Chapitre 1 256
Choi Han et le chevalier sacré se faisaient face.
Mais leur face-à-face prit fin presque aussitôt.
BOUM !
Le chevalier sacré battit en retraite, puis fendit l’ouverture d’un coup d’épée…
et Choi Han dut lui aussi reculer.
« … »
Le chevalier sacré baissa les yeux vers sa main.
Voilà bien longtemps que sa paume ne l’avait pas picoté ainsi.
On dirait qu’il n’a pas encore pleinement saisi son individualité.
Jusqu’ici, elle n’avait été qu’une graine en train d’apparaître.
À présent, cette graine remuait, sur le point d’éclore.
Autrement dit, rien n’avait encore fleuri.
Et malgré tout…
Une telle puissance ?
Le chevalier sacré le plus haut gradé ne parvenait pas à deviner ce que deviendrait cette puissance, mêlant désespoir et espoir, ces deux sentiments contradictoires, ni quelle forme prendrait cette individualité.
Intéressant.
Une individualité qui cherchait à naître non pas du désespoir et de l’espoir qu’il avait connus, mais de tout autre chose.
Et qui avait nécessité une si longue maturation.
Qu’elle atteigne ou non le grade Cinq-Couleurs, il avait le pressentiment que quelque chose de spécial pourrait en émerger.
Woooooo—
Le visage du chevalier sacré le plus haut gradé se durcit, tandis que la fumée grise qui s’élevait de son épée s’épaississait encore.
Impossible de deviner quelle forme prenait cette fumée.
C’était là, précisément, l’identité de ce chevalier sacré.
« Viens. »
À ces mots du chevalier sacré le plus haut gradé, Choi Han se rua de nouveau sur lui, porteur de cette force infime.
Son attitude ne trahissait pas la moindre peur de mourir.
Il n’y avait que l’ennemi.
Ses yeux ne voyaient que lui.
Je suis encore loin du compte.
Même au cœur de l’affrontement, l’esprit de Choi Han continuait de s’éclaircir.
Je ne peux pas le battre.
Avec sa force actuelle, vaincre ce chevalier sacré serait difficile.
Alors, il tiendrait aussi longtemps que possible.
Et c’est une occasion à saisir.
Choi Han sentait qu’en continuant à combattre ce chevalier sacré, il pourrait mieux comprendre sa propre individualité.
Une chance de devenir plus fort.
Mais n’y pense pas.
À présent, Choi Han savait ce qui comptait vraiment.
C’est pourquoi il ouvrit la bouche.
« Recule ! »
Il s’adressait à Clopeh, qui essayait de le soutenir.
S’il continuait à se battre, cet homme serait grièvement blessé.
Non… il risquait de mourir sous les coups du chevalier sacré le plus haut gradé.
Choi Han refusait de laisser cela arriver.
Oui.
Il refusait désormais de voir qui que ce soit se faire blesser.
Woooooo—
La force noire trembla et se mit à pousser un cri.
Pendant un instant, on aurait dit le rugissement d’une bête féroce…
ou quelque chose de plus grand encore : le cri d’un dragon.
BOOOUM !
Choi Han et le chevalier sacré s’entrechoquèrent de nouveau.
Et Choi Han cria :
« Espèce d’enfoiré ! »
La fureur lui monta au visage.
Le chevalier sacré le plus haut gradé eut un sourire en coin.
« Tu ne dois pas oublier ton rôle. »
Il bloqua l’épée de Choi Han à deux mains.
Ses mains, enveloppées de fumée grise, arrêtèrent la lame.
Et les deux épées…
« Clopeh ! Humain ! »
…fondirent sur Clopeh et Cale.
« Si tu arraches à la graine la terre qui lui permet d’éclore, elle finira par s’effondrer. »
Si Choi Han continuait à se battre contre lui, il deviendrait plus fort.
Alors, pour l’en empêcher, le moyen le plus simple et le plus efficace consistait à briser son cœur.
« ! »
Pendant un instant, Choi Han resta sans voix.
Une épée fonçait sur Clopeh.
L’autre sur Cale.
Le désespoir traversa son visage. Il s’était élancé trop tard pour les rattraper, mais…
« Je suis là ! »
Raon apparut.
Lors de la bataille sur le territoire des Henituse, c’était toujours Raon qui les avait fermement soutenus, depuis l’arrière ou à leurs côtés.
Woooo—
Deux boucliers noirs apparurent devant Clopeh et Cale.
BOOOUM !
Les épées grises s’abattirent sur eux.
Les boucliers de Raon commencèrent à se briser.
Mais Raon s’empressa d’en dresser d’autres par-dessus.
Même s’ils se brisaient, il lui suffisait d’en créer de nouveaux et de tenir bon.
Peu importait que les boucliers volent en éclats, tant que la personne à l’intérieur n’était pas blessée.
Le jeune dragon le savait.
« Ah ! »
Mais les yeux de Raon s’écarquillèrent de stupeur.
Il y avait quelque chose qu’il n’avait pas remarqué.
« Merde ! »
Choi Han non plus.
« Cale-nim ! »
Il appela Cale sans même s’en rendre compte.
Et Cale, qui se tenait là, l’air absent, tourna alors la tête.
Une seule épée.
On aurait dit qu’elle fonçait sur Cale.
Mais ce n’était pas le cas.
« C’est rusé. »
Au moment où Cale prononça ces mots…
CRAAAC !
…un grondement assourdissant retentit.
Et le bouclier, toujours recouvert de gris, apparut.
Il résista à l’épée.
« Ugh… ah, ngh… »
Le bouclier avait protégé le Pape.
Cette épée visait à le tuer.
« Qu’est-ce que tu es ? »
À la question de Choi Han, le chevalier sacré le plus haut gradé répondit avec un sourire :
« Je ne te l’ai pas dit ? Je suis venu sauver le Pape. »
Il écarta les bras, rappela ses épées, puis se mit à avancer vers Cale et Choi Han.
BOUM !
Cette fois, c’était différent.
De la fumée grise s’éleva autour de lui et enveloppa son corps.
Un être qui avait commencé à vivre avec le chaos.
Le plus puissant de l’Ordre, capable de rivaliser avec un Vagabond de grade Cinq-Couleurs.
En souriant, il déclara :
« La mort elle-même est un salut. Quitter cet endroit pour rejoindre le monde du chaos. »
Le chevalier sacré le plus haut gradé.
Ce salaud était un fanatique dont la foi dans le Dieu du Chaos dépassait même celle de Clopeh.
« … Bon sang… »
Le visage de Choi Han se crispa.
« Ce chevalier sacré est bizarre ! Personne ne touche à notre humain ni à notre famille ! »
Raon lança ces mots, résolu à se battre.
À cet instant…
Renifle, renifle.
Cale, lui seul, se mit à se comporter étrangement.
Depuis un moment, il fixait quelque chose sur le côté.
Renifle, renifle ! Il n’a même pas de poche intérieure !
Le Son du Vent cherchait la relique divine.
Il fouillait à la recherche du Chaos porté par le vent, mais peinait étonnamment à le trouver.
Si je le trouve, on pourra sortir d’ici !
Il avait suffisamment rossé le Pape.
Et Choi Jung Soo comme Sui Khan étaient en mauvais état.
Il fallait s’occuper du chevalier sacré de haut rang qui avait réduit le chef d’équipe à cet état, puis sortir d’ici.
Pas besoin de combattre le chevalier sacré le plus haut gradé.
C’est pourquoi il avait essayé de trouver la relique divine en premier, mais…
Renifle, renifle.
Elle restait introuvable.
Renifle, renifle. Il est forcément là.
Il avait dit que le Pape la possédait.
Pourtant, il ne parvenait pas à la voir, et cela devenait problématique.
Alors…
Renifle, renifle… Oh.
Le Son du Vent laissa échapper une petite exclamation.
Il était surpris.
J’ai trouvé où se trouve le Chaos porté par le vent.
C’est alors que l’épée du chevalier sacré le plus haut gradé fusa vers le Pape.
Et le bouclier se déploya pour la bloquer.
Cale venait de trouver la réponse.
Il baissa les yeux vers le Pape, qui tremblait toujours au milieu des éclairs rouge doré.
La relique divine a réagi à l’instant.
Le Son du Vent le lui indiqua.
Elle est dans le cœur du Pape.
Il ne voulait pas dire qu’elle se trouvait dans une poche intérieure, près de son cœur.
La relique divine était dans son cœur.
Le Son du Vent lui avait révélé son emplacement exact.
En voyant le Pape trembler de douleur et le fanatisme du chevalier sacré le plus haut gradé, Cale parvint à une conclusion.
« Hé. »
Il murmura à l’intention du Pape grelottant :
« Le Chaos porté par le vent. Il n’y a pas qu’une seule façon d’activer cette relique divine, pas vrai ? »
Le Pape tourna les yeux vers Cale.
D’une voix basse, celui-ci poursuivit :
« L’une d’elles consiste à te transpercer le cœur, pas vrai ? Non… elle s’active quand tu meurs ? »
Au moment où il prononça ces mots, Cale surprit l’émotion qui traversa le visage du Pape : une infime lueur.
« Tu es surpris ? »
Le Pape avait sursauté.
Comme si Cale avait vu juste.
Au milieu de sa douleur, une émotion qu’il ne pouvait dissimuler avait filtré, quelque chose qu’il n’avait pas eu le temps de cacher. En la voyant, Cale poussa un soupir.
Si elle est dans son cœur, comment je suis censé la récupérer ?
Il commençait à avoir mal à la tête.
Et lorsqu’il comprit un autre fait, ses pensées s’embrouillèrent davantage.
Si le cœur du Pape était transpercé — s’il mourait —, une maladie grise se répandrait dans le Monde des Démons.
Quelle galère…
Cale poursuivait cette pensée quand il se figea.
« … ! »
Son regard se tourna brusquement vers la fenêtre.
Dehors.
Au-delà des murs du Château de Moraka qu’il apercevait par là.
La forêt qui aurait dû s’étendre au loin.
Oui. Cela venait de là-bas.
Cale !
l’avertit l’Arbre ancestral.
GRONNNDEMENT—
Le sol trembla.
Cale, quelque chose approche !
L’Aura Dominatrice réagit dans l’urgence.
Cale le sentit lui aussi. Quelque chose approchait.
Depuis la forêt qui entourait le Château de Moraka.
De plus en plus près.
Une force immense, une présence, se rapprochait.
Qu’est-ce que c’est ?
La force qui s’en dégageait ressemblait à celle que libérait le chevalier sacré le plus haut gradé, maintenant qu’il se battait sérieusement.
Non.
Elle est plus dense.
Boum. Boum. Boum.
Le cœur de Cale se remit à battre à tout rompre.
C’était instinctif.
Son corps décelait un danger avant que son esprit en prenne conscience.
Hum.
Et soudain, l’Eau Dévoreuse de Ciel émit un grondement sourd.
C’est de l’eau.
Au moment où elle prononça ces mots, le chevalier sacré le plus haut gradé poussa un soupir.
« Le troisième Empereur est donc arrivé. »
Ah.
Cale laissa échapper un gémissement.
Le troisième Empereur.
Un Vagabond de la Famille du Sang aux cinq couleurs, une famille de chasseurs.
Et l’un des trois êtres dotés d’une individualité de grade Cinq-Couleurs.
Le troisième Empereur était arrivé.
On disait que son individualité prenait la forme d’un dragon d’eau.
Waouh.
Pendant un instant, Cale sentit sa tête lui faire mal.
La situation venait de se compliquer d’un coup.
Pourquoi était-il arrivé maintenant ?
Cale s’était attendu à ce que le troisième Empereur vienne dans le Monde des Démons pour chercher Choi Jung Gun.
Mais comment avait-il pu atteindre cet endroit aussi vite ?
Et Choi Jung Gun n’était même pas là.
Il n’y avait que le groupe de Cale.
Bien sûr, Cale avait prévu de saccager le Monde des Démons pour attirer les Vagabonds ici plutôt que vers le Nouveau Monde.
Pendant qu’ils auraient les yeux rivés sur cet endroit, il comptait s’occuper de la Famille du Sang transparent dans le Troisième District et profiter de ce que l’attention se serait détournée du Nouveau Monde pour découvrir où se trouverait le Dieu Absolu.
Mais voilà qu’il débarquait, alors que Cale n’avait même pas encore ouvertement agi dans le Monde des Démons…
Il venait à peine de commencer à utiliser son pouvoir, et le troisième Empereur était déjà apparu. C’était étrange.
Ah.
Mais Cale trouva bientôt une explication plausible.
Le Roi des démons.
Le Roi des démons, les chasseurs et l’Ordre du Dieu du Chaos.
Ces trois-là étaient liés.
Il était fort probable que le troisième Empereur soit arrivé ici parce que des informations avaient circulé au sein de cette alliance.
Bon sang.
Ça tournait mal.
Il avait prévu de semer la discorde entre ces trois factions.
À ce rythme, c’était plutôt le groupe de Cale qui risquait de se faire écraser.
On fuit ?
Mais en auraient-ils seulement le temps ?
Même en utilisant la téléportation de Raon, pourraient-ils tenir assez longtemps face au chevalier sacré le plus haut gradé pour la mettre en œuvre ?
Et que ferait-il de la relique divine dans le cœur du Pape ?
À part l’avoir à moitié assommé, ils ne lui avaient pas encore porté de véritable coup décisif.
Cale.
Alors que le visage de Cale se déformait…
Renifle, renifle.
Le Son du Vent prit la parole à voix basse.
Il y a une force en forme de perle qui dort dans son cœur. Je crois qu’elle s’active si elle éclate.
Pour être honnête, il entendit à peine ses paroles.
Elle est simplement logée dans le cœur. Elle ne fait pas corps avec lui. Je pense qu’on devrait pouvoir la séparer du cœur du Pape.
Alors même que le Son du Vent parlait…
GRONNNDEMENT—
les secousses gigantesques se rapprochaient.
Le troisième Empereur arrivait.
De plus en plus vite.
Comme s’il voulait tout balayer sur son passage.
Et pourtant…
… Le cœur ?
Au mot « cœur », quelqu’un d’autre que Cale réagit.
… Une force retenue dans un cœur… ?
Cale tressaillit.
… Vieux pleurnichard ?
La Vitalité du Cœur.
Le vieil homme pleurnichard avait réagi au mot « cœur ».
Et…
J’ai faim.
la prêtresse gloutonne déclara qu’elle avait faim.
Hein ?
À cet instant, une lueur étrange traversa les yeux de Cale.
Il avait l’impression qu’il y avait peut-être une solution.
Retirer seulement la force du cœur du Pape sans le tuer…
« … Je crois que c’est possible ? »
À cet instant, le vieil homme pleurnichard prit la parole, un peu fébrile.
Cale ! P-Peut-être que je vais enfin pouvoir devenir plus fort, moi aussi ?
Hein ?
Cale tressaillit.
Ce n’était pas du tout là que ses pensées l’avaient mené.
J-Je veux prendre un élixir, moi aussi. Je veux manger quelque chose de bon, moi aussi. Je veux devenir plus fort, moi aussi… !
Le vieil homme parla avec beaucoup de précautions.
… Je peux l’avoir ?
Hein ?
Noona.
Le vieil homme pleurnichard s’adressa à la prêtresse gloutonne.
Tu ne pourrais pas manger la force qui se trouve dans ce cœur ?
Hum.
Cale resta planté là, l’air absent.
Pour l’instant, la question rejoignait ce à quoi il était lui-même en train de penser.
Ça…
Il avait l’impression que les choses allaient prendre une tournure très étrange.
Je peux la manger.
La prêtresse gloutonne répondit d’un ton affamé.
Je peux le faire parce que le bouclier est couvert de chaos en ce moment.
Elle lui expliqua même comment s’y prendre.
Si tu enfonces le bouclier dans le chaos du Pape et que tu tires, je pense que la force dans son cœur sera entraînée jusqu’ici. Ensuite, tant que nous n’aurons pas effacé le chaos du bouclier, celui-ci devrait pouvoir retenir cette force un moment.
Oh.
La stocker dans le bouclier ?
Cale avait songé à utiliser sa propre réceptivité…
mais la prêtresse gloutonne lui proposait une méthode plus simple.
Si je tire, ces bouches vont probablement recracher la force contenue dans son cœur.
La prêtresse gloutonne semblait parfaitement sérieuse.
Parce que ces bouches ont pris peur en me voyant manger.
Oh.
Cale était impressionné.
La prêtresse gloutonne commençait soudain à lui paraître incroyablement classe.
Alors le vieil homme radin réagit à ses paroles.
À ce rythme, Cale va finir par s’emparer de toutes les reliques divines du Dieu du Chaos ! Il va toutes les voler dans la Terre Sainte du commencement ! Il a ramassé le couteau ! Et même le couteau brisé ! Hahaha !
Oh.
À bien y réfléchir…
c’était vrai.
À ce rythme, il risquait vraiment de finir par s’emparer de toutes les reliques divines de l’Ordre du Dieu du Chaos.
… J’ai le droit de toutes les prendre ?
Est-ce que c’était vraiment acceptable ?
J-Je veux bien la garder d’abord dans le bouclier de noona et, si tout a l’air sûr, on la mangera. D’accord ? Moi aussi, je veux devenir plus fort !
Cale ignora le vieil homme pleurnichard pour le moment.
GRONNNDEMENT—
Le troisième Empereur arrivait.
Pour l’instant, il fallait d’abord faire pencher la situation en faveur de Cale.
« … »
Cale tourna les yeux vers le Pape.
Le regard étrange que Cale posait soudain sur lui, comme s’il était un trésor inestimable, éveilla chez le Pape une peur troublante.
« U-ugh, ngh… »
Il gémit de douleur, mais ce regard bizarre dans les yeux de Cale lui inspirait tout de même un sombre pressentiment.
Alors…
Hummmm— Hummmm—
le Couteau du Chaos, dissimulé sous les vêtements de Cale, se mit à vibrer.
Le Pape n’était pas le seul ici à avoir autrefois dévoré le chaos avant de le recracher.
Bien sûr, à présent…
[Couteau du Chaos (Grade : Légende)]
[Son attribut d’origine, le chaos, a disparu ; il ne reste qu’une immense puissance divine de l’attribut du néant.]
… il ne contenait plus qu’une immense puissance divine, vide de tout autre attribut.
Et maintenant, il reconnaissait Cale comme son propriétaire, mais…
Hummmm— Hummmm—
après avoir aperçu quelque chose de délicieux, il s’était mis à le convoiter.
Non, celui-là est à moi !
cria férocement le vieil homme pleurnichard.
Cale commençait à avoir la tête bruyante.
« Silence. »
À ces mots, les pouvoirs anciens et les reliques divines se turent.
Les autres tournèrent eux aussi les yeux vers Cale.
Eh bien, c’était tout naturel.
Ils ne pouvaient que regarder Cale, qui tenait toujours le Pape à la gorge.
Surtout maintenant que l’arrivée du troisième Empereur avait rendu la situation urgente : ses alliés se tournaient naturellement vers leur chef, tandis que les ennemis observaient la réaction du chef adverse.
C’est alors que…
« Hé. »
Cale prit la parole, sans se soucier de tous ces regards posés sur lui.
Il s’adressa au Pape.
« Essaie de libérer une énorme quantité de chaos. »
« … Ugh, quoi ? »
Le Pape souffrait toujours, enveloppé d’éclairs rouge doré, mais Cale déclara calmement ce qu’il avait à dire.
« Utilise ton chaos contre moi. »
Assez pour qu’il puisse enfoncer le bouclier.
« Autant que tu peux. Comme avec cette vague, tout à l’heure. »
Les pupilles du Pape tremblèrent.
Comment aurait-il pu en être autrement ?
L’ennemi qui le tenait à la gorge venait soudain de lui demander d’attaquer de toutes ses forces.
Alors que ses yeux commençaient réellement à se remplir de chaos…
« Tu ne vas pas te dépêcher ? »
Cale le dévisagea d’un regard féroce et agacé.
Le Pape tressaillit malgré lui et se mit à libérer du chaos.
« Hé. »
En voyant cela, Cale ricana.
Les visages des forces ennemies, eux, blêmirent.
Mais Cale ne pouvait que rire.
Quoi qu’il arrive…
Au moins, je vais dépouiller l’Ordre du Dieu du Chaos jusqu’au dernier sou.
En cet instant, Cale avait la possibilité de s’emparer de toutes les grandes reliques divines du Dieu du Chaos, peut-être même de dépouiller complètement le Dieu du Chaos, et son cœur s’emballait à cette idée.