Chapitre 39
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Traducteur/éditeur : HidingTurtle
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◈ Le Chevalier errant et le Château ambulant ◈
Chapitre 39 : Ce que signifie devenir commandant (2)
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Une atmosphère de guerre pesait sur eux tandis qu’ils pénétraient sur le territoire de Roman.
La Faction impériale, qui cherchait à tirer profit de l’empereur, s’opposait à la Faction des Nobles, déterminée à protéger ses privilèges établis. De toutes parts, ceux qui flairaient l’argent dans ce conflit accouraient.
Des bandes de mercenaires, fortes de quelques dizaines à plusieurs centaines d’hommes, défilaient sur les routes. Des marchands les suivaient, ainsi que des voyageurs et des ouvriers qui cheminaient sous leur protection.
Eugene trouva le spectacle quelque peu étrange.
« La véritable guerre n’a même pas encore commencé. Ils ne s’y prennent pas un peu tôt ? S’ils débarquent avec plusieurs centaines d’hommes sans trouver de travail, ils vont vite perdre courage. »
Le capitaine des mercenaires éclata de rire en entendant ces paroles directes, qui ne ressemblaient guère à celles d’un noble.
« C’est effectivement stressant d’arriver trop tôt et de ne pas décrocher de contrat. Mais il y a aussi des avantages. »
« Lesquels ? Obtenir les contrats des nobles les plus puissants avant les autres ? »
Quand on risquait sa vie, il était naturel de se ranger du côté de celui qui avait le plus de chances de gagner. Si un vicomte et un baron s’affrontaient, tout le monde voulait rejoindre l’armée du vicomte.
« Ça aussi, mais au début d’une guerre, les soldes ne sont pas en retard. »
« … J’oublie toujours comment les choses se passent, par ici. »
La raison était simple, mais déprimante.
« En pleine guerre, il y a beaucoup d’endroits qui recrutent, alors on trouve vite du travail. Ceux qui ont un besoin urgent de soldats offrent aussi de bons salaires. Mais le risque qu’ils vous escroquent sur la paie est plus grand. Tout mercenaire qui a un peu d’expérience s’est déjà fait avoir au moins une fois. »
Les paroles du capitaine délièrent les langues, et les plaintes contre d’anciens employeurs fusèrent de toutes parts.
« Ne vous inquiétez pas. Je ne ferais jamais une chose pareille. Moi, j’échange même des accolades avec la Compagnie de mercenaires de la Main Noire. »
Tandis que ses hommes riaient, Eugene scruta les gens qui défilaient au loin.
Leur équipement n’a vraiment rien à voir avec celui des gens de Bonyard City.
Ils avaient l’air prêts à se jeter dans une véritable guerre pour en tirer leur part. Beaucoup de mercenaires montaient à cheval, et certains portaient même une cotte de mailles comme des chevaliers.
Les humains n’étaient pas les seuls à s’agiter dans le pays.
Roucou !
Croa !
Des pigeons et des corbeaux volaient dans toutes les directions, des billets attachés aux pattes. Certains transportaient sans doute des messages appelant des maisons alliées à s’unir, tandis que d’autres portaient des lettres secrètes dont dépendaient des centaines de vies.
Pendant un temps, les routes restèrent animées par cette foule venue de partout. Mais à mesure qu’ils s’enfonçaient dans le territoire de Roman, l’odeur de la mort commença à envahir l’air.
« Il y a eu une bataille. »
Neuf cadavres gisaient devant eux.
« Une bande de mercenaires débutants a dû leur sembler facile à dépouiller, alors ils les ont attaqués. Environ la moitié s’est défendue. Les autres se sont agenouillés en suppliant, puis on leur a planté une lame dans le cou ou dans le dos. »
Un mercenaire qui avait examiné les corps fit son rapport à Eugene.
« Tss ! Voilà ce qui arrive quand une bande de bleus monte jusqu’ici. »
— « Bon sang, ça commence à me mettre de mauvaise humeur. »
La plupart des mercenaires attaqués semblaient avoir entre la fin de l’adolescence et le milieu de la vingtaine. Un seul, probablement leur capitaine, était d’âge mûr.
« À partir de maintenant, montez une garde stricte la nuit. N’oubliez pas qu’ici, les gens prêts à se transformer en bandits à la moindre occasion grouillent partout. »
— « Ne vous en faites pas, chevalier. Nous avons tous traversé cette épreuve. »
Aucun des mercenaires d’Eugene ne se laisserait ébranler par si peu. Pourtant, les signes de danger qui se multipliaient leur arrachèrent quelques jurons.
« Encore ? »
— « Beurk, quelle puanteur. »
À la vue de charrettes brisées et de poissons salés écrasés dans la terre, les mercenaires se couvrirent le nez.
« La situation semble pire que prévu. »
Varda acquiesça en se couvrant le nez d’un mouchoir.
« À ce stade, difficile de parler de simples actes de banditisme. »
— « Des gens engagés par des seigneurs hostiles doivent rôder dans les environs, alors ? »
— « Probablement. C’est une sorte d’escarmouche préliminaire. »
La lettre d’invitation ne mentionnait aucune guerre. Vu la distance qu’ils avaient parcourue, la situation avait dû se dégrader rapidement après son envoi.
« À partir d’ici, nous sommes sur les terres de la Maison Morad. »
Un mercenaire qui revenait d’une reconnaissance leur fit son rapport. Qu’ils le veuillent ou non, il ne leur restait plus qu’à poursuivre leur route.
* * *
Le pillage qu’ils découvrirent ensuite était toujours en cours. Des mercenaires devenus bandits s’étaient abattus sur un petit village et y semaient le chaos.
« Aaaah ! »
Un fermier traîné par les cheveux laissait derrière lui une trace dans la terre, les pieds raclant le sol. De tous côtés retentissaient les cris des femmes et des enfants.
La plupart des bandits étaient occupés à saccager les maisons ; seuls quelques-uns se trouvaient dehors. Trop excités, ils ne remarquèrent pas l’approche discrète du groupe d’Eugene.
« Vous voulez attaquer ? Vu la taille du village, les pillards sont à peu près aussi nombreux que nous. »
Les mercenaires semblaient impatients de recevoir l’ordre d’attaquer. Non par sens de la justice, mais parce qu’ils convoitaient le butin. Avec un chevalier pour mener une embuscade contre des pillards, la victoire était presque assurée.
« Voilà qui fera un petit cadeau à la Maison Morad. »
Les mercenaires exultèrent en silence et dégainèrent leurs armes.
Cling.
Eugene sortit lui aussi son fléau à long manche.
*Gloups.*
« Il va enfin s’en servir. »
— « J’ai entendu dire qu’il avait fracassé la tête d’un warg d’un seul coup avec ça. »
Les mercenaires observaient avec impatience cette arme d’hast sinistre et monstrueuse.
« Chargez. »
À l’ordre d’Eugene, les mercenaires se ruèrent tous à l’assaut.
Aucun ne cria. Plus les pillards sortiraient tard de chaque maison, plus il serait facile de les vaincre un à un. C’étaient des vétérans ; ils le savaient sans qu’on ait besoin de le leur dire.
« Quoi ? »
Un pillard qui portait un panier rempli de fruits se figea devant le chevalier qui fonçait sur lui à une vitesse terrifiante.
« N-nous exécutons les ordres de l’empereur… »
— « Tu n’es que le sous-traitant d’un sous-traitant. »
Eugene abattit son fléau à long manche, comme s’il n’avait pas besoin d’en entendre davantage.
Crac !
La tête du bandit pivota de cent quatre-vingts degrés.
Boum !
Le bandit s’écroula face contre terre, le dos exposé, mais ses yeux vitreux restèrent tournés vers le ciel.
« Beurk ! »
Les mercenaires frissonnèrent devant cette vision macabre, mais ils se sentirent aussi soulagés. Servir sous les ordres d’un chevalier puissant augmentait leurs chances de survie et leurs possibilités de gagner de l’argent.
« Qu’est-ce qui se passe… Argh ! »
Les bandits qui sortaient des maisons, alertés par le vacarme, furent frappés par des carreaux, des lances et des lames. Chacun transportait du butin, ce qui ralentissait ses réactions.
« On nous attaque ! »
— « Sortez tous ! Ce n’est pas le moment de plaisanter ! »
Quand ils se précipitèrent enfin dehors pour combattre, près de la moitié des leurs avaient déjà été abattus.
Le fléau à long manche s’écrasa sur la poitrine d’un bandit qui sortait d’une maison en courant.
Crac !
Toutes ses côtes se brisèrent, et il fut projeté à l’intérieur.
« Je vais l’achever ! »
Un subordonné d’Eugene entra dans la maison, puis en ressortit aussitôt. Il n’y avait plus rien à achever.
« P-pitié… »
Les mercenaires qui passaient virent un mari et sa femme s’approcher du bandit à terre, armés de couteaux de cuisine. Un cri perçant retentit peu après.
« Ouvrez la porte ! Ouvrez ! »
Les bandits tambourinaient aux portes bien closes.
Ils étaient sortis pour combattre, mais lorsqu’ils comprirent que la victoire était impossible, ils tentèrent de se réfugier dans les maisons. Les villageois, eux, maintenaient désespérément les portes fermées.
« Putain ! Ouvrez, bordel ! Sinon, je vous tue… Argh ! »
Des lances et des haches s’enfoncèrent dans le dos de ceux qui frappaient frénétiquement aux portes.
« Nous nous rendons ! »
— « Pitié, faites preuve de clémence ! »
Lorsqu’il n’en resta plus que trois, les ennemis qui se faisaient massacrer jetèrent leurs armes et levèrent les deux mains.
« Qui vous a engagés ? »
— « Duran ! Le baron Duran ! »
Eugene se tourna vers Varda. Elle avait passé l’essentiel de son temps à Roman et connaissait bien les rapports de force entre ses nobles.
« C’est une puissante maison noble. Elle possède deux mines d’argent et plusieurs comptoirs commerciaux. »
— « Quelle maison enviable. »
L’argent rentrait même sans qu’ils aient à bouger le petit doigt, quels que soient les désastres, comme les inondations ou les sécheresses. N’était-ce pas le rêve de tout le monde ?
« En matière de puissance, elle n’aurait rien à envier à la plupart des maisons de comtes. »
— « Pourtant, ce n’est qu’une maison de baron ? »
— « La puissance d’une maison ne suit pas toujours la hiérarchie des titres nobiliaires. »
Gopri avait formé Eugene avec rigueur aux arts chevaleresques et au commandement, mais Eugene connaissait mal les jeux politiques de la noblesse.
« En outre, la Maison Duran était autrefois une maison de vicomte. Son avidité allait à l’encontre de la bannière de Roman, et elle entretenait donc de mauvais rapports avec la famille royale. J’ai entendu dire que son titre avait été rétrogradé autrefois. »
— « À vous entendre, on dirait qu’elle s’entendrait bien avec l’empereur. »
— « La Maison Duran et l’empereur ne se font sans doute pas confiance. Ils entretiennent simplement des relations commerciales fondées sur le profit. »
L’empereur avait osé revendiquer le titre impérial parce qu’un nombre non négligeable de nobles étaient prêts à s’allier à lui.
Eugene baissa les yeux vers les prisonniers, qui le suppliaient désespérément de leur laisser la vie sauve.
« Si vous nous pardonnez une seule fois, nous changerons et mènerons une vie honnête… »
Cling.
Eugene leva son fléau à long manche et fit taire les bandits.
« Vous êtes les ennemis de la maison qui m’a invité, des parasites qui vivent aux dépens des honnêtes gens. Il n’y a aucune raison de vous laisser en vie. »
— « P-pitié, épargnez-nous au moins la vie… Aaaah ! »
Les mercenaires abattirent leurs épées sur les deux prisonniers qui se frottaient désespérément les mains.
« Je suis Eugene Mayer, chevalier ! »
Eugene cria aux villageois qui jetaient de prudents coups d’œil par leurs fenêtres.
« Alors que je me rendais sur les terres de mes seigneurs, la Maison Morad, à leur invitation, j’ai trouvé ces cruels pillards et les ai mis hors d’état de nuire ! »
Les villageois remercièrent Eugene en larmes, émus par la fière déclaration du chevalier.
Les mercenaires rassemblèrent le butin et quittèrent le village, le cœur étrangement exalté. Ce n’était pas la même satisfaction que celle de la victoire ou de l’argent.
La reconnaissance dans les yeux des villageois qu’ils avaient sauvés leur procura une satisfaction nouvelle, qu’ils n’avaient jamais éprouvée au cours de toutes leurs années de mercenariat.
* * *
Les mercenaires d’Eugene avaient travaillé pour de nombreux employeurs, mais ce chevalier était singulièrement étrange.
« Hoffman. Montrez-moi votre blessure. »
— « Bien, chevalier. »
Le seul mercenaire blessé retroussa sa manche.
« Vous n’avez vraiment pas besoin de vous en occuper vous-même… »
— « Vous avez reçu cette honorable blessure en sauvant un enfant pris en otage, n’est-ce pas ? Il n’y a qu’un seul blessé, alors je vais vous soigner moi-même. »
Même le capitaine des mercenaires, qui avait tenté de l’en dissuader, s’écarta sans un mot.
Hoffman était aussi imposant et féroce qu’un ours, mais contrairement à son apparence, il avait un sens aigu de la justice.
« Vous ne ferez pas long feu comme mercenaire. Vous vous êtes blessé pour rien. Si vous vous faites un jour poignarder sérieusement, ce sera la fin pour vous. »
— « Ça suffit. Il a quand même fait quelque chose d’impressionnant, non ? Il devrait y avoir plus d’hommes comme lui. Peut-être que les gens auraient alors une meilleure opinion des mercenaires. Franchement, c’est lamentable de voir tout le monde nous regarder comme si nous n’attendions qu’une occasion de devenir des bandits. »
— « C’est vrai. »
Ses compagnons alternaient entre les insultes et les compliments.
À part Hoffman, personne n’avait été blessé. Rien d’étonnant : un chevalier lourdement armé et des mercenaires expérimentés avaient attaqué des ennemis dispersés et distraits.
Eugene nettoya à l’eau la coupure, longue d’environ trois phalanges, puis y appliqua l’onguent préparé par Varda.
« Ça fait mal ? »
— « Non, monsieur. »
— « Alors pourquoi faites-vous cette tête ? »
Le visage de Hoffman se tordit. Un mercenaire chevronné aurait dû supporter sans peine une telle blessure.
« C’est la première fois qu’un capitaine… non, qu’un chevalier, me témoigne autant d’attention. »
— « Ah, je comprends. »
Son expression ne venait pas de la douleur, mais de l’émotion qui montait en lui.
Il s’était blessé inutilement par compassion. Selon les critères des mercenaires, cela pouvait faire de lui un incapable.
La Faucheuse préfère les bons mercenaires.
C’était un dicton que les mercenaires tenaient pour une vérité de bon sens. Mais Eugene le voyait autrement.
Un homme comme lui ferait un vassal de confiance idéal.
Il ne pouvait pas continuer à ne compter que sur des mercenaires liés à lui par l’argent. Il lui fallait des vassaux dignes de confiance, compétents et droits.
Tout en employant les mercenaires, Eugene comptait proposer à ceux qui en seraient dignes de devenir ses hommes de confiance. L’homme devant lui en avait largement les qualités.
Tandis qu’Eugene terminait le soin en bandant la plaie, Varda donnait elle aussi des ordres aux mercenaires.
« Des orties à papillons, de l’herbe vagabonde et des champignons-écharpes ? Je connais les deux premiers. »
— « Moi, je connais les champignons-écharpes. »
Un mercenaire qui avait été chasseur et un autre qui avait autrefois travaillé comme bûcheron levèrent la main.
« On devrait en trouver en abondance dans les environs. »
Varda désigna plusieurs endroits. En tant qu’elfe maîtrisant la magie de la forêt, elle comprenait aussitôt quelles plantes poussaient naturellement, même dans un lieu qu’elle n’avait jamais visité.
Ils récoltaient des plantes médicinales dès qu’ils en avaient le temps. Inutile de dépenser de l’argent pour en acheter, et les ingrédients fraîchement cueillis étaient plus efficaces.
« Je vais vous adjoindre deux mercenaires de plus. Allez en cueillir. Nous aurons besoin d’un approvisionnement régulier pour les onguents et les répulsifs à insectes. »
— « Nous serons de retour dans deux heures. Nous leur apprendrons à reconnaître les plantes médicinales en chemin. »
— « Parfait. »
Varda acquiesça, satisfaite. Les vétérans ne le devenaient pas pour rien. Donnez-leur un ordre, et ils en comprennent deux.
Bien que ce fût une corvée qu’ils n’auraient normalement pas accomplie, les mercenaires obéirent sans se plaindre. Ils avaient vu Hoffman se faire soigner avec cet onguent.
Ils avaient vu d’innombrables mercenaires mourir d’infections dues à de petites blessures, ou souffrir de fièvre après avoir été mordus par des insectes venimeux pendant le campement.
Fiiou !
Au sifflement et au geste de Homi, les ânes s’alignèrent devant un ruisseau peu profond pour boire.
« Vous vous souvenez de ce que je vous ai dit ? Je vous ai expliqué que je sentais, chez Homi, les esprits des animaux qui la suivent. »
— « Bien sûr. Je n’oublie pas la moindre de vos paroles, dame Varda. »
— « Héhé. »
Tandis que Varda souriait doucement, Homi alignait aussi soigneusement les trois chevaux de guerre.
Depuis qu’elle avait obtenu Sandy, le cheval de guerre du désert samurien, elle passait ses journées à monter et à se rapprocher de lui. Elle avait fini par acquérir ce talent.
« Ça dépasse la simple habileté. »
— « Une sorte de magie ? »
— « Je crois que c’est un peu différent. Toute magie, petite ou grande, consume la force physique et l’énergie mentale. Mais cette enfant commande aux animaux comme si elle leur parlait tout simplement. »
Grâce à Homi, il était plus facile de s’occuper des ânes. Même au combat, ils ne s’enfuyaient pas et restaient à une distance convenable.
Son aptitude à commander aux animaux venait à peine de s’éveiller, et il était enthousiasmant d’imaginer à quel point elle pourrait se développer.
« Le ciel lui a pris sa voix, mais lui a donné autre chose en échange. Quoi qu’il en soit, le chevalier et son écuyère sont tous deux remarquables. »
Varda contempla tour à tour Eugene et Homi d’un air intéressé.
« Cela fait trois, si l’on vous compte aussi, dame Varda. N’oubliez pas que vous partagez notre sort. »
— « C’est vrai. J’imagine que oui. »
Elle était certaine qu’il n’existait pas au monde de groupe aussi singulier et capable que cette petite troupe.
Notes :
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