Chapitre 455
Chapitre 0404 Entracte – Akumas
Traducteur : Tseirp
Quelque part sur Phi.
Par commodité, on appelle cet endroit la « Salle ».
« Attends, Jean-Jacques ! »
L’Akuma Jean-Jacques Ramon Douce fut arrêté par une voix tranchante.
Il reconnut l’interlocutrice rien qu’au son de sa voix et, s’il l’avait pu, il aurait fait mine de ne rien entendre… mais s’il s’y risquait, il risquait fort de se faire trancher la tête sur-le-champ. Il n’eut donc d’autre choix que de se retourner.
« Tiens, Leonor, ça fait un bail. »
Comme prévu, Leonor Uraca Alburquerque se tenait là.
Et l’elfe Elizabeth la suivait, comme à son habitude.
« Jean-Jacques, laisse-moi te poser une question : tu n’as pas cherché des noises à Ryo dans les Nations centrales, n’est-ce pas ? »
Leonor posa les mains sur ses hanches, le regard réprobateur.
C’était inévitable.
Elle connaissait trop bien le tempérament de Jean-Jacques.
Dès qu’il croisait une personne aussi intéressante que Ryo, il ne pouvait s’empêcher de le provoquer…
Bien sûr, cette fois-ci, Leonor l’avait prévenu à l’avance : « Ne le touche sous aucun prétexte », et il avait fait de son mieux pour se tenir à distance.
Même lorsqu’il s’approchait de « Ceux qui connaissent les Déchus », il ne le faisait que lorsque Ryo n’était pas dans les parages.
Oui, c’était un effort colossal de la part de Jean-Jacques.
Et pourtant…
« Bien sûr que non. Je n’ai pas posé un doigt sur lui. »
Jean-Jacques répondit avec assurance.
Leonor le dévisagea avec suspicion.
Puis, elle se tourna vers son accompagnatrice.
« Elizabeth, Jean-Jacques ne serait-il pas en train de mentir ? »
« Oui, il ment. »
« Hé ! »
Elizabeth répondit instantanément à la question de Leonor, et Jean-Jacques ne put s’empêcher d’élever la voix.
« Je le savais ! Jean-Jacques, après toutes les mises en garde que je t’ai faites ! »
« Non, attends, Leonor, c’est un malentendu ! Elizabeth, toi aussi. Tu devrais privilégier la paix et répondre : "Il ne ment pas" ! »
« Je vous demande pardon, Jean-Jacques-sama. Mentir n’est pas dans ma nature. »
Après avoir prononcé ces mots, Elizabeth s’inclina profondément.
« Attends, Leonor. Laisse-moi d’abord m’expliquer. »
« Quoi, une excuse ? Si tu en as une, je t’écoute. »
« Excuse… ce mot est un peu trompeur, mais soit, d’accord. Je vais te donner mon explication. Il est vrai que j’ai eu une petite altercation avec Ryo… Hé, attends, Leonor, baisse cette main droite qui s’apprête à frapper. Nous nous sommes effectivement battus, mais les choses ont simplement pris cette tournure. »
« Tu as encore essayé de dévorer des humains, n’est-ce pas ? Je t’ai déjà dit que nous avions besoin des humains pour nous multiplier, alors ne mange pas trop. »
Leonor soupira.
« Non, non, c’est à cause de lui, tu sais, ce type de la dimension supérieure qui s’immisce dans les Nations centrales. J’essayais de l’éliminer et j’ai juste mangé un peu pour interférer… »
« Mensonges ! Je suis sûre que ce n’est pas toute l’histoire. »
Jean-Jacques s’expliqua, et Leonor trancha.
Puis, elle se tourna à nouveau.
« Oui, il ment. »
« Je m’en doutais ! »
Elizabeth confirma, et Leonor aboya.
« Eh bien, regarde un peu, Elizabeth… Enfin, ce n’est pas tout à fait vrai, mais ce n’était pas vraiment un mensonge non plus. En fait, depuis que j’ai commencé à me mêler de ses affaires, la situation dans les Nations centrales est devenue assez stagnante… Je suis sûr que tu veux aussi que les choses redeviennent comme avant. »
« Hmm, je ne le nie pas. Cependant, il existe dans une dimension supérieure… nous ne pouvons pas l’atteindre facilement non plus. »
« Eh bien, tu as raison. Mais Ryo et son groupe sont très intéressants. Je ne pense pas que leurs chances de renverser la vapeur soient nulles… En fait, je surveille cette zone, même maintenant. »
« Oh~, n’est-ce pas inhabituel pour Jean-Jacques ? »
« Ne te l’ai-je pas dit ? Je veux que les Nations centrales redeviennent ce qu’elles étaient autrefois. »
Leonor fit ce commentaire comme si elle était sincèrement surprise, et Jean-Jacques, comme s’il venait d’entendre quelque chose d’inattendu, répondit avec un léger soupir.
« C’était tellement amusant quand New était là. Même après sa mort, les jours heureux ont perduré pendant plusieurs centaines d’années. À cette époque, le simple fait de regarder les combats entre les humains et les vampires faisait bouillir mon sang d’excitation… c’était tellement amusant… Si seulement certains de ceux qui l’adoraient n’avaient pas semé un tel désordre… »
« On n’y peut rien. Les humains sont des créatures spéciales, après tout. C’est vrai, même pour ceux des dimensions supérieures. Ceux qui sont coupés de leur source d’énergie ne veulent pas disparaître. Si tel est le cas, ils n’ont pas d’autre choix que d’obtenir une nouvelle forme d’énergie… »
Jean-Jacques songeait au passé, et Leonor pensait à l’avenir.
« Est-ce un instinct de survie ? Même si c’est le cas, je voudrais qu’ils aillent faire ça ailleurs, là où cela n’a rien à voir avec moi… »
« On ne peut rien y faire si les Nations centrales étaient l’endroit le plus facile d’accès pour eux. Ils sont loin d’être omnipotents, même en existant dans une dimension supérieure. De plus, ils ne peuvent pas comprendre la situation ici, qui se trouve dans une dimension différente. C’est exactement comme nous, nous ne pouvons pas comprendre leur situation. Il y a beaucoup de choses contre lesquelles nous ne pouvons rien. »
Jean-Jacques secoua légèrement la tête, et Leonor fit de même.
Le monde semblait être bien plus complexe que ce que les gens imaginaient.
« Enfin, c’est pour ça que je n’ai pas activement mis la main sur Ryo ! »
« Je vois. La prochaine fois que je verrai Ryo, je lui poserai la question. Selon sa réponse, je te donnerai une raclée ! »
« Hein… »
« Tu m’as bien entendue, Jean-Jacques. Je l’ai déjà dit maintes fois, mais Ryo est ma proie ! C’est moi qui vais tuer Ryo, alors ne le touche pas ! »
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