WeTried Translations
Traducteur/éditeur : Arsène
Discord : <a target="_blank" rel="noopener noreferrer nofollow" class="link" href="https://dsc.gg/wetried">https://dsc.gg/wetried</a>
◈ Le prince héritier complaisant de la romance fantasy n’est plus ◈
Chapitre 15 : Le premier cadeau (1)
──────
Je n’avais même pas espéré qu’ils soient incorruptibles.
De la diligence et de la sincérité ? À vrai dire, c’était déjà beaucoup leur demander.
Le centre était pourri jusqu’à la moelle ; espérer que les provinces se portent bien, c’était placer la barre absurdement haut.
Je pensais tout de même qu’ils sauraient au moins se montrer raisonnablement corrompus tout en gardant un minimum de décence humaine.
Mais…
« Qu’aucun d’entre eux n’en soit capable, c’est quand même fort. »
Ils avaient tous appris ça ensemble, quelque part ?
« Non, ils l’ont bel et bien appris ensemble. Ils se sont même baptisés l’Alliance de l’Est. »
Ils faisaient tous la même chose.
Persuadés que l’Empire resterait éternellement puissant, ils estimaient pouvoir s’en mettre plein les poches comme bon leur semblait.
Ils avaient tout vendu, à l’exception de ce qui se trouvait juste sous leur nez.
Ils transformaient tout ça en argent, vivaient dans le luxe, mangeaient de bons petits plats et s’achetaient des alcools hors de prix.
Dès qu’une nouveauté avait du succès au royaume de Macelin, Kailen organisait lui-même des achats groupés.
« Des achats groupés… Il organise même des achats groupés. Quelle star des réseaux sociaux. »
Mirne n’avait vraiment rien d’ordinaire.
Peut-être parce qu’elle aussi venait du XXIe siècle, mais elle avait déjà fait connaître les mérites des achats groupés jusque dans un monde de romance fantasy.
Son marketing était d’une efficacité redoutable. Tous les nobles de l’Alliance de l’Est que je croisais avaient des accessoires achetés à Macelin entre les mains.
Vrrrrrr.
La toupie se mit à tourner dès qu’on lui donna une pichenette.
« Oh, oh… Voir ce disque serti de joyaux tourner avec une telle liberté a vidé cette dame de toute pensée ! »
Arveda ouvrit de grands yeux, comme un homme des cavernes découvrant le feu.
Je compris tout de suite ce que c’était.
« …Un hand spinner. »
Un hand spinner. Ce machin qui avait brièvement fait fureur dans le monde entier, autrefois.
Il s’employait à capter l’attention d’un dragon à l’identité inconnue, du haut de la paume d’Arveda.
« Ça s’appelle un hand spinner ? »
« C’est ça. »
L’une des raisons pour lesquelles le trésor impérial se vidait à vue d’œil.
« L’une d’elles, c’est un hand spinner serti de joyaux. »
Quelle histoire ridicule.
« Ils vont en fabriquer plein d’autres, des trucs comme ça. »
C’était déjà assez drôle que le royaume de Macelin, soi-disant pauvre et faible, se soit mis du jour au lendemain à fabriquer et vendre des hand spinners.
Si ça prenait, il faudrait aussi payer pour en produire et les distribuer.
« D’où venait tout cet argent ? »
La réponse était déjà évidente.
[ Un nombre considérable de nobles corrompus de l’Alliance de l’Est ont été écartés. ]
[ La probabilité de destruction de l’Empire diminue de 2,5 %. ]
[ Probabilité actuelle de destruction de l’Empire : 70 % ]
[ Résumé de situation : L’Empire risque fort d’être détruit dans les cinq ans. ]
Bien sûr que c’était l’Empire qui avait fourni l’argent.
Ils nous avaient sorti cette putain de combine : fabriquer ces trucs avec l’argent impérial, puis les revendre à l’Empire.
Non, s’ils les fabriquaient avec notre argent, ils pourraient au moins nous les offrir, non ?
Personne n’avait protesté pendant tout ce processus.
Parce que Kailen, qui se trouvait tout en haut et aurait dû s’y opposer, n’avait pas émis la moindre objection.
« Ha ha. »
Quand je découvris toute l’histoire consignée jusque dans les moindres détails…
Je sentis l’adrénaline me monter à la tête, puis se répandre dans tout mon corps.
Normalement, des informations pareilles auraient dû parvenir au centre impérial.
Pourtant, ils s’étaient démenés pour se couvrir les uns les autres et étouffer l’affaire.
Je n’avais pu confirmer l’existence de ces documents qu’en arrivant dans un domaine près de Marinapolis, la capitale de la région orientale.
« Ils ont utilisé les aides pour lancer des affaires… Oui, bientôt, ils vendront aussi du mala tang et des tanghulu. »
Pourquoi le royaume de Macelin, qui avait reçu tant d’aide des protagonistes masculins, n’avait-il pas un sou ?
J’avais l’impression d’avoir découvert une partie de la réponse.
« Ils préparaient des affaires. »
Pas besoin d’investir séparément pour faire prospérer leur pays.
Pourquoi ?
Les ponts du royaume de Macelin avaient été construits gratuitement par notre Empire.
Comme une grand-mère voyant son petit-fils mourir de faim, les gens alentour donnaient sans compter, sans la moindre hésitation.
Ils continuaient à déverser leur argent dans le royaume d’un autre sans se rendre compte que le leur s’écroulait.
« Et grâce à ça, il ne me reste que cinq ans à vivre. »
Merci, Mirne.
On se reverra, compte là-dessus.
Avec cette promesse en tête, j’entrai discrètement à Marinapolis, incognito.
Au moins, cette ville respectait les critères minimaux.
Les gardes faisaient mine de vérifier l’identité de ceux qui entraient à Marinapolis.
Bien sûr, ça se limitait à laisser passer un carrosse sans en vérifier le contenu contre une pièce d’argent.
« …Je dois maintenant considérer le simple fait de faire semblant de contrôler les gens comme un minimum acceptable ? À quel point le niveau moyen de la région orientale est-il tombé bas ? »
Tandis que je déplorais le niveau lamentable de la région orientale, Arveda prit la parole.
« Votre Altesse, nous allons vraiment nous infiltrer, cette fois ? »
Les paroles d’Arveda me rappelèrent ma résolution : cette fois, nous nous infiltrerions pour de bon.
« Oui. »
Jusqu’ici, chaque fois que j’avais eu affaire aux nobles de l’Alliance de l’Est, j’avais prévu de m’infiltrer d’abord, d’observer ce qui se passait autour d’eux, puis d’agir.
Mais mes sens, d’une acuité hors du commun, repéraient toujours le visage du noble à travers une fenêtre.
À chaque fois, une colère insupportable m’envahissait et, avant même d’avoir pu observer quoi que ce soit, je les éliminais tous.
Alors, cette fois, j’avais décidé de vraiment me retenir et de faire un tour dans Marinapolis.
J’écouterais les gens raconter leur quotidien et découvrirais quelles rumeurs circulaient sur la place du marché.
« Je vais préparer un sort d’illusion. »
« Faites donc. »
Nous venions de nous faufiler à l’intérieur et allions commencer à visiter Marinapolis quand, ffffou, mes sens surhumains repérèrent de nouveau Kailen.
Malgré la distance considérable, je le voyais sourire tranquillement, la mer en arrière-plan.
Inutile d’envisager qu’il s’agisse de quelqu’un d’autre.
On aurait dit qu’il avait été dessiné dans un style complètement différent de celui des gens autour de lui.
Il était manifestement beau, avec ses cheveux bleus et son air avenant.
N’importe qui aurait deviné qu’il était le Grand-Duc de l’Est, responsable de la mer.
« Ah. »
À l’instant où je le vis, une colère insupportable m’envahit.
Moi, j’étais là, à faire le ménage, du centre jusqu’à la région orientale.
Et lui, il se réveillait tranquillement, riait et bavardait, avant de s’apprêter à prendre un artefact pour faire tourner un hand spinner.
C’était vraiment normal, ça ?
Fallait-il vraiment que j’enquête sur la situation à Marinapolis après avoir vu ça ?
À peine cette pensée m’eut-elle traversé l’esprit que…
« Votre Altesse, vous y allez directement ? »
J’étais déjà en train de bondir dans les airs.
Je ne songeai même pas à la possibilité qu’on me repère.
Je savais qu’Arveda se chargerait de tout à mes côtés, de toute façon.
Était-ce parce que j’avais avec moi un dragon considéré comme le summum de la magie ?
Je fonçai sans hésiter vers le château du grand-duc.
À vrai dire, j’avais beaucoup de choses à lui dire, et j’avais imaginé une tout autre scène pour le faire.
Je voulais faire convoquer Kailen poliment et l’interroger sur plusieurs sujets.
Je voulais découvrir où en était le roman, puis dépoussiérer un peu avant d’entamer le véritable grand ménage.
Mais…
Clac !
Sans que je m’en rende compte, mon genou venait de s’écraser en plein sur la mâchoire de Kailen.
« Ghk ! »
Le bruit de l’impact que j’attendais résonna à mes oreilles.
« Je suis ravi de vous voir dans cet état. »
Je baissai calmement les yeux vers Kailen, qui avait du sang au coin des lèvres, et poursuivis :
« Après avoir moi-même fait le ménage dans la région orientale et constaté les choses de mes propres yeux, j’ai compris que c’était vous qui la pourrissiez de l’intérieur. »
Franchement, je voulais le lui dire sans détour, sans me soucier de ma dignité ni des apparences.
Tes beaux jours sont terminés.
++++++
Kailen était peut-être vraiment un protagoniste masculin de Je suis rassasiée parce que tout le monde n’arrête pas de me donner des choses, car même un coup assez puissant pour lui fracasser la mâchoire ne l’empêcha pas de répondre normalement.
« Vous étiez censé envoyer un tribut au centre impérial, et vous ne l’avez pas fait… Pourquoi avoir envoyé à Macelin ce qui aurait dû arriver là-bas ? D’après les rapports, n’avez-vous pas écrit que cela ferait prospérer la région orientale ? »
« C-c’est… »
Le problème, c’était qu’avoir un corps en bonne santé et un esprit sain étaient manifestement deux choses différentes.
« Votre Altesse, je peux vous répondre. Permettez-moi de prendre la parole… »
Le dignitaire à ses côtés tenta de répondre à sa place.
« Arveda. »
« Quel culot, de la part d’un misérable comme toi. »
Boum !
Je l’arrêtai sur-le-champ.
Comment osait-il interrompre une conversation entre le prince héritier et un grand-duc sans en avoir reçu la permission ?
Cela montrait à quel point l’ordre s’était effondré dans la région orientale.
« Ghk, guheooough… »
Je laissai derrière moi le dignitaire insolent, lentement écrasé contre le sol, et reportai mon attention sur Kailen.
« Pourquoi ne répondez-vous pas ? »
« C-c’est que… »
« Macelin, c’est la région orientale pour vous, grand-duc ? »
Il était évident qu’il avait envoyé l’argent à Macelin. Alors pourquoi était-il incapable de répondre clairement ?
Il avait peur ? Impossible.
Il n’était pas assez faible pour être terrifié après avoir reçu un coup à la mâchoire.
Et pourtant, il continuait à retenir sa réponse.
« Se pourrait-il que vous tardiez encore à répondre parce que vous craignez que le royaume de Macelin ne subisse des dommages ? Sans songer au tort que vous avez causé à l’Empire ? »
Cela prouvait qu’il pensait à tout autre chose.
« C-comment l’Empire pourrait-il en souffrir ? Il y aura peut-être des pertes à court terme, bien sûr, mais sur le long terme… »
Kailen se gonfla soudain comme un poisson-globe, et je laissai échapper un rire sans joie.
« Ha ! Vous vous inquiétez encore pour un autre pays ? »
« Comment pourrais-je parler d’un autre pays, d’un autre royaume ? S’il noue des liens étroits avec l’Empire, et que nous nous marions ensuite… »
Il parlait encore d’épouser Mirne, dans une situation pareille.
« Pourquoi le second prince impérial et le grand-duc vendent-ils tous deux leur pays pour gagner l’amour de quelqu’un ? »
S’ils voulaient faire ça, ils ne pouvaient pas le faire avec leurs propres moyens ?
Pourquoi s’obstinaient-ils à brader leur pays pour obtenir les faveurs de quelqu’un ?
Le plus effrayant, c’était qu’ils n’en éprouvaient aucune culpabilité.
Même s’il y avait des pertes, c’était l’argent impérial, l’argent de tous. Qu’est-ce que ça pouvait leur faire ?
Ils continuaient à déverser de l’argent à Macelin avec cette mentalité, puis, quand on leur demandait comment ils comptaient le récupérer, ils répondaient :
« On va de toute façon épouser ce pays, alors tout cet argent sera aussi à nous. C’est ce qu’ils se disent ? »
Leur réponse était si absurde qu’elle en devenait risible.
La situation actuelle avait tout de même un avantage.
« Inutile d’en dire davantage. Je destitue le grand-duc Kailen de son titre. »
L’autorité impériale était si puissante que je pouvais le destituer sur-le-champ, sans procédure compliquée.
À l’origine, j’avais prévu d’enquêter sur tous ses méfaits et de m’en servir comme motif pour lui retirer son titre.
Mais les propos séditieux qu’il venait de tenir étaient son pire crime ; je ne voyais donc aucune raison de chercher autre chose.
« De plus, je vais briser la cultivation de Kailen Marin, qui ruine l’Empire. »
Le tuer ici aurait été la pire façon de satisfaire ma colère du moment.
Si tuer les gens était la solution, j’aurais éliminé le second prince impérial depuis longtemps.
« Les parents de Kailen doivent reprendre la gouvernance de la région orientale. »
Combien de pères prêteraient encore allégeance à un Empire qui aurait tué leur enfant ?
J’avais entendu dire que Javiren, l’ancien Grand-Duc de l’Est, chérissait énormément son fils.
Plutôt que de le tuer, mieux valait réduire son pouvoir et son statut à ceux d’un homme ordinaire.
« Kailen Marin, vous ne pourrez plus vous mêler à aucune affaire concernant l’Empire et vous ne pourrez plus jamais accroître votre force martiale. »
Je devais lui retirer son titre et abîmer son corps pour qu’il ne puisse plus utiliser le mana.
Ensuite, après avoir rétabli la région orientale aussi vite que possible, je pourrais enfin…
« Exiler cet abruti parfaitement inutile au royaume de Macelin. »
Mirne l’aimerait-elle toujours autant quand il ne pourrait plus rien lui offrir ?
J’étais très curieux de voir ce qui se passerait une fois que j’aurais découvert la vérité.
« Mais pourquoi ne dit-il rien ? »
Cette question en tête, je ne quittai pas Kailen des yeux.
Dès que Mirne était évoquée, il s’était empressé de prendre la parole.
Pourtant, il s’était tu au sujet de la sanction qui le frappait et se contentait de me fixer.
Si…
S’il se rebellait vraiment, ici…
« Je le tue. »
Je ne pouvais pas laisser en vie quelqu’un qui montrait les dents au prince héritier.
Avant même de parler de restauration, c’était une question d’ordre et de discipline.
Quelle réponse allait-il donner ?
« Je ne comprends pas pourquoi il fait traîner les choses. »
Je ferais mieux de briser sa cultivation d’abord.
Au moment où j’allais faire signe à Arveda d’un regard…
« C’est injuste ! C’est inéquitable ! Votre Altesse, vous devriez comprendre, non ? L’ardeur brûlante de l’amour ! Vous ne pouvez pas comprendre ce cœur aussi rafraîchissant que la mer ? Faites-moi confiance ! Vous devez m’aider à continuer de nouer de bonnes relations avec le royaume de Macelin ! C’est vraiment la meilleure chose à faire pour l’Empire ! »
Kailen se frappa la poitrine, ouvrit grand les yeux et débita tout ça d’une traite.
« … »
En entendant ça, je le regardai, les yeux écarquillés de stupeur.
Mais de quoi parlait-il ?
Est-ce qu’on sortait ce genre de choses alors qu’on était sur le point de perdre son titre de grand-duc et de voir sa cultivation brisée ?
« Le prince héritier souriait donc en laissant des types comme lui faire n’importe quoi depuis tout ce temps ? »
Pas étonnant qu’on l’ait traité de faible.
Et Kailen n’avait pas fini.
« Mais, frère prince héritier, tu plaisantes, hein ? Tu ne peux pas débarquer comme ça du jour au lendemain et te comporter de cette manière. Tu jouais la comédie, alors j’ai suivi le mouvement. Le coup de genou m’a fait mal, mais… Hé hé, tu veux un en-cas ? »
Une phrase ahurissante en suivait une autre.
Même Arveda, qui employait rarement le langage honorifique, en resta bouche bée de stupeur.
Le dignitaire, qui s’apprêtait à hurler de douleur sous la pression, ne put lui aussi que fixer Kailen d’un air hagard.
Kailen parlait comme si tout ce qui venait de se passer faisait partie d’un spectacle de catch.
Il me haussa même les épaules, ses yeux bleus semblant dire que la plaisanterie était terminée.
Ce salaud croyait donc que toute cette scène n’était qu’une farce, une blague.
Tac.
À peine Kailen eut-il fini de parler que je bondis sur lui.
Cette affaire ne se réglerait pas en discutant davantage.
« Arveda. »
« Oui, Votre Altesse. »
Dès qu’Arveda entendit son nom, elle comprit exactement ce qu’elle devait faire.
Des pupilles verticales apparurent dans ses yeux noirs, qui se mirent à briller de reflets opalins.
Au même instant, le corps de Kailen fut immobilisé par la magie.
« Q-Qu’est-ce que c’est, frère p-prince héritier ? »
Pourquoi continuait-il à m’appeler frère prince héritier ?
« Tu es vraiment irrécupérable. »
Fffffou.
Une flamme dorée se rassembla au bout de mon index.
Pan !
Elle transperça le Noyau de mana dans l’abdomen de Kailen.
Crac !
« Craaaaaagh !!! »
À quel point avait-il pris la situation à la légère, et à quel point méprisait-il le prince héritier, pour ne même pas se mettre en garde après m’avoir entendu dire que je briserais sa cultivation ?
Il avait même été complètement pris au dépourvu.
Même au moment où son Noyau de mana se brisait, je ne sentis pas son mana bouger.
« Guheooough ! »
Il devait avoir l’impression que le mana de son corps se vidait d’un seul coup.
Une douleur pire que si on lui brûlait les nerfs devait lui déferler dans tout le corps.
« On dit qu’un allié incompétent est plus dangereux qu’un ennemi. »
Cette expression lui allait à merveille.
Et, de fait…
[ Le Grand-Duc de l’Est Kailen Marin a perdu la capacité d’utiliser le mana. ]
[ La probabilité de destruction de l’Empire diminue de 10 %. ]
[ Probabilité actuelle de destruction de l’Empire : 60 % ]
[ Résumé de situation : L’Empire risque fort d’être détruit dans les six ans. ]
À l’instant où je détruisis le Noyau de mana de Kailen, la probabilité de destruction de l’Empire chuta de 10 %.
Je changeai d’avis.
Au départ, j’avais prévu de laisser Kailen tranquille jusqu’à ce que la région orientale soit rétablie.
« Il faut l’exiler immédiatement. »
Mirne, je peux enfin t’envoyer mon premier cadeau.
L’ancien Grand-Duc de l’Est, incompétent et fou amoureux (sans le sou).
Notre Empire a déjà bien profité de lui ; à ton tour d’essayer.
Il te plaira, pas vrai ?
Notes de bas de page :
Rejoignez notre Discord : <a target="_blank" rel="noopener noreferrer nofollow" class="link" href="https://dsc.gg/wetried">https://dsc.gg/wetried</a>