Chapitre 80
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Traducteur : Coughing Baby
Éditeur : Coughing Baby
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◈ L’Impérialiste réticent
Chapitre 80
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Avant l’arrivée du printemps (3)
La répression de Gennen était un ordre impérial. L’Empereur avait exprimé lui-même ses inquiétudes, et Sebestian, commandant en chef de l’armée impériale, avait transmis cette volonté au quartier général.
Sebestian n’avait fixé aucune limite à la manière dont la répression devait être menée, mais un élément l’avait tout de même pris au dépourvu : Maximilian s’était porté volontaire pour participer à l’opération en tant que chevalier.
« … »
Il parcourut en silence le rapport d’opération portant le nom de Maximilian.
[Plan de répression]
Principe fondamental : réprimer sur tous les fronts en déployant une force écrasante. Envoyer des centaines de chars encercler le territoire autonome de Gennen et lui faire sentir son impuissance totale face à la puissance militaire.
Du point de vue de Sebestian, le plan n’avait rien de mauvais.
Que la nouvelle usine du Sud ait déjà produit autant de chars était déjà impressionnant. Mais, plus encore, il appréciait la logique qui le sous-tendait.
L’Empire ne tolérait aucune agitation dans les territoires autonomes. Sa puissance devait être absolue : nul ne devait oser la défier, ni pouvoir lui résister. Aussi, plutôt que de négocier ou de chercher un compromis, il convenait bien mieux de les écraser complètement. Ce serait aussi une démonstration de force, destinée aux pays voisins qui s’agitaient depuis la destruction de Gigantes, comme aux éléments subversifs de l’Empire.
Griff.
Sebestian signa d’un trait appuyé, en tant que commandant en chef. Le colonel Edmund Bwindol prit le document.
« Fidélité. »
Après avoir salué et gagné le couloir, Edmund réfléchit au plan d’opération.
Maximilian avait l’intention d’employer contre les émeutiers une force suffisante pour écraser toute une ligne de front. Qu’avait-il donc en tête ? Et que comptait-il faire au juste ?
« Vous avez l’air inquiet. »
Une voix s’éleva soudain à côté de lui. C’était le major Goetz.
« À propos de Gennen. Vous pensez qu’il y aura beaucoup de victimes ? »
Goetz prit un air neutre. Edmund glissa les documents approuvés sous son bras et le regarda sans un mot.
« Messire chevalier Maximilian s’en chargera. »
« Ha ha… oui. Je suppose que oui. »
Goetz eut un rire embarrassé et recula. Edmund reprit sa marche. Goetz le regarda s’éloigner un instant, puis se hâta de le rattraper.
« Allons-y ensemble, colonel. »
Goetz se croyait doué pour juger les gens. Plus exactement, il était fier de savoir percevoir l’aura invisible de ceux dont les opinions divergeaient de celles de l’Empire.
C’était pour cela qu’il se méfiait d’Edmund.
Ou, plus précisément, il ressentait une dissonance inexplicable dans son « idéologie ».
* * *
La province d’Hermès, où les terres rouges de loess rejoignaient les prairies bleues, abritait certaines des plus vastes plaines et chaînes de montagnes de tout le sud de l’Empire.
Wooooooooom…
Les troupes de la division mécanisée impériale arrivèrent à l’aéroport d’Hermès, transport après transport.
Devant elles, deux cents chars de nouvelle génération étaient alignés.
« Le fonctionnement de base reste le même que sur les anciens modèles, mais celui-ci devrait vous paraître bien plus intuitif et maniable. Si vous maîtrisez le mana, essayez d’en insuffler dans le concentrateur de pierre de mana. La vitesse de déplacement augmentera de plus de trente pour cent. »
Un concepteur de Kanillan expliqua lui-même le fonctionnement aux équipages. Ils montèrent à bord avec scepticisme, puis s’exclamèrent bientôt de surprise. Contrairement aux anciens modèles, qui ressemblaient à des étuves à vapeur exiguës, l’intérieur était confortable et les commandes avaient été simplifiées de manière ingénieuse.
Woooooo…
La force de répression s’adapta rapidement et prit la route dès cette nuit-là.
Les vibrations de centaines de chars firent trembler la terre…
Quant à moi, j’embarquai dans un appareil de transport séparé, en compagnie du Général de division Maut, commandant de la force de répression, et des autres officiers supérieurs.
« …C’est un appareil de transport ? »
Les yeux du Général de division Maut s’écarquillèrent.
« Oui. »
J’avais payé une somme considérable à un constructeur aéronautique de Kanillan pour qu’il me fabrique un appareil sur mesure, en somme un avion privé. Des canapés en cuir de première qualité, des tables en bois dur de Markana, et même un éclairage d’ambiance tamisé.
On m’avait dit que l’intérieur était pratiquement la réplique exacte d’une suite luxueuse d’un hôtel cinq étoiles de Kanillan.
Quand Kanillan s’effondrerait, je comptais mettre la main sur cette entreprise aussi.
« Je vous en prie, prenez place. »
Les officiers déglutirent et s’assirent. Tout les fascinait visiblement, mais ils n’en laissaient rien paraître par souci des apparences.
Clac.
Je claquai des doigts. Mes hôtesses de l’air privées déposèrent devant chaque invité un coffret luxueux.
« Un cadeau de bienvenue pour mes hôtes de marque, qui montent pour la première fois à bord de mon appareil. »
Une hôtesse entrouvrit chaque coffret. Dans l’ouverture, une bouteille d’ambre scintillait à côté d’un verre en cristal.
« Royal Amber, millésime vingt et un. Je vous prie de l’emporter en quittant Gennen. »
Une bouteille coûtait environ deux cent mille dollars. Même le verre en cristal, s’il avait été mis en vente, en aurait valu plus de cinquante mille.
Les coins des lèvres des généraux tressaillirent. Ils s’efforcèrent de garder leur sérieux, mais ne purent retenir leurs rires.
Ha ha ha ha ha ! Ha ha ha ha ! Ha ha ha ha ha !
Leur rire se mêla au bruit de l’appareil et, peu après, nous atterrîmes sur la piste de la base de la garnison de Gennen.
« Allons-y. »
Le Général de division Maut et les autres commandants débarquèrent les premiers. Je les suivis.
Des hauts fonctionnaires du gouvernement général de Gennen étaient venus nous accueillir sur la piste.
Ils se tenaient là, tout sourire.
Boumm.
Mon cœur fit un bond violent.
Cette sensation familière.
La preuve de la présence d’un Izenheim.
« Bienvenue. Je suis Erio, directeur des affaires intérieures du gouvernement général de Gennen. »
L’homme au visage luisant tendit la main au Général de division Maut, puis s’approcha de moi et me la tendit à son tour.
Je le fixai et réprimai mon sourire.
« Bienvenue, messire chevalier Maximilian. »
Je t’ai trouvé.
Tu t’étais donc vraiment caché ici.
« Veuillez d’abord nous rejoindre dans la salle de situation. Tout est prêt. »
Les directeurs des bureaux du gouvernement général de Gennen nous conduisirent naturellement à l’intérieur de la base. Comme si cela allait de soi, ils tentèrent également de se joindre à la réunion.
« Ah. »
Je les arrêtai devant la porte de la salle de réunion.
« À partir de maintenant, nous allons discuter de secrets militaires. Les civils sont priés de se retirer. »
Le visage du directeur Erio se durcit.
« Messire chevalier. Nous faisons partie du gouvernement général de Gennen… »
« Nous sommes en temps de guerre, directeur. »
Je n’avais pas besoin d’en entendre davantage.
Boum.
Je refermai la porte.
Le Général de division Maut prit ensuite le siège à la tête de la table, mais l’atmosphère dans la salle était étrange.
La chaîne de commandement s’était embrouillée d’elle-même.
« Hum… »
Maut, le commandant de la force de répression, vérifiait ma réaction avant chaque décision.
Il n’avait pas le choix. Sebestian, le commandant en chef de l’armée impériale, était mon père. Tous les chars qui arrivaient étaient à moi, et…
« … »
Dès que je m’assis, je gardai le silence, le visage impassible.
Les généraux attendirent sans dire un mot. Le silence s’éternisa.
« …Messire chevalier Maximilian ? Y a-t-il un problème ? »
Maut finit par poser la question avec précaution.
Je remis ma manche en place et désignai la sortie du regard.
« Ils souriaient. »
« Hum ? De qui parlez-vous ? »
Inutile d’aiguiser mon regard. Inutile de hausser la voix.
Je connaissais déjà la meilleure leçon à donner pour rallier les autres à ma cause dans une situation pareille.
« Des hommes du gouvernement général de Gennen. »
Mon père était un homme capable de dominer une pièce par sa seule présence et de m’inspirer une peur inexplicable.
Il ne faisait jamais de grands gestes. Il ne prenait jamais un ton inutilement dur. Il ne tordait jamais son visage en une grimace effrayante.
Il restait toujours calme, mais chacune de ses paroles et de ses actions pesait comme une montagne.
C’était pour cela qu’il était si difficile à cerner, et que de cette incertitude naissait la peur la plus profonde.
« Alors que tout cela est arrivé parce qu’ils n’ont pas su maintenir l’ordre. »
Mon père, Sebestian, était exactement ainsi.
« Alors que l’incompétence de ces hommes a ébranlé le prestige de l’Empire. »
En repensant à Sebestian, dont l’image restait ancrée en moi comme un traumatisme, je parlai à voix basse.
Plus ma voix s’abaissait, plus les généraux se penchaient pour m’entendre.
« Ils souriaient. »
Je lâchai cette phrase glaciale.
« Comme si cela ne les concernait pas. »
Le visage du Général de division Maut se durcit. Celui des autres aussi. Mon humeur et mon interprétation se répandirent dans la salle comme une infection.
« …Quoi qu’il en soit, les cibles que nous devons réprimer ici… »
Je parcourus la table du regard et conclus :
« …ne sont peut-être pas uniquement les émeutiers. »
Tous hochèrent lourdement la tête.
À partir de là, nous étions en temps de guerre.
En tant que chevalier impérial, j’avais autorité pour prononcer des jugements sommaires. Mais cette lame n’était pas uniquement dirigée contre les ennemis. Elle s’appliquait aussi aux alliés incompétents et corrompus, ainsi qu’aux ennemis qui portaient le visage de nos alliés.
Je rétablirais l’ordre à Gennen et mettrais sens dessus dessous le gouvernement général de Gennen.
Puis j’y installerais une nouvelle figure, quelqu’un qui pourrait réarmer Gennen sur le plan idéologique.
Voilà quel était mon plan.
* * *
Grrrrrr…
Un grondement immense retentit dans les rues. Une vague d’acier, des chars par centaines, traversa la province d’Hermès et entra dans Gennen. Les voir déferler était indescriptible. On aurait dit que la ruine elle-même avait pris forme…
Les manifestants qui occupaient les routes se figèrent devant ce spectacle monstrueux.
« Ordre impérial. Dispersez immédiatement tout rassemblement et toute manifestation. »
Les chars traversèrent la ville. Les barricades que les étudiants avaient érigées pendant la nuit s’effondrèrent sans peine, et les routes se fendirent sous le passage de ces mastodontes.
« Ordre impérial. Dispersez immédiatement tout rassemblement et toute manifestation. »
Ils ne tirèrent pas à l’aveuglette. Ils se contentèrent de faire face à ceux qui refusaient de battre en retraite et continuaient à résister.
« Cible repérée. »
Les règles d’engagement étaient claires. L’objectif n’était pas de massacrer la population.
« Feu. »
Kwoooooom !
Les canons crachèrent leurs flammes. Les obus frappèrent des murs de bâtiments vides ou l’asphalte, juste à côté des manifestants. Des ondes de choc et des éclats fusèrent dans toutes les directions. Une statue de la place s’écroula, tandis que des vitres et des morceaux de pierre jaillissaient des bâtiments voisins.
Ce n’est qu’alors que les civils comprirent. Ils s’éparpillèrent en hurlant.
« Ordre impérial. Dispersez immédiatement tout rassemblement et toute manifestation. »
Tandis que les chars sécurisaient les points stratégiques de Gennen, des agents du Bureau de la police secrète et des soldats se faufilaient dans l’ombre. La traque à grande échelle des meneurs identifiés avait commencé.
« Ordre impérial. Dispersez immédiatement tout rassemblement et toute manifestation… »
Université centrale de Gennen.
« …Maximilian est complètement fou. »
Le responsable du conseil des élèves, Kasim, marmonna, le visage furieux. Leur réunion ne tournait qu’autour d’un seul homme.
Messire chevalier Maximilian, celui qui avait fait entrer des centaines de chars dans Gennen.
Elias laissa échapper une sorte de soupir.
« Nous devons arrêter maintenant. Tout ça a commencé sur un coup de tête… »
« Alors on abandonne comme ça ?! »
Kasim hurla, presque secoué de spasmes. Elias répliqua avec colère :
« Alors, qu’est-ce qu’on fait ? À ce rythme, des milliers de personnes vont mourir, non, des dizaines de milliers ! »
« Ils ont amené des chars, alors on demande de l’aide aux indépendantistes ou à la Faction révolutionnaire, à n’importe qui ! Le monde ne change que quand des gens meurent ! »
« Arrête de dire n’importe quoi. »
Elias pointa Kasim du doigt, le visage fermé.
« Si ma mort pouvait régler le problème, je mourrais. Mais ce n’est pas le cas. On va s’enfuir, pas vrai ? Et après, on dira qu’il faut que des innocents meurent pour changer le monde ? »
« … »
Kasim se tut un instant.
Tout le monde le savait déjà. Avec des centaines de chars qui envahissaient Gennen, toute résistance comme toute négociation étaient impossibles.
« …Et si on se rend, Maximilian arrêtera ? Il nous tapotera la tête et nous laissera partir ? »
Personne ne répondit.
Là-dessus, il avait raison. Les blessés par les bombardements s’entassaient déjà partout dans la ville, tandis que les agents, les policiers et les soldats semaient le chaos.
« Ordre impérial. Dispersez immédiatement tout rassemblement et toute manifestation. »
Les haut-parleurs des chars résonnaient encore au loin.
« Pour l’instant, que chacun rentre chez soi ce soir. Si vous avez des lettres à écrire à votre famille ou à vos amis, écrivez-les maintenant. »
Elias quitta la salle de réunion et retourna à son dortoir.
« Putain… »
Il lâcha un juron, s’assit à son bureau et aperçut une note posée là.
« … ? »
[J’ai des informations urgentes à vous transmettre. Beaucoup de gens risquent de mourir. Rendez-vous au point de contact 3 le plus vite possible.]
C’était l’écriture d’un informateur en qui il avait confiance.
« Beaucoup de gens risquent de mourir… »
La situation était dangereuse, mais cet avertissement l’était encore davantage. Après avoir hésité, Elias sortit discrètement du dortoir.
À peine avait-il rejoint la ruelle servant de point de contact 3 et commencé à examiner les alentours…
« Ah, te voilà. »
Des silhouettes noires se jetèrent sur lui, accompagnées d’une voix fétide.
Boum.
Un coup violent s’abattit à l’arrière de son crâne.
Il perdit connaissance.
…
Lorsqu’il rouvrit les yeux, il se trouvait dans un sous-sol inconnu. L’air empestait le sang, et ses mains comme ses pieds étaient solidement attachés à une chaise.
« Hé, salopard de la Faction révolutionnaire. Enfin, on a mis la main sur le gros poisson. »
Un homme à l’air sinistre dévisagea Elias en ricanant. Il l’empoigna par les cheveux et lui rejeta brutalement la tête en arrière.
« Ne t’inquiète pas. Je vais t’expédier de l’autre côté en te faisant souffrir le moins possible. »
Des agents du Bureau de la police secrète se tenaient alignés à côté de lui. L’homme sortit une seringue et la planta dans le cou d’Elias.
« …Ugh. »
« Tiens bon. C’est un antidouleur et un anesthésiant. Si tu entres en état de choc et que tu meurs trop tôt, ça complique les choses. Autant te cogner tant que tu es vivant. Les marques sont plus jolies sur le corps. »
Son esprit se brouilla lentement. Sa vision se mit à vaciller, et l’homme plaqua violemment le torse d’Elias contre le sol.
Boum.
Juste au moment où l’interrogatoire brutal allait commencer.
« Arrêtez. »
Quelqu’un apparut dans le champ de vision à demi clos d’Elias. Les agents se figèrent eux aussi.
Tous se tournèrent vers lui.
« Ah, putain, c’est cette ordure à tête de fourmilier. »
Un agent se fit craquer le cou, agacé.
Zendo, enquêteur au commissariat central de Gennen, se tenait là, le visage impassible.
« Vous êtes dingue ? Vous ne voyez pas que je suis en service ? »
L’agent frappa de sa matraque tachée de sang contre sa paume en parlant. Zendo répondit d’une voix basse :
« Agent. Comment vous appelez-vous ? »
« Hein ? Ah, c’est vrai. Maintenant que j’y pense, on ne s’est jamais présentés. »
Il ricana et rejeta ses cheveux en arrière.
« Fourmilier, moi, c’est Billy. Billy Frejul. Pense à t’en souvenir quand tu iras en enfer. »
Billy adressa un signe du menton aux autres agents.
« Hé. Tuez-moi aussi ce salaud. La racaille de Gennen qui dépasse les bornes. Dans un chaos pareil, tout le monde s’en fout qu’un type comme lui crève. »
Les agents dégainèrent leurs armes, mais Zendo ne recula pas.
Au contraire, il sourit.
Pas. Pas.
Une autre série de pas résonna dans le passage souterrain derrière lui.
Pas. Pas.
Des talons frappaient le sol à intervalles réguliers, parfaitement rythmés.
Pas. Pas.
L’obscurité se fendit lentement, et des courants argentés s’élevèrent comme une brume de chaleur.
Dans ce lieu où le mana ondulait et se rassemblait comme un clair de lune…
« …Hein ? »
Le regard de Billy se vida.
« Bureau de la police secrète. »
Un chevalier blond, Maximilian.
« Vous avez fait quelque chose d’inutile. »
Sa présence glaça l’atmosphère. Les agents tremblèrent et reculèrent, les mains crispées autour de leurs armes.
« C-Chevalier… Comment êtes-vous arrivé ici… ? »
« Zendo. »
Maximilian lui fit signe du regard.
« Tuez-le. »
Un sourire froid se dessina sur les lèvres de Zendo. Le visage de Billy se décomposa.
« C-Chevalier ! Je viens du Bureau central… »
« Dans un chaos pareil, tout le monde se fout qu’une ordure comme vous crève. »
Boumm.
Le virus dans le cœur de Maximilian se convulsa. C’était Billy qu’il désignait.
« Parce que tu es une sous-espèce. »
Au moment où Maximilian sourit, une mitraillette jaillit des bras de Zendo.
« Ah, putain… »
Billy leva son arme dans un mouvement de panique, mais il était déjà trop tard.
Ratatatatata !
Une rafale éclata dans l’étroite pièce souterraine. Le corps de Billy se cabra comme s’il dansait, puis s’effondra au sol. Le sang coula de son corps criblé de balles. Dans l’odeur âcre qui emplissait l’air, les autres agents tombèrent à genoux.
« … »
Sans même les regarder, Maximilian se dirigea uniquement vers le président du conseil des élèves de l’Université centrale de Gennen.
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