WeTried Translations
Traducteur/éditeur : Arsène
Discord : <a target="_blank" rel="noopener noreferrer nofollow" class="link" href="https://dsc.gg/wetried">https://dsc.gg/wetried</a>
◈ Le prince héritier complaisant de la fantasy romantique n’est plus ◈
Chapitre 9 : Je vais bientôt remettre les choses en ordre
──────
Mirne possédait une grande Affinité spirituelle, mais elle n’avait pas assez de pouvoir pour conclure un contrat avec un esprit de haut rang.
En temps normal, dans ce genre de situation, elle aurait commencé par conclure des contrats avec les esprits les plus faibles, un par un.
Mais Mirne, chérie du monde entier, avait noué avec un esprit un lien tout à fait exceptionnel.
L’esprit lui prêtait ses pouvoirs sans compter sur ses propres forces.
Si un contrat spirituel ordinaire ressemblait à un appel téléphonique payé par celui qui appelait, celui de Mirne s’apparentait plutôt à un appel en PCV.
Plus elle utilisait ses pouvoirs, plus le fardeau pesait sur l’esprit, et non sur la personne qui l’invoquait. L’avantage, c’était qu’elle pouvait se servir des pouvoirs d’un esprit sans conclure de contrat avec lui.
Et ne pas avoir conclu de contrat signifiait…
« …Je ne vois pas de quoi vous parlez. »
Elle pouvait feindre l’ignorance dans une situation pareille.
Mirne avait peut-être agi avec précipitation, mais elle comprenait à quel point la situation était dangereuse.
« Un royaume faible a tenté d’utiliser un esprit pour espionner le prince héritier d’un empire. »
C’était une déclaration de guerre en bonne et due forme, suffisamment grave pour qu’une guerre éclate sans que personne n’y trouve à redire.
Même sans aller jusqu’à la guerre, le Royaume de Macelin pouvait y perdre énormément.
La seule chose que Mirne pouvait faire, à présent, c’était…
« Vous ne voyez pas de quoi je parle ? Ha ha. Vous voulez dire que cet esprit est vraiment venu à moi par hasard ? »
« O-Oui… C’est ça. C’est bien pour ça que j’ai été si surprise que je vous en ai révélé le nom. »
« Nous ne sommes même pas en visioconférence, et pourtant la princesse héritière du Royaume de Macelin possède une Affinité spirituelle suffisante pour reconnaître le Vrai Nom d’un esprit rien qu’en entendant son cri. Voilà une nouvelle merveilleuse pour votre royaume. »
« M-Merci. »
Elle s’efforça désespérément de dissiper ses soupçons.
Grésillement.
« Kyaaaaaaah ! »
« Oh ? Il n’y a donc vraiment aucun contrat. L’esprit souffre, mais la princesse héritière n’en subit pas le contrecoup. »
« P-Pourquoi vous mentirais-je ? »
Même si les cris de douleur de Silphiner résonnaient, Mirne ne pouvait rien faire.
Si elle reconnaissait que l’esprit lui appartenait désormais…
« Les actes du prince héritier sont impossibles à prévoir. On dirait qu’il est prêt à déclencher une guerre à tout moment. »
Elle ne pouvait pas en assumer les conséquences.
C’était pour cela qu’elle devait détourner les yeux.
« Mais comment… ? Comment le prince héritier peut-il retenir un esprit ? Est-ce seulement possible ? »
Elle n’aurait jamais imaginé que le prince héritier possédait une telle capacité.
L’esprit ne l’observait même pas depuis les environs. Il aurait dû se trouver à une distance énorme. Alors, comment avait-il pu être découvert ?
Des pensées confuses tourbillonnaient dans son esprit.
« Ha ha. Ai-je contacté la princesse héritière pour une suspicion infondée ? Si je vous ai offensée, je vous prie de m’excuser. »
« …N-Non, pas du tout. Je ne suis pas offensée. »
Mirne sentit une sueur froide lui couler le long de la nuque.
Ils ne pouvaient pas voir le visage l’un de l’autre. Seules leurs voix leur parvenaient.
Ils ne se parlaient même pas en personne.
Et pourtant, pour la première fois de sa vie, Mirne eut l’impression qu’une lame tranchante reposait contre sa gorge.
Au milieu de cette bienveillance qu’elle avait toujours reçue si naturellement qu’elle se demandait pourquoi tout le monde la traitait si bien, elle découvrit pour la première fois une intention meurtrière qui lui était inconnue.
« Cet artefact est très pratique. J’ai entendu dire que vous vous en serviez pour rester en contact étroit avec le second prince impérial, tant pour des affaires personnelles que pour des affaires officielles. »
« …N’est-ce pas grâce à la bienveillance de Votre Altesse ? »
« C’est pour cela que j’ai posé des limites à cette bienveillance. Les échanges entre un homme et une femme ne peuvent se limiter à de simples relations cordiales. »
« O-Oui. À partir de maintenant, je discuterai de chaque affaire avec Votre Altesse le prince héritier. »
« Pourquoi discuterais-je de telles affaires avec la princesse héritière ? Le Royaume de Macelin a aussi un roi. »
« … »
Il venait de l’exclure complètement.
En y regardant de plus près, il avait raison, mais personne ne le lui avait jamais fait remarquer.
« Quoi qu’il en soit, merci de m’avoir révélé son Vrai Nom. Il sera beaucoup plus facile de conclure un contrat avec lui. »
« V-Vous allez conclure un contrat avec lui ?! »
« Bien sûr. Un esprit au potentiel aussi remarquable est tombé entre mes mains de lui-même, et je connais maintenant son Vrai Nom. »
« M-Mes félicitations. »
« Ha ha, merci. J’ai retenu quelqu’un qui se reposait et lui ai fait perdre son temps sans raison. Veuillez m’en excuser. »
« N-Non, contactez-moi quand vous le souhaitez. »
« Je suis heureux de l’entendre. »
L’appel semblait devoir s’achever sur ces mots.
Puis il reprit : « À propos, notre second prince impérial a pris une mauvaise décision et accordé arbitrairement la citoyenneté impériale à des habitants du Royaume de Macelin. »
« …Vous voulez dire qu’il leur a accordé la citoyenneté ? »
« Oui, c’est cela. Ce n’est pas une décision qu’il peut prendre seul, et pourtant il a agi unilatéralement. »
« Ah, ah… Je ne savais pas que cela ne relevait pas de l’autorité du second prince impérial. »
« Bien sûr. Vous ne le saviez pas. C’est pour cela que vous avez accepté les membres du personnel que l’Empire de Velos avait formés avec tant de soin. »
« O-Oui… C’est exact. »
La demande du prince héritier tombait à point nommé : tout le monde pouvait voir qu’elle devait baisser complètement la tête.
Elle savait parfaitement que des membres du personnel de l’Empire de Velos avaient obtenu la citoyenneté du Royaume de Macelin.
Mirne avait persuadé Bedin d’autoriser certains membres du personnel, véritablement indispensables, à obtenir la citoyenneté.
Bedin, naturellement, n’avait pas accordé grande importance à la procédure.
« Il s’agit de membres du personnel précieux, envoyés par l’Empire de Velos. Pensez-vous qu’il soit juste que le pays qui reçoit notre soutien les absorbe sans hésiter ? Ou bien estimez-vous que c’était une erreur due à une mauvaise décision du second prince impérial ? »
Le prince héritier n’avait pas l’intention de laisser passer cela à la légère.
« …C’était naturellement une erreur. »
« En effet, c’est exact. J’apprécie que cette conversation avance si vite. Nous allons donc faire comme si la question de leur naturalisation n’avait jamais été abordée. Les membres du personnel que nous avons envoyés, ainsi que les investissements en cours… Tout ce dont le second prince impérial a discuté avec la princesse héritière sera annulé. Le second prince impérial ne prendra pas part aux affaires impériales pour le moment. »
« C-Comment pouvez-vous décider cela aussi facilement… ?! »
« Ha ha. Qu’y a-t-il de difficile ? Après tout, on a laissé se produire une erreur aussi simple. »
Une erreur simple.
En apparence, le prince héritier semblait avoir capturé un esprit et contacté la princesse héritière dans la foulée.
En réalité, même s’il n’avait aucune preuve matérielle, il faisait allusion à la faute de Mirne, déjà presque entièrement mise au jour par les circonstances.
« …Votre Altesse le prince héritier a dit qu’il s’agissait d’un malentendu et d’une erreur. Il convient donc de régler cette affaire comme Votre Altesse le souhaite. »
« J’apprécie que les choses avancent aussi vite. Mais devrais-je continuer à discuter de ces affaires avec la princesse héritière ? Il me semblerait plus convenable d’en parler au roi régnant. »
« Ah, non. Au Royaume de Macelin, toutes les affaires, grandes ou petites, passent par moi. Vous n’avez donc pas à vous inquiéter. »
Mirne n’eut d’autre choix que de se soumettre entièrement.
« Dans ce cas, puis-je vraiment en discuter avec la princesse héritière plutôt qu’avec le roi régnant ? »
« O-Oui, c’est exact. »
« Ha ha, quel soulagement. Veuillez donc faire en sorte que les habitants de l’Empire de Velos soient renvoyés chez eux sains et saufs. »
« C’est la moindre des choses. »
« J’ai entendu dire que, pendant leur séjour à Macelin, l’Empire de Velos avait payé leur nourriture et leur hébergement. Si vous avez un tant soit peu d’honneur, je suis certain qu’ils ne rentreront pas les mains vides. »
« B-Bien sûr ! »
« J’ai retenu trop longtemps une personne très occupée. »
« Non, je vous assure, ce n’est rien. »
« Oui, vous avez intérêt. Je vais donc mettre fin à l’appel. »
Clic.
À peine l’appel terminé, Mirne s’effondra, le visage contre son lit.
Elle avait cru que ces jours où tout le monde l’aimait, même lorsqu’elle ne faisait que babiller comme un bébé, dureraient éternellement.
C’était peut-être parce qu’elle n’avait jamais reçu de réponse aussi cinglante, mais Mirne se sentait au plus bas.
« …Qu’est-ce qui a bien pu changer chez le prince héritier ? »
Au moins, l’Empire ne s’était pas encore complètement retourné contre elle.
Une variable de taille était néanmoins apparue. Mirne décida de se montrer plus prudente à l’avenir.
« Snif… Bouh… »
Puis la culpabilité d’avoir abandonné l’esprit sous ses yeux la submergea, et elle fondit en larmes.
« Je suis désolée, Silphiner… »
C’était le résultat de sa propre bêtise, et non de la faute de quelqu’un d’autre.
Jamais Mirne ne s’était autant détestée qu’aujourd’hui.
+++++
À l’instant où l’appel prit fin.
« Kriiiiiik ! »
« Eh bien, tu es coriace. »
Il se débattait comme un beau diable.
Je lui fourrai de nouveau des flammes dans le cou alors qu’il tentait de s’extirper de ma main.
« Comme prévu, elle a prétendu ne rien savoir jusqu’au bout. »
L’appel s’était déroulé exactement comme je l’avais prévu.
Comme aucun contrat n’avait été conclu, elle avait toutes les raisons de feindre l’ignorance.
« Je ne m’attendais tout de même pas à ce qu’elle déballe son Vrai Nom tout de suite. »
Grâce à ça, j’avais obtenu une carte très utile.
« Mais le prince héritier est bien plus puissant que je ne le pensais, non ? »
J’avais regardé le second prince impérial se faire tabasser.
Puis j’avais senti une présence inconnue au-delà du Palais impérial et tendu la main sans réfléchir.
Quand j’avais repris mes esprits, un esprit translucide se trouvait dans ma main.
À ce stade, on parlait moins d’Affinité spirituelle que de domination des esprits.
L’esprit que je tenais prisonnier était un esprit du vent.
Et pourtant, je le maintenais si fermement sous sa forme physique qu’il ne pouvait aller nulle part.
« Silphiner, à toi de choisir. Tu préfères disparaître ainsi ou devenir mon outil ? »
Un contrat spirituel ? Ce serait bien, mais je ne vais pas faire l’effort de me rapprocher de quelqu’un qui me déteste.
Et puis, quelqu’un qui occupait la position de prince héritier pouvait conclure autant de contrats avec des esprits qu’il le voulait.
« Hors de question de le laisser partir. »
L’esprit que je tenais dans ma main n’avait que deux options, puisqu’il jouait le rôle du compagnon de l’héroïne.
Je pouvais soit le prendre, soit le briser.
Le laisser partir ? Même pas en rêve. Je savais exactement où il irait si je le libérais. Pourquoi faire un choix aussi stupide ?
« Kriiik ! »
Cela dit…
« Sol Velos… C’est quoi, ce bordel ? Pourquoi peut-il vraiment blesser les esprits ? Assez pour en effacer un complètement… »
Sol Velos était une force démesurément puissante.
Dans le mythe fondateur, le Grand Prophète avait vu deux soleils dans le ciel et en avait avalé un.
Je commençais à me demander si ce n’était pas simplement une exagération mythologique destinée à célébrer le grand exploit du Prophète.
Bref.
« Si tu veux qu’on communique, il va falloir dire autre chose que crier. Si tu ne fais que répéter que tu as mal… tu comptes mourir comme ça ? »
Je commençais à augmenter la puissance de mes flammes, me demandant si je n’allais pas tuer l’esprit que je tenais dans ma main.
« S-Sauvez-moi… Sauvez-moiii… ! »
Une voix qui semblait résonner au fond d’une grotte me parvint aux oreilles.
Était-ce la langue des esprits ?
Silphiner implora pitié. Même la gorge prise, il se débattait et frottait désespérément ses petites mains l’une contre l’autre.
Glisssss.
Puis il appuya lentement son corps contre mon poignet et disparut instantanément de ma prise.
Il n’avait pas pu s’échapper.
Ce qui signifiait que l’action que Silphiner venait d’accomplir était…
« Le contrat est conclu. Il l’a fait de lui-même, sans procédure compliquée. »
Quand la mort s’était approchée de lui, il avait sauté toutes les étapes pour conclure un contrat de son propre chef.
S’il était l’esprit qui accompagnait l’héroïne d’origine, il devait être au moins un Roi des Esprits.
C’était génial de mettre la main sans effort sur un esprit d’une telle qualité.
« Si je m’y prends comme ça, il y a plein de façons d’utiliser l’héroïne elle-même. »
Dans une fantasy romantique, l’essentiel, c’était l’évolution des sentiments entre les personnages.
Les sentiments qui naissaient entre les différents prétendants et l’héroïne.
Puis elle en choisissait un, ils finissaient ensemble, et l’histoire s’achevait sur : « Le monde était en paix. »
Faire évoluer ces relations, c’était tout le plaisir et le cœur d’une fantasy romantique.
Alors…
« Tant que ces relations n’étaient pas réglées, je ne pouvais rien faire à l’héroïne elle-même. »
Je m’étais attendu à ce qu’il soit difficile de faire pression directement sur le Royaume de Macelin, à commencer par toute tentative de s’en prendre à l’héroïne.
Et pourtant, elle m’avait si commodément remis un esprit de son plein gré.
« Un esprit du vent va aussi très bien avec Sol Velos, qui utilise le pouvoir du feu. »
Comme ce serait bien si elle faisait encore quelques bêtises de ce genre !
C’est alors que…
« M-Mon oncle ! Je vous en prie, arrêtez… ! »
« Mm. Je suppose que je devrais m’arrêter. »
« Vous m’écoutez ? »
« Son Altesse le prince héritier m’a ordonné de vous frapper pendant une heure seulement, et le temps est écoulé. Nous recommencerons demain. Soyez ici à la même heure. »
Le grand général cessa de battre le second prince impérial et lui exposa le programme à venir.
Bedin ne semblait toujours pas comprendre pourquoi il devait se faire battre. Il avait même l’air de trouver cela injuste.
« Peu importe. »
La vraie discipline, ce n’est pas quelque chose qu’on finit par comprendre après s’être fait battre suffisamment ?
+++++
Le lendemain matin, je me réveillai frais et dispos après avoir réglé la question de la naturalisation, récupéré notre personnel et obtenu une compensation, tout ça d’un coup.
Toc, toc, toc, toc.
« Mm ? »
Quelqu’un frappait à la fenêtre. Je me redressai dans mon lit.
« Sérieusement ? »
La veille, un pays voisin m’avait envoyé un esprit pour m’espionner.
Et aujourd’hui, quelqu’un frappait à ma fenêtre ? C’était qui, bordel ?
En me posant la question, je demandai à Silphiner d’ouvrir la fenêtre.
Cui, cui, cui, cui.
Crii, crii.
Des cris d’oiseaux retentirent les uns après les autres.
« Quoi ? »
Des pigeons voyageurs ?
Il y avait un oiseau blanc et un oiseau bleu.
Chacun avait une lettre attachée à la patte.
Qui pouvait envoyer des pigeons voyageurs capables de retrouver avec autant de précision la chambre du prince héritier ?
Intrigué, je détachai les lettres. Les pigeons s’envolèrent aussitôt.
Ils avaient dû parcourir une longue distance, et pourtant ils repartaient sans même se reposer.
« Ils sont très bien dressés. Ce ne sont pas des oiseaux ordinaires. »
Dès que j’ouvris les lettres…
« Ha. »
Un rire m’échappa.
Évidemment, c’était une fantasy romantique. Il devait y avoir beaucoup de prétendants.
Je me demandais où ils étaient tous passés et pourquoi aucun ne s’était encore manifesté.
« Je comprends maintenant pourquoi la probabilité de destruction n’a pas baissé si vite, alors même que le grand général a passé le second prince impérial à tabac. »
L’un était le Grand-Duc du Nord.
L’autre, le Grand-Duc de l’Est.
Je m’étais contenté de faire un peu pression sur le Royaume de Macelin, et voilà que des hommes portant le titre de grand-duc m’écrivaient directement.
Le contenu de leurs lettres était même identique.
Après avoir supprimé toutes les formules de politesse et les phrases creuses du début, on pouvait les résumer ainsi :
[Vous semblez traiter le Royaume de Macelin assez durement ces derniers temps. Puis-je savoir pourquoi ? J’évalue soigneusement votre réaction.]
Je compris immédiatement.
Ces enfoirés étaient les prétendants de « Je suis rassasiée, tout le monde n’arrête pas de me donner des choses ».
« Attends, il y a trois prétendants de “Je suis rassasiée, tout le monde n’arrête pas de me donner des choses” dans le seul Empire ? »
L’Empire se divisait en gros en trois régions : le centre, le nord et l’est.
Alors les trois soutenaient le Royaume de Macelin ?
« Pas étonnant que le pays parte en morceaux. »
Malgré tout, c’était rassurant.
Ils s’étaient manifestés les premiers et avaient clairement montré qu’ils étaient des prétendants.
« Vous allez voir, bande de salauds. »
Je vais bientôt remettre les choses en ordre.
Notes de bas de page :
Rejoignez notre Discord : <a target="_blank" rel="noopener noreferrer nofollow" class="link" href="https://dsc.gg/wetried">https://dsc.gg/wetried</a>