Chapitre 364
Chapitre 0348 Butin
Traducteur : Jay_Forestieri
Éditeur : Tseirp
« Je n'aurais jamais cru que vous parviendriez réellement à les capturer… je vous remercie infiniment, Votre Excellence. »
Dans le bureau du chef du Bureau des Services Secrets, Ryo se faisait saluer par de profondes révérences.
Les personnes qui s'inclinaient ainsi étaient le chef de bureau Bonifacio Franzoni, le capitaine Bangan et la vice-capitaine Amalia, qui se tenait à ses côtés.
« Ne vous en faites pas, c'est juste un concours de circonstances. »
C'est ce que les Japonais appellent de la modestie.
« Alors… êtes-vous certain de vouloir laisser ces cinq individus entièrement sous la garde de la République ? »
« Oui, bien sûr. Puisqu'il n'y a aucun intérêt pour moi à les garder. »
Ryo répondit à la confirmation du chef de bureau Bonifacio avec un sourire.
C'était la vérité.
Cependant, il désirait autre chose.
« Je vais simplement prendre deux de leurs broches en guise d'échantillons. De plus, j'aimerais en savoir plus sur la technique de "Dissimulation" qu'ils utilisaient, si par hasard vous en avez connaissance. »
« Bien sûr, Bangan et les autres m'en ont parlé au préalable. Évidemment. »
Le chef de bureau Bonifacio hocha la tête avec compréhension.
« Oh, et je suis également un peu curieux au sujet des entraves scellantes magiques, donc si possible, j'aimerais aussi en apprendre davantage à leur sujet… »
« Je vois. Comme il s'agit de la propriété exclusive des forces de l'ordre, je ne peux pas vous les céder, mais si vous souhaitez simplement les examiner, cela ne pose aucun problème. »
Le chef de bureau Bonifacio répondit à la requête supplémentaire de Ryo.
Capturer ces cinq individus était une affaire de taille pour la République.
En premier lieu, céder une broche de magie de fusion ou quelque chose de similaire ne représentait absolument aucune perte pour la République.
Puisqu'elle avait été simplement obtenue auprès de leurs prisonniers.
C'était un bien maigre prix à payer pour obtenir ces cinq hommes en échange d'un tel objet et d'informations sans grande importance.
« Nous savions qu'ils attaquaient nos équipes de surveillance du Bureau des Services Secrets. Je suis très reconnaissant qu'ils aient été mis hors d'état de nuire. »
Le chef de bureau Bonifacio hocha la tête à plusieurs reprises.
Puis, quelques dizaines de minutes plus tard.
Ryo reçut les informations concernant les entraves scellantes magiques ainsi que les deux broches, comme promis.
Son visage affichait un air vraiment, vraiment heureux…
((Ryo, pourquoi deux broches au lieu d'une ?))
Demanda le roi dans la capitale royale.
((L'une est un souvenir pour Kenneth. L'autre est un souvenir pour moi-même.))
((J-je vois…))
Eh oui, Ryo avait pris un souvenir pour son ami et mentor, le vicomte Kenneth Hayward.
Ryo est un homme qui accorde une grande valeur à l'amitié.
« Quant à la "Dissimulation", nous sommes encore en train d'essayer de la comprendre… Si vous pouvez rester dans le pays quelque temps, je vous tiendrai certainement informé… ah, c'est vrai, la frontière est fermée. Je suis vraiment désolé, mais vous devrez rester dans la République pour un moment. »
« Je vois… Je comprends qu'il est inévitable que je doive rester… mais la délégation dans la Sainte Capitale doit probablement s'inquiéter pour moi à présent. Pouvez-vous faire quelque chose à ce sujet ? »
« Je comprends. Nous contacterons la délégation du Royaume par nos propres canaux. »
« Merci. »
Le lendemain de la confrontation houleuse que Ryo avait eue avec eux, ils avaient pu corroborer ses informations, si bien que Ryo pensa qu'ils avaient dû « vérifier auprès de la délégation », disposant ainsi d'un canal de communication, ce qui s'avéra exact.
Désormais, pour le moment, ils ne s'inquiéteraient pas de son retard.
S'il tardait à revenir, sûrement… ils s'inquiéteraient… n'est-ce pas ?
Ils se seraient inquiétés, n'est-ce pas ?
Ils auraient au moins… fait semblant de s'inquiéter.
« Je séjourne au Doge Pietro, donc si vous découvrez quoi que ce soit, veuillez m'en informer. »
« Bien sûr. Entendu. »
Ainsi, Ryo décida de rester au Doge Pietro, l'auberge qu'il venait tout juste de quitter, pour une période prolongée.
Un logement parfait à tous points de vue.
Il n'y avait pas d'autre option envisageable.
Le manoir de Ciro Pepe.
« Impossible… ils ont tous les cinq été faits prisonniers… ? »
« C'est exact. J'ai été informé par notre taupe au sein du Bureau des Services Secrets. Ils sont détenus dans une prison située dans les sous-sols du quartier général des Services Secrets. »
Ciro Pepe répondit à l'homme assis sur le canapé.
L'homme sur le canapé se tapotait le front avec le majeur de la main gauche.
Après un instant, son doigt s'immobilisa.
« Faites évader Cesare. »
« Hein ? »
Ce fut tout ce que Ciro Pepe put répondre à l'homme sur le canapé.
Ciro Pepe est un vicomte de la République.
Il savait à quel point la prison située dans les sous-sols du quartier général des Services Secrets était sécurisée.
À tout le moins, il savait que ce n'était pas un endroit dont on pouvait s'échapper.
Cependant, l'homme sur le canapé devant lui ne venait pas de la République.
Mais de la Théocratie.
Il n'avait probablement aucune idée de la difficulté de la tâche.
Alors il ouvrit la bouche pour lui expliquer à quel point c'était ardu, mais…
« C'est sans importance. Je laisserai mes hommes s'en charger. Enfin, même si je n'interviens pas, Cesare pourrait bien s'évader de lui-même… mais si je dois intervenir, le plus tôt sera le mieux. Vous devriez vous concentrer sur la collecte d'informations auprès de votre taupe au sein des Services Secrets. Compris ? »
« Oui, monsieur. »
Ciro Pepe n'eut d'autre choix que d'obtempérer.
Une pièce dans le Palais Papal de la Sainte Capitale de Marlomar.
« J'ai appris que Cesare a été capturé par le Bureau des Services Secrets de la République. »
Une voix masculine relaya l'information.
« Eh bien, c'était le plus faible d'entre nous, les quatre évêques. On n'y peut rien. »
Une voix de jeune femme répondit avec dégoût.
« Pff, c'est une véritable honte pour les quatre évêques. Une chose est de mourir, mais se faire capturer vivant ? »
Une voix de jeune homme dit cela avec une pointe de mépris.
Il n'y avait que trois personnes dans la pièce.
Une immense table ronde se trouvait au centre, entourée de quatre chaises.
L'une d'elles était vacante.
C'était probablement le siège de Cesare.
Même s'il devait revenir vivant de la République, il ne pourrait probablement plus jamais s'asseoir à cette place.
Échouer dans une mission et se faire capturer vivant par l'ennemi est une bévue d'une telle ampleur que le terme « bévue » est un euphémisme.
En tant qu'être symbolisant la force, s'il est jugé dépourvu de puissance, il sera éliminé.
Cela allait sans dire…
Le lendemain.
Sur la frontière occidentale de la République, dans la plaine de Giusvalla, une bataille éclata entre la Première et la Deuxième Armée du Royaume Uni de Stachen et la Garde Républicaine.
Cette bataille serait plus tard connue sous le nom de Bataille de Giusvalla.
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