Chapitre 325
Chapitre 0309 Changements dans les pays du Corridor
Traducteur : Jay_Forestieri
Éditeur : Tseirp
Finalement, le navire de la délégation du Royaume ne prit le large que le lendemain matin.
Car bien que les marins déjà à bord au moment où les membres de la délégation embarquèrent fussent sains et saufs, ceux qui se trouvaient encore au château furent pris dans la tourmente, et beaucoup d'entre eux périrent.
Ils parvinrent tout de même à partir le lendemain matin, en partie parce que le Duché ordonna par la force aux marins de lever l'ancre…
Durant leur séjour, prolongé d'une journée, les membres de la délégation occupèrent leur temps comme bon leur sembla.
Mais bien entendu, un certain mage de l'attribut eau examinait avec avidité les informations sur le golem démonté…
Soit dit en passant, il convient de noter que si Ryo prétendait qu'il s'agissait d'un « démontage », aux yeux de beaucoup, cela ressemblait à un « démantèlement ».
La différence étant que le démontage n'implique pas la destruction, contrairement au démantèlement…
« Je commence à comprendre petit à petit la technologie derrière cet aspect d'économie de mana… »
Les six occupants des chambres 10 et 11 tentaient également de se tenir à l'écart de Ryo, qui souriait d'un air diabolique en marmonnant ces mots.
Leur accord tacite était : « Laissons-le tranquille ».
Sauf à l'heure des repas.
« Ryo, allons dîner à la cafétéria. »
Lorsque Amon lui adressa ces mots, Ryo leva les yeux et se leva.
« Très bien, allons-y. »
L'adage « L'alchimie avant les trois repas par jour » ne semblait pas s'appliquer à Ryo…
Bien qu'il n'ait manqué aucun repas, Ryo passa finalement toute la traversée à analyser le golem démonté.
Naturellement, le commandant Hugh McGrath s'adressa au Duché, et la propriété du golem démonté fut officiellement transférée à Ryo, bien qu'assortie de certaines conditions.
Le commentaire des alchimistes et des mécaniciens, affirmant qu'il était « impossible de le restaurer dans cet état », fut probablement l'élément décisif.
En temps normal, ils n'auraient jamais remis ce qui pouvait être qualifié de secret d'État à un aventurier étranger, peu importait l'ampleur de sa contribution…
Ryo n'avait aucune intention de le réassembler… il comprenait que c'était impossible dès le départ… mais après tout, c'était une bonne affaire pour lui, car il put considérablement accroître ses connaissances sur les golems grâce à l'alchimie.
Au même moment, une anomalie majeure se produisait dans les pays du Corridor.
Par ordre de proximité avec les Nations centrales, se trouvent « Ayteke-Bo » et « Schulz ».
Ces deux pays sont des cités-États et peuvent être considérés comme assez petits comparés aux « pays » des Nations centrales.
Néanmoins, ils comptent plusieurs centaines de milliers d'habitants et possèdent, dans une certaine mesure, des gouvernements fonctionnels.
Cependant, à Ayteke-Bo, en raison de l'acte insensé du Seigneur Zuransu, une nuée de chenilles attaqua la ville et le palais d'État, et le Seigneur Zuransu fut tué.
Certaines des figures clés du gouvernement furent également abattues.
De plus, les remparts de la ville, dont Ayteke-Bo était si fière, furent détruits de manière assez étendue par ces chenilles.
C'était une situation plutôt sombre pour un pays situé en plein cœur de la Forêt Noire.
Car la Forêt Noire est connue pour abriter plus de monstres que les forêts ordinaires.
Cela dit, ce ne sont que des monstres, après tout.
Plusieurs mesures peuvent être prises pour les empêcher d'envahir la ville.
Comme on pouvait s'y attendre, une nuée de chenilles telle que celle vécue à ce moment-là était hors de question, mais un tel événement ne se produisait qu'une fois tous les quelques décennies, voire tous les cent ans.
Il n'y avait donc pas de quoi s'inquiéter.
Ils pouvaient simplement prendre leur temps pour réparer les murs. Ou du moins, cela aurait dû suffire…
Jusqu'à maintenant.
« C'est inutile, ça ne tiendra pas ! »
« Comment ces types peuvent-ils monter à cheval au milieu de la forêt !? »
« Ils nous tirent même des flèches dessus tout en étant montés ! »
« Rapport ! Le Premier Ordre des Chevaliers a été anéanti… »
« Les cavaliers sont entrés dans la ville par les murs effondrés ! »
« Ils s'engouffrent les uns après les autres… »
Ce jour-là, après seulement une journée d'engagement, Ayteke-Bo tomba.
Le Seigneur Lansui, qui avait succédé à l'ancien seigneur, le Seigneur Zuransu, à la tête de l'État, accepta la recommandation de se rendre.
Ayteke-Bo tomba aux mains du Roi Hahn, le nouveau roi de Schulz.
C'est l'homme qui avait précédemment mené les cavaliers pour envahir Schulz.
C'est aussi l'homme qui avait juré de ne jamais pardonner à Rupert, l'ancien empereur de l'Empire de Debuhi, pour avoir blessé sa sœur.
Ainsi, « Ayteke-Bo » devint un État vassal de « Schulz ».
Avec l'annexion d'Ayteke-Bo, il n'y avait plus d'obstacles entre le Roi Hahn et l'Empire de Debuhi.
« Je tiendrai certainement mon serment. »
Le murmure du Roi Hahn ne parvint pas à l'ancien empereur Rupert, bien entendu…
La chute d'Ayteke-Bo parvint au Marquis Heinlein, dans la lointaine capitale royale du Royaume de Knightley, trois jours plus tard.
Elle fut également rapportée au Roi Abel.
« Ayteke-Bo est tombée… La mission aura du mal à revenir, n'est-ce pas ? »
« Oui. Ils n'ont d'autre choix que d'emprunter un itinéraire qui contourne largement Schulz et Ayteke-Bo. Mais alors, le ravitaillement deviendra extrêmement ardu, tout comme leur sécurité. Il est également rapporté que le Roi Hahn de Schulz n'a pas une bonne opinion de la délégation des Nations centrales. Surtout de Sa Majesté l'ancien empereur Rupert. »
« Oui, c'est ce que j'ai entendu. Parce qu'il a blessé la sœur du Roi Hahn… Et maintenant, il nourrit une rancune, ce que je comprends… tout de même, c'est préoccupant. »
Abel fronça les sourcils et prit une gorgée du café à ses côtés.
« Schulz et Ayteke-Bo sont assez éloignés, n'est-ce pas ? C'est pour cela qu'ils ne se sont pas interférés jusqu'à présent… »
« Oui. Eh bien, ils peuvent remercier les cavaliers pour cela… »
« Mm-hmm… »
Le Roi Hahn dirigeait à l'origine les cavaliers qui avaient été persécutés par Schulz.
Leur mobilité et leur sphère d'activité étaient étonnamment vastes.
La mobilité de ces gens, tous à cheval, mena à la première bataille de l'histoire entre les pays du Corridor : l'attaque de Schulz sur Ayteke-Bo.
Et elle se conclut en une seule journée.
La folie du roi renversa la tyrannie de la distance…
« Ce sont vraiment des forces avec lesquelles il faut compter, ces cavaliers. »
« Oui. Je pense qu'on peut dire sans se tromper que le continent du Royaume ne sera pas attaqué, mais je ne peux pas garantir que la mission ne rencontrera pas d'embûches en faisant un grand détour sur le chemin du retour depuis les Pays occidentaux. Il semble que nous devions également construire un réseau de renseignement approprié dans les pays du Corridor. »
« Actuellement… ne recevons-nous pas déjà des informations assez détaillées, mais vous dites que ce n'est pas encore correctement mis en place ? »
« Mes excuses, Votre Majesté. Je le mettrai en place dès que possible. »
« Euh, très bien… »
La définition du « correct » selon le Marquis Heinlein semblait être bien au-delà des attentes d'Abel…
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