Chapitre 160
Traduction: Moonkissed
« On doit d’abord choisir des chaussons. »
« Combien est-ce qu’on devrait en acheter ? »
« Au moins sept. On devrait peut-être en prendre une dizaine au cas où on aurait des invités ? »
« Waouh... Comme on est nombreux, il faut tout acheter en grande quantité. »
Nous nous dirigeâmes vers le rayon des chaussons d’intérieur. Comme on pouvait s’y attendre d’un magasin aussi grand, il y en avait de toutes sortes.
« Et ceux-là ? »
C’étaient de simples chaussons gris.
« Ils ont l’air ennuyeux », déclara sérieusement Kwon Jay.
« Des chaussons ont besoin d’être amusants ? »
« Ils devraient quand même avoir un peu de personnalité. »
C’était donc ça ?
« Ceux-là sont bien. »
Kwon Jay sortit quelque chose du fin fond du présentoir. Une énorme tête de raton laveur portant un ruban bleu était attachée aux chaussons.
« J’ai pas porté un truc pareil depuis mes cinq ans. »
« Mais ils sont mignons. Oh ? Il y a aussi d’autres animaux. »
Kwon Jay sortit toute une pile de chaussons décorés de têtes de pandas, de canards et d’autres animaux.
« Si on en a dix comme ça à la maison, je pense que l’appartement va devenir émotionnellement chaotique. »
« Alors, prenons surtout des gris et seulement deux paires avec des animaux. Une sera pour moi, et celui qui gagnera à pierre-papier-ciseaux aura l’autre. »
Je ne comprenais pas pourquoi ces chaussons devaient soudainement devenir un trophée réservé au vainqueur, mais je hochai simplement la tête.
Nous étions sept.
Les chances que je sois suffisamment malchanceux pour terminer premier à pierre-papier-ciseaux étaient sûrement faibles.
« Prenons aussi les coussins en gris. »
Je dis ça en déposant des coussins gris tout simples dans le chariot.
Puis je remarquai que Kwon Jay était toujours prisonnier d’un présentoir rempli de peluches.
Enfin, il était encore à l’âge où on aimait ce genre de choses.
« Hyung ! Ce lapin est mignon, pas vrai ? »
« Oui. »
« Jay, tu peux simplement te regarder dans un miroir. Tu es déjà un lapin, alors pourquoi tu essaies d’en acheter un autre ? »
Yun-woo hyung lâcha naturellement cette remarque tout en éloignant Kwon Jay du rayon des peluches.
« On doit aussi acheter beaucoup de brosses à dents. »
« Et du dentifrice. »
Yun-woo hyung compara attentivement les prix.
« Trois plus trois pour 11 900 wons. Ça semble bien. »
« J’ai cherché, et apparemment, ça fait partie des choses qu’il faut absolument acheter quand on vient ici. »
Pendant que nous examinions les prix, une femme d’âge mûr travaillant au rayon du dentifrice s’approcha.
« Oh là là, même de si grands et beaux étudiants savent faire attention à leurs dépenses. »
« Merci. »
Lorsque nous nous inclinâmes poliment, la femme commença à nous poser des questions.
« Vous êtes lycéens ? »
« Oui. Moi, je suis au lycée, et lui... »
« Moi aussi, je suis lycéen maintenant. »
« Ah, c’est vrai. Tu as terminé le collège. »
La femme nous adressa un large sourire.
« Mes fils sont déjà tous mariés. »
« Vraiment ? »
« Vous avez des fils aussi âgés ? »
« Bien sûr. J’ai soixante ans. »
« Impossible. Vous en faites quarante-cinq. »
La femme éclata de rire devant la flatterie parfaitement naturelle de Yun-woo hyung.
« Vous êtes tellement adorables que je vais vous ajouter un cadeau gratuit. »
« Merci. On reviendra acheter chez vous ! »
Le charme de Yun-woo hyung fonctionnait sur tout le monde, peu importe l’âge ou le sexe.
Après ça, il continua à se promener dans le magasin en parlant chaleureusement aux gens, récoltant toutes sortes de cadeaux gratuits et de petits extras.
Après avoir parcouru le magasin pendant un bon moment, notre chariot était rempli jusqu’à former une véritable montagne.
« Waouh. Combien est-ce que tout ça va coûter ? »
« On est tellement nombreux qu’on a vraiment besoin de beaucoup de choses. »
Yun-woo hyung s’efforçait de respecter le budget.
« On a surtout acheté des produits en promotion, alors il nous reste encore un peu d’argent. »
« Alors, on peut acheter des pyjamas ? »
« Des pyjamas assortis pour nous sept, ça pourrait être sympa. »
« Et si on choisissait une paire qui correspond à chaque membre ? »
Et ainsi commença notre enthousiaste sélection de pyjamas.
« Ça, c’est exactement le style de Han-bi hyung. »
Kwon Jay apparut de nulle part avec un pyjama en soie noire.
« On dirait un truc qu’un président d’entreprise porterait. »
« Ça va parfaitement à Han-bi hyung, pas vrai ? »
« Au moins, ce sera drôle. Mets-le dans le chariot. »
Yun-woo hyung et Kwon Jay ricanèrent en déposant le pyjama en soie dans le chariot.
De mon point de vue, Han-bi hyung refuserait catégoriquement de le porter.
« Donnons ça à Si-ho. »
Kwon Jay faillit s’effondrer de rire devant ce que Yun-woo hyung venait d’apporter.
« Un pyjama couvert de poussins ? »
J’avais beau essayer, je n’arrivais absolument pas à imaginer Jin Si-ho le porter.
« Approuvé. »
Tant que c’était drôle, ça me convenait.
Je participai activement au remplissage du chariot.
Vint ensuite un pyjama aux couleurs criardes de l’arc-en-ciel, couvert de licornes, d’arcs-en-ciel et d’effets scintillants.
« Celui-là est pour Jin-hwi hyung. »
À mes paroles, les deux autres faillirent se rouler par terre dans le magasin.
Enfin, nous choisîmes le pyjama de Geum Sae-bin.
« Et celui-là ? »
Étonnamment, Yun-woo hyung avait choisi un ensemble blanc très simple, sans aucune particularité.
« Sae-bin sera probablement encore plus déçu si on lui donne quelque chose d’ennuyeux. »
« Ah. Il voudra quelque chose de drôle, alors c’est vrai qu’un ensemble tout simple va le décevoir. »
Je pouvais pratiquement imaginer la réaction de Geum Sae-bin.
Nous gloussâmes avant de choisir des pyjamas ordinaires et jolis pour nous trois et de les ajouter au chariot.
Nos deux paniers semblaient sur le point d’exploser.
Après avoir eu toutes les peines du monde à tout charger dans la voiture, nous passâmes par le marché voisin.
« Il y a des hotteok là-bas. »
« Ils ont l’air bons. »
« On en mange ? »
« On peut pas. Pas juste entre nous. »
« C’est vrai. On mangera probablement le dîner en rentrant. »
Malgré nos paroles, nous nous dirigeâmes vers le stand de hotteok comme si nous étions hypnotisés.
La riche odeur d’huile flottait dans l’air.
« On en mange juste un ? »
« Oui. Puisqu’on est sortis tous les trois, achetons exactement une chose qu’on a envie de manger. »
« Alors, il y a quelque chose que j’ai toujours voulu essayer. »
« Vraiment ? Quoi ? »
C’était quelque chose que tout le monde avait déjà essayé au moins une fois, mais que je n’avais jamais mangé parce que Han-bi hyung détestait ça.
« Du tanghulu. »
« Ah. »
Le visage de Yun-woo hyung devint sérieux.
« Kang Han-bi va essayer de me tuer s’il l’apprend. »
« On peut garder ça secret », répondit immédiatement Kwon Jay.
Nous nous dirigeâmes aussitôt vers une boutique de tanghulu dans un coin du marché.
Des fraises d’un rouge éclatant et de gros raisins brillaient sous leur couche de sucre.
Leur apparence délicieuse nous fit tous déglutir.
« On prend lequel ? »
« La fraise, c’est le classique, non ? » demanda Kwon Jay après mûre réflexion.
« Moi, je veux du Shine Muscat. »
Yun-woo hyung leva la main sans hésiter.
« Moi, je vais manger fraise et raisin. »
Je devins moi aussi légèrement gourmand.
Si je n’en mangeais pas maintenant, quand aurais-je une autre occasion ?
« Alors j’ajoute aussi mandarine. »
Kwon Jay hocha la tête et passa commande.
Nous prîmes chacun fraise, raisin, mandarine ou autre selon nos goûts.
M’attendant au craquement net de la coque de sucre, je mordis dedans.
À l’instant où l’acidité de la fraise et la douceur du sucre se répandirent dans ma bouche, mon humeur s’améliora naturellement.
Le sucre faisait picoter mes glandes salivaires.
« J’ai l’impression de manger trois années de sucre compressées en une seule bouchée. »
« C’est bon. »
Kwon Jay hocha la tête en mangeant son tanghulu à la mandarine.
« Je comprends pourquoi Kang Han-bi déteste ça. »
« Pas vrai ? »
« Il déteste vraiment les trucs sucrés. »
« Oui. Il pense que le sucre est du poison. »
« Et il boit seulement du café amer. »
« C’est un adulte », déclara Kwon Jay avec admiration.
« Oui. Vous deux, vous arrivez même pas à boire du café. »
Yun-woo hyung éclata de rire.
« Je peux quand même boire des trucs comme un latte à la vanille. »
« C’est pas pratiquement au même niveau que du lait au chocolat ? »
« Officiellement, c’est du café. »
« Moi, j’évite juste à cause de la caféine, tu sais ? »
« Oui, oui. »
Yun-woo hyung ne semblait pas accorder beaucoup d’importance à nos arguments.
« Quoi qu’il en soit, il va être horrifié s’il apprend qu’on a mangé ça. C’est un secret, compris ? »
« Il m’a dit ça la dernière fois quand j’ai parlé de manger du tanghulu. »
J’imitai l’expression sévère de Han-bi hyung et parlai d’une voix grave.
« Si tu veux mourir jeune, mange ça. »
Kwon Jay et Yun-woo hyung faillirent se rouler par terre.
« Hyung, c’était exactement Han-bi hyung. »
« J’ai sursauté parce que j’ai cru que Kang Han-bi était arrivé. »
« Trois heures de cardio ce soir pour avoir mangé ça. »
Lorsque j’ajoutai une autre imitation, les deux n’arrivèrent plus à s’arrêter de rire.
« Tu crois vraiment que trois heures de cardio suffiront ? »
À cet instant, une ombre sembla tomber au-dessus de ma tête.
Et une voix familière retentit.
Yun-woo hyung et Kwon Jay regardèrent derrière moi et devinrent livides.
« Kang Han-bi. »
« Han-bi hyung... ? »
Ils murmurèrent comme s’ils venaient de voir un fantôme.
J’eus l’impression que des frissons parcouraient tout mon corps.
Lorsque je me retournai lentement...
Han-bi hyung se tenait réellement derrière moi.
« Waouh. Vous mangez quelque chose de délicieux sans nous. »
La voix de Geum Sae-bin retentit à côté de lui.
« ...Nous, on a même résisté aux stands de dégustation parce qu’on voulait manger tous ensemble. »
Seo Jin-hwi et Jin Si-ho se tenaient eux aussi côte à côte.
Je cachai mes brochettes derrière mon dos.
Naturellement, il était déjà beaucoup trop tard.
« Yun-woo hyung nous a tentés. »
Dans ce genre de situation, la stratégie consistait à rejeter la responsabilité sur quelqu’un d’autre.
« Oui. Yun-woo hyung a dit qu’on avait le droit d’en manger. »
Kwon Jay copia immédiatement mon mauvais comportement et déclina toute responsabilité.
« Allez, j’allais aussi en acheter pour vous tous. »
Yun-woo hyung se justifia avec un embarras inhabituel.
« C’est un mensonge... », marmonna Seo Jin-hwi.
« Pourquoi vous êtes tous venus ici soudainement ? »
Quelqu’un avait-il dit qu’il fallait changer de sujet dès qu’une situation devenait embarrassante ?
« On a fini d’acheter tout ce qu’il fallait au supermarché et on est venus regarder le marché. »
« Et ensuite, on vous a trouvés en train de manger des trucs délicieux tout seuls. »
« Allez, ces deux-là sont les plus jeunes. Soyez généreux et pardonnez-leur. »
« Moi aussi, je suis dans la maknae line », déclara Geum Sae-bin.
« C’est vrai... Pourquoi Sae-bin donne autant l’impression d’être un grand frère ? »
« Moi aussi, je trouve. »
Geum Sae-bin approuva tranquillement.
Quoi qu’il en soit, on disait bien qu’il n’existait aucun secret dans ce monde.
Qui aurait imaginé qu’on se ferait prendre aussi vite ?
Un petit soulagement fut que Han-bi hyung ne nous fit pas davantage la leçon.
Puisque les choses avaient tourné ainsi, nous emmenâmes Geum Sae-bin, Seo Jin-hwi et Jin Si-ho avec nous et parcourûmes le marché tous ensemble en achetant des snacks.
Yun-woo hyung et Han-bi hyung marchaient devant nous et se disputaient depuis un moment.
« ...Comment tu comptes rester en bonne santé si tu manges autant de sucre ? »
« Ah, j’ai dit que j’avais compris. Tu vas me faire la morale pendant combien de temps ? »
« Pourquoi t’as pas simplement envoyé les petits si c’était pour agir comme ça ? »
« Mes oreilles vont finir par tomber. Personne ne meurt parce qu’il mange un peu de ça. »
« Les fruits sont déjà sucrés, et ensuite ils ajoutent encore du sucre dessus. »
« Si tu continues, je vais aller te dénoncer à la grand-mère du stand de tanghulu. »
Nous avions échappé à la leçon.
Yun-woo hyung, apparemment, non.
Tout en regardant les deux se chamailler, nous restâmes légèrement prudents, mais mangeâmes quand même beaucoup de hotteok, d’eomuk et d’autres snacks.
« C’est bon, pas vrai ? Je sais pas pourquoi, mais aujourd’hui est vraiment amusant », déclara Kwon Jay avec enthousiasme.
« Mais comment est-ce qu’on va réussir à manger le dîner ? »
Je commençais à m’inquiéter.
« Ça va. L’estomac pour le dîner est séparé », déclara Geum Sae-bin avec un sérieux presque solennel.
« Je pense qu’il serait bien de courir un tour avant le dîner », proposa sérieusement Jin Si-ho.
« Ça semble bien... On pourra aussi apprendre à connaître les environs du dortoir... »
Même Seo Jin-hwi hocha la tête.
***
Nous répartîmes rapidement les tâches pour le dîner et commençâmes à préparer le repas ensemble.
« Je fais griller la viande ? »
« Non. Yi-eun, toi, mets les cuillères. »
« Je les mets et ensuite je prépare le riz ? »
« Plutôt que ça, tu peux éplucher les oignons ? »
« Je les épluche et je les coupe aussi ? »
« Non... J’ai pas envie de manger tes doigts au dîner. »
Pour une raison inconnue, j’avais l’impression que personne ne voulait me laisser cuisiner.
« Yeon Yi-eun, tu es mauvais en cuisine ? »
« S’il prépare le riz, on risque de devoir manger la casserole avec. »
Geum Sae-bin et Kwon Jay se figèrent simultanément aux paroles de Yun-woo hyung.
« C’est surprenant. Yeon Yi-eun a l’air de quelqu’un qui serait doué pour cuisiner. »
« On l’a beaucoup trop chouchouté pendant tout ce temps. »
« C’est vrai. On lui préparait ses repas, on l’habillait et on le lavait. »
« Vous m’avez jamais habillé ni lavé. »
« On lui préparait même sa nourriture pour bébé, on lui achetait des friandises Churu et on nettoyait la litière de ses toilettes. »
« Mais qu’est-ce que tu racontes ? »
Tout le monde ricana tandis que les affirmations devenaient de plus en plus absurdes.
« Alors, je vais couper les oignons », déclara Jin Si-ho.
« Hyung, tu sais bien faire ça ? »
« J’ai travaillé à temps partiel dans un restaurant chinois pendant les vacances. »
« Oh, alors apprends-moi aussi. »
« Compris. »
Jin Si-ho prépara une planche à découper.
« Tu vas apprendre à Yeon Yi-eun à couper des oignons ? »
« Je parie que tu vas perdre patience en moins de dix minutes. »
« Dix minutes ? D’après ce que je vois, ça prendra trois minutes. »
J’entendis les deux hyungs, mais fis semblant de ne rien avoir entendu.
Vous allez voir. Je vais leur montrer à quel point je suis doué.
« Maintenant, tiens-le comme ça et coupe lentement. »
« Ça coupe pas. »
« ... »
Jin Si-ho fixa mon oignon.
« Évidemment que ça coupe pas. Tu tiens le couteau à l’envers. »
« Ah. Ce couteau est bizarrement conçu. »
« ... »
Jin Si-ho m’observa silencieusement couper l’oignon.
« Waouh, regarde ça. J’ai super bien réussi, pas vrai ? »
Je lui montrai fièrement le magnifique morceau que je venais de couper.
« Oui. C’est très joli. »
« À ce niveau-là, je pourrais ouvrir un restaurant. »
« Non, tu ne pourrais pas. »
« Pourquoi ? Tu viens de dire que c’était joli. »
« Il t’a fallu environ quatre minutes et trente secondes pour couper un seul morceau. Je t’ai demandé de couper un oignon, pas de sculpter une œuvre d’art... »
« Personne n’est doué dès le début. Je vais voir à quel point toi, tu coupes bien, alors. »
Jin Si-ho prit silencieusement le couteau.
Tac-tac-tac.
Il découpa l’oignon en mouvements rapides et précis.
Quoi ? Pourquoi est-ce qu’il est doué ?
« ... »
« On a terminé avec les oignons. Maintenant, coupe l’aubergine. »
« J’aime pas les aubergines. »
« Il ne faut pas être difficile avec la nourriture. »
« Il y a aucun légume que tu aimes pas, hyung ? »
« Je mange de tout. Être difficile avec la nourriture est mauvais pour la santé. »
Menteur.
Je savais tout.
Jin Si-ho détestait les tomates.
« Vraiment ? Tu manges aussi les concombres ? »
« Bien sûr. Les concombres sont délicieux. »
« Les carottes ? »
« Ce sont des légumes sucrés et délicieux. »
« Et les tomates ? »
« ... »
Le regard de Jin Si-ho vacilla soudainement.
« Les tomates divisent étonnamment beaucoup les gens. Me dis pas que tu les aimes pas. »
« ...Maintenant, après l’aubergine, on passe à la courgette. »
« Pourquoi tu changes de sujet ? »
« Qu’est-ce que tu racontes ? Bien sûr que je mange des tomates. »
« Je crois pas. »
Incapable de soutenir mon regard, Jin Si-ho commença soudainement à bouger dans tous les sens.
« Allez, tu peux pas manger de tomates. Pas vrai ? »
Le trouvant étrangement mignon, je le suivis partout en continuant à le taquiner.
« Si Yeon Yi-eun mange de l’aubergine, je mangerai des tomates. »
Finalement, Jin Si-ho admit qu’il était lui aussi difficile avec la nourriture.
Il était étonnamment mignon.
Avant ma régression, il n’avait absolument pas ce genre de personnalité.
Peut-être que les gens changeaient selon leur environnement.
Après avoir travaillé dur pour préparer le riz et le ragoût, je recommençai à avoir faim.
Nous nous installâmes tous les sept autour de la table et dévorâmes le dîner.
Au milieu du repas, une guerre de pierre-papier-ciseaux éclata pour déterminer qui obtiendrait les chaussons en forme de raton laveur que Kwon Jay avait choisis.
Et je gagnai.
Ça n’a aucun sens. On est sept. Comment est-ce que ça a pu tomber sur moi ?
« Vous vous êtes tous ligués contre moi, pas vrai ? »
Je protestai contre cette injustice, mais ne reçus que des éclats de rire en réponse.
Après le dîner eut lieu la cérémonie de présentation des pyjamas.
Nous rîmes et discutâmes tellement que nous perdîmes complètement la notion du temps.
Lorsque le tournage de la journée prit enfin fin et que les caméras s’éteignirent, l’équipe de production nous rassembla.
« Vous avez apprécié votre première journée de vie commune ? »
« Oui, c’était vraiment amusant. »
« À partir de maintenant, vous allez devenir extrêmement occupés. Nous allons donc vous présenter rapidement votre emploi du temps. »
À ces paroles, tout le monde sembla soudainement parfaitement réveillé et écouta attentivement.