Chapitre 378
Un chapitre supplémentaire aujourd'hui car j'ai réussi à bien avancer dans mon travail :) Bonne lecture !
Chapitre 0362 Traque
Traducteur : Jay_Forestieri
Éditeur : Tseirp
Chaque matin, Ryo remettait des documents au Cardinal Graham au Palais Papal.
C'était là un prétexte pour explorer l'intérieur de la Papauté.
Bien entendu, non pas en se déplaçant physiquement, mais en utilisant une magie telle que le <Sonar passif>.
Il espérait retrouver Neil Andersen, qu'il avait aperçu l'autre jour… mais malheureusement, il ne l'avait plus revu depuis, et son sonar ne l'avait pas détecté non plus.
En revanche, il sentait constamment le regard de Cesare peser sur lui.
Toujours depuis le même endroit… la pièce d'angle au troisième étage, de l'autre côté de la cour.
Difficile de dire s'il pouvait en sortir à sa guise, mais il se trouvait invariablement à la même place.
Et chaque fois que Ryo livrait des documents à Graham et quittait le Palais Papal… quelqu'un l'observait.
Il ne s'agissait pas de Cesare, bien sûr.
C'était quelqu'un d'autre…
Trois ou quatre individus, en réalité.
Après avoir quitté le Palais Papal, juste de l'autre côté de la grande avenue, se trouvaient les quartiers de la Délégation du Royaume.
Par conséquent, être surveillé ne posait aucun problème particulier.
Cependant, Ryo n'était pas toujours confiné dans son logement.
Au sein des quartiers, il existait un groupe appelé la « Section d'accueil de la Délégation du Royaume », qui servait d'intermédiaire pour les membres de la délégation.
En vérité, ce n'étaient que des chiens de garde.
Leur couverture consistait à organiser divers arrangements pour les membres de la mission.
Bien sûr, leur véritable objectif était de surveiller les membres de la mission pour les empêcher de se rendre dans des lieux inappropriés ou d'apprendre des choses confidentielles, mais comme leur couverture était la « Section d'accueil », ils s'efforçaient de répondre aux nombreuses requêtes des membres de la mission.
Par exemple, aider un mage de l'attribut eau à effectuer des recherches dans une bibliothèque spécialisée de la Sainte Capitale de Marlomar.
Au début, Ryo n'avait fait que le suggérer, mais récemment, il semblait que le Prêtre Etho et Zeke fréquentaient également cette bibliothèque spécialisée…
Pour ces prêtres, qui étaient aussi des chercheurs de vérité, les origines de l'Église occidentale étaient des sujets fascinants.
Bien loin de Ryo qui lisait des ouvrages sur l'alchimie…
Quoi qu'il en soit, Ryo se rendait lui aussi à la bibliothèque spécialisée de temps à autre.
Elle se trouvait à deux pâtés de maisons des quartiers.
Et Ryo, même en marchant, restait sous surveillance constante…
((Ils sont trois cette fois encore, aujourd'hui. J'étais aussi surveillé dans la République, mais ces types sont plus sophistiqués que les deux de l'époque.))
((J'imagine que Ryo a la vie dure, hein.))
Sa Majesté le Roi, en contact via la « Résonance d'âme », exprimait son inquiétude pour Ryo, bien qu'il ne s'en préoccupât pas outre mesure.
((Ne m'en parle pas !))
((Non… je ne pensais pas vraiment ça, pardon. Mais… Ryo, tu veux en fait qu'ils t'attaquent, n'est-ce pas ?))
((Aïe.))
Comme prévu, le roi, qui connaissait Ryo depuis longtemps, avait percé ses intentions.
((P-Pourquoi voudrais-je une chose pareille~. Mais, mais supposons ? En supposant que je veuille qu'ils m'attaquent~, que me suggérerais-tu de faire ?))
((…Admets-le, tu veux qu'ils t'attaquent, n'est-ce pas ?))
((Hypothétiquement, bien sûr !))
Abel soupira profondément.
((S'ils se contentent de te surveiller, ils ne t'attaqueront jamais, peu importe la situation, n'est-ce pas ?))
((C'est vrai…))
Soudain, une idée traversa l'esprit de Ryo.
((Il existe un terme dans ce monde qu'on appelle la force majeure.))
((…Je vais faire comme si je n'avais rien entendu. Contente-toi de transmettre le message de la capitale royale au Grand Maître : il doit rester sur ses gardes.))
Sa Majesté le Roi semblait adopter une politique de laisser-faire…
(Il est très actif aujourd'hui.)
Telle fut l'impression du chef du peloton de surveillance ce jour-là.
Depuis dix jours, trois équipes de trois personnes, lui y compris, surveillaient la cible par roulements de huit heures.
Chaque jour à 14h00, ils relevaient l'équipe précédente, et à 22h00, ils passaient le relais à l'équipe suivante.
Il était maintenant seize heures.
Cela faisait deux heures qu'ils avaient pris leur poste, mais les mouvements de la cible étaient différents de l'accoutumée…
La cible faisait l'aller-retour entre le Palais Papal et ses quartiers chaque matin à 9h00.
Après cela, il passait souvent du temps à lire dans ses quartiers.
Occasionnellement, il se rendait dans une bibliothèque spécialisée.
À son retour, il avait généralement cinq ou six livres avec lui.
Naturellement, les bibliothèques spécialisées ne prêtent pas de livres, mais le sujet avait apparemment négocié avec la « Section d'accueil » pour obtenir l'autorisation d'en emprunter.
Soit dit en passant, la « Section d'accueil » semblait chargée de rapporter les livres.
La cible, qui ne se rendait qu'au Palais Papal, aux quartiers, à la bibliothèque spécialisée et parfois au Café Roemer… entra aujourd'hui dans une cafétéria en ville.
La cafétéria possédant une entrée de service, le chef de peloton surveilla l'arrière tandis que les deux autres surveillaient l'entrée principale.
C'était le protocole de surveillance.
À tout le moins, le plan de tous les établissements commerciaux de la Sainte Capitale était gravé dans l'esprit de ces observateurs.
Par conséquent, toute fuite était impossible.
Naturellement, ils connaissaient toutes les rues.
Ils pouvaient atteindre leurs destinations de nuit, parfois même les yeux fermés.
C'est dire à quel point ils étaient expérimentés.
Clac.
Le bruit de la porte d'entrée de la cafétéria qui se refermait.
Mais le son était un peu plus fort que d'habitude.
Les deux subordonnés commencèrent à paniquer.
Le sujet s'était enfui de la cafétéria.
(Ugh… qu'est-ce qui se passe aujourd'hui ?)
Le chef de peloton lâcha ces mots dans un murmure intérieur.
(Et il est sacrément rapide !)
Les deux subordonnés parvinrent à le suivre, mais le chef de peloton se retrouva un peu en retrait, ayant dû surveiller la porte arrière.
(Pas bon… la ruelle là-bas est un vrai labyrinthe…)
La ruelle dans laquelle la cible s'était engagée était parsemée d'obstacles.
La rue était étroite et il y avait généralement peu de piétons.
Même à cette heure de la soirée, le passage était très limité…
Pensant cela, le chef de peloton s'engouffra dans la ruelle.
(Hmm ? Je l'ai perdu ?)
Il n'entendait absolument rien.
À cause des nombreux obstacles, il ne pouvait même pas voir le bout de la rue.
Et puis… où étaient ses subordonnés… ?
Ce fut presque un réflexe conditionné.
Soudain, il ressentit une présence juste derrière lui.
Le chef de peloton était chargé de la « surveillance », mais il avait naturellement été formé au combat rapproché.
Dans certains cas, il pouvait être assigné à des missions d'assassinat.
Il ferait n'importe quoi si son maître le lui ordonnait.
C'est pourquoi, lorsqu'une présence apparut soudainement derrière lui, une présence imprégnée d'une intention meurtrière, il ne put s'empêcher de dégainer son épée et de frapper sans réfléchir.
Une seconde d'hésitation peut facilement mener à la mort.
C'était le genre de monde dans lequel ils vivaient.
Cling.
L'épée du chef de peloton rebondit contre un mur invisible.
« Tu as attaqué, n'est-ce pas ? Maintenant, j'ai des motifs pour la légitime défense. »
L'ombre derrière lui esquissa un sourire en prononçant ces mots.
À cet instant, le chef de peloton vit.
C'était la cible qu'ils étaient censés traquer…
Ce fut la dernière chose dont il se souvint.
Le chef de peloton reprit connaissance.
D'abord, il constata qu'il ne pouvait pas bouger le moindre membre.
Non, au contraire, ni son corps ni sa tête ne bougeaient du tout.
Pas même sa bouche…
Le plafond était bas et aucune fenêtre n'était en vue.
Peut-être un sous-sol quelque part ?
Il pouvait voir deux de ses subordonnés juste devant lui.
Mais, tous deux étaient…
(Gelés ?)
Ils étaient enfermés dans une glace cristalline.
Le chef de peloton réalisa alors qu'il était, lui aussi, dans la même situation.
(C'est quoi ce délire…)
« Oh, tu es réveillé. »
Une voix résonna dans la pièce.
Une voix familière.
Si sa mémoire était bonne, c'était celle du nouveau Cardinal…
(Cardinal Graham…)
En effet, c'était bien le Cardinal Graham.
La cible de surveillance apportait des documents au Cardinal Graham chaque matin.
Il était facile d'imaginer qu'il devait y avoir un lien entre les deux.
La mission du chef de peloton était de découvrir quel était ce lien…
À cet instant, la glace au-dessus du cou du chef de peloton disparut.
« Toux, toux. »
Le chef de peloton toussa involontairement face au changement soudain de son état glacial.
En réaction, il inspira de l'air…
Sa conscience s'évanouissait…
Sa volonté s'effondrait…
« Mon Dieu… Ryo-san, vous êtes vraiment audacieux… Et votre requête l'est tout autant… »
Graham gloussa en disant cela.
« Désolé pour ça. »
Ryo se gratta la tête et rit doucement.
« Eh bien, j'ai beaucoup à y gagner moi aussi, alors tout va bien. »
« Vous êtes l'ancien chef de l'Inquisition, n'est-ce pas ? »
« Je suis surpris que vous le sachiez. J'imagine que vous avez dû entendre ce que le vampire a dit à l'époque. »
« Oui. »
Depuis l'incident qui s'était déroulé près du village de Kona.
« En gros, vous êtes doué pour faire parler les gens, n'est-ce pas ? »
« Oui, enfin. Pour l'instant, extrayons les informations de ces trois hommes… effaçons leurs souvenirs, et faisons en sorte que la prochaine équipe prenne le relais autour des quartiers de la mission d'ici 22h00. »
« Merci. »
Dit Graham avec un sourire charmant.
Ryo répondit également avec un beau sourire.
C'était le genre de sourire sincère qui ne trahissait aucune malice.
((Mais c'est en réalité très, très trompeur.))
Ces mots du roi dans la capitale royale échappèrent totalement à Ryo…
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