Chapitre 202
Traduction: Moonkissed
« Eh bien, ce qui s’est passé, c’est que... »
Lee Hoon commença enfin à expliquer ce qui lui était arrivé.
« Quand j’ai retiré mon bandeau, j’étais dans une cellule. Il y avait un zombie sur un lit d’hôpital. »
« Moi aussi, c’était pareil. Le zombie était attaché avec une chaîne, pas vrai ? »
« Ouais, et c’est ce zombie qui avait la clé ! »
Jusque-là, son expérience avait été exactement la même que la mienne.
« Le zombie a commencé à se débattre, et tout à coup, la chaîne s’est cassée. »
« Quoi ? Sérieusement ? »
« Je te jure, même le zombie avait l’air un peu surpris. »
Je vois.
La chaîne s’était brisée par accident et Lee Hoon, enfermé dans la cellule, n’avait eu aucun moyen d’éviter de se faire mordre par le zombie.
« Alors je me suis dit que la partie était déjà terminée avant même que je puisse faire quoi que ce soit. »
« Et après ? »
« Mais là, tout un groupe de gens en blouse blanche a soudainement débarqué de je sais pas où et m’a emmené de force ! »
Mais c’était quoi, ce scénario maintenant ?
« Ils m’ont emmené dans une chambre, m’ont fait m’allonger et ont commencé à discuter entre eux. »
« De quoi ? »
« Ils disaient qu’ils devaient m’injecter quelque chose avant que je me transforme en zombie. Je crois qu’ils essayaient de fabriquer un vaccin pour arrêter l’épidémie. Apparemment, pour leurs expériences, ils avaient besoin d’une personne infectée qui ne s’était pas encore transformée en zombie. »
« Ah, parce qu’ils en avaient besoin pour développer le vaccin ? »
« Je crois. Bref, ils m’ont injecté un truc censé ralentir ma transformation en zombie. »
« Oh ! »
« Mais d’après ce que j’ai entendu, cette injection avait apparemment un taux d’échec super élevé. »
« Vraiment ? »
« Ils se disputaient entre eux en disant : “Tous ceux sur qui on l’a testé jusqu’à maintenant ont échoué et se sont transformés en zombies ! Mais on doit quand même continuer, parce qu’il suffit que ça fonctionne une seule fois !” »
« Et ils vous l’ont quand même injecté ? »
« Ouais. Et incroyable mais vrai, moi, ça a marché. »
« Waouh. Alors vous allez pas devenir un zombie ? »
« Ils ont dit que ça pouvait retarder la transformation d’environ un mois, mais va savoir. »
« Donc le médicament est instable et ils peuvent pas en être certains. »
« Un truc comme ça. Bref, apparemment, personne d’autre n’avait aussi bien réagi que moi, parce que ces gens étaient surexcités et arrêtaient pas de dire que j’étais un cas réussi. »
« Et après ? »
« Ils étaient en train de m’emmener quelque part quand on est tombés sur un zombie ! »
Cette histoire devenait de plus en plus intéressante.
« Ils ont dit qu’ils devaient me cacher, alors ils m’ont posé sur ce placard de salle de bain et m’ont attaché ! »
« Et ces gens, ils sont allés où ? »
« Ils sont partis, puis après, j’ai entendu plein de cris. Je pense que les zombies les ont tous eus. »
C’était choquant.
Ces chercheurs avaient-ils été massacrés alors qu’ils essayaient d’emmener Lee Hoon hyung jusqu’au laboratoire ?
Vu qu’il n’y avait plus personne à cet étage, c’était tout à fait possible.
« Tu vois ? Maintenant, tu me soupçonnes plus, pas vrai ? Alors dépêche-toi de me détacher. »
Lee Hoon me regarda d’un air pitoyable.
Je le fixai et réfléchis sérieusement.
« Donc, en gros, hyung s’est fait mordre par un zombie. Même si l’injection ralentit la transformation, elle est instable, alors personne sait quand vous pourriez vous transformer. »
« C’est une manière très blessante de présenter les choses. »
« Mais c’est vrai. Enfin, j’imagine que je dois quand même vous emmener avec moi. »
« Pas vrai ? T’es plus compatissant que t’en as l’air. »
« Je dois pas vous livrer au laboratoire pour qu’ils puissent fabriquer le vaccin ? »
« Quoi ?! Et moi, qu’est-ce qui m’arrive ?! »
« Vous pourriez faire un noble sacrifice pour l’humanité... »
« Hé ! Espèce de salaud sans cœur ! »
« ...Si je gagne beaucoup d’argent, je vous promets de faire construire une statue en votre mémoire. »
« Non ! À quoi ça me sert, une statue ? Moi, je veux vivre ! »
« C’est déjà trop tard. »
Tout en disant ça, je détachai lentement Lee Hoon.
Bien sûr, je ne lui retirai pas les menottes.
Comme je n’avais aucune idée du moment où il pourrait soudainement se transformer, je comptais les lui laisser pendant que je l’emmenais avec moi.
« ...Et par précaution, je devrais peut-être aussi vous bâillonner. »
« Hé ! Là, tu vas trop loin. »
« Taisez-vous. Ou vous préférez que je vous laisse ici ? »
Apparemment, cette idée lui plaisait encore moins.
Lee Hoon ferma la bouche et me lança un regard noir.
Mais comme il n’avait pas d’autre choix, il me suivit docilement.
« J’ai trouvé un truc comme ça dans la salle de bain. »
Après être sorti de la salle de bain, j’ouvris le journal que j’avais ramassé dans la chambre de Mme Sato.
« Il y a pas mal de choses écrites dedans. »
« Le problème, c’est que tout est en japonais. »
C’était vrai.
Les innombrables lignes qui remplissaient les pages contenaient clairement des indices.
Mais absolument tout était écrit en japonais.
« Tu sais lire le japonais ? »
« Non. Et vous ? »
Évidemment que je savais lire le japonais.
Avant ma régression, j’avais fait des activités dans toutes sortes de pays et j’avais naturellement appris le japonais au fil de ces promotions.
« ...Je sais pas le lire. »
Malgré tout, je prétendis ne pas savoir.
La raison était simple.
Le contenu du journal était extrêmement choquant.
Il s’agissait essentiellement du journal que Sato Ayaka avait tenu pendant son hospitalisation dans cette chambre.
Le jour de son admission, les informations avaient annoncé pour la première fois l’apparition de zombies dans le monde, plongeant la société dans le chaos.
Le mari de Sato Ayaka, Hong Hyeok-jun, était médecin dans cet hôpital.
Comme la situation chaotique avait provoqué un afflux massif de patients, il avait rarement eu l’occasion de descendre voir Mme Ayaka.
Puis, un jour, l’hôpital avait été attaqué.
Des zombies avaient pénétré à l’intérieur.
Hong Hyeok-jun s’était précipité dans la chambre de sa femme pour lui dire de fuir, seulement pour être attaqué par un zombie sous les yeux de Mme Ayaka.
C’est horrible.
Le journal était rempli du chagrin de Mme Ayaka.
Quoi qu’il en soit, elle avait réussi à échapper aux zombies en verrouillant sa porte.
Mais elle était restée isolée dans la chambre 201 pendant très longtemps.
Peu à peu, ses réserves de nourriture s’étaient épuisées, tandis que l’alimentation électrique instable faisait s’allumer et s’éteindre le téléviseur par intermittence.
Au milieu de tout ça, elle avait réussi de justesse à capter une émission d’urgence.
D’après les informations, un vaccin capable d’éliminer le virus zombie était en cours de développement.
Cependant, Mme Ayaka ne faisait pas entièrement confiance à cette annonce.
Avant de mourir, son mari avait réussi à lui remettre une clé USB.
Et cette clé contenait la vérité sur le laboratoire chargé de développer le vaccin.
Pour créer un vaccin capable de guérir le virus zombie, ils avaient besoin de personnes infectées qui ne s’étaient pas encore transformées.
Le problème, c’était que les personnes infectées se transformaient extrêmement rapidement.
Un vaccin appelé A-0918 avait donc été développé afin de ralentir cette progression.
Mais tous les essais réalisés sur de véritables sujets avaient échoué.
La plupart devenaient des zombies encore plus violents ou se transformaient encore plus rapidement.
Jusque-là, ça correspond à ce que Lee Hoon a raconté.
Le véritable problème commençait après.
Le laboratoire avait désigné cet hôpital comme une zone de recherche intensive.
Au lieu de secourir les civils, ses employés observaient l’intérieur de l’hôpital depuis une salle de contrôle.
Chaque fois qu’une personne était mordue par un zombie, le laboratoire la récupérait immédiatement et lui administrait l’A-0918.
Leur justification était simple.
Puisqu’il restait encore beaucoup d’humains à l’intérieur de l’hôpital, ils pouvaient continuellement obtenir de nouveaux sujets d’expérience et ainsi accélérer le développement du vaccin.
Autrement dit...
Peu importe combien de temps les survivants attendaient, aucun secours ne viendrait jamais les chercher.
Lorsque Mme Ayaka avait compris la situation, elle avait sombré dans un profond désespoir.
Elle refusait de devenir un zombie pour rien ou de finir comme cobaye du laboratoire.
Elle avait donc finalement décidé de s’échapper.
Le journal se terminait sur sa détermination sinistre à cacher toutes ces informations dans sa chambre avant de tenter elle-même de fuir l’hôpital.
Alors Mme Ayaka a quand même fini par devenir un zombie ?
Le message taché sur le mur du hall central avait probablement été laissé par Mme Ayaka.
Il devait servir à indiquer à quelqu’un de trouver ce journal dans sa chambre et de découvrir la vérité.
Quant aux zombies attachés dans les cellules où nous nous étions réveillés...
Il s’agissait probablement de personnes que le laboratoire avait utilisées comme sujets d’expérience avant d’échouer.
Alors...
Les employés du laboratoire observaient-ils encore l’hôpital à travers les caméras de surveillance, attendant simplement que quelqu’un se fasse mordre par un zombie ?
Je levai lentement les yeux vers le plafond.
Comme je le pensais.
Tout le reste dans l’hôpital était cassé, déformé et délabré.
Pourtant, des caméras à l’apparence anormalement neuve avaient été installées un peu partout.
Je m’étirai délibérément pour que personne ne remarque que je les avais repérées.
Ça signifiait que mes objectifs étaient désormais les suivants :
M’échapper sans devenir un zombie.
Et emmener Lee Hoon, le cas réussi de l’A-0918, jusqu’au laboratoire.
Pour une raison quelconque, le deuxième objectif ne me plaisait absolument pas.
Peu importe à quel point l’objectif de créer un vaccin semblait noble, des gens prêts à utiliser des innocents comme de simples outils ne pouvaient pas être de bonnes personnes.
Qu’est-ce que j’étais censé faire ?
Je ne pouvais pas simplement m’échapper avec Lee Hoon alors que j’ignorais quand il risquait de se transformer en zombie.
Mais le livrer au laboratoire me semblait tout aussi mauvais.
Je devrais peut-être commencer par retrouver les autres.
Je n’avais même pas encore trouvé la clé permettant d’accéder au troisième étage.
« Pour l’instant, je suppose qu’on devrait trouver quelqu’un qui sait lire le japonais. »
« Ah, Ma Young-su hyung est bon en japonais. »
« Alors cherchons d’abord Ma Young-su sunbaenim. »
« Ça marche. »
Lee Hoon se releva avec un enthousiasme renouvelé.
Il ignorait toujours complètement ce qui était réellement écrit dans le journal.
S’il l’apprenait, il risquait de s’enfuir.
Je décidai donc de continuer à prétendre que je ne savais pas lire le japonais jusqu’au bout.
« Allons-y, Yi-eun. J’ai peut-être été mordu, mais je vais te protéger, alors fais-moi confiance. »
« Hors de question. Vous mentez. Vous allez me trahir, pas vrai ? »
« Te trahir ? J’ai peur de tes fans, Yi-eun. »
Alors c’était ça, sa raison.
Si c’était pour ça, je pouvais peut-être lui faire un peu confiance.
Il était peut-être à moitié zombie, mais avoir un compagnon rendait malgré tout les choses beaucoup moins effrayantes qu’avant.
Nous fouillâmes tout le deuxième étage, ouvrant les portes des chambres une par une pour chercher d’autres indices ou retrouver les autres participants.
Lorsque nous arrivâmes à la chambre 207, nous trouvâmes enfin ce qui ressemblait à la clé de l’entrée du troisième étage.
« Mais comment on est censés sortir ça ? »
La clé se trouvait à l’intérieur d’un grand aquarium.
Le problème...
C’était que l’aquarium était rempli de loches.
« Sunbaenim, vous êtes à moitié zombie, alors faites-le. »
« Quoi ?! Quel rapport avec le fait d’être un zombie ? Non ! »
Lee Hoon secoua frénétiquement la tête et se cacha derrière moi.
« Ce que je déteste le plus au monde, ce sont les poissons ! »
« Mais on a pas le choix. Même avec la barre, ça marche pas. Quelqu’un doit mettre sa main dedans et sortir la clé. »
« T’as des mains aussi ! Mes mains sont pas les seules mains qui existent ici ! »
« Moi, je peux pas. J’ai une blessure juste là. »
Je tendis devant Lee Hoon l’endroit où je m’étais légèrement écorché plus tôt.
La blessure était tellement minuscule qu’elle était pratiquement invisible.
« Utilise ta main gauche ! Et cette coupure est même pas grosse ! »
« Et si je suis infecté ? Et si une loche me mord ? »
« Donc ça te dérange pas si elles mordent ma main à moi ? »
Lee Hoon était réellement terrifié et refusait de céder d’un pouce.
« ...On devrait peut-être simplement abandonner Yi-gyeom. »
Je commençai soudainement à me demander si nous avions réellement besoin de sauver Moon Yi-gyeom.
« Ouais, on peut probablement très bien s’en sortir sans lui. Pas vrai ? Ahaha... »
« ... »
« ... »
L’atmosphère entre nous devint soudainement terriblement solennelle.
« Ressaisissons-nous. On doit sauver Yi-gyeom. »
« Ouais. J’ai eu une drôle de pensée pendant un instant. »
Nous revînmes tous les deux brusquement à la raison et commençâmes à réfléchir sérieusement à un moyen de récupérer la clé.
Nous essayâmes de la repêcher avec la barre.
Nous envisageâmes même de vider l’eau de l’aquarium.
Mais rien ne fonctionna.
« On dirait que quelqu’un va devoir mettre sa main dedans. »
« Très bien. Alors faisons pierre-papier-ciseaux. »
« Une seule manche. Compris ? »
« Oui. Pas de meilleur des trois ou de connerie du genre. Compris ? »
« Parfait. Un homme choisit pierre. Tu sais ça, pas vrai ? »
« Mais on est tous les deux des hommes. On va faire égalité pour toujours. »
« Tu crois vraiment ? »
Nous détestions tellement les loches que notre conversation inutile s’éternisait encore et encore.
« On joue quand, exactement, à pierre-papier-ciseaux ? »
« Attendez. Le dieu de pierre-papier-ciseaux est pas encore descendu. »
« C’est quoi encore, cette connerie ? »
« Il existe un dieu comme ça. Il te dit quoi jouer. »
« T’es devenu chaman maintenant ? »
« Je dois bien croire en quelque chose. »
« Très bien. Alors moi, je vais faire ciseaux. Si tu me fais confiance, joue pierre. »
« Comme si j’allais vous faire confiance. »
« Espèce de morveux. Tu t’es fait arnaquer toute ta vie ou quoi ? »
« Je vis avec mes hyungs, alors les combines comme ça marchent pas sur moi. »
« T’es plutôt futé. »
Après une quantité considérable de conneries, nous finîmes enfin par nous placer face à face, poings levés.
C’était ridicule.
Pourtant, j’avais l’impression que mon cœur allait exploser.
« Une seule manche ! Pas question de revenir sur votre parole après ! »
« Un homme revient jamais sur sa parole. »
« Bien. Pierre ! »
« Papier, ciseaux ! »
Je tendis fièrement un poing...
Seulement pour découvrir une paume grande ouverte devant moi.
Je sortis rapidement deux doigts.
Mais évidemment, cette combine n’avait aucune chance de fonctionner.
« Hé ! Tu viens de faire pierre ! C’est quoi, ces deux doigts maintenant ?! »
« N-Non, j’ai fait ciseaux ! Mes doigts étaient raides, alors ils se sont ouverts en retard. »
« Mais où est-ce que t’as appris à tricher comme ça ?! »
« Je suis sérieux ! »
J’eus beau protester jusqu’à en perdre la voix, personne n’allait évidemment croire une excuse pareille.
Lee Hoon resta inflexible.
Je n’eus donc d’autre choix que de me placer devant l’aquarium.
« Pourquoi est-ce qu’il y a même des loches dans un hôpital ?! »
J’essayai de passer ma frustration sur l’hôpital.
Mais ça ne changea absolument rien.
« Dépêche-toi d’en finir. On doit s’échapper. »
« Attendez une seconde. »
« Beurk, ça va être dégueulasse. Tout gluant et visqueux. Hé, tu sais quelque chose ? »
« Quoi ? »
« Les dents des loches sont incroyablement tranchantes. »
« ...Vraiment ? »
« Bien sûr que non. J’ai inventé ça. »
Lee Hoon éclata immédiatement d’un rire ravi.
Il était insupportable.
J’allais définitivement l’envoyer au laboratoire dès que possible.
Serrant les dents, je plongeai la main dans l’eau glacée de l’aquarium.
Les loches se mirent aussitôt à s’agiter frénétiquement.
« Aaaaaah ! Aah ! »
Au milieu de cette masse grouillante, quelque chose de dur et métallique effleura mes doigts.
Je l’attrapai rapidement et retirai brusquement ma main.
Tout mon corps se couvrit de chair de poule.
« AAAAAAH ! DÉGUEU ! C’EST DÉGUEU ! »
Je secouai violemment ma main en sautillant sur place tandis que Lee Hoon hurlait de rire.
Oui...
J’allais vraiment l’envoyer au laboratoire dans un avenir très proche.
« Hé, t’es incroyable. T’as vraiment réussi. »
Après avoir ri pendant un long moment, Lee Hoon sembla finalement comprendre qu’il était peut-être allé un peu trop loin et commença à me féliciter.
« T’es vraiment impitoyable. Moi, j’aurais jamais pu faire ça. »
« Peu importe. On a trouvé la clé, alors maintenant, dépêchons-nous d’aller au troisième étage... »
C’est alors que j’entendis quelque chose avant même de pouvoir terminer ma phrase.
« Graaaah ! »
Ce bruit venait clairement d’un zombie à proximité.
Puis retentirent des bruits de pas lancés à toute vitesse dans notre direction.
BANG !
La porte de la chambre s’ouvrit brutalement.
« Yeon Yi-eun ! »
« S-Si-ho hyung ? »
Jin Si-ho avait l’air tellement désespéré qu’il avait même oublié d’ajouter l’habituel titre honorifique à mon nom.
Il nous fit frénétiquement signe de venir.
« Sortez vite ! Il faut courir ! »