Chapitre 771
Chapitre 0729 La bataille du Skidbladnir
Traducteur : Jay_Forestieri
Éditeur : Tseirp
Même pendant que Ryo et Abel discutaient, les préparatifs de bataille se poursuivaient sur le pont.
Mais attendez une seconde.
Le Skidbladnir n’était pas un navire de guerre, mais un bâtiment marchand.
Paulina n’était donc pas une « capitaine » au sens naval du terme, mais la commandante d’un navire.
C’est exact, le Skidbladnir n’était pas un navire de guerre.
L’équipage était composé de marins ordinaires.
« Mais la capitaine a dit qu’elle voulait les intercepter, n’est-ce pas ? »
« Oui, c’est ce qu’elle a dit. »
« J’ai une grande question à ce sujet également. »
En disant cela, Abel regarda les énormes mâts du Skidbladnir.
Puisque le Skidbladnir était un clipper, il possédait trois mâts gigantesques.
En y déployant les voiles, il pouvait naviguer à grande vitesse.
À l’inverse, si ces mâts ou ces voiles subissaient des dommages, le point fort du navire, sa vitesse, en pâtirait.
À cet instant, peut-être parce qu’ils se préparaient au combat, toutes les voiles avaient été rentrées et le navire avançait sur sa seule lancée.
« Vous voulez dire comment ils protègent les mâts et les voiles contre, disons, des flèches enflammées ou des pierres ? »
Ryo comprit le regard d’Abel et hocha la tête.
Oui, c’était le point le plus délicat dans un combat naval.
« Vous êtes Sa Majesté le Roi, après tout. »
« Oui, c’est vrai. »
« Je suppose donc que vous le savez, mais sur le champ de bataille, les attaques à la flèche ne sont pas très efficaces, n’est-ce pas ? »
« C’est juste. Un magicien de l’attribut vent peut utiliser <Pression du vent> pour dévier les flèches ennemies... attendez, ce navire peut faire ça aussi ? »
« Oui, c’est exactement ça. »
Ryo hocha la tête.
Il le savait pour avoir vu les documents de conception.
Les pierres magiques de vent utilisées pour éloigner les monstres marins pouvaient être réutilisées pour la défense durant la bataille.
« Le répulsif à monstres marins n’est-il pas... une formule magique d’attribut eau pour une pierre magique d’eau ? »
« Oh, comme on pouvait s’y attendre d’Abel. Vous avez remarqué quelque chose d’excellent. »
Ryo le félicita.
C’était vrai, le répulsif à monstres marins utilisé par les Nations occidentales était une « formule magique ».
Pas un « cercle magique ».
En d’autres termes, l’attribut était fixe.
« Les formules magiques pour le "répulsif à monstres marins" existent séparément pour les pierres magiques de vent, de terre, et pour chaque autre attribut. »
« Maintenant que vous le dites, je crois avoir déjà entendu cela dans les Nations orientales. Quand vous l’avez expliqué pour votre navire de glace... le Neil Andersen, je crois ? Vous l’aviez expliqué à ce moment-là, n’est-ce pas ? »
« Vous vous en souvenez bien ! »
Ryo fut surpris par les paroles d’Abel.
C’était le genre de chose qui faisait que Ryo trouvait sincèrement Abel impressionnant.
Il s’en souvenait vraiment.
« Vous aviez aussi dit que parfois, c’est inscrit directement sur la pierre magique... »
« Cela semble possible aussi, mais sur ce Skidbladnir, ce n’est pas dessiné directement sur la pierre magique. Il y a une formule magique séparée préparée pour puiser le pouvoir magique de la pierre magique de vent. »
« Donc, c’est préparé comme un outil d’alchimie. »
« Oui. En basculant dessus... »
« Avec le pouvoir magique de la pierre utilisé pour le "répulsif à monstres marins", cela crée un phénomène magique comme <Pression du vent> pour protéger les mâts et les voiles. »
« C’est exact. »
« Pendant ce temps, le répulsif... »
« Oui, il devient inutilisable. »
Ryo hocha la tête face à cette inquiétude.
Ils allaient combattre des pirates ou quelque chose du genre.
Une interruption temporaire du répulsif était inévitable.
« Déployez le "Mur de vent" ! »
La voix de Paulina retentit.
Vroum.
Comme s’il attendait l’ordre de Paulina, un grondement sourd se fit entendre.
Même les deux hommes sur le pont purent sentir que quelque chose avait été déployé autour du navire.
« C’est la <Pression du vent> ? »
« Oui, cela semble s’appeler un "Mur de vent". Son but principal semble être de bloquer les attaques physiques comme les flèches et les pierres. »
« Ça ne peut pas bloquer la magie ? »
« Il semble que ce ne soit pas totalement impossible, mais... son effet est faible. »
« Quelque chose comme une <Barrière physique> ? »
« Oui, ça. C’était apparu quand on me l’avait expliqué, mais je ne connais pas vraiment cette magie suspecte à la base. »
« Oui, on dirait que c’est le premier sort que les magiciens apprennent, mais pour Ryo, c’est suspect. »
« Vous voulez parler de cette chose appelée magie non-attributaire, n’est-ce pas ? La magie de l’attribut eau est meilleure ! »
« J-je vois... »
Ryo gonfla le torse et fit l’éloge de la magie de l’eau, tandis qu’Abel secoua légèrement la tête.
« Si nous parlons de défense utilisant la magie de l’attribut vent, c’est plus proche d’une "membrane protectrice de vent", je suppose. »
« Oh, la chose que les wyvernes déploient près de leur corps. »
« Whitnash possède des outils d’alchimie qui imitent cela aussi. »
« Qu’avez-vous dit ! »
« Et j’ai entendu dire que l’alchimiste de l’Union, Frank de Verde, en a fait une version simplifiée, et qu’elle a été déployée durant la guerre contre le Duché d’Inbury. »
« Qu’avez-vous dit !! »
Ryo fut profondément choqué par cette information stupéfiante.
« Je devrai demander à Kenneth à ce sujet quand nous serons de retour au royaume. »
« Kenneth ? Pourquoi lui ? »
« J’ai entendu dire que Kenneth et Frank-san sont de vieilles connaissances. Par l’intermédiaire de Kenneth, peut-être pourrai-je m’arranger pour voir cet outil d’alchimie... »
« Ce serait impossible, car c’est classé secret dans l’Union. »
« Grrr... Alors je n’ai pas le choix. Je devrai apporter un autre pot-de-vin au Premier ministre, cette fois un gâteau du Café de Chocolat. »
« Un gâteau ? Un pot-de-vin ? »
Abel pencha la tête.
« Avec le réseau de renseignement de la Maison du Marquis Heinlein, je leur demanderai de voler cet outil d’alchimie... non, de nous le procurer. »
« Vous feriez mieux d’abandonner. Si nous étions pris en flagrant délit, cela signifierait la guerre avec l’Union. »
« P-pour le bien du développement de l’alchimie du royaume aussi... »
« Même sans faire cela, j’ai déjà demandé à l’Atelier Royal d’Alchimie de le développer. »
« Quoi ! »
Aux paroles d’Abel, Ryo fut une fois de plus profondément choqué.
« Comme on pouvait s’y attendre d’Abel... vous agissez vite. »
« Mais même l’Atelier Royal d’Alchimie dit que ce ne sera pas facile. C’est une imitation de la "membrane protectrice de vent" que, comme on pouvait s’y attendre de Frank de Verde, personne d’autre ne pourrait fabriquer. »
« Même si c’est une imitation, ils n’arrivent toujours pas à la faire... »
« J’imagine que c’est aussi difficile à reproduire. »
Abel haussa les épaules.
Pour Abel, tout ce qu’ils pouvaient faire était d’attendre que ce soit terminé.
Dans cinq ans, ou même dix.
« Malgré tout, vous en saviez beaucoup sur cette chose appelée "Mur de vent". Aviez-vous dit qu’on vous l’avait enseigné ? »
« Je l’ai appris à la Compagnie Maritime Franzoni lors de ma première visite dans la République. C’est la maison familiale du chef du Bureau des Affaires Spéciales du Renseignement, mais après beaucoup d’efforts, ils m’ont beaucoup appris sur la technologie de navigation maritime de la République. »
« Cela pourrait être utile pour développer la propre technologie de navigation du royaume. »
« N’est-ce pas ? Quand nous retournerons au royaume, irons-nous au Ministère de la Marine ? Si c’est Goro-san, je ne pense pas qu’il nous éconduirait. »
« Donc, aux yeux de Ryo, le Seigneur Amiral est très estimé. »
« Bien sûr. Les grains de café qu’on m’a envoyés ont montré à quel point il est compétent. »
Ryo fit l’éloge du café Kona qui avait été envoyé durant son mandat de magistrat du village de Kona.
« Si tout le monde était aussi compétent que Goro-san, le pays serait en sécurité. »
Ryo croisa les bras et secoua la tête, l’air très suffisant.
Oui, même du point de vue d’Abel, il avait l’air extrêmement suffisant.
Juste au moment où Abel allait dire quelque chose, il entendit Ryo s’exclamer soudainement.
« Pas possible, une catapulte... »
« Un kapataruto ? »
Un mot qu’Abel ne connaissait pas.
Mais il comprit immédiatement ce que Ryo avait marmonné.
« Unité de lancement numéro un, déploiement terminé ! »
« Unité de lancement numéro deux, déploiement terminé ! »
« Unité de lancement numéro trois, déploiement terminé ! »
Un dispositif en bois qui semblait devoir être manœuvré par deux personnes fut installé sur le pont.
« On dirait une sorte de trébuchet utilisé dans les sièges. »
S’appuyant sur ses propres connaissances, Abel donna son impression.
Mais il avait une question.
« Que lancent-ils ? »
« Ça... on dirait qu’ils vont lancer... tirer ce truc qui ressemble à un tonneau. »
Ryo pointa un tonneau d’environ soixante centimètres de haut... on aurait dit qu’ils allaient lancer ça.
Et sur le dessus de ce « tonneau » se trouvait quelque chose comme une mèche...
Puis il regarda les cinq navires qui approchaient.
« Ah... les gens sur le pont de ce navire tiennent des armes. »
« Définitivement des pirates ou quelque chose du genre. »
Ryo et Abel étaient en parfait accord.
Des cinq navires à l’allure pirate, des cris retentirent en direction du Skidbladnir, le navire qui les transportait.
« Arrêtez le navire ! Laissez votre cargaison et nous vous épargnerons la vie ! »
« Définitivement des navires pirates. »
« Et la cargaison que nous laisserions derrière inclut le Skidbladnir lui-même. Même s’ils disent qu’ils nous épargneront, ils nous laisseraient simplement à la dérive en mer. »
Abel haussa les épaules, et Ryo fit la grimace en décrivant le futur probable.
L’équipage du Skidbladnir ne broncha pas du tout face aux voix des pirates.
Comme toujours, ils poursuivirent leurs préparatifs calmement et méthodiquement.
Les « tonneaux » furent chargés dans les trois lanceurs.
Un membre d’équipage portant une torche se tenait à côté des lanceurs.
« Unité un, allumez ! »
À l’ordre de la capitaine Paulina, la torche alluma le sommet du « tonneau » sur l’unité un.
« Unité un, feu ! »
L’instant suivant, le « tonneau » enflammé fut lancé.
Il décrivit un bel arc de cercle vers le pont du navire pirate de tête.
Lorsqu’il frappa le pont, le « tonneau » se brisa, et le liquide à l’intérieur se répandit.
Il propagea également le feu attaché au « tonneau ».
Le pont où le tonneau avait atterri explosa en un brasier immense.
« De l’huile ? »
« Oui, on dirait que ce qu’il y avait à l’intérieur du "tonneau" était de l’huile. »
« C’est une version géante d’un cocktail Molotov... »
Abel et Ryo étaient tous deux stupéfaits.
Et ce n’était que le début.
« Vitesse du vent normale ! Aucun ajustement nécessaire ! »
« Bien. Allumez l’unité deux et l’unité trois ! »
Tirer seulement avec l’unité un avait apparemment été un test pour voir si le tonneau dévierait de sa trajectoire sous l’influence du vent.
« Unité deux, unité trois, feu ! »
À l’ordre, les autres « tonneaux » furent lancés vers les navires pirates restants.
Décrivant à nouveau des arcs gracieux... les ponts de deux navires pirates furent transformés en mers de feu.
« Bien joué... »
murmura Abel sans réfléchir.
« Être capable de les faire tomber exactement au bon endroit signifie qu’il doit y avoir du calcul différentiel. »
« Divun ? »
« Ah... hum... une méthode pour calculer les trajectoires ? »
Ryo donna une réponse maladroite à la question d’Abel.
À l’origine, le calcul différentiel enseigné dans les lycées de la Terre s’était développé en partie pour déterminer les trajectoires et les points d’impact des boulets tirés par des canons.
C’est une histoire bien connue que Napoléon, qui s’est distingué comme un excellent officier d’artillerie et est finalement devenu Empereur des Français, aimait les mathématiques.
Les lanceurs installés sur le Skidbladnir fonctionnaient sur le même principe que les canons.
Ils recevaient de l’énergie cinétique au moment où ils étaient lancés, puis volaient par inertie, ralentissant sous l’effet de la gravité et de la résistance de l’air avant de finalement tomber.
Puisque, comme pour les tirs de canon, la puissance de lancement était constante, le point d’atterrissage devait être contrôlé uniquement en ajustant l’angle de lancement.
Cela nécessitait du calcul différentiel.
Les canons utilisés sur Terre n’avaient pas connu de développement majeur ni dans les Nations centrales ni dans les Nations orientales.
Ils ne s’étaient pas beaucoup développés dans les Nations occidentales non plus, mais...
« Les catapultes ont certainement une longue histoire. »
« Kapataruto ? »
« Les mathématiques sont fascinantes. »
« Suugaku ? »
« Abel joue le rôle du plaisantin depuis un moment maintenant... »
« Désolé, je n’ai aucune idée de ce dont vous parlez. »
« On m’a volé mon rôle de boute-en-train. »
Ryo se lamenta pour lui-même.
« Tant dans les Nations centrales que dans les Nations orientales, la base du combat naval était le combat rapproché... l’abordage du navire ennemi, n’est-ce pas ? »
« C’est ce qu’on appelle le combat d’abordage rapproché. Mais le Skidbladnir est... »
« Engagé à longue portée, et même pas avec de la magie. »
« C’est probablement de l’huile destinée à la cuisine. »
« Si ce n’était pour cette bataille, elle aurait été utilisée pour cuisiner... cela aurait été l’utilisation la plus pratique, honnêtement. »
« Tout cela est la faute des pirates. »
Abel et Ryo secouèrent tous deux légèrement la tête en même temps.
Le quatrième « tonneau » fut lancé, et exactement comme prévu, le quatrième navire pirate fut englouti par la mer de feu.
Ces navires s’arrêtèrent, et les pirates essayèrent soit d’éteindre les flammes, soit abandonnèrent et sautèrent dans la mer...
Ils étaient dans le chaos.
Il en restait un.
Et ce navire-là continuait d’avancer.
« Préparez-vous au combat rapproché ! »
À l’ordre de la capitaine Paulina, l’équipage prit des arcs.
Il semblait qu’ils n’utiliseraient plus les lanceurs.
« Pour le dernier navire, c’est un combat rapproché. »
« Peut-être essaient-ils de nous rassurer. »
« Rassurer ? »
« Ils veulent montrer que même si cela en vient au combat rapproché, le Skidbladnir n’aura aucun problème. »
« Mais, mais... même ainsi, ce ne sera pas aussi à sens unique qu’avant, n’est-ce pas ? Il aurait été préférable de tous les brûler avec les lanceurs et les tonneaux comme avant. »
Ryo dit l’évidence.
Abel comprit ce que Ryo voulait dire.
De cette façon, ils pourraient réduire les pertes à zéro.
Peu importe à quel point ils étaient confiants dans le combat rapproché, et peu importe si personne ne mourait, ce ne serait toujours pas totalement sans dommages.
Quelqu’un pourrait être blessé... eh bien, tant qu’ils pouvaient être soignés avec <Guérison> ou une potion, ce serait bien.
« Pourtant, si vous regardez à quel point ils ont bien géré le combat à longue portée tout à l’heure, cela ne signifierait-il pas qu’ils sont plutôt bien entraînés ? »
« Vrai. »
« L’équipage est si bien entraîné... je suis un peu intéressé par ce à quoi ressemble leur combat rapproché. »
« Je vois. Maintenant que vous le dites... »
Abel disait, en tant que roi plutôt qu’en tant qu’individu, qu’il voulait voir la force de la capitaine et de l’équipage à qui était confié le Skidbladnir, un actif du royaume.
Ryo pouvait comprendre ce sentiment aussi, maintenant qu’il le mentionnait.
Et puis...
« Bombardement magique, tir de salve ! »
Avec l’ordre de Paulina, cinq sorts d’attribut feu furent déchaînés.
Avant qu’ils ne frappent le navire pirate, ils se séparèrent.
« Suppression de zone ! »
« <Flèche de feu> ? Et ils ont cinq membres d’équipage qui utilisent la magie de l’attribut feu ? »
« L’un d’eux est... le chef cuisinier. »
« Pas possible... »
Ryo repéra le chef cuisinier Kobatch parmi ceux qui avaient lancé la magie, et Abel fut stupéfait.
La <Flèche de feu>, qui s’était finalement divisée en vingt-cinq sorts d’attaque, semblait avoir infligé des dommages considérables à l’équipage du navire pirate.
Ils accentuèrent encore l’attaque.
« Archers, feu ! »
Vingt flèches furent tirées toutes en même temps.
Pour commencer, le pont du Skidbladnir était plus haut que celui du navire pirate.
Le Skidbladnir était un grand clipper, après tout.
La hauteur de son pont était différente de celle des navires pirates qui semblaient avoir été des bateaux de pêche modifiés.
Et il y a un principe majeur qui s’applique à chaque bataille.
Les attaques depuis une position élevée sont plus avantageuses.
C’est parce qu’il est plus facile de confirmer la situation de l’ennemi, et parce que la gravité peut aussi être une alliée.
« Archers, deuxième salve, feu ! »
Vingt autres flèches furent tirées.
Combien de pirates indemnes restaient-ils encore sur le navire pirate ?
« Passez au combat d’abordage ! Ne les anéantissez pas ! Obtenez des informations d’eux, et prenez environ cinq prisonniers ! »
L’ordre de Paulina retentit.
Au même moment, des cordes furent lancées depuis le pont du Skidbladnir vers le pont du navire pirate.
Lorsque les grappins au bout des cordes s’accrochèrent au navire pirate...
« Chargez ! »
Après avoir donné l’ordre elle-même, Paulina fut la première à descendre le long de la corde et à aborder le navire pirate.
« J’en avais le pressentiment. »
« Eh bien, elle n’est pas du genre à se cacher derrière l’équipage. »
Ryo hocha la tête, et Abel acquiesça.
Oui, Paulina était du genre à prendre la tête et à charger la première.
Bien sûr, elle n’avait pas l’air rude en apparence.
Au contraire, elle parlait généralement calmement et posément, et ses actions n’étaient pas précipitées.
Mais chaque fois que le navire ou l’équipage se retrouvait en danger, ils avaient tous deux l’impression qu’elle se jetterait dans le danger la première pour les sauver.
Et maintenant, exactement comme ils l’avaient imaginé.
Bien sûr, une capitaine qui se cache en sécurité quelque part tout en envoyant ses subordonnés au danger est bien moins digne de confiance que cela.
« Plutôt que d’aborder immédiatement, frapper les forces ennemies à fond d’abord était peut-être son calme habituel à l’œuvre. »
« Certainement. Elle veut probablement éviter non seulement les pertes parmi les membres d’équipage, mais même les blessures graves. »
« Choisir le combat rapproché aussi n’était pas juste pour nous rassurer en faisant étalage de ses capacités, mais pour extraire des informations. »
« Quel jugement impressionnant de sang-froid. »
Abel et Ryo louèrent tous deux la détermination de Paulina.
Et de là vint la conclusion.
Cette capitaine et cet équipage pouvaient se voir confier le navire.
Peu après, le Skidbladnir soumit les cinq navires pirates sans subir de dommages sérieux.