Chapitre 94
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Traducteur : Bébé qui tousse
Relecteur : Bébé qui tousse
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◈ L’Impérialiste réticent
Chapitre 94
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Des documents qui ont du sens
J’étais assis dans un coin de la bibliothèque, avec la thèse de licence de Johann que m’avait remise le doyen, ainsi que plusieurs articles qu’il avait publiés dans la revue de l’université.
« Étude sur l’autonomie économique du peuple Aran et la nature parasitaire de la bourgeoisie »
Rien que le titre débordait de colère.
Je tournai la page.
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… En d’autres termes, l’Empire fait de la survie du peuple, et non des profits des entreprises, sa valeur directrice. Par conséquent, il faut éradiquer le capital financier et le capital compradore, qui s’enrichissent en exploitant le sang et la sueur du peuple Aran.
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Johann Goetze avait dénoncé les méfaits du capital, souligné l’unité de la communauté nationale et proposé toutes sortes de mesures en conséquence.
C’est pourquoi le Nouveau Cabinet, plus tard, avait analysé Johann comme on le démonte pièce par pièce. Il n’avait toutefois pas rejeté les « bonnes » idées qu’il avait avancées. Au contraire, il les avait adoptées.
Les mesures les plus représentatives étaient le prélèvement à la source, la refonte des tranches d’imposition, la construction de grands axes autoroutiers sous l’égide de l’État et l’instauration de la taxe sur la valeur ajoutée.
Avant ma régression, l’Empire avait suivi les préceptes de Johann. L’Empereur avait considérablement réduit le taux d’imposition effectif des Aran, s’était attiré leurs faveurs en développant les aides sociales et avait créé des emplois grâce à de gigantesques travaux publics.
C’était le bref essor qui avait précédé de peu la chute de l’Empire, un ultime éclat avant l’extinction.
Le pillage de guerre avait rendu ces mesures possibles. Elles étaient financées par l’exploitation impitoyable d’innombrables entreprises étrangères et des peuples minoritaires de l’Empire.
Ce fut mon premier pas.
Malheureusement, Johann n’avait pas pu remettre la noblesse dans le droit chemin, faute de moyens. Il avait emprunté la puissance de la Garde impériale pour dépouiller les nobles tombés en disgrâce et les avait aussi fait tuer. Mais, au bout du compte, il avait tout de même dû s’appuyer sur une autre force noble.
Mais moi, j’étais différent.
En tant que noble de la maison Ebenholtz, je bâtirais une puissance qui les mettrait tous à genoux.
Sous l’égide des Ebenholtz, tous les nobles seraient égaux…
« J’ai beaucoup apprécié votre exposé. »
Une voix familière retentit soudain derrière moi.
Sonnet Kandel. Elle s’approcha d’un pas vif et s’assit en face de moi.
« On aurait dit les paroles d’un noble. C’était très impressionnant. »
« … »
Je lâchai un rire sec en la regardant.
« Tu me suis partout ? »
« Oh, c’est intéressant. J’ai eu la même impression. »
Sonnet répondit sans la moindre expression.
Stupéfait, je me désignai du doigt.
« Moi. »
Puis je pointai Sonnet.
« Je te suis ? »
« Oui. Où que j’aille, tu es là. La ville souterraine, l’affaire du Mangeur de têtes, l’événement dans la forêt, et même le Conseil national de soutien de l’Empereur. »
Sonnet énuméra les lieux sur ses doigts. Mais elle s’y prenait bizarrement. Elle ne laissa levé que son majeur, délibérément, très délibérément.
Cette dame le faisait exprès.
« Ha. »
Je restai sans voix.
« Et aujourd’hui, le jour de ta conférence, à la bibliothèque de ton alma mater. »
Sonnet replia même ce dernier majeur.
« Réfléchis-y. Chaque fois, c’est toi qui m’as repérée en premier. »
« … »
Mais, à bien y réfléchir, elle avait raison.
« Les coïncidences se sont accumulées. »
« Oui. Mais… »
Sonnet me regarda et posa sa question à voix basse.
« Tu es sincère ? »
« À propos de quoi ? »
« De ce que tu as dit pendant ta conférence. Tu avais l’air plutôt ouvert d’esprit. »
Ouvert d’esprit.
Le mot m’amusait, mais j’avais vraiment l’esprit ouvert. Il le fallait.
Avant ma régression, j’avais vu de mes propres yeux le Nouveau Cabinet prendre son essor dès qu’il avait aboli le système de classes, et certains progrès universitaires et technologiques réalisés à l’époque m’étaient restés en mémoire.
« C’est une logique simple. Je paie honnêtement mes impôts. Alors, quand je vois d’autres salauds se vautrer dans leur coin en refusant de payer les leurs, forcément, ça me met en colère. »
À l’idée que des voleurs détournaient le fruit de mes impôts, la rage montait en moi.
Cela dit, je n’y pouvais rien. Ça faisait aussi partie de la construction de ma cause et de mes titres à agir.
Comme je le répétais toujours, dans l’Empire, la cause comptait. C’était peut-être même ce qui comptait le plus.
« Oui. Je sais que tu paies tes impôts avec diligence. C’est pour ça que tu t’acharnes autant à racheter des entreprises ? »
Racheter des entreprises.
Je souris légèrement. Sonnet devait être furieuse contre moi.
Elle soutenait la Garde impériale, tandis que je leur raflais sous le nez ce qu’ils voulaient saisir.
« C’est pour l’Empire. »
« … Pour l’Empire. »
« Si des incapables les récupèrent sans même savoir les gérer, l’intérêt national sera bien mieux servi si je m’en charge. »
Sonnet hocha doucement la tête.
Je ne savais pas si elle voulait dire « Je suis d’accord » ou « Continue de débiter tes sottises si ça te chante ».
« Tu es splendide. Je t’encouragerai. »
Sur ces mots, elle se leva et s’éloigna de nouveau d’un pas vif.
« … »
Je fixai son dos, abasourdi, puis fronçai les sourcils.
Les Kandel étaient épuisants, quoi qu’ils fassent. Ils étaient tous si calculateurs qu’il m’était impossible de deviner ce qu’ils pensaient.
* * *
… Johann brûlait de fièvre.
Pendant plusieurs jours après s’être évanoui dans l’amphithéâtre, il erra dans des rêves où la frontière entre réalité et délire s’effondrait. Dans chacun d’eux, une silhouette lui tournait le dos.
Un visage flou. Mais des cheveux d’or, indéniablement.
Pour une raison qu’il ne comprenait pas lui-même, Johann se lançait à sa poursuite, se réveillait, puis recommençait, encore et encore.
« … J’ai été fou pendant un moment ? »
Alors qu’il avait un peu récupéré, son colocataire Liam lui demanda avec un rire creux :
« Ouais. J’ai dû devenir fou. »
Johann marmonna d’une voix rauque.
« Ha… »
Il soupira et se couvrit le visage.
Il avait débité des paroles absurdes devant un chevalier des Ebenholtz. Il avait maudit les nobles devant l’un des plus grands aristocrates de l’Empire.
Quel en serait le prix ?
La police secrète ou la Garde impériale allait-elle débarquer pour le pendre par le cou ?
« … Liam. Tu peux me prêter un peu d’argent ? »
« Comme si j’en avais. J’ai même pas assez pour manger. Pourquoi, tu comptes t’enfuir ? »
« Ouais. »
Il voulait partir, n’importe où.
Franchir la frontière, se glisser dans la ville souterraine ou se jeter dans une rivière pour s’y noyer.
Toc, toc…
Alors, un coup frappé à la porte retentit comme un bombardement.
Johann et Liam retinrent leur souffle au même instant.
« … Hé. »
« Je vais ouvrir. »
C’était donc arrivé. Résigné, Johann se leva.
Toc, toc…
« Hoo… »
Il inspira profondément et ouvrit la porte.
De l’autre côté, il devait y avoir des policiers en uniforme…
« … Monsieur le doyen ? »
Ce n’était pas la police. C’était le doyen.
Vêtu d’un costume, l’homme regarda Johann en silence.
C’était de mauvais augure.
« Je suis renvoyé ? »
Johann posa la question le premier.
Le doyen secoua doucement la tête.
« … Prenez ceci. »
Il sortit alors une enveloppe blanche de l’intérieur de sa veste et la lui tendit.
« Qu’est-ce que… »
Les mains tremblantes, Johann ouvrit l’enveloppe. C’était un chèque.
Une somme colossale, avec cinq zéros, comme il n’en avait jamais vu de sa vie.
« Pourquoi… pourquoi ? C’est le prix de ma vie ? »
« Le prix de votre vie ? C’est une bourse spéciale. »
Le doyen posa une main sur l’épaule de Johann.
Johann tressaillit, mais le geste était étrangement précautionneux.
« Messire Maximilian vous a pris en sympathie. »
« … Quoi ? »
Il leva vers le doyen un regard hagard.
« Désormais, essayez de contenir ces brusques accès de comportement, mais revenez dès que possible. L’université a accepté de vous soutenir autant que possible. »
« … »
Ces paroles n’avaient aucun sens.
Plus que son retour à l’université ou cette bourse, le fait que Maximilian l’apprécie…
« Euh… »
Il avait l’impression que son esprit se vidait sous ses yeux, comme si la fièvre revenait.
Il avait mal à la tête.
Ses jambes tremblaient et ne le portaient plus.
La réalité se brouilla, et le plafond sembla tourner.
« Calmez-vous. Calmez-vous. »
Comme si Johann était sur le point de s’évanouir à nouveau, le doyen lui tendit un autre objet.
« Il y a aussi ceci. »
« … Qu’est-ce que c’est ? »
Cette fois, Liam le prit à sa place.
« Un coffret de pilules d’élixir, bonnes pour la santé. »
Un coffret haut de gamme contenant dix pilules d’élixir. Une luxueuse note en peau de mouton était même posée dessus.
Liam le tendit à Johann.
« Regarde. »
Johann déglutit. Il essuya la sueur froide qui perlait sur son visage et lut la note.
[Qui aspire à accomplir de grandes choses doit d’abord prendre soin de son corps.]
Une seule ligne, écrite à la main.
Mais la forme des lettres suffisait à tout révéler.
Même parmi les nobles, les porcs sans instruction ou ceux qui méprisaient l’éducation n’auraient jamais pu imiter cette écriture pleine d’élégance et de distinction.
« … Le semestre a déjà commencé, mais faites-nous savoir quand vous serez prêt. Nous garderons votre place. »
Pat pat. Le doyen lui tapota l’épaule et s’en alla.
Le silence retomba dans la pièce exiguë.
« Hé… »
Son ami Liam fixait le montant sur le chèque, bouche bée.
« C’est quoi, ça ? C’est quoi, putain ? »
« … »
Johann ne parvint pas à répondre. Il tituba jusqu’à son bureau et s’assit.
Les documents qu’il avait rassemblés jusque-là y étaient éparpillés en désordre.
Des coupures sur la répression de Gennen, l’attentat de Gigantes, et toutes les affaires dont Maximilian Ebenholtz s’était occupé.
En réalité, Johann étudiait Maximilian.
Quand Maximilian avait sauvé la vie de civils Aran, juste après l’attentat de Gigantes, en déclarant : « Ce n’est pas aux gens du peuple d’en porter la responsabilité », Johann avait été profondément touché par son intention.
Mais le discours qu’il avait entendu de sa bouche, au pupitre, ce jour-là, lui avait paru trop ordinaire et éculé. Toutes ses attentes s’étaient alors changées en colère, l’espace d’un instant.
Dans sa stupidité, il avait perdu la raison.
Et pourtant.
« Je suis tout à fait d’accord. »
Devant une immense assemblée, Maximilian avait approuvé ses paroles.
« Le devoir d’un véritable noble. L’attitude qu’un noble doit adopter… »
Tout ce que Maximilian avait dit rejoignait les convictions de Johann.
« Alors, un jour, ce ne sera pas moi, mais tous les nobles et les bourgeois de l’Empire qui finiront par le comprendre. »
Maximilian n’était donc pas un imposteur.
Parmi tous les faux nobles pourris qu’il avait longtemps examinés, il avait trouvé un véritable joyau.
« Que les privilèges dont ils jouissent sont le poids de la responsabilité qu’ils doivent porter de leur plein gré envers d’innombrables Aran. »
En entendant ces mots, Johann avait eu l’impression de rêver, l’espace d’un instant.
Ce moment était-il la suite de ce rêve ?
Incroyablement, Maximilian avait fait le premier pas vers lui.
Il prit une plume. Il contempla longuement une feuille blanche, puis posa la plume sur le papier.
[ De la noblesse ]
Il se mit à écrire ce qui lui passait par la tête.
[… La noblesse devrait-elle ?]
Il ne savait toujours pas quoi écrire, ni comment.
Devait-il écrire un roman ou un essai ?
[À propos de la noblesse.]
[Qu’est-ce qu’un noble…]
Il calait dès la première phrase. Les expressions se bousculaient dans sa tête.
Des mots innombrables s’entrechoquaient et fusionnaient dans son esprit.
Toutes sortes de tournures ampoulées menaçaient d’enfler, mais ce n’était pas digne d’un noble. La noblesse ne se pavanait pas. Même immobile, elle devait laisser paraître sa distinction et le poids qu’elle portait.
[Sur ce qu’il y a de plus beau.]
[Les valeurs précieuses qui doivent être protégées dans l’Empire.]
[Pour les Aran, par les Aran, des Aran…]
Il continua de froisser, déchirer et jeter des feuilles innocentes, jusqu’à ce que, soudain…
« … Les nobles de l’Empire ont des devoirs. »
Tandis que les paroles prononcées par cet homme pendant la conférence tournaient en boucle dans sa tête, une phrase prit forme.
Une seule phrase, mais l’introduction du livre le plus important.
La proposition unique qui transpercerait tout ce qu’il écrirait par la suite.
[Les nobles de l’Empire ont des devoirs. En ancien aran, cela s’appelle noblesse oblige…]
L’Ordre des Sentinelles.
Un jour, sans crier gare, Hanna frappa à la porte de mon bureau.
« … J’aimerais vous demander de relire ceci. »
Elle avait l’air épuisée. Ses orbites s’étaient creusées et ses lèvres étaient sèches. On aurait dit qu’elle avait trop étudié les résidus activés.
« … »
Je pris la pile de documents qu’elle me tendait.
Froufrou. Froufrou.
De la première à la dernière page : la logique du rétrotraçage des flux de mana, ainsi qu’une réflexion qui sondait l’esprit d’un coupable à travers les couleurs des résidus.
« Hmm. »
À mon avis — ou, pour être précis, selon celui du virus —, elle manquait encore d’expérience, mais elle était sur la bonne voie.
Si elle continuait ainsi, elle développerait suffisamment ses compétences.
Pour être honnête, elle était bien plus douée que moi à l’époque où je ne bénéficiais pas de l’aide du virus.
Tac.
Je refermai le rapport et le lui rendis.
« Bon travail. Continuez à progresser. »
Hanna poussa un long soupir et glissa le rapport sous son bras.
« … Merci. »
Elle s’inclina et sortit.
Tap tap tap. Tap tap tap.
Ses pas étaient bien plus légers qu’à son arrivée.
À peine était-elle partie que Kairon entra, comme lors d’un changement de garde.
« Max. Tu es occupé ? »
J’avais reçu plus de visiteurs que d’habitude, aujourd’hui. Kairon avait l’air grave, contrairement à son habitude.
« Non. Ça va. »
« … »
Il referma la porte, s’approcha et désigna la fenêtre d’un mouvement du menton.
« On peut parler un instant ? »
Puis il sortit un petit billet et le glissa dans ma main.
[Nous sommes peut-être sur écoute.]
Sur écoute.
À ma connaissance, Yukia était la seule à pouvoir faire ça dans cet endroit.
J’acquiesçai, me levai et le suivis dehors.
Nous traversâmes le couloir en silence et montâmes sur le toit.
Sous le vaste ciel ouvert, tout l’Ordre s’étendait à nos pieds.
« Hoo… »
Kairon s’accouda à la rambarde et porta un cigare à sa bouche.
« Tu devrais venir plus souvent sur le toit, si tu peux. Même Sa Majesté ne peut pas entendre le vent, ici. »
Il avait dit cela comme une plaisanterie, mais ses paroles étaient lourdes de vérité.
Les oreilles de l’Empereur étaient partout dans l’Ordre.
« Max. »
Kairon souffla un long filet de fumée et prit la parole.
« J’ai un informateur. »
Aujourd’hui, il avait l’air étrangement arrogant. Son visage disait qu’il avait un cadeau de taille à m’offrir.
« Son réseau est probablement bien plus vaste et plus profond que tu ne le crois. Alors… »
Accoudé à la rambarde, il murmura :
« Parmi les membres de ton personnel qui entrent dans l’Ordre, il y a un pion de la Faction révolutionnaire. »
Je ne changeai pas d’expression.
Il parlait de Yukia.
La suite était facile à prévoir.
Le jour où j’avais failli me faire renverser par un camion, Yukia avait refusé d’obéir aux ordres de la Faction révolutionnaire. En guise de représailles, la Faction révolutionnaire — probablement les Izenheim — avait décidé de se débarrasser d’elle.
On ne pouvait plus faire confiance à une espionne qui avait déjà trahi, ne serait-ce qu’une fois.
« … Vraiment ? »
« On dirait que tu n’étais pas au courant, toi non plus. Eh bien, on ne voit pas ce qui est juste sous son nez. »
Kairon hocha la tête, visiblement satisfait de ma réaction.
« Je n’ai pas encore eu les détails. Tu devrais rencontrer l’informateur en personne et entendre ce qu’il a à dire. »
Il me tendit un autre billet. L’heure et le lieu y étaient indiqués.
Un coin tranquille pour pêcher, à la périphérie de l’Empire.
« Va écouter ce qu’il a à dire. »
Kairon gérait son réseau de renseignement avec une grande finesse.
Il ne tenait pas à tout savoir lui-même. Il suffisait que l’information parvienne à la bonne personne au bon moment.
La plupart des informateurs de Kairon agissaient donc sans savoir pour qui ils travaillaient, tandis que lui se contentait de maîtriser la circulation de l’information au sein de ce réseau compartimenté.
« Oui. Merci. »
Je devais vérifier en détail si les renseignements obtenus par Kairon concernaient bien Yukia et, dans l’affirmative, qui cherchait à la vendre.
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