Chapitre 358
Traduction: Moonkissed
Après être descendus de la voiture, nous attendîmes un moment dehors.
Le lieu de tournage était un immense bâtiment en préfabriqué doté d’un plafond extrêmement haut, et un chien était attaché dans la petite cour devant.
Pendant que nous attendions, les membres jouèrent avec lui.
Le jeune chiot blanc se roula sur le dos en remuant la queue.
« Il ressemble pas exactement à Janggun ? »
« Maintenant qu’il a grandi, Janggun est un peu différent, mais quand il était chiot, il lui ressemblait vraiment. »
« Mais s’ils le gardent attaché ici, il dort tout seul la nuit ? »
À cet instant, quelqu’un du studio s’approcha de nous.
« Je le ramène chez moi quand je termine le travail. »
Il semblait être son propriétaire.
« Comment il s’appelle ? »
« Gangcheol. »
« Gangcheol ? »
Les membres éclatèrent de rire.
Un chiot avec un visage aussi doux que du tofu et d’adorables yeux tombants s’appelait Gangcheol, « Acier ».
« Gangcheol. Grandis et deviens aussi fort que l’acier. »
Lorsque je lui caressai la tête, Gangcheol bondit joyeusement.
Son propriétaire nous donna quelques friandises.
Après les avoir mangées, Gangcheol devint encore plus excité.
« Hein ? »
Gangcheol attrapa ma chaussette à travers l’ouverture de mes chaussons et commença à tirer dessus comme si nous jouions au tir à la corde.
« Non. Ma chaussette ! Argh ! »
Je basculai en arrière et, au même instant, ma chaussette se détacha de mon pied.
Gangcheol l’attrapa et commença à la secouer violemment dans tous les sens.
« Non ! »
Je le poursuivis lorsqu’il courut dans sa petite niche et passai la tête à l’intérieur.
« Gangcheol. Rends-moi ma chaussette. »
Gangcheol était beaucoup trop occupé à creuser dans sa couverture pour y enterrer ma chaussette pour me prêter la moindre attention.
« Say High, on entre maintenant ! »
Une voix tonitruante retentit à cet instant.
« Hein ? Attendez. Ma chaussette... »
« On a pas beaucoup de temps, alors dépêchons-nous ! »
Pressés par le membre du staff, les membres se dépêchèrent d’entrer dans le bâtiment.
Je n’eus pas d’autre choix que de les suivre.
« Yi-eun. Qu’est-ce qui est arrivé à ta chaussette... ? »
Seo Jin-hwi me posa la question avec surprise.
« Gangcheol m’en a pris une... »
« Yeon Yi-eun, je t’avais dit de pas te promener en chaussons. »
« Je les ai mis parce qu’ils étaient confortables dans la voiture, puis j’ai oublié et je suis descendu comme ça. »
« Ta chaussette est probablement déjà en lambeaux. »
« Probablement. J’ai vu ses peluches tout à l’heure, elles étaient toutes déchirées. »
« Ah. Moi aussi, je les ai vues. La peluche lapin avait plus ni yeux ni nez. »
« L’ours en peluche avait aussi les quatre membres arrachés. »
« Hiii. Alors à l’heure qu’il est, la chaussette de Yi-eun est déjà... »
« Il l’a pas mangée, quand même ? »
« Je l’avais mise il y a seulement dix minutes, alors au moins, elle était propre. »
« Abandonne ta chaussette. »
Au moment même où j’acceptais ma défaite à contrecœur, la porte intérieure s’ouvrit et révéla l’immense intérieur du studio.
« Waouh... Le plateau d’aujourd’hui est vraiment gigantesque. »
Le bâtiment paraissait encore plus grand de l’intérieur que de l’extérieur.
Le plafond à structure métallique était extrêmement haut, et le bâtiment possédait un deuxième niveau.
Des escaliers menaient à une mezzanine qui longeait le mur, et d’un côté se trouvait quelque chose qui ressemblait à une plateforme de plongeon.
« Mais il y a beaucoup de membres du staff autour de cette plateforme. »
Une longue corde pendait depuis le haut, entourée de tout un amas de matériel de tournage.
Euh.
J’avais un mauvais pressentiment.
« Me dites pas que le shooting d’aujourd’hui va nous demander de sauter depuis cette plateforme ou un truc comme ça. »
À peine eus-je prononcé ces mots qu’un membre du staff accourut pour nous accueillir.
« Bonjour. »
Le membre du staff salua chaleureusement Lee Su-seung.
Su-seung sourit brillamment et lui demanda de bien prendre soin de nous.
« Say High, entrez, s’il vous plaît. Vous avez attendu un moment, pas vrai ? On a préparé du thé et quelques rafraîchissements dans la salle d’attente, alors vous pourrez vous réchauffer pendant qu’on vous explique le concept d’aujourd’hui. »
Le membre du staff continuait à sourire joyeusement.
« Euh... On va devoir sauter de là-haut aujourd’hui ? »
Geum Sae-bin posa courageusement la question.
« Ah. Ça devrait être prévu dans le storyboard de certains membres. Mais pas de tout le monde. »
Face à cette réponse innocente, le visage de Geum Sae-bin pâlit.
« ...Ce sera pas moi. »
« Moi, j’ai envie d’essayer », déclara Kwon Jay avec enthousiasme.
« Moi, non... »
Seo Jin-hwi recula en tremblant.
« Allons d’abord voir. On saura quand on regardera le storyboard. »
Déjà à moitié nerveux, nous nous dirigeâmes vers la salle d’attente temporaire dont le membre du staff avait parlé.
Une chaleur agréable nous enveloppa immédiatement lorsque nous entrâmes.
Nous retirâmes nos manteaux, les suspendîmes et nous rassemblâmes autour du canapé.
Toutes sortes de petits plats et de snacks avaient été disposés sur la table.
Les petits sandwichs étaient décorés d’adorables pics portant les visages des membres.
Il y avait des canapés soigneusement disposés et garnis de salade de thon, des tomates cerises cachant des morceaux de fromage en leur centre, des mini-hot-dogs, des mini-pancakes arrosés de sirop d’érable, différents biscuits et plusieurs sortes de thé.
Au centre de la table trônait une extravagante fontaine de chocolat.
« Waouh... Il y a une fontaine de chocolat ? »
La fontaine, somptueusement ornée de décorations dorées, faisait couler le chocolat en une majestueuse cascade.
Un élégant logo était affiché devant.
Meltis
Le logo écrit en lettres cursives scintillait en doré.
Le shooting photo d’aujourd’hui était pour Meltis, une marque de chocolat mondialement célèbre.
Le chocolat Meltis pouvait se vanter d’une longue histoire.
Depuis des décennies, la marque mondiale utilisait toujours le même slogan publicitaire :
« Meltis. L’onctuosité ultime. Le chocolat offert par les dieux. »
« Il y a vraiment énormément de chocolat ici aussi. »
Aux paroles de Geum Sae-bin, je me retournai et découvris une immense boîte argentée.
Des chocolats enveloppés dans du papier doré y étaient empilés comme une montagne.
« C’est quoi, ça ? »
Yun-woo hyung ouvrit le catalogue posé devant nous.
« Ah, c’est écrit que Meltis a été créé en 1889 par un confiseur nommé Henri Meltis, à Genève, en Suisse. »
« C’est une sorte de guide sur l’histoire de Meltis ? »
« On dirait. »
Je me plaçai à côté de Yun-woo hyung et ouvris un autre exemplaire du même catalogue.
À l’époque, contrairement aux chocolats lourds et aux saveurs intenses qui étaient courants, Henri Meltis recherchait une texture onctueuse qui fondrait délicatement dans la bouche.
Au fil des années, Meltis dépassa le statut de simple gourmandise et s’imposa comme une expérience venant compléter les moments mémorables.
En temps de guerre, il était apprécié des soldats ; après la guerre, il trouva sa place auprès des nobles et des artistes.
Depuis plus d’un siècle, Meltis perpétuait une philosophie unique :
Le chocolat fond dans la bouche, mais l’émotion reste dans le cœur...
Aujourd’hui, Meltis préservait ses recettes traditionnelles tout en proposant également des gammes premium adaptées aux sensibilités modernes, allant du chocolat au lait classique au chocolat noir intense, en passant par les truffes et le chocolat ruby.
Chaque morceau renfermait plus d’un siècle d’histoire et de savoir-faire, transformant le chocolat d’une simple douceur en quelque chose capable de faire fondre ensemble les instants et les souvenirs.
La gamme spéciale que Meltis lançait cette fois associait un chocolat au lait onctueux à l’acidité délicate de la framboise, permettant à chaque bouchée de dépasser la simple douceur pour offrir un éventail d’émotions complexe et délicat.
La rencontre entre l’acidité vive et légèrement timide de la framboise et la richesse onctueuse du chocolat au lait exprimait un charme juvénile à la fois pur et libre.
« ...Un charme juvénile ? »
Donc, le produit Meltis dont nous allions faire la promotion aujourd’hui était cette gamme spéciale.
Si le concept était un charme juvénile pur et libre, ça semblait être un élément important.
« Regardez ça. Vous trouvez pas que ça ressemble au cœur du concept qu’on va tourner aujourd’hui ? »
Lorsque je l’expliquai aux membres, tout le monde hocha la tête en signe d’accord.
« Quand on pense à des mots comme charme juvénile et liberté, il y a vraiment pas de meilleurs modèles que Say High. »
Yun-woo hyung sourit brillamment et parla avec son habituelle confiance éhontée.
« Alors, on goûte aussi le Meltis à la framboise ? »
« C’est écrit ici que ça se marie bien avec du lait froid ou du thé sans sucre. »
À peine eus-je terminé de parler que les membres passèrent à l’action.
« Quel thé je devrais prendre ? »
« Moi, je prends du lait. »
« Avec du lait, ça a un peu le goût du chocolat chaud. »
« Et de la camomille ou de la menthe poivrée ? »
« La menthe poivrée, ça a le goût de dentifrice. »
« Attendez. Asseyez-vous tous. Je vais vous servir. »
Han-bi hyung finit par calmer les membres surexcités et servit à chacun le thé ou le lait qu’il voulait.
« Yi-eun. »
« Oui ? »
Han-bi hyung, qui s’apprêtait à me servir du thé, m’appela soudainement.
« T’as pas froid au pied ? »
« Ah. »
Maintenant qu’il le disait, l’un de mes pieds était toujours nu.
« Les gens de la marque vont bientôt venir nous présenter le concept. Ça va, comme ça ? »
Je me grattai maladroitement la nuque, et Seo Jin-hwi bondit sur ses pieds.
« Je vais aller chercher ta chaussette. »
« Alors je viens aussi. Je suis plutôt doué avec les chiens, tu sais. »
Geum Sae-bin dit ça en nous montrant les friandises pour chien qu’il avait glissées dans sa poche tout à l’heure.
« Yeon Yi-eun, reste ici et bois ton thé. Ton pied doit être froid. On va aller la récupérer. »
« Alors je compte sur vous. »
Geum Sae-bin et Seo Jin-hwi quittèrent la salle d’attente, et le reste d’entre nous recommença immédiatement à discuter.
« À votre avis, qui va devoir monter sur la plateforme de plongeon ? »
« Ah. J’ai l’impression que ça va être moi », dit Jin Si-ho.
« Non. Peut-être qu’un truc comme ça conviendrait mieux aux plus jeunes membres. »
« ...Non merci. »
« Moi, ça me plairait. »
J’étais fermement déterminé à n’avoir absolument rien à voir avec cette histoire de plongeon.
Un peu plus tard, Seo Jin-hwi et Geum Sae-bin revinrent.
Je les pris tous les deux dans mes bras pour les féliciter d’avoir triomphalement récupéré ma chaussette, puis je la remis.
Elle était étonnamment en bon état.
La porte s’ouvrit avec un léger clic juste après.
« Waouh... »
Kwon Jay laissa échapper une exclamation involontaire.
L’homme qui venait d’entrer était un immense étranger qui devait mesurer presque deux mètres.
Vêtu impeccablement d’un costume noir, il entra à grandes enjambées, ses cheveux blonds soigneusement coiffés en arrière.
Des lunettes rondes à monture dorée brillèrent sous les lumières.
En bref, il avait l’air extrêmement exigeant et digne.
« Bonjour. »
Lorsque les membres se levèrent pour le saluer, l’homme hocha légèrement la tête, sans la moindre expression.
« Voici Monsieur Clément Bordier, brand manager venu du siège de Meltis Chocolate. »
« Enchanté. »
L’homme parla d’une voix sévère et hautaine qui correspondait parfaitement à son apparence.
Aucun d’entre nous ne savait exactement ce que signifiait enchanté.
Nous avions simplement la forte intuition qu’il s’agissait probablement d’une sorte de salutation.
« Ah, enchanté. »
Lorsque les membres le répétèrent instinctivement, un sourire extrêmement léger apparut sur le visage de l’homme.
Plutôt qu’amical, il semblait presque amusé à nos dépens.
Je fouillai rapidement dans ma mémoire.
C’était quelle langue, déjà, enchanté ?
J’étais certain d’avoir déjà entendu ça quelque part.
« Je crois qu’il est français. »
Avant même que je puisse remettre mes pensées en ordre, Geum Sae-bin parla.
« Français ? Comment tu le sais ? »
« Enchanté. J’ai déjà entendu des joueurs du Paris Saint-Germain le dire. »
Cette explication parut immédiatement crédible.
Geum Sae-bin était un fanatique de football, et je lui faisais confiance pour ne pas se tromper sur quelque chose comme ça.
Dans ce cas, je devais rassembler toutes les bribes de français que je connaissais et essayer de faire bonne impression.
« Le chocolat est délicieux. »
Je souris brillamment en le disant.
Je pouvais difficilement prétendre parler français, mais heureusement, je connaissais au moins une phrase.
Clément Bordier me répondit par un léger signe de tête.
Même ce niveau de mignonnerie n’obtenait aucune réaction ?
Il était encore plus distant que je ne l’avais imaginé.
Clément Bordier prit place, et les membres du staff qui étaient entrés derrière lui s’assirent en rang.
« Bonjour. Je suis Heo Jin-a, directrice artistique. »
« Je suis Park Su-won, responsable marketing. »
« Enchantée. Je suis Yoo Min-ji, directrice artistique. »
Après leurs présentations, notre manager Lee Su-seung s’inclina lui aussi poliment.
« Je suis Lee Su-seung, le manager responsable de Say High. Je compte sur vous aujourd’hui. »
Une fois les salutations rigides et professionnelles terminées, tous les regards se tournèrent vers nous.
Quoi, maintenant ?
Nos membres devaient se présenter eux aussi ?
Assis tout au bout de la rangée, j’hésitai.
« Ah, je suis... »
Au moment même où j’ouvris la bouche pour faire une brève présentation, Clément Bordier leva une main et m’interrompit.