Chapitre 776
Chapitre 0734 : l’île de Vamos
Traducteur : Jay_Forestieri
Éditeur : Tseirp
« Nous avons sauté les Pays de l’Ouest pour venir directement sur le Continent des Ténèbres. »
« Sauté ? »
« Ah… tu veux dire sans nous y arrêter ? »
« C’est ça. »
« Qu’est-ce qu’on fait ? »
« Qu’est-ce qu’on peut faire d’autre ? Enfin, on avait de toute façon prévu d’aller sur le Continent des Ténèbres tôt ou tard… On pourra se rendre dans les Pays de l’Ouest après. Il suffira d’inverser l’ordre. »
« Je ne sais pas si tu as l’esprit large ou si tu n’as tout simplement pas réfléchi à la question. Quand le roi est comme ça, ceux qui l’entourent en bavent. »
« Franchement, venant de toi, Ryo, je ne m’attendais pas à entendre ça. »
Ryo secoua légèrement la tête, l’air contrarié, tandis qu’Abel haussait les épaules, vexé.
« Votre Majesté, que souhaitez-vous faire ? »
La capitaine Paulina demanda à Abel quelle décision il comptait prendre.
Abel n’était pas un Aventurier.
Il était responsable de plus d’une centaine de personnes.
Paulina, qui dépendait de lui, était elle aussi responsable de l’équipage.
« Capitaine, désolé pour ce contretemps, mais nous allons d’abord faire escale sur le Continent des Ténèbres. Ensuite, je voudrais que vous mettiez le cap sur les Pays de l’Ouest. »
« Bien compris. »
« J’ai entendu dire que, sur le Continent des Ténèbres, les gens ne vivent que sur les côtes. »
« Oui, c’est exact. En particulier, la seule région qui commerce avec les Pays de l’Ouest est la côte nord du continent. L’île de Vamos, que nous devrions apercevoir demain, est une nation insulaire indépendante. Plus loin, les Pays de l’Est et la Fédération des Pays de l’Ouest contrôlent une grande partie du littoral. On raconte que, si l’on s’enfonce un peu dans les terres, on trouve des villes-oasis, ainsi que des bourgs et de petits pays qui ne sont soumis à aucune de ces deux grandes puissances, mais… nous autres, habitants des Pays de l’Ouest, n’en savons presque rien. » (Note du traducteur : les Pays de l’Est et les Pays de l’Ouest mentionnés ici désignent des territoires du Continent des Ténèbres, et non les continents plus vastes que nous connaissons.)
« Je vois. Alors, peut-être pourrions-nous aller de l’île de Vamos aux Pays de l’Est et à la Fédération des Pays de l’Ouest, en longeant la côte d’est en ouest. Ensuite, nous prendrons la direction des Pays de l’Ouest. Est-ce possible ? »
« Bien compris. »
Ainsi, dès le début, le voyage vers l’ouest du roi Abel fut radicalement bouleversé.
Après qu’ils eurent pris cette décision, un vieil homme vêtu de rouge arriva auprès de Ryo et d’Abel, accompagné d’un cercueil.
« Favori du Roi des fées, roi Abel, je suis venu prendre congé de vous. »
« Merlin ? »
« Vous avez dit que vous preniez congé ? »
Ryo et Abel lui demandèrent de répéter, incapables de comprendre ce que Merlin voulait dire.
« Oui. Le navire fait escale sur le Continent des Ténèbres, n’est-ce pas ? »
« Ouais, désolé, c’est comme ça que ça s’est passé. »
« Ce n’est pas grave. Je ne suis qu’un passager que l’on a bien voulu prendre à bord. J’ai tenté quelque chose il y a peu et, apparemment, je peux me téléporter jusqu’à mon donjon d’ici. »
« Oh… »
Ryo laissa échapper un cri de surprise.
« Et, à vrai dire, je ne tiens pas à mettre les pieds sur le Continent des Ténèbres. »
« Pourquoi ? »
« Il y a là-bas un individu doré assez gênant. Je ne veux même pas m’en approcher. »
Merlin adressa un sourire crispé à Abel en réponse à sa question.
Ryo comprit qu’un djinn du Continent des Ténèbres ne s’entendait pas avec Merlin.
« Donc… je comprends, maître Merlin, mais… »
Ryo jeta un coup d’œil au cercueil qui se tenait à côté de Merlin.
« Je vais me téléporter avec Merlin. »
« Tu n’arrêtes pas de te plaindre de moi, mais tu ne dis ce genre de choses que dans ces moments-là… »
Le cercueil — ou plutôt Regna — l’annonça, et Merlin grommela.
« Ensuite, je pense que je vais voyager dans les Pays de l’Ouest. »
« Je vois. »
Ryo acquiesça aux paroles de Regna.
Il hocha la tête, puis une question lui vint à l’esprit.
Comment allait-il voyager ?
Il n’allait tout de même pas le faire en restant dans le cercueil ?
Non, il ne pouvait pas faire ça pour de vrai…
« Cette boîte est confortable. »
« Q-quoi… »
Chacun avait sa propre façon de vivre.
« Si vous passez par le Donjon de l’Ouest, faites-moi signe. Je vous offrirai un délicieux café. »
« J’espère que nous nous reverrons quelque part avant que je disparaisse. »
Sur ces mots, Merlin et Regna quittèrent le Skidbladnir par téléportation.
Le lendemain matin.
Ryo et Abel se tenaient à la proue du Skidbladnir, observant les environs à travers une longue-vue.
« En effet… On distingue la terre au loin. »
« Ça doit être l’île de Vamos. »
« Les marins sont vraiment impressionnants, pas vrai ? »
« Hum ? »
« Ils arrivent à savoir où ils se trouvent rien qu’en observant la position des étoiles, en pleine mer, sans rien autour d’eux pour se repérer. Dans un monde sans GPS. »
« Jipiaisse ? »
Abel ne connaissait pas ce mot.
La capitaine Paulina s’approcha d’eux.
« Votre Majesté, je pense qu’un navire de patrouille viendra bientôt procéder à une inspection. C’est une procédure tout à fait ordinaire le long des côtes du Continent des Ténèbres… »
« D’accord, je vous laisse vous en occuper, Capitaine. Si nécessaire, vous pourrez leur faire vérifier mon identité ou prendre toute autre mesure qui s’impose. »
« Merci. »
Après le départ de Paulina, Ryo s’adressa à Abel.
« Cette fois, tu as pensé à mettre ta plaque d’identification. »
« Eh bien, oui. »
En effet, lorsqu’ils avaient été projetés jusqu’aux Pays de l’Est, Abel ne portait pas sa plaque… et Ryo en avait fait les frais.
« Quelle galère… »
« Euh, oui. Désolé pour ça. »
Abel présenta ses sincères excuses à Ryo pour sa plainte.
En réalité, depuis son retour des Pays de l’Est, Abel portait toujours sa plaque.
« Comme Abel n’avait pas sa plaque, je n’ai pas pu jouer à Mito Kōmon. Ça m’a vraiment gâché le plaisir. »
« Jouer à Mito Kōmon ? »
« Puisque tout semble bien se passer cette fois, on pourra le faire quelque part. »
Ryo se mit à réfléchir aux détails de son idée.
« Pourquoi est-ce que j’ai un si mauvais pressentiment ? »
En voyant Ryo, Abel fronça les sourcils.
Il se doutait que, quoi qu’il s’agisse, ce serait terrible.
Eh bien, il n’avait pas tout à fait tort…
On les avait prévenus qu’un navire de patrouille viendrait, mais même lorsque le Skidbladnir approcha de l’île de Vamos, aucun navire ne se présenta.
« Ils ne viennent pas. »
« C’est étrange. »
Ryo et Abel continuèrent de discuter tout en regardant au loin à travers leurs longues-vues.
Le port de l’île de Vamos semblait se trouver de l’autre côté de l’île ; ils ne pouvaient donc pas le voir.
Cependant…
« On dirait qu’il y a de la fumée qui s’élève de l’autre côté de l’île, non ? »
« Oui… maintenant que tu le dis. Peut-être que tout le monde prépare le petit-déjeuner ? »
Alors qu’Abel et Ryo échangeaient tranquillement…
Clang, clang, clang. Clang, clang, clang…
Une cloche retentit sur le pont.
« Hein ? »
« Une attaque ? »
Bien sûr, ni Ryo ni Abel ne voyaient de navire ennemi s’en prendre à eux.
Mais l’équipage se mit silencieusement à carguer les voiles et à disposer des boucliers, des arcs et des flèches sur le pont.
En réaction, les Chevaliers royaux menés par Zack et Scotty se mirent eux aussi à encercler Abel, bouclier à la main.
Ni Zack ni Scotty ne savaient précisément ce qui se passait.
Mais ils sentirent qu’un événement anormal allait se produire et s’assurèrent d’abord de protéger leur seigneur.
Au même moment, la capitaine Paulina s’approcha d’eux.
« Votre Majesté, il semblerait qu’un combat ait lieu dans le port de l’île de Vamos. »
« C’est de là que vient cette fumée ? »
« Oui. Au lieu d’entrer directement dans le port, nous allons faire le tour jusqu’aux eaux du large afin d’évaluer la situation. »
« Bien compris. Je soutiens la décision de la Capitaine. »
Abel accepta aussitôt l’explication de Paulina.
Il se tourna vers l’île de Vamos et l’observa rapidement à travers sa longue-vue.
« Il n’y a pas de fumée qui s’élève d’un autre endroit de l’île, n’est-ce pas ? »
« Non, aucune. »
Ryo répondit à Abel.
Abel leva alors les yeux derrière eux.
Il regardait le mât du Skidbladnir.
« Ils ont dû repérer les combats depuis le sommet du mât. »
« Probablement. Ne va pas grimper là-haut pour les gêner, d’accord ? »
« Je n’en ferai rien. Franchement, Abel, pour qui me prends-tu ? »
« Pour un mage égoïste ? »
« Quelle insolence ! »
Abel répondit avec désinvolture tout en continuant de regarder à travers sa longue-vue, et Ryo s’offusqua.
Le Skidbladnir poursuivit sa route en tentant de contourner l’île pour rejoindre le côté où se trouvait le port.
Pendant ce temps…
« Capitaine ! Venez voir, s’il vous plaît ! »
Un guetteur l’interpella depuis le mât.
Dès que Paulina l’entendit, elle se retourna et grimpa lestement au mât. Elle atteignit le poste de guet, puis observa la scène à travers sa longue-vue.
« Elle est sacrément agile. »
« C’est bien la Capitaine. »
« Mais cette expression… »
« On dirait qu’elle ne sait pas trop quoi en penser, non ? »
Ryo et Abel tentèrent de déchiffrer l’expression de Paulina depuis le pont.
Elle changeait rarement d’expression, mais tous deux avaient peu à peu appris à la comprendre.
En l’occurrence, elle semblait sans doute « perplexe ».
« Timonier, contournez le port en gardant vos distances. Ne vous en approchez sous aucun prétexte ! »
« À vos ordres ! »
« Équipage du pont, tenez-vous prêts à esquiver les flèches et la magie à longue portée ! »
« Compris ! »
Les ordres de Paulina leur parvinrent depuis le mât.
« De la magie à longue portée ? »
« À cette distance ? »
Ryo et Abel penchèrent la tête, perplexes.
« Tu pourrais lancer un sort jusqu’à cette distance, Ryo ? »
« Si je dois seulement le faire atteindre sa cible, oui, mais… Il serait difficile de la distinguer clairement, pas vrai ? Je pense qu’un sort précis serait compliqué à lancer. »
Ryo répondit franchement.
Même si le navire se tenait assez loin pour que la magie soit difficile à lancer, même pour Ryo, Paulina ordonnait à l’équipage de se préparer à une attaque magique.
Qu’avait-elle donc vu depuis le mât ?
« La Capitaine a pris cette décision. Quand elle aura un moment, elle viendra nous faire son rapport. »
« Franchement, je trouve que cet aspect de ta personnalité montre à quel point tu as l’esprit large, Abel. »
« Hum ? »
« Tu sais, il y a des supérieurs qui disent : “Faites-moi un rapport sur le moindre détail !” »
« Ah… Je peux comprendre ce sentiment, dans une certaine mesure… Mais, pour commencer, je ne suis pas un spécialiste des navires ni du combat naval. Je ne peux pas juger de ce qu’il convient de faire, alors je m’en remets simplement à quelqu’un qui s’y connaît mieux. »
« C’est ce que je trouve impressionnant. Parce que, même si les choses tournent mal ensuite, tu ne rejetterais pas la faute sur la personne à qui tu as confié cette tâche, pas vrai ? »
« Bien sûr que non. C’est moi qui ai décidé de lui faire confiance. Si les choses tournent mal, c’est à moi d’en assumer la responsabilité, non ? Être roi, c’est prendre ses responsabilités… du moins, c’est ce qu’on m’a dit. Mon frère aîné me l’a expliqué un jour. »
« Comme on pouvait s’y attendre du prince héritier Caindish. »
Ryo acquiesça, louant le frère aîné d’Abel, l’ancien prince héritier Caindish, qu’il tenait en très haute estime.
Facile à dire, difficile à faire… Ryo trouvait que c’en était l’exemple parfait.
Un supérieur qui assume la responsabilité de l’échec d’un subordonné… s’il se faisait renvoyer lui-même, il sacrifierait aussi sa propre famille.
Et tout ça à cause d’une erreur de subordonné.
Quand on se retrouvait réellement dans une telle situation, la plupart des gens devaient prendre une décision difficile.
« Cela dit, Abel est peut-être simplement anormal. »
« Je ne vois pas ce que tu veux dire. »
Telle était la conclusion de Ryo, et la protestation d’Abel.
Enfin, la capitaine Paulina donna son accord, et le Skidbladnir se rapprocha un peu du port.
À présent, depuis le pont où ils se tenaient, les deux hommes pouvaient voir ce qui se passait dans le port.
« C’est effectivement une bataille acharnée, mais… »
« Quelques personnes font face à toute une armée et leur donnent du fil à retordre ? »
« On dirait bien. Mais ces quelques personnes… »
« Elles ne tuent pas leurs adversaires. Elles se contentent de les mettre hors de combat… »
Abel et Ryo l’avaient tous deux remarqué.
Mais il y avait quelque chose d’encore plus anormal.
« Ils se battent à mains nues ? »
« Ils n’ont ni épée ni autre arme… mais ils portent des gantelets aux mains et des espèces de grèves aux jambes, puis ils donnent des coups de poing et de pied. »
« Oui… Leurs attaques ont l’air incroyablement puissantes. »
« Littéralement, les gens qu’ils touchent sont projetés au loin. »
En effet. Ils étaient projetés à environ trois mètres.
Comme dans un anime ou un manga.
C’était difficile à croire.
Après les avoir observés attentivement un moment, Ryo comprit.
« Ils sont enchantés. »
« Enchantés ? C’est cette magie propre aux Pays de l’Ouest, pas vrai ? Elle permet d’attribuer des propriétés aux armes, d’augmenter la puissance d’attaque, la vitesse de déplacement… »
« Oui, c’est ça. Il y a donc un enchanteur parmi eux. »
Ryo acquiesça pour confirmer les paroles d’Abel.
L’enchanteuse que connaissait Ryo était Ash Khan, qui faisait partie du groupe du Héros.
Bien sûr, elle ne se trouvait pas parmi les combattants.
« Ils visent délibérément les armures de cuir ? »
« Oui. C’est probablement pour ça qu’ils ne meurent pas, même quand ils sont projetés au loin. »
« Ces gens ont l’air d’être des Aventuriers, non ? »
« Oui, on dirait bien. »
Les Aventuriers dégageaient une tout autre impression que les soldats ordinaires ou les chevaliers.
La différence était totale.
Bien sûr, on pouvait généralement le deviner à leur équipement et à leurs vêtements, mais Abel, qui avait passé longtemps parmi les Aventuriers, le savait bien.
« Mais alors, cela signifie que des Aventuriers affrontent l’armée d’un pays. »
« Oui. Et ce n’est pas une garnison ou quelque chose du genre… C’est une armée régulière. Non, plutôt une unité d’élite comme la garde impériale, pas vrai ? »
« Leur équipement est impressionnant, lui aussi. »
« Je me demande pourquoi ils se battent. »
Ryo et Abel penchèrent tous deux la tête, perplexes.
La capitaine Paulina s’approcha d’eux.
« Votre Majesté, je pense que nous devrions rester ici et attendre. »
Ils se trouvaient juste à l’extérieur du port.
Quoi qu’il arrive, ils pourraient aussitôt prendre le large.
« Ah… Capitaine, j’aimerais vérifier quelque chose. »
« Oui ? »
« Tout à l’heure, vous avez ordonné à tout le navire de prendre des mesures défensives. Qu’avez-vous vu depuis le mât ? »
« Le sort lancé par une femme aux cheveux bleus. Sa portée était étonnamment longue… et elle a sauvé ses alliés. »
« Oh ? »
Paulina désigna la femme aux cheveux bleus, parmi ceux qui semblaient être des Aventuriers.
« C’est une enchanteuse, elle aussi, n’est-ce pas ? »
Ryo hocha légèrement la tête en ajoutant cette information.
« Vous pouvez le dire ? »
« D’une certaine façon. Elle seule… est probablement d’un tout autre niveau. »
« D’un tout autre niveau ? »
« Les autres sont forts, eux aussi, mais elle, sa force est dans une classe à part, pour ainsi dire. »
« Tu veux parler de sa magie ? »
« De sa magie aussi, je pense. »
Ryo rectifia précisément les paroles d’Abel.
« Elle ne porte pas de gantelets, ni rien de ce genre, n’est-ce pas ? »
« Non. Mais, pour commencer, l’armée n’a même pas réussi à l’approcher… »
Ryo laissa sa phrase en suspens et pencha la tête.
« Qu’y a-t-il ? »
« Ça fait un moment que j’y pense… mais j’ai l’impression d’avoir déjà rencontré ces gens quelque part… »
Après un moment, Ryo frappa son poing droit fermé contre sa paume gauche ouverte.
C’était apparemment sa manière d’exprimer qu’il venait d’avoir une révélation.
« Je les ai vus au Café Roemer, dans la capitale sainte de Marlomar. »
« Dans la capitale sainte ? »
« Ensuite, ils ont sauvé un homme aux cheveux verts et une femme aux cheveux roses. Je crois que l’homme s’appelait Patrice, et la femme, Guti. »
« Oh ? Tu les connais ? »
« On n’a échangé que quelques mots, mais ils n’avaient pas l’air mauvais. »
Ryo répondit en hochant plusieurs fois la tête, avec insistance.
C’était peut-être cette information donnée par Ryo qui fit pencher la balance.
« Capitaine, le combat semble sur le point de se terminer. Entrons dans le port. »
« Mais qu’en est-il de cette magie à longue portée ? Ce n’est pas dangereux ? »
« Tout ira bien. Ryo la bloquera. »
Abel le déclara comme si cela allait de soi.
Cette fois, Ryo frappa son poing droit fermé contre sa poitrine.
C’était apparemment sa manière de dire : « Laissez-moi faire. »
« Bien compris. »
Ainsi, le Skidbladnir entra dans le port de l’île de Vamos.