Chapitre 96
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Traducteur : Coughing Baby
Relecteur : Coughing Baby
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◈ L’Impérialiste malgré lui
Chapitre 96
──────
La trahison que je veux
Kanillan s’effondrait.
Dès que fut dévoilée la véritable nature des « titres adossés à des actifs d’entreprise, CDO », conçus avec tant d’ambition par les sociétés de valeurs mobilières, le mirage se transforma en enfer. Une bombe, confectionnée en mélangeant habilement les obligations d’entreprises solides et celles d’entreprises véreuses, explosa dans tout Kanillan.
De nombreuses sociétés que l’on avait crues invincibles s’écroulèrent, entraînant dans leur chute les sociétés de valeurs mobilières.
« …Dayson. »
Dans le bureau de la direction de Lekiano Securities,
le PDG Moretti se gratta la joue en regardant Dayson. Il avait les joues creuses et, aujourd’hui, ressemblait plus que jamais à un blaireau.
« J’ai réussi à les joindre. Ils ont dit qu’ils nous revendraient une partie des contrats d’assurance. »
« …Vraiment ? »
Dayson écarquilla les yeux.
« Dieu merci ! Comme prévu, ils avaient eux aussi besoin de liquidités. Combien ont-ils demandé ? Je… je peux négocier. Je ferai tout ce que je peux pour… »
« Non. Ce n’est pas une question d’argent. »
Le PDG Moretti se tourna lentement vers lui. Son regard s’était glacé.
« Ils ont posé une autre condition. »
« …Une condition ? Laquelle ? »
« Les responsables de la conception et de la vente de ce produit dérivé pourri doivent en payer le prix… »
Le visage de Dayson se durcit aussitôt.
« …Quoi ? »
« Fraude financière et manipulation du marché. »
Moretti posa un document sur le bureau de Dayson.
« Quelqu’un doit bien prendre ses responsabilités, non ? C’est comme ça que l’entreprise survivra. C’était l’accord. Je suis désolé. »
« Non, qu’est-ce que vous… »
Bam !
La porte du bureau s’ouvrit à la volée avant qu’il puisse ajouter un mot. Des enquêteurs de Kanillan en uniforme bleu firent irruption.
« Dayson Rock. Vous êtes placé en état d’arrestation d’urgence pour violation de la loi sur la répression aggravée de certains crimes économiques et pour fraude. »
« N-non. Lâchez-moi, lâchez-moi ! Lâchez-moi ! »
Dayson se débattit tandis qu’on l’emmenait de force. Moretti secoua la tête, l’air amer.
« Lâchez-moi ! J’ai dit de me lâcher ! Bande de salauds de mendiants, pires que des chiens… ! »
Ses cris et ses jurons s’évanouirent dans le couloir.
« … »
Le bureau était désert.
Les mains tremblantes, le PDG saisit son terminal.
« …Oui. C’est fait. »
« C’est confirmé. »
Une voix sèche. Celle d’un puissant personnage dans l’ombre de l’Empire, dont Moretti ignorait encore le nom.
« Nous annulerons une partie des contrats d’assurance. Vous devriez pouvoir éteindre l’incendie immédiat. »
« Ah, merci. Merci beaucoup. »
Moretti s’inclina à plusieurs reprises. C’était juste assez pour lui permettre de respirer un peu, mais même cela relevait du miracle.
« Je vous prie de continuer à veiller sur nous… »
Clic.
L’appel prit fin.
« …Tss. »
Moretti s’essuya le visage, couvert de sueur froide, puis s’affala dans son fauteuil.
« Quelle plaisanterie. »
Après avoir remonté les calculs et retracé les transactions d’autres sociétés de valeurs mobilières et de banques, le bénéfice estimé de ce noble impérial dépassait largement plusieurs milliards de dollars impériaux.
Bien sûr, cette somme pouvait diminuer ou augmenter au moment de la liquidation, mais il avait déjà décroché, au minimum, le titre de « plus grand coup financier de l’histoire du continent ».
« …Quel salaud. Il a vu l’avenir ou quoi ? »
Malgré tout, grâce à lui, ils avaient évité la faillite.
Le PDG de Lekiano se passa la main dans les cheveux et poussa un long soupir de soulagement.
……
« Haa… »
Ren fixait son terminal d’un air absent. Le cours de l’action, complètement anéanti, s’affichait sous ses yeux.
[-83.85%]
Le rêve de faire fortune du jour au lendemain.
La récompense qu’elle avait bâtie à la sueur de son front et dans le sang, durant ses vingt ans de mercenaire, était devenue ça…
« Ha. »
Elle n’avait même plus de quoi payer ses hommes ce mois-ci, et encore moins de quoi couvrir ses autres dépenses. À l’heure actuelle, elle ne pouvait même pas régler le loyer du bureau.
Akarius n’était plus qu’une coquille vide.
« Client numéro 37. »
À cet instant, son numéro fut appelé.
C’était la nouvelle banque, « Kronen Schatzinsel ». Elle suivit un employé jusqu’à un salon de consultation VIP.
« Bienvenue, Commandant Ren. »
Un employé au visage impassible l’accueillit.
« Oui. »
L’employé lui tendit d’abord des documents.
« Vous avez deux mois de retard dans le paiement des intérêts. »
« …Je n’ai aucune excuse. »
Elle baissa la tête malgré elle.
« De plus, vous avez investi les fonds de l’entreprise dans des CDO. La perte totale s’élève à… »
Les chiffres énoncés par l’employé lui échappaient complètement.
Ren répondit d’une voix brisée :
« Je suis prête à être placée en détention et emprisonnée. »
Aveuglée par un instant de cupidité, elle avait dilapidé les ressources du corps de mercenaires. Même leurs contrats de mercenariat avaient servi de garantie ; Akarius ne lui appartiendrait donc bientôt plus.
« …Ça va ? »
L’employé posa soudain la question.
Ren esquissa un sourire amer.
« Avec le recul… j’ai désespéré trop jeune et j’ai réussi trop jeune. »
Et quand je me suis relevée et que j’ai réussi à Kanillan, j’ai cru être la protagoniste de ce monde.
« J’étais arrogante. »
« Oui. Vous l’étiez. »
« Mais maintenant, je comprends enfin. Face au monde, je n’étais encore qu’un oisillon. »
L’employé rajusta ses lunettes et répondit d’un ton neutre :
« Je ne vous demandais pas comment vous vous sentiez, Commandant, mais si le corps de mercenaires Akarius allait continuer d’exister. »
« …Hein ? »
« Je vous demandais si votre corps de mercenaires allait s’en sortir. »
« Ah… »
Ren sentit son visage s’embraser.
« Une enquête du gouvernement de Kanillan va bientôt commencer. Détournement de fonds et abus de confiance. Les civils de Kanillan ont subi des pertes presque aussi lourdes que les entreprises et il leur faut un bouc émissaire. »
Elle ne craignait pas d’être arrêtée, mais elle voulait désespérément empêcher Akarius de voler en éclats.
« …Si je commence à rejeter la faute sur les autres après en être arrivée là, je ne serai qu’une idiote. J’assumerai toute la responsabilité, alors je vous en prie. Sauvez Akarius. »
Ren s’inclina avec respect.
L’employé l’observa un moment, puis tourna une page du document.
« Si vous le souhaitez, je pense que nous pouvons vous aider à conserver le contrôle de la gestion. »
« …Quoi ? »
« Nous pourrions également compenser toutes les pertes dues au risque de propriétaire de la Commandante Ren. »
Ren se répéta mentalement ses paroles, abasourdie.
Compensation des pertes. Garder le contrôle de la gestion.
« C-c’est possible ? »
« Oui. Quelqu’un estime beaucoup le potentiel d’Akarius et souhaite investir. Kronen Schatzinsel sert d’intermédiaire pour ce genre d’investissement. »
Il lui tendit la page qu’il venait de tourner.
« Toutefois, cette personne a posé une condition. »
Il ne s’agissait pas de chiffres, mais d’une phrase.
[Repentir sincère et engagement envers le corps de mercenaires]
« … »
« Si vous acceptez cette offre, cette personne deviendra propriétaire d’Akarius, mais madame Ren continuera d’exercer ses fonctions de première commandante, nommée par elle. »
L’employé remonta ses lunettes sans monture et lui demanda de nouveau :
« Pouvez-vous accepter ? »
Ren baissa la tête. Elle réfléchit en silence, mais il n’y avait rien à peser. Une bouée de sauvetage lui était tombée du ciel au moment où tout semblait s’écrouler.
« …Comment pourrais-je refuser ? »
Elle sentit qu’elle allait éclater en sanglots et ne put rien ajouter.
* * *
Un matin,
une épaisse liasse de pages manuscrites fut livrée à mon domaine. Pour moi, cela représentait une lecture plutôt fastidieuse.
Le titre était « Baltaras ».
L’auteur était Johann Georg Goetze.
C’était une épopée héroïque où le protagoniste, Paul, rencontrait un être aristocratique exalté nommé Baltaras, puis menait l’Empire et le monde à la gloire.
Le problème, c’était le ton trop religieux et, surtout, le fait que le portrait de « Baltaras » me désignait bien trop ouvertement.
Des cheveux blonds, des yeux dorés, un esprit froid et rationnel, et un épéiste armé d’une épée longue. Quel que soit l’angle, il s’agissait de Maximilian.
Johann avait déjà écrit ce roman avant la régression. À l’époque, le protagoniste n’avait pas encore rencontré Baltaras. La Garde impériale avait présenté le roman inachevé à l’Empereur, qui s’était identifié à Baltaras et avait choisi Johann.
Dans cette vie, Johann avait trouvé Baltaras.
Pour Johann, Baltaras, c’était moi, pas l’Empereur.
« …Hum. »
J’invitai ce Johann à mon domaine.
« … »
Johann entra dans le cabinet, le visage tendu.
« À votre avis, qui pourrait être Baltaras ? »
Il posa la question avec prudence, tout en scrutant mon expression.
Ses yeux brillants semblaient à eux seuls dire : c’est vous.
« Johann. »
« Vous pouvez me tutoyer. Je vous en prie, mettez-vous à l’aise. »
« …D’accord, Johann. »
Je posai le manuscrit sur la table.
« Je pense que la première règle de la fiction, c’est qu’elle doit être intéressante. »
« Intéressante… c’est-à-dire ? »
« Oui. »
Johann avait du talent.
Avant la régression, il n’avait consacré son talent littéraire qu’à la propagande impériale. Mais après la chute de l’Empire, alors qu’il était emprisonné comme criminel de guerre, son talent avait enfin éclos.
Ses romans de prison, « Le Soleil couchant » et « L’Aube », avaient tous deux été très bien accueillis par le Nouveau Cabinet.
« Faisons abstraction de la valeur littéraire et des grandes idées philosophiques. Au bout du compte, une histoire ne signifie quelque chose que si les gens la lisent. »
Pour un criminel de guerre de première classe, Johann avait été exécuté assez tard, et c’était grâce à ses œuvres.
Il travaillait alors sur un roman, et le Nouveau Cabinet avait délibérément attendu qu’il le termine.
Bien qu’il eût été le plus proche conseiller de l’Empereur et l’un des principaux artisans du génocide, on lui avait tout de même accordé cette faveur.
« Ça ressemble moins à un roman qu’à… oui, à une liturgie religieuse. Cette dévotion est si excessive qu’elle en devient rebutante. »
Je feuilletai les pages de « Baltaras ».
[Il convient aux nobles de s’acquitter des devoirs qui leur incombent. En ancienne langue arane, cela s’appelle Noblesse oblige.]
Une ouverture simple et limpide.
« J’aime la première phrase. Mais si votre but est de rappeler aux nobles leurs devoirs et de tirer la sonnette d’alarme auprès de la bourgeoisie… »
Je regardai Johann droit dans les yeux.
« Il faut, en fin de compte, que le livre se vende bien et soit très apprécié. Il faut qu’il soit lu par beaucoup de monde, pour devenir une idée, puis une évidence. »
Un roman suffisamment bien écrit pouvait presque faire office de preuve, au même titre qu’un ouvrage spécialisé.
« Oui. Je comprends. Mais ce que je ressens… »
« Pensez davantage à vos lecteurs qu’à vos sentiments. »
Le talent est comme le feu. Parfois, il brûle où bon lui semble. Il n’est pas facile de le tenir fermement.
Pour autant, je n’avais pas l’intention de tolérer leur complaisance.
Ils pouvaient me vénérer, ils pouvaient me louer, mais derrière tout cela, il devait y avoir de la peur et de l’effroi.
« On ne juge l’écriture qu’à l’écriture. Personne ne se soucie de vos sentiments. »
« …Oui. »
Johann hocha doucement la tête.
« Bien. Mais ce manuscrit n’est pas la seule raison pour laquelle je vous ai fait venir. »
Je le mis de côté et posai d’autres documents à sa place. Il s’agissait d’essais que Johann avait écrits pendant ses études.
« Vos idées étaient excellentes. »
« Ah… merci ! »
Le visage de Johann s’illumina aussitôt.
« Tout d’abord, expliquez-moi en détail cette idée de retenue à la source. »
« Oui. Je l’ai élaborée à partir d’une idée que j’avais vaguement aperçue dans une revue universitaire… »
À cet instant, le regard de Johann changea du tout au tout.
Cette acuité que je n’avais fait qu’entrevoir de loin autrefois refit surface.
« L’Empire a bien sûr besoin d’impôts. Mais ils doivent servir uniquement aux Arans et ne jamais devenir un fardeau pour eux. »
Sa voix était empreinte de conviction.
« Pour cela, il faudrait prélever à la source les impôts destinés à ces trois secteurs — les soins médicaux, les retraites et le chômage — avant que les travailleurs ne reçoivent leur paie. »
« Cela rendrait les choses moins pénibles ? »
« …Messire chevalier, un jour, j’ai donné du chocolat à des enfants. »
Les paroles de Johann avaient une force singulière.
« Si vous donnez une tablette entière à un enfant, puis lui en retirez le dernier tiers après qu’il en a mangé les deux tiers, il pleure. Parce qu’il croit qu’on lui a pris quelque chose qui lui appartenait. »
Son talent avait-il aussi un effet sur moi ?
Sans m’en rendre compte, je me retrouvai tout absorbé par son récit.
« Mais si vous ne lui en donnez que les deux tiers dès le départ, en lui disant que c’est sa part, l’enfant l’accepte avec reconnaissance. Parce que le dernier tiers ne lui a jamais appartenu. »
Le Nouveau Cabinet avait déjà analysé cette idée en détail, mais je l’écoutai sans l’interrompre.
« Au fond, tout commence par la perception de la propriété. La douleur que l’on ressent quand on nous prend quelque chose qui nous appartient. Le prélèvement à la source atténue cette douleur, car il donne aux gens l’impression que cet argent ne leur a jamais appartenu. »
La capacité de sonder la psychologie des masses et de l’orienter au profit de l’État.
« Mais il y a encore une chose que je voudrais vous recommander, messire chevalier. »
« …À moi seul ? »
« Oui. Fondez un syndicat et percevez des cotisations. Vous dirigez de nombreuses entreprises et vous êtes plus dévoué que quiconque ; il semble donc inutile de laisser l’Empire en prendre le contrôle. Sous votre nom, vous devriez créer un syndicat pour les Arans et les rassembler. »
Si Dieter savait manier les chiffres avec efficacité et maximiser les profits,
Johann, lui, creusait la manière dont ces chiffres influençaient l’esprit des gens.
Il était donc remarquable.
« Johann. Lors de cette session du Conseil national de soutien de l’Empereur, je veux proposer votre politique. »
Le Conseil national de soutien de l’Empereur.
L’occasion, ce printemps, d’élaborer de nouvelles lois — autrement dit, de changer l’Empire.
À ces mots, Johann resta interdit.
« …Quoi ? »
« Mais la politique fiscale est une question extrêmement délicate. »
Je lui tendis une feuille vierge.
« Je veux vous confier la rédaction du discours. »
Un génie de la propagande. La plume qui avait autrefois soudé l’Empire grâce à une prose diabolique.
Dans cette vie, j’avais l’intention de mettre moi-même ses talents à profit.
* * *
…La nuit noire.
Yukia se tenait appuyée au cadre de la fenêtre, dans ses quartiers. Un vent froid soufflait, mais il ne pouvait apaiser le tourment qui la consumait. Celui-ci bouillonnait de plus belle, tel un feu de forêt.
Ce jour-là.
Dans la voiture où ils n’étaient que tous les deux. Sur la route.
Au moment où le camion avait foncé sur eux.
Elle avait tourné le volant et sauvé Maximilian.
Elle avait désobéi aux ordres de la Faction révolutionnaire.
Était-ce une erreur ?
Aurais-je dû le tuer à ce moment-là ?
Elle soupira et baissa la tête.
Pas quelqu’un d’insignifiant.
Cette seule phrase de Maximilian, qui lui avait dit qu’elle n’était pas insignifiante, lui avait fait rater une occasion unique.
Et un moment pareil ne se présenterait peut-être plus jamais.
« Haa… »
Un battement d’ailes.
Soudain, un oiseau fendit l’obscurité et entra dans la pièce. Il volait comme un fantôme, si silencieusement qu’on n’entendait même pas ses ailes battre.
« …Un hibou ? »
Ce n’était pas le même que la dernière fois. La créature se posa sur le cadre de la fenêtre et fixa Yukia de ses yeux jaunes. Un petit billet était attaché à sa patte.
Yukia détacha le billet.
[ ◆◇◆◆◇◇◆◇…… ]
Elle en déchiffra le code mentalement.
[ Le dernier vendredi d’avril. ]
[ Si vous ne nous avez pas trahis, rendez-vous à cet endroit. ]
Elle fixa ces lignes pendant un long moment.
……
Un lieu de pêche enveloppé dans l’épais brouillard de l’aube.
Assis sur une chaise, je regardais le flotteur posé sur l’eau.
« …C’est confirmé. »
À un moment donné, l’informateur de Kairon s’approcha.
Il fit son rapport d’une voix fébrile.
« L’homme a accepté de venir. Même moi, je n’avais jamais vu ça. Enfin, avec une somme pareille… »
« La date ? »
« …Regardez vous-même. »
L’informateur posa une enveloppe scellée sur le sac de pêche.
Elle contenait un petit billet avec le lieu et l’heure du rendez-vous, ainsi que le mot de passe.
« Il dit qu’il apportera les preuves les plus irréfutables. »
« Alors… »
Je sortis une petite carte.
« C’est la carte d’accès à un coffre contenant dix millions de dollars. »
Une carte en métal noir, sans ornement tape-à-l’œil ni inscription. La clé d’un coffre secret VVIP de « Kronen Schatzinsel ».
L’informateur déglutit avec peine.
« Dites-lui que je viendrai avec la récompense la plus sûre qui soit. »
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