Chapitre 95
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Traducteur : Coughing Baby
Éditeur : Coughing Baby
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◈ The Reluctant Imperialist
Chapitre 95
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Documents à dessein (2)
Un coin de pêche tranquille, à la périphérie de l’Empire.
J’y arrivai seul, dans l’épais brouillard qui s’élevait de l’eau.
J’avais songé à envoyer Schatz, mais je décidai qu’il valait mieux venir moi-même.
« Hum… »
J’attendis, la canne inclinée.
Le flotteur reposait paisiblement à la surface.
« … »
Bientôt, l’heure arriva. Quelqu’un s’approcha et s’installa à la place voisine, à une certaine distance.
Ce n’était pas un Izenheim.
Juste un homme ordinaire, coiffé d’un bob rabattu sur le front.
Plouf.
Il lança sa ligne, puis murmura :
« … Nom de code : Thon. »
« Oui. Enchanté. »
« Comme vous le savez, la Faction révolutionnaire est organisée en cellules dispersées. Elles peuvent se trouver quelque part dans l’Empire, ou dans un autre pays. »
Il gardait les yeux fixés sur son flotteur, mais s’adressait à moi.
« Mais il existe un centre qui rassemble tous ces points épars. Un lieu appelé Veil. »
C’était grâce à lui que la Faction révolutionnaire pouvait tenir tête au géant qu’était l’Empire. L’un des sorts les plus ingénieux de toute l’histoire impériale.
Veil.
Après la chute de l’Empire, cette sous-dimension créée par un mage avait été préservée en tant que musée d’une immense valeur universitaire.
« En ce moment, je suis en contact avec des gens qui peuvent entrer dans cet endroit. »
Je réajustai ma prise sur la canne et réfléchis un instant.
« Et alors ? »
« Certains sont épuisés. Ils en ont assez de lutter sans fin contre l’Empire au nom d’une cause. Le nouvel âge de mille ans promis par la Faction révolutionnaire n’est jamais venu, et l’Empire tient toujours debout. »
En somme, ceux qui étaient prêts à faire défection passaient lentement à l’ennemi.
« Messire chevalier. Ces derniers temps, il y a eu des incidents suspects, n’est-ce pas ? Des choses qui vous ont fait soupçonner une fuite d’informations. »
Je me frottai le menton d’un air pensif, puis répondis :
« … En effet. »
Pour l’instant, je jouai le jeu.
Frouf.
Il me tendit une enveloppe.
« On dit que c’est le dossier d’une personne soupçonnée d’être votre taupe. »
« Un dossier ? »
« Oui. Veil possède des documents qui recensent les membres de la Faction révolutionnaire. On les appelle les Documents à dessein. »
Documents à dessein.
« Pour rejoindre la Faction révolutionnaire, il faut en rédiger un, avec son sang, sa sueur et son mana. Chaque page est une preuve irréfutable de son appartenance à la Faction révolutionnaire. »
« Alors celui-ci est un original, lui aussi ? »
Je secouai l’enveloppe scellée.
« Je n’en sais rien. Je ne l’ai pas ouverte non plus. À vous de vérifier. »
Dès qu’une information est dévoilée, sa crédibilité s’effondre. C’est comme si l’on vous tendait dans la rue une bouteille dont le bouchon est déjà ouvert. Personne ne la boit sans hésiter.
« C’est peut-être un original, ou peut-être pas. Je comprends. Mais… »
Je posai l’enveloppe.
« Je dois rencontrer en personne celui qui l’a fournie depuis Veil. »
Du pied, je poussai vers lui le sac posé à côté de moi. Le sac lourd bascula et s’entrouvrit. À travers la fente, des liasses de dollars impériaux et des pierres de mana de haute pureté étincelaient.
« Des fonds opérationnels. Dépensez ce que vous voulez, gardez le reste. »
« … ! »
Les yeux de l’informateur s’écarquillèrent.
« Votre mission est de me ramener cette personne. »
Il me dévisagea, ahuri. C’était une mission à haut risque.
« Si vous réussissez, votre prime dépassera de loin cette somme. »
« … »
Il jeta un regard au sac, puis à moi, hésita, avant de hocher légèrement la tête, comme s’il avait pris sa décision.
« … Compris. »
L’homme s’éloigna, le sac sur l’épaule.
Je le regardai partir. Quand le calme fut revenu, j’ouvris l’enveloppe.
Tzzzzzt… !
Du mana s’en échappa et, sur la première page du document, un nom familier était inscrit.
[Menci | Yukia]
* * *
Un après-midi baigné de lumière printanière, dans la cour d’entraînement de mon domaine.
« Hé, espèce de petit… »
Freya me dévisagea, incrédule.
« Tu veux que je… »
Son regard descendit lentement, puis elle désigna quelqu’un du doigt.
« Que j’apprenne à ce fichu clébard ? »
Leo était assis là.
Le dos droit, les pattes avant bien serrées l’une contre l’autre.
Une posture des plus aristocratiques.
« Ouaf. »
Leo avait beaucoup grandi. Même son aboiement était devenu solennel. Sa voix semblait muer, et sa résonance avait nettement changé.
« Il comprend ce qu’on dit. Si tu le traites de bâtard, ça le blesse. »
« … Ha. T’es malade ? »
Freya laissa échapper un rire sans joie.
« Ne le sous-estime pas. Je lui ai aussi appris à respirer le mana. Leo, montre-lui ce que tu sais faire. »
Je fis signe à Leo.
Comme s’il n’attendait que ça, Leo ferma doucement les yeux et se mit à respirer.
Hoooo… Brrrrrrrr…
Il inspirait profondément, et à l’expiration, la chair autour de sa gueule tremblait.
Hooooo… Brrrrrrrrr…
À vrai dire, c’était adorable.
« … Tu te fiches de moi, là ? »
« Chut. »
« Ne me dis pas chut. Tu te moques de moi ? »
« Regarde bien. »
Hoooo… Brrrrrrrr…
C’était la méthode de respiration du mana des Ebenholtz, que j’avais moi-même démontrée et enseignée à Leo.
« Quoi… Hein ? »
Freya s’interrompit en plein milieu de sa phrase. Ses yeux se plissèrent.
Hooooo… Brrrrrrrrr…
La respiration de Leo n’avait rien d’ordinaire. L’air qu’il aspirait et rejetait circulait dans son corps et mobilisait avec précision l’énergie de l’élixir installée dans son centre inférieur.
Les Ebenholtz ne se concentraient pas sur l’extérieur. Ils cherchaient uniquement à raffiner le mana intérieur pour le rendre plus pur, plus propre et plus dense.
Un entraînement qui permettait de purifier le mana comme il se devait.
« … Ha. »
Freya ricana, incrédule, puis me lança un regard noir.
« Tu lui as donné un élixir ? »
« Oui. »
« Espèce de malade. C’était destiné à tes descendants, et tu l’as donné à ce chien ? »
« C’est Leo, le chien de garde des Ebenholtz. Il le mérite largement. »
Malheureusement, je n’avais pas le temps d’attendre d’avoir des descendants. La survie de l’humanité était en jeu.
« Tch. Bon. Le chien, va là-bas pour l’instant. »
Freya agita la main. Leo traversa la cour d’un pas lourd et s’assit tranquillement dans un coin.
Les lèvres de Freya s’entrouvrirent.
« Cette chose… comprend vraiment ? »
« Je ne mens pas. »
« … D’accord. Montre-moi tes devoirs. »
« Oui. »
Je saisis mon épée longue. Je stabilisai ma respiration et concentrai mon esprit sur la lame.
Ffff…
Je donnai un coup d’estoc. La lame physique s’arrêta, mais une aura d’épée argentée s’éleva, telle une brume de chaleur.
Extension.
L’épée longue de 1,6 mètre fendit le vide sous la forme d’une lame de mana.
« … Un mana comme le clair de lune. Au moins, la couleur des Ebenholtz est la bonne. »
Freya tapota la lame de mana.
Le mana était différent de l’acier. C’était une pure lame. Le simple fait de le toucher pouvait causer de graves blessures, mais…
Ffff…
Il était sous mon contrôle.
Un noble n’agit pas à la légère. On blesse ses ennemis et on épargne ses amis.
« Pas mal. »
Freya hocha la tête.
« C’est l’Extension des sens. Une technique qui transmet tes sens par le mana. »
Extension des sens.
J’y étais déjà parvenu une fois, maladroitement, grâce au virus, pendant l’infiltration de Gigantes.
« Comme ça. »
Freya posa le pied au sol. Un mana semblable à une ombre se répandit sous ses pieds.
Une fine pellicule invisible glissa à la surface et m’atteignit en un instant.
« Le mana peut parcourir des distances étonnantes en passant par la matière naturelle. Fais circuler tes cinq sens dans ce flux. Touche avec le mana, sens les odeurs avec le mana, vois avec le mana. »
Je fermai les yeux et posai une main sur ma clavicule.
Boum.
Le mana argenté s’écoula le long du sol. Le déplacer me semblait aussi naturel que bouger les mains et les pieds.
Sans doute grâce au virus.
Le virus comprenait le mana d’une manière qu’aucun langage humain ne pouvait définir.
Ffff…
Comme des rides à la surface de l’eau, mes sens s’étendirent.
La texture du sol, les vibrations des insectes, la direction du vent…
Puis cela arriva.
Tung.
Une petite collision. Mon mana en heurta un autre.
L’un était celui de Freya, juste devant moi.
Extrêmement précis, délicat et pur.
Elle était bien plus avancée que moi.
Mais il y avait un autre fil.
Une forme brute qui approchait depuis le coin.
Rudimentaire, mais animée d’un mouvement pur.
« … ? »
J’ouvris doucement les yeux.
La première chose que je vis fut l’expression étrange de Freya. Elle fixait quelque chose, la bouche bée.
« Pourquoi… ? »
Je regardai dans la même direction qu’elle.
Le coin de la cour d’entraînement.
Leo était assis là, les yeux fermés et les pattes avant plaquées au sol.
« Ha. »
Un rire sec m’échappa.
Il avait appris en écoutant la leçon ? Des ondulations de mana frémissaient également sous ses pattes. La même Extension des sens.
« … C’est quoi, ce petit salaud ? »
Freya marmonna. À cet instant, Leo ouvrit les yeux.
L’œil gauche doré, le droit bleu. Chaque fois que je les voyais, ces yeux étranges me semblaient intelligents et mystérieux.
« Je te l’avais dit. »
Je me tournai vers elle avec un sourire assuré.
« Si seuls les humains de ce monde pouvaient manier le mana, les légendes sur les bêtes spirituelles comme les ours divins et les grands tigres ne se seraient jamais transmises. »
Le mana n’était pas un pouvoir réservé aux humains. Les bêtes, et même les monstres, savaient le manier par instinct.
Mais les bêtes capables d’imiter les techniques humaines étaient extrêmement rares.
« Leo est l’un des plus grands prodiges parmi elles. »
Avant ma régression, Leo avait appris le mana tout seul, sans même avoir reçu cette formation précoce, et avait sauvé son maître.
Le chien des chiens.
Leo, le meilleur des chiens de chasse.
Je reportai mon regard sur Freya, débordant de fierté.
« Alors, tu as envie de lui donner des cours, maintenant ? »
Freya me regarda droit dans les yeux et répondit :
« Tu rêves, petit morveux. »
À la mi-avril.
Tandis que le printemps s’installait, Dieter Schmidt sentit de tout son être Kanillan s’effondrer.
Ransom n’était que le début.
Après l’échec du Protocole des terres communautaires, la confiance dans les entreprises de Kanillan s’effondra partout, et les capitaux étrangers cessèrent d’affluer.
Leurs sources de financement asphyxiées, les banques refusèrent d’accorder de nouveaux prêts ou de prolonger les échéances.
Les entreprises dont les dettes arrivaient à échéance se retrouvèrent acculées.
Elles implorèrent désespérément un rééchelonnement et annoncèrent même de nouvelles technologies qui n’existaient pas, mais les banques ne leur accordèrent rien.
Elles ne le pouvaient pas.
Leurs coffres étaient vides.
Plusieurs sociétés de courtage et compagnies d’assurances tentèrent encore de tenir bon, mais, à la fin, le maillon le plus faible céda le premier.
[Alerte info : la banque d’investissement Sabrin déclare son insolvabilité]
La nouvelle de la chute de Sabrin, l’une des cinq grandes banques d’investissement de Kanillan, se répandit et sema la peur comme une épidémie.
D’innombrables produits garantis par Sabrin se transformèrent en bouts de papier, et les titres adossés à des actifs constitués en regroupant des obligations d’entreprises furent ébranlés au bord du gouffre.
En revanche, la valeur de l’assurance contre la faillite de Maximilian grimpa en flèche.
Les dirigeants de nombreuses sociétés financières, dont Lekiano et Merilchi, supplièrent Dieter de les recevoir, mais il les repoussa tous.
« Heureux de vous voir, Monsieur le Président. »
Il ne choisit qu’une seule personne.
Thomas Haven, président d’Old Haven.
Le seul homme qui avait accepté la main tendue par Maximilian lors de cette visioconférence, autrefois.
« … Heureux de vous voir. »
Le président avait une mine épouvantable. Sa barbe avait poussé, et la peau sous ses yeux était sombre et sans vie.
« Je vous en prie, allez-y. »
« Oui. En ce moment, Old Haven… »
Ses lèvres sèches remuèrent. Il avoua avec difficulté :
« Nous sommes de fait insolvables. Nous avons suffisamment d’actifs, mais l’argent s’est tari sur le marché, si bien que nous ne pouvons pas honorer les effets de commerce arrivant immédiatement à échéance. »
Dieter hocha la tête, comme s’il s’y était attendu.
D’après son enquête, les comptes d’Old Haven étaient relativement sains. La banque n’avait pas investi à tort et à travers dans les produits dérivés et, après un examen rigoureux, n’avait accordé des prêts qu’à des entreprises solides.
C’est pour cette raison qu’elle avait été écartée pendant les années fastes et reléguée au bas du classement.
Et pourtant, cette honnêteté avait elle aussi été emportée par la crise économique.
« Monsieur le Président, notre patron accorde une grande valeur à la confiance. »
Dieter ajusta ses lunettes et prit la parole.
Dans ce monde, les banques aveuglées par l’appât du gain prospéraient en distribuant des prêts, tandis que celles qui respectaient leurs principes et soutenaient les entreprises étaient éliminées.
Voilà ce qu’avait été Kanillan jusqu’à présent, mais la bulle qui avait gonflé avait fini par éclater.
« Alors, je vous en prie, ne vous inquiétez pas trop. »
Dieter lui tendit des documents.
« Nous rachèterons les obligations détenues par Old Haven à leur valeur nominale. En échange, vous nous céderez vos parts dans la banque. »
Alors que toutes les banques cherchaient à se débarrasser de leurs obligations et à fuir, quitte à les vendre pour un seizième de leur valeur, cette offre proposait de les payer au prix fort.
« … Merci. »
Le président poussa un soupir de soulagement.
Il perdrait la banque bâtie par sa famille au fil des générations, mais il pourrait encore protéger ses clients.
« Merci. Vraiment, merci. Je vais prévenir mes employés et mes clients de la bonne nouvelle. »
Dieter l’arrêta au moment où il se levait.
« Ce n’est pas nécessaire. »
« … Pardon ? »
« Monsieur le Président Haven, veuillez continuer à travailler avec nous. Nous vous garantirons votre poste et votre autorité de gestion. »
Aux yeux de Dieter, cet homme était trop précieux pour qu’on le laisse partir, et Maximilian était du même avis.
« Une banque qui a su préserver la confiance ne devrait pas perdre celui qui l’a préservée… »
C’était une récompense pour cet homme qui avait préservé cette valeur si précieuse — la confiance — dans un Kanillan souillé par la folie.
« C’est ce que notre patron a dit. »
Les yeux du vieux monsieur Thomas Haven s’embuèrent.
…
[Reportage spécial] Ransom Corporation ne parvient pas à obtenir de fonds publics… et se dirige de fait vers la faillite
Un bulletin spécial retentit dans tout Kanillan.
L’échec du Protocole des terres communautaires. Des centaines de victimes lors de l’évacuation de l’île artificielle. Une immense destruction de l’environnement, et des recours collectifs intentés par les actionnaires et les travailleurs de la pêche.
Face à des obligations d’indemnisation trop lourdes à assumer, le gouvernement de Kanillan rejeta la demande de financement de sauvetage de Ransom.
Le mythe de Kanillan avait reçu son arrêt de mort officiel…
« Vous voilà. »
Sur le toit de la tour Panimaro, un gratte-ciel du quartier financier de Kanillan.
Dieter accueillit Maximilian, qui s’était rendu en personne à Kanillan.
« … Tout s’effondre. »
Maximilian contempla, par-dessus la balustrade, l’interminable forêt de bâtiments.
L’alcool, les parfums et la brume de la vie nocturne, qui avaient autrefois imprégné les lieux de plaisir, s’étaient entièrement dissipés.
« Oui. Les faillites d’entreprises ont commencé. La valeur de nos contrats d’assurance s’envole, mais… »
Dieter fit son rapport d’une voix inquiète.
« Le risque de contrepartie est trop élevé. Si les assureurs et les sociétés de courtage s’effondrent en chaîne, nous ne pourrons peut-être pas récupérer nos gains. »
Maximilian hocha la tête.
Si la maison faisait faillite, les jetons sur une table de jeu n’étaient que des bouts de plastique.
« Peu importe. Nous ne récupérerons pas tout en liquide. S’ils n’ont pas d’argent, nous les ferons payer autrement. »
Les yeux de Maximilian brillèrent froidement.
« Dieter. Nous allons mettre Kanillan sous tutelle. »
Obligations souveraines, droits d’exploitation portuaire, droits de développement des eaux territoriales, droits d’exploitation des assurances et bien d’autres choses encore. Au lieu d’argent, ils prendraient en garantie les infrastructures et la souveraineté de l’État, et rachèteraient à vil prix des technologies sélectionnées à l’avance.
« Et qui sait ? Il y a peut-être aussi des pierres de mana cachées dans les mers de Kanillan. »
Maximilian prononça ces mots en souriant.
« Oui. Compris. »
Dieter ouvrit son carnet et nota soigneusement les directives de Maximilian.
C’était à lui, avec le groupe de réflexion qu’il dirigeait, de les transformer en plans concrets.
« On dirait que les chiffres vont devenir très élevés. »
« En effet. »
Tap. Maximilian posa une main sur l’épaule de Dieter.
« Nous avons beaucoup trop de choses à faire à partir de maintenant. »
« … »
Un instant, Dieter sentit une émotion inhabituelle lui gonfler la poitrine tandis qu’il regardait la main de Maximilian. Puis il remonta ses lunettes et retrouva son expression sèche habituelle.
« Oui. Compris. »
Il fallait exclure les émotions du travail.
On ne pouvait manier correctement les chiffres qu’en les considérant comme de simples chiffres.
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