Chapitre 281
Chapitre 0265 Paix et privilège
Traducteur : Jay_Forestieri
Éditeur : Tseirp
Après avoir profité du buffet à volonté à la cafétéria de la guilde au lendemain de la Grande Marée, Ryo prit la direction de la Capitale Royale à bord d'une calèche de la guilde le lendemain matin.
Ryo avait obtenu la permission d'utiliser la précieuse calèche de la Guilde des Aventuriers de Rune, apparemment en reconnaissance de ses efforts durant la Grande Marée.
Ryo était ravi que son dur labeur ait porté ses fruits, et il continua de dormir dans la calèche qui lui avait été réservée.
Puisqu'il avait pratiquement mangé jusqu'à l'aube la nuit dernière….
Le lendemain, en début d'après-midi, il arriva sain et sauf à la Capitale Royale et se rendit directement à la bibliothèque du Château Royal pour rendre le livre qu'il avait emprunté et qui était en retard depuis longtemps, « L'Alchimie : Avenir et perspectives – L'alchimie dans notre quotidien ».
À cet instant, le bibliothécaire en chef, M. Gasparnini, sembla sur le point d'éclater en sanglots… ou plutôt, il pleurait un peu et inclina la tête à plusieurs reprises en signe de gratitude.
Ryo fit alors un vœu ferme dans son cœur.
Toujours rendre tout ce qu'il empruntait.
Sinon, il ferait pleurer une personne de bien comme le bibliothécaire en chef….
Pendant ce temps, dans un endroit reculé du château royal.
Le roi Abel Ier n'était pas au lit….
Mais dans la cour de l'annexe, en train de manier son épée.
« Abel… tu es encore en convalescence, ne force pas trop. »
« Oh, Ryo. On dirait que tu as été occupé. Qu'as-tu fait de beau ? »
« J'ai juste sauvé le monde de la ruine, rien de plus. »
« J-je vois… »
Abel pensa que Ryo disait encore quelque chose qui n'avait aucun sens… mais il n'osa pas s'y attarder.
Il jugea de lui-même que Ryo était probablement absorbé par un livre d'alchimie, ou quelque mets délicat… ou quelque chose du genre.
Pauvre Ryo.
Lorsqu'Abel retourna dans son bureau après avoir manié son épée, le marquis Heinlein, le Premier ministre, apparut.
Il avait un rapport à faire.
« Votre Majesté, avant-hier, la Cité de Rune a subi une nouvelle Grande Marée après trois ans… »
Après avoir révélé cela, le marquis remarqua Ryo dans la pièce.
« Oh, la Grande Marée, que de souvenirs. Quel était le monstre et quelle était sa taille cette fois-ci ? En parlant de ça, il ne devait pas y avoir beaucoup d'aventuriers de rang B dans la Cité de Rune, tout s'est bien passé ? Non, attendez, le fait que vous ne fassiez le rapport que maintenant signifie que c'est résolu, n'est-ce pas ? »
Le questionnement incessant d'Abel ramena le marquis à la réalité et il répondit.
« Ah, oui… cette fois, c'étaient des ogres, cinq mille d'entre eux. Le seul groupe de rang B appartenant à Rune est "Coffee Maker", dirigé par Delong. Et pour ne rien arranger, ils avaient été envoyés en mission de soumission de wyvernes… »
« Oh oui, j'ai lu le rapport là-dessus ! Deux wyvernes, c'est ça ? Hm ? Attendez une minute, cela signifie qu'il ne devait pratiquement plus rester d'aventuriers de rang C ou supérieur dans la ville… »
En disant cela, l'expression d'Abel devint de plus en plus sévère.
Il savait à quel point il est difficile d'abattre une wyverne.
Puisqu'il en avait croisé un bon nombre lorsqu'il était aventurier.
Il avait aussi participé à la Grande Marée par le passé… seulement, cette fois, c'étaient des ogres… dont la peau faisait ricocher les flèches !
« Ça a dû être difficile, même pour les Chevaliers de Rune, n'est-ce pas ? Avec pas mal de pertes, j'imagine ? »
« Eh bien, pas exactement… »
Le marquis Heinlein jeta un coup d'œil à Ryo.
Ryo était allongé sur le canapé, lisant un livre d'alchimie qu'il venait d'emprunter après avoir rendu le précédent… et il ne semblait pas écouter le rapport.
« Il n'y a eu aucune perte. L'incident s'est produit à 15h00, et ils ont vaincu le Roi Gobelin qui menait la horde juste après 19h00 le même jour. »
« Aucune perte ! Le maître de guilde actuel est Ra, c'est bien ça ? Sue a aussi d'excellentes compétences de soutien… il faut leur reconnaître ça. Non, peut-être est-ce grâce aux chevaliers bien entraînés. Enfin, quoi qu'il en soit, ils ont vraiment fait… du bon travail… hmm ? Attendez une minute ? La peau d'un ogre est imperméable aux flèches, non ? Et pourtant, il n'y a eu aucune perte, comment diable ont-ils réussi cela ? »
Quand Abel dit cela, le marquis Heinlein jeta à nouveau un coup d'œil à Ryo, qui occupait le canapé, et répondit.
« Oui, en fait, à part le Roi Gobelin, ils ont été éliminés par la magie… »
« Oh, d'accord ! Donc c'est de la magie, hein. …De la magie ? Contre cinq mille ogres ? Vraiment ? …Euh, très bien, marquis Heinlein, je vais vous poser la question, mais qui est l'auteur de cette magie ? »
Abel demanda, mais son regard était déjà fixé sur le mage de l'attribut eau étalé sur le canapé.
« Oui, vous avez deviné, Votre Majesté, c'est le duc Rondo. »
« Alors c'était toi ! »
« Pardon ? »
Abel cria, et Ryo réagit car son nom avait apparemment été prononcé.
Il réalisa alors d'une manière ou d'une autre qu'il était au centre de la conversation.
« Alors Ryo, il semble que tu n'aies pas été dans les parages ces cinq derniers jours environ, étais-tu à la Cité de Rune ? »
« Ouais. Mais, il faut comprendre, ce n'était pas pour récupérer un livre que j'avais emprunté à la bibliothèque du Château Royal, que j'avais laissé dans ma maison de Rune et que j'avais oublié de rendre, ou quelque chose comme ça, d'accord ? »
« Bien… maintenant je sais pourquoi tu étais à Rune à ce moment-là…. Eh bien, tu as fait du bon travail… »
Dit Abel, l'air un peu fatigué.
« Ça ne ressemble pas vraiment à un compliment, Abel ? »
« Qu'est-ce que tu veux dire ? »
« Si tu penses vraiment ce que tu dis, les mots ne suffisent pas à montrer ta sincérité ! »
« Que veux-tu de plus à part mes paroles ? »
« Cela va sans dire, accorde-moi un privilège. »
Le marquis Heinlein, le Premier ministre, fronça les sourcils en voyant le premier duc… exiger des « privilèges » du roi.
Il ne trouvait pas cela approprié pour l'ordre du pays.
Cependant, le roi Abel demanda à Ryo avec une attitude nonchalante.
« Alors, quel genre de privilège veux-tu ? »
« Le privilège du gâteau mensuel, évidemment ! »
« Très bien, c'est entendu. »
« Youpi ! »
Abel hocha la tête affirmativement avec un air fatigué sur le visage. Et Ryo fit plusieurs fois un geste de victoire avec le poing, se sentant vraiment ravi.
Laissant le marquis Heinlein complètement perdu face à ce qui venait de se passer.
« Hein ? Un gâteau ? Quel genre de privilège est-ce… ? »
Aujourd'hui encore, le centre du Royaume était en paix.
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