lui et trembla comme un homme ayant enduré une terrible souffrance. Mais Maxi ne pouvait plus attendre. Elle remua le bassin et se frotta contre lui. Riftan haleta, inspira bruyamment et lui saisit fermement les hanches à deux mains, les sourcils profondément froncés.
« A-attends ! Attends une seconde ! Maxi… »
« R-Riftan… »
« Si tu ne patientes pas… » Pour tenter de la calmer, il lui caressa le dos glissant de ses paumes. « Je veux être aussi doux que possible. Si… si tu te blesses… »
Maxi le fixa, irritée. Elle en avait assez de l’entendre répéter ça. Elle lui mordit les lèvres et se pressa contre lui avec ardeur. Le corps de Riftan se raidit. Bientôt, il l’allongea sur le lit, la pénétrant profondément par-dessous. Elle sanglota en s’agrippant à lui comme un serpent, tandis que son désir brûlant submergeait rapidement sa chaleur. Il lui renversa la tête et lui suçota la poitrine en s’activant vigoureusement.
Maxi avait l’impression de chevaucher un étalon lancé au galop, et elle ne parvenait pas à tenir le rythme. Incapable de suivre sa cadence, elle fut prise de convulsions dans les cuisses, tandis que l’entrejambe lui brûlait comme le feu. Elle perdit tout contrôle de son corps, se tordant et pleurant. Au moment où elle croyait que tout allait s’achever, il la poussait vers des sommets de plaisir encore plus hauts. Incapable de supporter l’intense jouissance qui la submergeait, elle tenta instinctivement de se dégager de ses bras. Riftan lui mordit alors le lobe de l’oreille et gémit férocement.
« Non. C’est toi qui m’as poussé jusque-là. Tu vas tenir jusqu’au bout. »
« A-attends… Attends… Je n’y arrive pas. »
« Si. »
Il haletait entre ses dents et bougeait comme un fou. Un instant, les yeux de Maxi se révulsèrent et tout son corps se cambra comme un arc tendu. Elle cria et son corps fut secoué de spasmes. Le dos de Riftan se raidit à son tour, et il frissonna de plaisir. Ils s’étreignirent comme s’ils ne faisaient plus qu’un et attendirent que l’orgasme parfait retombe. Puis il murmura d’une voix à demi égarée.
« Oh, dieux du ciel… Je ne sais même plus où je suis… »
Maxi releva vers lui son visage en sueur, l’air inquiet. « C’était… mauvais ? »
« Il n’y a aucune chance que ça ait été mauvais. J’irais affronter un autre dragon pour revivre ce que je viens de vivre. »
Il sourit et l’embrassa doucement sur l’épaule. Maxi l’enlaça pour le rassurer et pressa son visage contre sa nuque. Riftan se redressa et rit comme si elle le chatouillait.
« On ne peut pas gaspiller l’eau du bain qu’ils ont préparée. »
Il se dirigea alors vers la baignoire et s’y plongea. Maxi soupira en sentant l’eau tiède contre sa peau brûlante. Il puisa de l’eau et la lui versa sur le cou et les épaules, puis lui embrassa doucement la peau mouillée.
« Ta peau est toujours si douce et moelleuse. C’est agréable au toucher. »
« J’ai beaucoup de t-taches de rousseur… Je ne veux pas que vous les voyiez… »
« On dirait que tu es saupoudrée de sucre. C’est appétissant. » Pour lui prouver qu’il le pensait, Riftan lécha les légères taches de rousseur brunes sur son épaule. Maxi sentit sa gorge se serrer et rougit. Il gloussa et l’embrassa aussi sur les joues. « J’aime quand tu rougis aussi vite, comme une pêche. »
Maxi leva les yeux au ciel. À l’entendre, elle se demanda vraiment si elle pouvait avoir l’air jolie. Les goûts de Riftan devaient s’écarter de ce que l’on tenait généralement pour beau.
« Tu as mal quelque part ? »
« N-non. Comme je l’ai dit, je vais bien. »
Il l’examina attentivement en écartant les cheveux de son visage. Maxi soupira en le voyant continuer à s’inquiéter.
« V-vraiment, ce n’est rien. À l’époque… j’ai soigné beaucoup de blessés graves… C’est p-pour ça que j’ai épuisé mon mana et que je me suis évanouie. Si je ne fais pas autant qu’à l’époque… ça ira. »
Riftan lui lança un regard pensif tandis qu’elle parlait. « Ruth m’a dit que tu avais si bien travaillé qu’il n’avait plus rien à faire. Le jeune chevalier m’a dit qu’il avait eu beaucoup de chance et m’a demandé de te remercier. »
C’était la première fois que Riftan reconnaissait ses talents magiques. Maxi leva vers lui les yeux brillants, le cœur empli de joie.
« Je suis contente… d’avoir pu a-aider. »
« … Oui, tu nous as beaucoup aidés. »
Il répondit avec douceur, mais son expression était complexe. L’ambiguïté de son visage dissipa aussitôt la joie de Maxi. Pouvait-elle lui dire qu’elle étudiait de nouveau la magie avec Ruth ? Maxi observa son visage et pinça fermement les lèvres. Cela ne servait à rien d’aborder le sujet, et elle ne voulait pas briser cette intimité pour le moment.
À vrai dire, il ne lui avait pas expressément interdit d’étudier la magie. Tant qu’elle ne faisait rien d’imprudent, cela devait aller. Maxi se justifia ainsi et mit de côté son malaise. Pour l’instant, elle voulait simplement profiter pleinement de ce doux moment.
Note – Nymeria : Juste parfait. Les deux époux se désirent sans la moindre gêne et sont à l’aise ensemble ; Maxi exprime enfin son désir pour son mari, et Riftan reconnaît ses mérites en magie curative. Ça me réjouit tellement.
Annonce : À partir de maintenant, nous utiliserons aussi la traduction espagnole de Sakura-chan comme texte de référence, en plus de l’original coréen, afin d’accélérer le processus de traduction. Nous lui sommes reconnaissants de nous autoriser à utiliser son travail ! 🙂