Chapitre 83
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Traducteur : Coughing Baby
Éditeur : Coughing Baby
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◈ L’Impérialiste malgré lui
Chapitre 83
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Avant l’arrivée du printemps (6)
Le territoire autonome de Gennen était toujours encerclé par des rangées de chars. Les directeurs du Bureau du gouverneur général de Gennen rédigèrent une lettre destinée à la Maison impériale.
[......Puisque la répression de l’émeute qui a éclaté à Gennen vient d’être menée à bien, nous demandons le retrait des troupes et des chars. Par ailleurs, cet incident étant dû au manque d’autorité et de personnel du Bureau du gouverneur général de Gennen, ainsi qu’à une surveillance insuffisante, nous demandons que le contrôle exercé par le Bureau soit encore renforcé afin d’éviter que de tels événements ne se reproduisent......]
Erio, directeur des affaires intérieures, envoya un messager par l’intermédiaire de son secrétaire.
Une voiture quitta le Bureau du gouverneur général de Gennen et s’engagea sur la route.
Elle n’alla pas bien loin avant de s’arrêter. Des barrages militaires avaient été dressés à chaque accès.
« Arrêtez-vous. »
Des soldats se tenaient devant la voiture. Le secrétaire baissa la vitre et lança d’un ton irrité :
« Oui, bon. Nous sommes une équipe de messagers du Bureau du gouverneur général de Gennen. Nous transportons une lettre confidentielle destinée à la Maison impériale. Ouvrez le passage. »
« … »
Les soldats ne répondirent pas. Ils se contentèrent de fixer l’intérieur de la voiture.
« Pardon ? »
« Couvre-feu. »
« Qu’est-ce que vous racontez avec votre couvre-feu ? Nous sommes du Bureau du gouverneur général de Gennen. La barrière de mana a coupé toutes les communications, alors nous devons remettre la lettre en personne. Poussez-vous. »
« … »
Même si le secrétaire insistait, le soldat ne disait rien. Il se rendit au poste de garde et passa un appel radio.
Même sous la barrière de mana, qui avait coupé les communications radio et les ondes de mana dans tout Gennen, un moyen de communication fonctionnait encore : le communicateur à résonance de bande. Cette radio militaire à courte portée était fabriquée à partir de pierres de mana finement broyées, dont les fréquences et les longueurs d’onde de mana étaient parfaitement accordées lors de la fabrication, de sorte que seuls les appareils appariés à l’avance pouvaient résonner entre eux.
Un instant plus tard, le soldat ressortit.
« Pardon ? Vous m’entendez ? Nous devons repartir, maintenant ! »
Le secrétaire cria en tapotant sa montre. Le soldat fit un signe, et des troupes à proximité accoururent.
Boum !
Ils ouvrirent brusquement les portières.
« Sortez. »
« Qu’est-ce que c’est que ça ? Nous vous avons dit que nous venions du Bureau du gouverneur général de Gennen. Vous comprenez seulement l’importance de cette lettre… »
« J’ai dit : dehors ! »
Un soldat saisit le secrétaire par le col et le tira brutalement hors de la voiture.
« Ugh, hé, merde, comment vous appelez-vous ? Je suis secrétaire au Bureau du gouverneur général de Gennen ! Comment osez-vous me toucher ! »
« Sortez-les ! »
Les soldats maîtrisèrent le secrétaire et le chauffeur, puis confisquèrent leur lettre.
……
Aux abords du territoire autonome de Gennen, dans une modeste maison familiale.
Alphonse était assis à table avec la famille. C’étaient des gens aimables, qui l’avaient hébergé plusieurs jours et plusieurs nuits.
« Merci. Vous avez pris grand soin de nous. »
Mais il était temps de partir. Alphonse sortit l’enveloppe qu’il avait préparée et la glissa dans un coin de la table.
« Non, non. Il ne fallait pas… »
« Nous partons ! »
Avant que la famille ait pu finir de refuser, Alphonse se leva précipitamment, espérant que cette petite somme aiderait le foyer.
« Allons-y. »
Il se tourna vers son compagnon, un homme de Gennen qui leur avait servi de guide depuis l’intérieur de l’Empire.
« Ugh, il fait froid. »
L’homme resserra son manteau. Au fond de sa poche intérieure, contre son cœur, la boîte de pellicule pesait lourd.
Les routes écrasées par les chenilles des chars, les étudiants ensanglantés, l’entretien avec le père d’Adeline, les photos d’elle de son vivant, la vérité sur Gennen que la presse impériale cherchait à dissimuler, et tout ce qui concernait la fusillade : tout tenait sur cette minuscule pellicule.
« … Faites-nous sortir comme vous nous avez fait entrer, s’il vous plaît. »
Alphonse s’inclina devant l’homme.
« Oui. En route. »
Ils montèrent dans le camion. Le moteur leur parut particulièrement bruyant, mais les rues étaient heureusement désertes. Le camion traversa l’obscurité, sans même la lumière des réverbères.
Pour éviter le centre-ville, ils empruntèrent une route de montagne sinueuse. C’était un chemin difficile que seuls les habitants de Gennen connaissaient.
Clac. Clac.
À chaque cahot, Alphonse serrait encore plus fort l’appareil photo caché sous son manteau.
Les heures passèrent, et la tension lui coula dans le dos en sueur froide.
« … Nous y sommes presque. Une fois la crête franchie… »
Le conducteur sourit, soulagé, l’espace d’un instant.
Flâââsh !
Un puissant projecteur s’alluma. Une vague de lumière blanche engloutit le pare-brise du camion.
Screeeech !
Le conducteur écrasa la pédale de frein.
« Arrêtez-vous. »
Des silhouettes sombres sortirent de derrière la lumière.
Des soldats de l’Armée régulière impériale, le casque tiré bas, fusil à la main.
Pas. Pas.
Un soldat s’approcha et frappa à la vitre du camion.
Toc, toc.
« Contrôle. »
Alphonse déglutit. Son cœur battait à tout rompre, mais il força ses mains tremblantes à se calmer et baissa la vitre.
« Veuillez présenter vos papiers. »
Le ton était sec et professionnel. Le regard impassible du soldat balaya lentement l’intérieur du camion.
« Monsieur. Vos papiers. »
« O-oui. »
Alphonse glissa lentement la main dans son manteau. Il effleura la boîte de pellicule et en tira un portefeuille de cuir.
« Les voilà… »
Il tendit ses papiers d’identité, ceux du noble impérial Alphonse von Stauffen.
Le soldat plissa légèrement les yeux en les examinant.
« … Un instant. Hé, venez voir, s’il vous plaît ! »
Il appela un autre soldat, d’un grade un peu supérieur.
Ils comparèrent à plusieurs reprises les papiers et le visage d’Alphonse, en chuchotant.
« Ça correspond, non ? »
« Oui. Je crois bien. Les traits concordent aussi. »
« Hum. Alors… »
Leurs murmures étaient de mauvais augure.
Alphonse sortit discrètement la boîte de pellicule et la poussa vers la cuisse du conducteur.
« Écoutez. S’ils nous barrent la route, je détournerai leur attention. Vous savez quoi faire, n’est-ce pas ? »
S’il faisait une scène, tous les regards se tourneraient vers lui. Alors, peut-être que la pellicule pourrait au moins passer.
Boum. Boum.
Hooo. Il inspira profondément et mobilisa son mana. Il ne l’avait pas utilisé depuis si longtemps que la sensation lui semblait étrange. Son cœur cognait.
Boum. Boum.
Pendant ce temps, des soldats qui ajustaient leurs fusils s’approchèrent de la portière du camion…
Toc, toc.
Ils frappèrent à la portière avant du camion.
Boum. Boum.
Alphonse se prépara à ouvrir la portière à la volée et à s’enfuir à tout instant.
En tant que noble, il avait reçu une formation de base au mana. Une fois qu’il le mobilisait, il pouvait au moins courir très vite.
« Oui. Vous pouvez passer. »
Au moment où ils s’apprêtaient à lui rendre ses papiers…
Boum !
« Allez-y. »
Alphonse ouvrit la portière en grand.
Attendez, « allez-y » ?
Le son qu’il entendit et le mouvement de son corps se décalèrent, et il glissa sur le sol en rebondissant comme une pierre plate.
« … Ghk ! »
Il roula, roula, roula. Quatre ou cinq fois.
« Khrrk ! Hrk ! »
« Qu’est-ce que vous faites ? »
« Gah ! »
« … »
Les soldats le regardèrent comme s’il était ridicule. Alphonse eut un rire gêné, puis se releva d’un bond.
« Hum. Je, je me suis mal réceptionné. M-mais qu’avez-vous dit ? Vous avez dit que je pouvais passer ? »
« Oui. »
Ils ne semblaient pas plaisanter. Les soldats ouvrirent réellement le barrage.
« Vous pouvez continuer. Mais que vient faire un noble impérial dans un endroit pareil ? »
« Eh bien… j’avais une affaire à régler. Quelqu’un que je devais rencontrer. »
« Ah, oui. Cette personne nous a envoyé un message radio depuis la base de garnison. »
« … Cette personne ? »
Alphonse pencha la tête.
« Oui. Elle a dit qu’il faisait froid cette nuit et qu’il ne fallait pas se presser. Elle nous a demandé de vous dire de voyager confortablement. »
Le visage d’Alphonse se figea aussitôt.
Inutile de demander qui était cette personne. Cette voix si particulière résonnait à ses oreilles.
« La nuit est froide, pourquoi tant se presser ? Allez-y tranquillement… »
Un chevalier de la maison Ebenholtz, Maximilian von Ebenholtz.
……
Avant même que les directeurs du Bureau du gouverneur général de Gennen aient pu s’interroger plus avant sur l’absence de réponse, la force de répression demanda à les rencontrer. Toutefois, le rendez-vous était fixé à la base de garnison, et non à la résidence du gouverneur.
« La base de garnison… »
« Eh bien, la sécurité y sera sans doute meilleure. »
Ne voyant aucune raison de refuser, les hauts fonctionnaires du Bureau du gouverneur général de Gennen s’y rendirent.
« Bienvenue. »
Base de garnison de Gennen.
Les directeurs entrèrent dans la salle de réunion et y trouvèrent Maximilian, assis à la place d’honneur.
À ses côtés siégeaient le Général de division Maut, commandant de la force de répression, et d’autres généraux.
« Je vous en prie, asseyez-vous. »
Les directeurs s’assirent avec des sourires détendus.
Maximilian prit la parole le premier.
« Il semble que la répression touche à sa fin. »
« Haha. Oui. Grâce à vos chars, messire chevalier. »
Le directeur du Trésor Kalts répondit.
Un noble qui avait détourné les impôts par l’intermédiaire de sociétés-écrans, durant un mandat obtenu par la corruption, et qui avait profité de failles juridiques pour s’emparer des biens immobiliers des gens du peuple.
« Vous avez tout balayé avec une efficacité remarquable. »
Molt, directeur des Terres.
Un scélérat qui avait chassé les habitants de Gennen au nom du réaménagement urbain, puis s’était approprié leurs terres pour une bouchée de pain.
Hahahahaha.
Les directeurs rirent, mais pas les soldats.
Les regards des généraux étaient froids et vides.
« … ? »
Un frisson leur remonta soudain le dos. Le rire s’éteignit et un lourd silence envahit la salle de réunion.
« Dans ce cas… »
Les yeux dorés de Maximilian demeurèrent secs et impassibles. Son regard, pareil à du sable brûlant du désert, se posa tranquillement sur les fonctionnaires.
« Il ne reste qu’une dernière étape. »
Le prétexte était prêt. Il était maintenant temps de frapper de l’épée.
Bam !
La porte de la salle de réunion se referma. Le claquement sonore de la serrure retentit avec une netteté étrange.
Décontenancés, les directeurs regardèrent autour d’eux.
« À présent, vous allez devoir assumer pleinement la responsabilité de cette émeute. »
Le silence s’abattit.
Les yeux, le nez et la bouche des directeurs tressaillirent, comme s’ils cherchaient à vérifier qu’ils avaient bien entendu. Pourtant, l’idée leur semblait si impossible à accepter que tous, sauf Erio, esquissèrent des rires nerveux.
« … Haha. Messire chevalier, vous avez vraiment le sens de l’humour. Hahaha. »
Même face à ce déni de la réalité, Maximilian ne bougea pas.
Les généraux restèrent parfaitement immobiles, comme pétrifiés. Ce n’était pas le moment de plaisanter.
Un à un, les visages des directeurs blêmirent lorsqu’ils comprirent la situation.
« Votre plaisanterie va trop loin, messire chevalier. La responsabilité de l’émeute incombe aux émeutiers, là-dehors… »
« À vous. »
Maximilian les interrompit froidement.
« Vous avez sali l’honneur de l’Empire. Votre mesquinerie a dégénéré, et votre stupidité, votre incompétence et votre corruption abjecte ont terni le prestige de l’Empire. Vous devez donc répondre de vos actes. »
« Q-quoi ! »
Vango, directeur de la Justice, se leva d’un bond.
Son visage rougit. C’était lui, le véritable instigateur de la décision expéditive dans l’affaire Adeline.
« C’est impossible ! Nous sommes des directeurs du Bureau du gouverneur général de Gennen, nommés par la Maison impériale ! Nous avons fait tout notre possible pour maîtriser la situation, mais ces émeutiers nous ont échappé ! Et maintenant, vous prétendez nous juger ! »
Maximilian tourna son regard vers Erio, le directeur des affaires intérieures. Celui-ci avait dû s’attendre à une partie de ce qui se passait. Les communications avec les Izenheim voisins avaient forcément déjà été coupées.
« … Vous vous trompez. Il n’y aura pas de procès. »
Quoi que ces maudits Izenheim puissent penser,
quoi que ces directeurs puissent garder au fond d’eux-mêmes, rien de tout cela n’avait d’importance.
« Le jugement est rendu là où je me tiens. »
De toute façon, ils n’en avaient plus pour longtemps.
Tic.
Le temps ralentit.
Maximilian saisit l’épée dans son dos.
La lame jaillit en un instant et décrivit un arc élégant. Le clair de lune se dispersa en éclats, et des traits rouge vif jaillirent en éventail.
* * *
Le sang s’étalait sur le sol de la salle de réunion. Des corps décapités gisaient à terre et des têtes tranchées roulaient dans les coins.
La pièce empestait le sang.
Pourtant, pas une goutte n’avait souillé Maximilian, debout au centre. Il se contentait de contempler la pièce, droit et étrangement calme, sans une tache.
Crac.
Le Général de division Maut sortit une cigarette et la porta à ses lèvres. Après avoir soufflé une épaisse bouffée de fumée, il demanda à Maximilian :
« Vous en voulez une ? »
« Non, merci. »
Maximilian secoua la tête. Les généraux échangèrent un regard. Hormis les exécutions sommaires en temps de guerre, ils commençaient à se préoccuper concrètement des conséquences.
« Mais… »
Maut prit la parole avec précaution.
« Ces hommes ont été nommés par la Maison impériale. Cela ne posera-t-il pas de problème ? »
Maximilian haussa calmement les épaules.
« Ne vous inquiétez pas. Les autopsies donneront les résultats nécessaires. »
Il désigna les cadavres du menton.
« Certains se révéleront être des sous-espèces. »
Le coin de la bouche du Général de division Maut se tordit. Eh bien, si c’était un Ebenholtz, il pouvait évidemment faire passer ça.
« Certains seront des traîtres qui se sont servis de la Faction révolutionnaire pour protéger leurs propres intérêts, et… »
Certains — non, tous — étaient de toute façon des criminels qui méritaient la mort…
Un sourire méprisant effleura le visage de Maximilian.
« Cette sentence a été prononcée pour le bien de l’Empire. »
Glissement.
Maximilian ouvrit la fenêtre en biais. L’air froid de la nuit s’engouffra dans la pièce.
« Sa Majesté comprendra également nos intentions. »
Le Général de division Maut le regarda en exhalant un long filet de fumée.
La silhouette d’un jeune chevalier se découpant sur la lune.
Ce n’était pas une vision inconnue. À vrai dire, elle lui rappelait quelque chose qu’il avait déjà vu. Elle se superposait à l’image d’un géant qu’il avait affronté dans son enfance, bien des années auparavant.
Sebestian.
Son fils avait donc déjà tant grandi.
« Bien. Allons-y. »
En traversant le sang, Maximilian avança et ouvrit la porte de la salle de réunion.
« Là où nous devons aller. »
……
À l’aube, les commandants sortirent de la base de garnison.
Le spectacle était saisissant. Des centaines de chars occupaient les rues de Gennen, moteurs grondant, tandis que des soldats en armes se tenaient en rang à leurs côtés.
Clac !
Les soldats saluèrent tous les généraux d’un même geste.
« Fidélité ! »
Une route tracée par des dizaines de milliers de soldats et des centaines de chars.
Maximilian s’avança au beau milieu de cette route déserte, sous le regard des habitants de Gennen qui l’observaient en cachette. Le Général de division Maut et les autres généraux le suivaient.
Bam. Bam. Bam.
Les bottes militaires frappaient l’asphalte. Au milieu des rangées de saluts, le Général de division Maut sentit une émotion inexplicable monter du fond de sa poitrine.
Bam. Bam. Bam.
Il n’était pas le seul. Dans les yeux des autres généraux qui suivaient Maximilian brillait, lui aussi, un éclat de leur jeunesse retrouvée.
Une ferveur oubliée depuis longtemps, ou émoussée après avoir été étouffée par ces nouveaux venus de la Garde impériale.
Bam. Bam. Bam.
Ils regardaient le dos de Maximilian, devant eux.
C’était manifestement un jeune chevalier, et pourtant, le suivre leur semblait parfaitement naturel. Leur fierté n’en souffrait pas.
Bam. Bam. Bam.
La fermeté dans la décision. La force d’ignorer les moyens et les méthodes au nom de l’objectif.
Et surtout, un sang pur et une dignité parfaits, comme s’il avait été façonné à l’image de l’idéal impérial aran.
Se tenir devant lui leur aurait paru étrange. Le suivre leur semblait l’ordre naturel des choses, et pouvoir marcher à son rythme leur faisait l’effet d’un privilège.
Et c’est ainsi qu’ils arrivèrent au bâtiment du gouvernorat de Gennen.
Un homme s’y tenait.
Le gouverneur du territoire autonome de Gennen. Un haut fonctionnaire dont le rang équivalait à celui d’un vice-ministre dans l’administration impériale.
Son visage était figé, comme s’il avait déjà appris la nouvelle. Maximilian s’approcha et lui tendit la main.
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