Chapitre 10
Chapitre 10
Je pris une profonde inspiration.
Vingt plantes.
Vingt énormes plantes carnivores.
Et un seul idiot armé d'une vieille épée.
« Bon... »
Je resserrai ma prise sur la poignée.
« On va faire comme si tout allait bien. »
Personne ne me répondit.
Enfin...
Pas tout à fait.
CLAC.
L'une des Assassin's Nettle venait de refermer brutalement sa mâchoire.
Je grimaçai.
« Ouais... je préfère quand vous ne parlez pas. »
Je fis quelques pas prudents dans le jardin.
À peine eus-je franchi la clôture que plusieurs têtes végétales pivotèrent dans ma direction.
Je m'arrêtai immédiatement.
« Ah... elles m'ont vu. »
Les mâchoires continuaient de s'ouvrir et de se refermer lentement.
Aucune ne bougeait.
Du moins, leurs racines, elles, restaient ancrées dans le sol.
Je soufflai discrètement.
« Au moins, elles ne courent pas... »
C'était déjà une excellente nouvelle.
Je décidai de tester quelque chose.
Ramassant une petite branche tombée au sol, je la lançai en direction de la plante la plus proche.
À peine le morceau de bois entra-t-il dans son rayon d'action...
CLAC !
La tête jaillit en avant avec une vitesse impressionnante.
La branche disparut instantanément entre ses dents.
Je restai bouche bée.
« Wow ?! »
Quelques secondes plus tard, la plante relâcha le morceau de bois, qui tomba au sol en deux morceaux parfaitement nets.
Je déglutis.
« D'accord... »
Je regardai mon bras.
Puis le bâton.
« J'espère que mon bras ne finira dans le même état que cette branche. »
Je notai mentalement cette information.
Leur portée semble limitée... mais leur attaque est extrêmement rapide.
Je souris.
« Bon... on progresse. »
Je me tournai vers la vieille dame.
Elle observait la scène depuis son porche.
« Vous allez bien ? »
« Pour l'instant oui ! »
Je pointai les plantes.
« Elles essaient juste de me convaincre de rentrer chez moi ! »
Elle eut un petit rire.
« Ne vous approchez pas trop ! »
« Ça risque d'être compliqué. »
Je reportai immédiatement mon attention sur le groupe.
Vingt.
Toujours vingt.
Impossible d'attaquer de front.
Je devais d'abord isoler une cible.
Je commençai donc à tourner lentement autour du jardin.
À mesure que j'avançais, certaines plantes cessaient de me suivre du regard tandis que d'autres prenaient le relais.
« Intéressant... »
Elles semblaient chacune surveiller une petite zone.
Leur champ d'action n'était donc pas illimité.
Je finis par remarquer une plante légèrement plus éloignée des autres.
Seulement deux voisines pouvaient réellement intervenir.
« Toi... »
Je pointai discrètement l'épée dans sa direction.
« Tu seras la première. »
Je pris une inspiration.
Puis m'élançai.
La première plante ouvrit immédiatement sa gueule.
CLAC !
J'esquivai d'un bond sur le côté.
Une deuxième attaque arriva presque aussitôt.
Je me baissai.
Les dents passèrent à quelques centimètres au-dessus de ma tête.
« C'est rapide ! »
Profitant de cette ouverture, je m'approchai de la première plante.
Mon regard descendit naturellement vers sa tige.
Fine.
Souple.
Bien plus fragile que la tête.
« C'est là... »
Je levai l'épée.
Puis frappai de toutes mes forces.
SCHLK !
La lame traversa la tige presque sans résistance.
La gueule de la plante s'ouvrit en grand.
Sa gigantesque tête tomba au sol dans un bruit sourd.
Pendant quelques secondes, elle continua d'ouvrir et de refermer sa mâchoire.
Puis...
Elle se dessécha brutalement.
Sa couleur verte vira au brun.
Son corps se désagrégea lentement avant de disparaître complètement.
Je restai immobile.
« Je... »
Je regardai l'endroit où elle se trouvait quelques secondes auparavant.
« Je l'ai eue ? »
Je ne pus retenir un sourire.
« Ça marche vraiment ! »
La vieille dame applaudit doucement depuis la maison.
« Bravo ! »
Je lui adressai un signe de la main.
« Plus que dix-neuf ! »
Puis je revins immédiatement à la réalité. Il en restait encore dix-neuf.
Leurs mâchoires claquaient désormais beaucoup plus vite.
CLAC !
CLAC !
CLAC !
« Ah... » Je grimaçai. « Je crois qu'elles ne sont pas contentes. »
Par précaution, je décidai de reculer rapidement. Même si je n'étais pas à leur portée, je préférais ne pas prendre de risque inutile.
« Elles restent vraiment fixées au sol... »
Encore une information importante.
Je pouvais m'approcher d'elles et m'écarter sans être poursuivi.
Je levai les yeux vers le groupe.
L'espace laissé par la première plante formait désormais un petit trou dans leur ligne.
« Hmm... »
Je réfléchis quelques secondes.
Puis un sourire apparut lentement sur mon visage.
« Je crois que je viens de comprendre. »
Chaque fois que j'en tuerais une, j'obtiendrais davantage d'espace.
Le combat deviendrait progressivement plus facile.
Je n'avais donc pas besoin de foncer.
Il suffisait d'être patient. Très patient.
Je repris mon souffle.
Puis repartit à l'attaque.
Cette fois, je visais la plante juste derrière la première.
Elle ouvrit sa gueule.
Je m'arrêtai volontairement à la limite de sa portée.
**CLAC !**
La morsure fendit l'air, mais ne m'atteignit pas.
« Merci pour l'information. »
Elle venait de révéler exactement jusqu'où elle pouvait attaquer.
Je fis un pas.
Puis un deuxième.
La mâchoire venait juste de commencer à se rouvrir.
« Maintenant ! »
Je bondis.
L'épée décrivit un large arc de cercle.
**SCHAAK !**
La tige fut sectionnée à son tour.
La plante s'effondra.
Même phénomène.
Dessèchement.
Disparition.
« Deux ! »
Je ne pus m'empêcher de sourire.
Finalement...
Ce n'était pas si compliqué.
Je tournais la tête vers la vieille dame.
« Vous voyez ? »
Je levai fièrement l'épée.
« Ça se passe plutôt bien ! »
Elle me rendit mon sourire.
« Continuez comme ça ! »
Je hochai la tête.
Mon regard revint aussitôt sur les dix-huit plantes restantes.
Et maintenant, une ouverture encore plus grande venait d'apparaître.
« C'est presque trop facile... »
J'aurais probablement dû me taire.
Parce qu'au moment précis où je prononçai cette phrase...
Quelque chose changea.
Les dix-huit plantes cessèrent brusquement de bouger.
Le jardin devint silencieux.
Plus aucun claquement, plus aucun mouvement.
Je fronçai les sourcils.
« Hein ? »
Même le vent semblait s'être arrêté.
Je fis un pas.
Aucune réaction.
Un deuxième.
Toujours rien.
Je regardai la vieille dame.
Elle semblait, elle aussi, intriguée.
« Qu'est-ce qu'elles font... ? »
Je repris lentement ma marche.
Une troisième plante se trouvait désormais à portée.
Elle restait immobile.
« Bon... »
Je levai mon épée.
« Si vous voulez me faciliter le travail... je ne vais pas me plaindre. »
Je pris mon élan.
Puis frappai.
Au même instant...
Une douleur fulgurante explosa dans mon bras gauche.
« AAAAH ! »
Je lâchai presque l'épée.
Je fis immédiatement un bond en arrière.
Mon cœur battait à toute vitesse.
Je baissai les yeux.
Trois longues dents blanches étaient profondément plantées dans mon avant-bras.
Le sang commençait déjà à couler.
« Mais... »
Je regardai autour de moi.
La plante que je voulais attaquer n'avait pas bougé.
Alors...
D'où venait cette attaque ?
Je relevai brusquement la tête.
L'une des Assassin's Nettle, située plusieurs mètres plus loin, venait lentement de refermer sa gueule.
Trois dents manquaient désormais à sa mâchoire.
Je sentis un frisson glacial parcourir tout mon corps.
« Attends... »
Je compris.
Trop tard.
« Elles... »
Je serrai les dents sous la douleur.
« Elles m'ont tiré dessus ?! »
À cet instant précis, une nouvelle fenêtre apparut devant mes yeux.
[ Skill Détecté : Assassin's Nettle ] [ Skill : Piercing Teeth ]
« Putain de merde, c'est quoi ce truc ? »
Je reculai de plusieurs pas en serrant mon bras gauche contre moi.
Une douleur brûlante traversait tout mon avant-bras.
Trois longues entailles saignaient abondamment, comme si des lames étaient plantées dans ma peau.
Je baissai les yeux vers les trois crocs encore fichés dans mon bras.
Ils avaient été projetés.
« Bordel... »
Je les arrachai un par un, incapable de retenir une grimace de douleur.
« Donc je dois faire attention à leurs mâchoires quand je suis près d'elles... »
J'observai les dents couvertes de sang sur le sol.
« ...mais aussi à leurs crocs quand je reste à distance ? »
[ Affirmatif ]
Je laissai échapper un rire nerveux.
« Génial... Elles avaient vraiment besoin d'une attaque à distance en plus.
Je soufflai longuement avant de reprendre mon calme.
Paniquer ne servirait à rien.
Je devais comprendre comment fonctionnaient ces plantes.
« Système0... Catalogue du Collectionneur. »
Une nouvelle fenêtre apparut devant mes yeux.
[ CATALOGUE DU COLLECTIONNEUR ]
[ - Nom : Assassin's Nettle ] [ - Age : 1 mois ] [ - État : 100% ( 220 PV ) ]
[ CAPACITÉS ] [ - Force : 0.20 (+ 0.15) ] [ - Intelligence : _] [ - Agilité :_ ] [ - Vitesse : 0.30 ] [ - Vitalité : 0.25 ] [ - Magie : 0.45 ] [ Résistance Magique : 0.30 ]
[ SKILLS ] [ - Piercing Teeth ]
Mon regard se fixa sur la ligne de Force.
« Le bonus... »
Je plissai les yeux.
« Le "+0.15"... il vient du Skill ? »
[ Affirmatif ]
« Donc leurs compétences augmentent aussi leurs statistiques... »
Je serrai un peu plus la poignée de l'épée.
« C'est bon à savoir. Même si ça me fait drôlement chier. »
« Jeune homme ! »
Je tournai la tête.
La vieille dame avait fait quelques pas vers moi.
Son visage était nettement plus inquiet qu'au début.
« Vous allez bien ? Vous êtes blessé ! »
Je baissai les yeux vers mon bras.
Le sang continuait de couler.
« Ça pique un peu... mais ça va aller. »
Enfin...
Je l'espérais.
« Système0... Stats Scan. »
Une nouvelle fenêtre apparut.
[ FICHE DE STATS ]
[ - Nom : Sora ISOSHI ] [ - Age : 17 ] [ - Sexe : Homme ] [ - État : 72% (72 PV) ] [ - Niveau : LV.0 ] [ - EXP : 2/100 ]
[ CAPACITÉS ] [ - Force : 0.55 ] [ - Intelligence : 0.6 ] [ - Agilité : 0.55 ] [ - Vitesse : 0.45 ] [ - Vitalité : 0.21 ] [ - Magie : _ ] [ - Résistance Magique : 0.1 ]
[ SKILLS ] [ - La Collection ]
[ TITRE ] [ - Le Grimpeur ]
Je soufflai de soulagement.
« Seulement dix-sept PV... »
Je m'attendais à pire.
Même si perdre près d'un cinquième de ma vie en une seule attaque n'avait absolument rien de rassurant.
« Bon... »
Je repris une profonde inspiration.
« Cette fois, je sais à quoi m'attendre. »
Je relevai mon épée.
« Alors venez... »
Les plantes remuèrent presque aussitôt.
L'une d'elles ouvrit brutalement sa mâchoire.
Je tendis immédiatement les muscles.
« Maintenant ! »
Trois dents furent propulsées dans ma direction.
Cette fois, je les avais vues partir.
Je plongeai sur le côté.
Les crocs sifflèrent juste au-dessus de ma tête avant d'aller se planter dans le sol derrière moi.
« Je les vois ! »
Mon cœur battait à toute vitesse.
Je pouvais les esquiver.
Pas facilement.
Mais je pouvais.
Sans perdre une seconde, je bondis vers la plante.
Sa mâchoire claqua devant moi.
Je me baissai.
L'épée décrivit un large arc argenté.
SCHRAAK.
La tige se sectionna net.
L'Assassin's Nettle poussa un étrange cri aigu avant que sa tête ne tombe au sol.
Quelques secondes plus tard, elle se dessécha complètement.
Puis disparut.
Je reculai immédiatement.
« Trois. »
Je souris malgré moi.
« Ça fonctionne. »
La vieille dame applaudit doucement.
« Bravo ! »
Je lui adressai un rapide signe de la main.
« Merci... mais ce n'est pas fini ! »
À peine avais-je terminé ma phrase qu'une autre série de dents traversa les airs.
Je me jetai en arrière.
Les projectiles passèrent à quelques centimètres de mon visage.
Mon cœur manqua un battement.
« Beaucoup trop près... »
Je compris alors quelque chose.
Les plantes ne lançaient pas leurs dents au hasard.
Elles attendaient précisément que je sois occupé à attaquer l'une d'entre elles.
Elles travaillaient ensemble.
« Vous êtes plus intelligentes que vous en avez l'air... »
Je balayai rapidement le groupe du regard.
Il restait dix-sept plantes.
Et l'espace qui les séparait les unes des autres n'était plus aussi significatif, maintenant que j'avais éliminé celles qui étaient les plus à l'écart.
Je sentis une goutte de sueur couler le long de ma tempe.
« Ça... c'est mauvais signe. »
Je gardai mon épée levée sans quitter les plantes des yeux.
« Elles se déplacent... »
Enfin...
Pas vraiment.
Leurs racines restaient parfaitement immobiles.
En revanche, leurs longues tiges se penchaient progressivement les unes vers les autres.
Comme si elles cherchaient à combler les espaces que j'avais créés.
« Elles protègent leurs angles morts... »
Je souris malgré moi.
« Vous êtes peut-être des plantes... mais vous savez réfléchir un minimum. »
Je fis quelques pas sur le côté.
Aussitôt, toutes les têtes pivotèrent dans ma direction.
En parfaite synchronisation.
« Intéressant... »
Je continuai à marcher.
Toujours en cercle.
Les vingt... enfin plutôt les dix-sept survivantes continuèrent de me suivre du regard.
Leurs mâchoires grinçaient lentement.
Leurs dents claquaient.
Mais quelque chose attira mon attention.
Lorsqu'elles tournaient toutes dans la même direction, celles situées au centre avaient légèrement plus de mal à suivre le mouvement.
« Hmm... »
Je ralentis.
Puis j'accélérai brutalement.
Cette fois, plusieurs plantes semblèrent perdre ma position pendant une fraction de seconde.
Leurs têtes partirent légèrement trop loin avant de revenir vers moi.
« Ah... »
Un sourire naquit sur mon visage.
« Je crois que je viens de trouver quelque chose. »
Je continuai encore plusieurs tours.
Juste pour être certain.
À chaque changement brutal de direction...
Le même phénomène se reproduisait.
Une très courte ouverture apparaissait.
Moins d'une seconde.
Mais suffisamment longtemps pour quelqu'un capable de réagir vite.
« D'accord... »
Je pris une profonde inspiration.
« On va tenter ça. »
Je me mis à courir.
Pas droit vers elles.
Autour d'elles.
Je décrivais un grand cercle tout en gardant constamment la même distance.
Toutes les têtes continuaient de me suivre.
Gauche.
Droite.
Gauche.
Droite.
Puis...
Je changeai brutalement de sens.
Les plantes réagirent avec un léger temps de retard.
« Maintenant ! »
Je fonçai.
Trois d'entre elles étaient momentanément incapables de mordre dans ma direction.
Mon épée fendit l'air.
SCHRAAK !
La première tige céda immédiatement.
Sans ralentir, je pivotai sur moi-même.
SCHRAAK !
La deuxième suivit.
« Encore une ! »
Je rassemblai tout ce qu'il me restait de vitesse.
L'épée décrivit un troisième arc.
La lame trancha la tige...
Mais cette fois...
CLAC !
« AAH ! »
Une douleur fulgurante traversa ma main gauche.
La troisième plante avait réussi à refermer sa mâchoire juste avant de mourir.
Ses longues dents s'enfoncèrent profondément dans ma paume.
Par réflexe, j'arrachai mon bras en arrière.
La plante fanait déjà.
Mais sa morsure, elle, restait bien réelle.
« Merde... »
Je reculais de plusieurs mètres.
Le souffle court.
Le sang dégoulinait entre mes doigts.
« J'ai été trop gourmand... »
Je voulais en tuer trois.
J'aurais dû m'arrêter à deux.
La vieille dame porta aussitôt une main devant sa bouche.
« Jeune homme ! Votre main ! »
Je lui adressai un sourire forcé.
« Tout va bien... enfin... presque. »
Je baissai les yeux vers ma paume.
Les deux profondes marques de crocs saignaient abondamment.
« Ça va laisser une cicatrice... »
Une nouvelle fenêtre apparut devant mes yeux.
[ Les PV Du Grimpeur Ont Diminué ]
« Merci, j'avais remarqué... »
Je soufflai en serrant les dents.
Le plus inquiétant...
Ce n'était pas la blessure.
C'était ce qui venait de se passer autour de moi.
Les quatorze plantes restantes ne bougeaient plus.
Aucune ne lançait de dents.
Aucune ne cherchait à m'attaquer.
Elles restaient parfaitement immobiles.
Comme si...
Elles attendaient.
« Pourquoi vous ne faites plus rien... ? »
Le silence dura quelques secondes.
Puis...
Les tiges commencèrent lentement à se rapprocher.
« Hein ? »
Je fronçai les sourcils.
Une.
Puis deux.
Puis cinq.
Toutes les plantes se penchaient vers le centre.
Leurs feuilles s'entremêlaient.
Leurs racines vibraient.
Un étrange bruit humide résonna dans tout le jardin.
SCHLOP.
SCHLOP.
SCHLOP.
« Euh... »
Je fis instinctivement un pas en arrière.
« Système0... »
Une fenêtre apparut aussitôt.
[ Alerte ] [ Une Compétence Est En Cours D'Activation ]
Mon cœur se serra.
« Une compétence...? »
Le sol commença à trembler.
Les tiges s'enroulaient les unes autour des autres.
Les feuilles fusionnaient.
Les mâchoires se mélangeaient.
Le spectacle était aussi fascinant qu'horrible.
La vieille dame poussa un cri.
« Mais qu'est-ce qui leur arrive ?! »
Je n'avais aucune réponse.
Je pouvais seulement regarder cette masse végétale grandir.
Encore et encore
Les quatorze plantes n'en formaient bientôt plus qu'une seule.
Immense.
Une gigantesque tige s'éleva à plusieurs mètres du sol.
Au sommet...
Une énorme tête carnivore ouvrit lentement sa mâchoire.
Ses dents étaient plus longues que mon avant-bras.
Son simple regard semblait suffire à me figer sur place.
Je déglutis difficilement.
« ...je crois... »
Je levai lentement les yeux jusqu'à son sommet.
« ...qu'on vient de créer un problème beaucoup plus gros que prévu. »