Chapitre 1 288
Cale le sentit.
Nous avons gagné.
L’Eau Dévoreuse de Ciel était temporairement devenue quatre fois plus puissante.
Elle s’abattit sur la mer et l’engloutit tout entière.
KWAAAAAA—
Les nuages de pluie s’amenuisaient.
Les nuages sombres s’effaçant, le ciel, à l’approche de l’aube, révéla la teinte bleutée entre la nuit et le matin.
— On la brise ?
demanda l’Eau Dévoreuse de Ciel.
Cale força sur ses bras tremblants et cria :
« Brisons-la ! »
Raon tressaillit et regarda Cale, mais celui-ci ne voyait que les deux énormes masses d’eau emmêlées.
— Ahahahaha !
L’Eau Dévoreuse de Ciel éclata d’un rire rafraîchissant.
— Bien ! Brisons-la !
À ces mots, Cale sentit une vibration colossale.
Après que le rideau blanc eut pris une teinte grise, il se mit à saisir la mer pour l’engloutir.
La mer noire fut dévorée par le gris et perdit sa couleur.
SHWAAAA—
Le tourbillon s’était élancé vers le ciel, tel deux serpents entortillés l’un autour de l’autre.
L’eau, désormais grise dans sa majeure partie, leva bientôt la tête vers les cieux.
« Vas-y. »
Au moment où la voix indifférente de Cale parvint à l’eau grise…
— Hahahaha !
Se sentant plus forte que jamais, l’Eau Dévoreuse de Ciel s’élança vers le ciel.
Pouvaient-ils briser la mer ?
Pouvait-on briser l’eau ?
La question n’avait aucun sens.
Ni Cale ni l’Eau Dévoreuse de Ciel ne voulaient fracasser l’eau et l’effacer.
Tout ce qu’ils voulaient, c’était éliminer la mer qui cherchait à les tuer, celle qui tentait de tout emporter.
KWAAA—
L’immense tourbillon gris, qui enserrait la mer de tout son corps et la déchirait tandis qu’elle luttait désespérément pour ne pas être dévorée, la teignant de sa propre couleur…
BOUM !
Il prit appui une seule fois sur le sol et s’élança vers le ciel.
« Ah… »
« Ah, aaah… »
Les démons qui fuyaient furent incapables de penser en voyant cette scène.
Le rideau blanc avait arrêté la mer qui tentait d’engloutir leur foyer.
Puis la puissance du site antique du dieu démoniaque avait rempli ce rideau, le teintant de gris tandis qu’il happait la mer et s’élançait dans le ciel.
« Le ciel… il a été transpercé… »
L’eau grise s’éleva très haut, si haut dans le ciel qu’elle perça les derniers nuages sombres encore présents.
On aurait dit qu’une flèche gigantesque avait transpercé les cieux de part en part.
KWAAAAAAANG— !
Un rugissement retentit.
Mais il ne leur fit pas mal aux oreilles. Il n’avait rien à voir avec les rugissements qui leur avaient tendu le cœur toute la nuit.
Très loin.
Très haut au-dessus d’eux.
C’était un son venu de quelque part au-delà d’eux.
Un rugissement qui leur donnait l’impression qu’une chose immense et gigantesque venait de le produire.
Et tous virent clairement ce qui l’avait provoqué.
Le tourbillon gris explosa dans le ciel.
« Ah… »
« D-Dieux… »
Au moment où les derniers nuages sombres furent transpercés, ils se dispersèrent.
Le ciel bleuté leur apprit que la nuit n’était pas encore terminée, mais la lune et les étoiles pâlissaient déjà, annonçant l’arrivée du matin.
Goutte.
Ploc.
Le rugissement s’évanouit.
La mer disparut.
Même le tourbillon gris qui les avait protégés et avait brisé la mer s’évanouit.
Goutte. Goutte.
Les démons sentirent des gouttes d’eau tambouriner sur leurs joues.
Ils tendirent les mains.
« … Grise… »
Des gouttes d’eau grises tombaient du ciel.
« C’est froid. »
Au contact de la goutte glacée sur sa joue, le démon se sentit vivant.
Et il comprit clairement que cette scène n’était pas un rêve, mais la réalité.
Goutte. Goutte.
Le tourbillon gris n’avait pas disparu.
Il avait plutôt disloqué son immense corps, s’était scindé en minuscules fragments et était retombé au sol.
Goutte. Goutte.
Ceux qui fuyaient dans la panique.
Ceux qui se tenaient sur les remparts de la ville, prêts à affronter l’instant ultime.
Ceux qui s’étaient avancés pour protéger le site antique levèrent tous la tête vers le ciel.
Goutte. Goutte-goutte.
À cette heure où les ténèbres s’effaçaient et où l’aube arrivait.
Depuis le ciel indigo limpide, sans le moindre nuage de pluie…
SHWAAAAAA—
Une pluie grise tomba.
Elle ne redoubla pas de violence.
Elle ne chercha pas à tout emporter.
Elle ne tombait pas assez fort pour franchir leurs maisons et les remparts qui les avaient protégés.
Le vent ne soufflait pas.
Elle descendait simplement, en silence.
Et doucement.
Mais avec une froideur saisissante, bien réelle.
Elle s’abattit sur les démons et leur foyer.
Et les trempa.
« Snif… »
Une mère qui avait purifié son enfant malade du gris et s’était enfuie en le portant, alors qu’il n’avait pas encore repris pleinement conscience, s’abandonna à cette pluie grise et fondit en larmes.
« … »
Un vieux démon, contraint d’abandonner son foyer et de fuir dans la panique après qu’une crise soudaine eut éclaté en ville, sans rien comprendre à ce qui se passait, s’effondra sur place.
La boue maculait son pantalon et son corps se trempait, mais il leva les deux mains bien haut.
Flop.
Son bagage lui glissa des mains, mais il n’y prêta aucune attention.
Les deux mains tendues vers le ciel, il ferma les yeux.
« … »
Il accueillit la pluie de toutes ses forces, laissant cette pluie grise tomber sur lui — elle ne le piquait pas, elle était au contraire douce et légère — jusqu’à le tremper entièrement.
« … Haa… »
Dans un profond soupir, un soldat de l’armée du Roi des démons s’affaissa contre le parapet des remparts.
En temps normal, il n’aurait jamais fait une chose pareille, mais face à cette immense mer, face à la mort elle-même, il avait tenu bon, son bouclier à la main.
Il avait vraiment cru qu’il allait mourir.
Mais il ne pouvait pas fuir.
Car s’il fuyait, quelqu’un d’autre mourrait.
Flop.
Au bruit d’une autre personne qui s’effondrait, il tourna la tête.
C’était un soldat territorial.
La veille encore, ils s’étaient méfiés l’un de l’autre et s’étaient montré les crocs. Le soldat de l’armée du Roi des démons se demanda soudain à quel point tout cela avait été vain.
« … »
« … »
Le soldat territorial et celui de l’armée du Roi des démons se regardèrent en silence, mais leurs yeux disaient : « J’ai survécu. Toi aussi. »
Oui.
Nous avons survécu.
Enfin conscients d’être en vie, les soldats tournèrent lentement la tête.
C’était un geste naturel.
« … ! »
« ! »
Puis ils se redressèrent d’un bond.
Leurs regards venaient de se poser sur lui.
Cale Henituse se tenait là.
Il avait purifié la maladie grise.
Il avait fait disparaître la mer soulevée par le troisième empereur ennemi.
Le site antique du dieu démoniaque lui-même avait aussi réagi au cours du processus.
Celui qui avait accompli tout cela…
« N-Non ! »
« Oh, non… ! »
était en train de s’effondrer lentement.
Son corps bascula en avant.
Le parapet des remparts.
L’endroit où il s’était tenu au plus près de la mer pour lui faire face.
Le corps de l’homme qui se trouvait là pencha vers l’avant.
Il tombe !
En contrebas des remparts.
L’humain qui nous a sauvés s’effondre.
Au moment où cette réalisation remplit d’horreur le visage de ceux qui l’avaient compris…
« Cale. »
Choi Han rattrapa Cale à toute vitesse.
Les démons furent soulagés de voir le chevalier de Cale le sauver, mais une autre scène s’imposa bientôt à leurs yeux.
« Urgh ! »
Le corps de Cale fut secoué.
« Guh… ! »
Sa tête bascula vers le haut.
« Kh ! »
Et du sang jaillit de sa bouche ouverte, projeté vers le ciel.
Trois fois.
Le sang jaillit de sa bouche comme des feux d’artifice, à trois reprises.
Et il était noir de jais.
« … ! »
« !! »
SHWAAA—
La pluie grise continuait de tomber doucement.
Mais celui qui avait provoqué cette scène vomit violemment du sang à trois reprises, comme s’il allait mourir d’un instant à l’autre, puis trembla et continua à cracher de petites giclées de sang.
« Tousse, tousse, ngh, tousse… »
Ses compagnons, comme s’ils en avaient l’habitude, l’allongèrent au sol, lui essuyèrent le contour de la bouche avec une serviette et lui frictionnèrent le corps.
Puis ils se préparèrent à l’emporter.
« … »
Le Stratège Ed resta sans voix.
Il ne put que regarder la scène.
Cale crachait tant de sang que même le Stratège Ed, posté sur les remparts de Midi, le distinguait nettement depuis ceux de Mika.
« Pourquoi aller aussi loin… »
La voix d’un subordonné lui parvint soudain.
Exactement.
Pourquoi cet homme était-il allé si loin ?
Personne ne répondit à cette question.
« ! »
Car Cale Henituse venait enfin de s’effondrer.
Tous le virent perdre connaissance tandis qu’on l’allongeait au sol.
« Humain ! »
Cale, dont l’esprit s’embrumait et dont les yeux se fermaient, vit Raon voler vers lui.
« M-Mer… »
Bon sang.
Cale avait utilisé l’Eau Dévoreuse de Ciel plus que jamais auparavant.
« Tousse… ! »
Le sang continuait de couler.
— Héhé.
L’Eau Dévoreuse de Ciel devait être ravie, car elle n’arrêtait pas de rire.
— Je me sens tellement légère à l’intérieur.
La prêtresse gloutonne semblait heureuse, elle aussi.
— Quelles personnes terrifiantes… !
Seule la Vitalité du Cœur, le vieil homme pleurnichard, geignait et laissait éclater son ressentiment.
« Tousse, tousse… ! »
« Humain ! Quand tu te réveilleras après t’être évanoui, je te donnerai de la tarte aux pommes ! »
Aux paroles de Raon, dont les joues potelées tremblaient, Cale eut un faible rire et laissa son corps se détendre.
Il était temps de s’évanouir.
Mais il lui restait une chose à vérifier.
« Oui, Cale. »
Choi Han réagit en voyant le regard de Cale, qui entrouvrit lentement la bouche.
« Le tr-troisième empereur ? »
Sur ces derniers mots…
Flop.
Le corps de Cale devint complètement inerte et il s’évanouit.
« … »
Le Général Mol resta sans voix devant Cale, qui avait pensé à tout le monde jusqu’au bout plutôt qu’à son propre corps.
Wooooong, wooong…
Il comprit qu’il ne pouvait plus ignorer la relique divine du Dieu du Sacrifice qui vibrait.
Puis, suivant les dernières paroles laissées par Cale Henituse, il tourna le regard.
« … Ah… »
Là, le troisième empereur gisait, le corps enfoncé dans la terre boueuse, tandis que le pied du Roi des démons lui écrasait le dos.
« Ah, aaah… »
Le troisième empereur fixait le ciel d’un air absent.
SHWAAAA—
Il semblait hébété, trempé par la pluie grise.
« M-Ma mer… a perdu ? »
La mer qui m’arrache tout a perdu ?
Et puis, surtout, quelle était cette puissance ?
L’eau qui était devenue grise.
La puissance contenue dans cette eau.
Le troisième empereur n’avait jamais rien vécu de tel.
Même après n’avoir affronté qu’une infime parcelle de cette puissance, il en eut la chair de poule.
Oui.
Au point d’en oublier la douleur de son corps…
« Guh ! »
Mais sa souffrance ne faisait que commencer.
« Ngh ! »
Le Roi des démons saisit le troisième empereur par la tête.
Ses vêtements étaient propres, sans la moindre tache de boue.
À l’inverse, les bras et les jambes du troisième empereur étaient brisés. L’intérieur de sa bouche était si déchiré qu’il lui était difficile de prononcer le moindre mot.
Ce monstre…
Le Roi des démons n’était pas un dieu.
Ce n’était qu’un monstre.
Un salaud doté d’une puissance terrifiante.
Un être qui rejetait tout…
« ! »
Les yeux du troisième empereur s’écarquillèrent.
Son visage, soulevé par la main du Roi des démons.
L’apparence du Roi des démons se reflétait dans ses yeux.
SHWAAAA—
La pluie grise trempait le Roi des démons.
Sa mer n’avait jamais réussi à l’atteindre.
Et pourtant, la pluie créée par un simple humain trempait le Roi des démons.
Il avait perdu.
Ce fut la seule pensée qui lui vint.
Ma mer a perdu.
Pour le troisième empereur, qui tirait tant de fierté de la mer qu’il se faisait appeler Roi des dragons, ce fait sema une peur profonde dans son regard.
Ce n’était pas le Roi des démons, qui risquait de le tuer, qu’il craignait.
C’était la pluie grise qui trempait lentement le Roi des démons.
Cette seule goutte d’eau lui faisait peur.
« Pourquoi trembles-tu ? »
Le Roi des démons sourit largement et relâcha la tête du troisième empereur.
Puis il le saisit à la gorge.
« — ! »
Le troisième empereur s’évanouit bientôt. Le Roi des démons donna un ordre au commandant de la garde royale qui approchait.
« Enchaînez-le avec la relique sacrée du château du Roi des démons. »
Des entraves dont on disait que même un dieu ne pouvait s’échapper une fois qu’on l’en avait affublé.
Après avoir ordonné l’utilisation de cet objet, le Roi des démons regarda en silence le commandant de la garde royale enchaîner le troisième empereur, puis tendit la main.
Goutte. Goutte.
Des gouttes de pluie reposaient dans sa paume.
« … C’est froid. »
Il en sentait la température.
Et les gouttes de pluie imbibaient ses vêtements.
« Ha, hahaha… »
Il éclata de rire.
Mon cœur s’est ému.
Parce qu’il avait rencontré quelqu’un d’intéressant.
À cause d’un fragment de souvenir que cette personne lui avait montré.
Et…
« C’est stupéfiant. »
À cause de la puissance merveilleuse qu’il avait déployée.
Pour la première fois depuis longtemps, le cœur du Roi des démons s’était ému.
C’était une émotion proche de la curiosité envers un autre être.
« Amusant. Très amusant. »
Le Roi des démons s’éloigna, laissant la pluie grise tremper son corps.
La sensation de la pluie sur sa peau, après tout ce temps, était plutôt agréable.
Le dieu démoniaque a réagi, c’est ça…
Contrairement à ses paroles sur l’amusement, son expression se vida peu à peu.
À la place, une sombre lueur monta dans ses yeux.
Dieu démoniaque.
Ce qui emplit son regard lorsqu’il se remémora ces mots ne fut ni de l’émerveillement ni de la joie, mais quelque chose qui s’apparentait à de la haine.
Cale Henituse était emporté, inconscient, loin des remparts de la ville.
Dans les yeux du Roi des démons, qui le suivait du regard, la curiosité se mêlait à une froideur inquiétante.
*****
« Mm. »
Alors que Cale reprenait lentement conscience, il comprit qu’il était temps d’ouvrir les yeux.
Est-ce que je vais voir le Dieu de la Mort ?
Comme chaque fois qu’il s’évanouissait ainsi, il finissait par rencontrer le Dieu de la Mort ou d’autres divinités du même genre, Cale ouvrit les yeux sans trop y réfléchir.
Avec une expression profondément irritée.
Car le Dieu de la Mort ne répondait jamais à ses tentatives pour le contacter.
« ! »
Et Cale, une fois les yeux ouverts, sursauta.
« Humain ! »
Raon lui fourra son visage sous le nez, les yeux gonflés.
On et Hong se tenaient aussi à ses côtés.
Hein ?
Je ne rencontre pas le Dieu de la Mort ?
… Pourquoi ce salaud ne se montre-t-il plus ces derniers temps ?
Le Dieu de la Mort n’était certes pas une présence agréable, mais ne pas le voir mettait tout de même Cale mal à l’aise. Raon lui tendit une tarte aux pommes et dit :
« Ça fait quatorze jours ! »
Hein ?
Un instant, Cale crut avoir mal entendu.
En voyant les yeux gonflés des créatures qui avaient l’air d’avoir dix ans en moyenne, il comprit tardivement que quelque chose s’était passé.
Ce n’est pas possible…
Quatorze jours, ça voulait dire…
« Humain, tu ne t’es pas réveillé pendant quatorze jours ! »
Mm.
Je me suis évanoui pendant deux semaines ?
Aussi longtemps ?
« … Euh, mm, hum ! »
Sa gorge était encombrée et il n’arrivait pas à parler correctement.
Goutte à goutte…
Ron, son majordome, s’approcha et versa de l’eau chaude dans une tasse en parlant.
« Pour être précis, jeune maître, vous vous êtes réveillé après quatorze jours, deux heures et trente et une minutes. »
Merde.
C’était mauvais.
Avant qu’il s’en rende compte, les mots lui échappèrent :
« Il reste encore beaucoup de villes que nous n’avons pas purifiées, non ? »
Parmi les villes qui portaient des graines de corruption du chaos, il n’en avait purifié que trois.
Il en restait beaucoup trop.
Et pourtant, deux semaines avaient passé ?
Alors que les pupilles de Cale tremblaient…
Une voix douce lui parvint.
« Cale. Ne vous inquiétez pas. »
Clopeh Sekka parla avec un doux sourire.
« La tournée du Monde des Démons pour le rituel de la pluie grise est prête. Dès que vous le souhaiterez, il vous suffira de donner votre accord et je collaborerai avec le château du Roi des démons pour lancer immédiatement la tournée sur tout le continent du Monde des Démons. »
Une tournée du Monde des Démons ?
« Tous les démons du Monde des Démons n’attendent que votre rétablissement, Cale. Pour l’instant, reposez-vous l’esprit tranquille. »
… Pourquoi tous les démons du Monde des Démons attendent-ils mon rétablissement ?
Non, pourquoi tous ces démons me connaissent-ils ?
Les pupilles de Cale tremblèrent.
Tap. Tap.
En voyant Cale, tout décontenancé, Ron remonta la couverture pour l’en recouvrir, puis la tapota gentiment en disant :
« Reposez-vous pour l’instant, jeune maître. »
Non, je ne crois pas que ce soit le moment de me reposer…
Les pupilles de Cale tremblèrent, mais…
Miam, miam.
Pour l’instant, il mangea la tarte aux pommes que lui avaient tendue les créatures qui avaient l’air d’avoir dix ans en moyenne.
« Héhé. »
Cependant, au rire de Clopeh Sekka, le corps de Cale tressaillit sous la couverture.
Quelque chose avait mal tourné.
Dès qu’il avait ouvert les yeux, un frisson avait parcouru tout son corps.