Chapitre 51
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Traducteur : Coughing Baby
Éditeur : Coughing Baby
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◈ L’Impérialiste malgré lui
Chapitre 51
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Mangeur de têtes
Assis dans le bureau du manoir, je dressais en silence ma liste de personnes à éliminer.
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1. Johann : vice-président de la compagnie commerciale Golden Gate.
2. Forn Sommer : lieutenant-colonel de la Garde impériale.
3. Gero Paten : président de la banque Jefston Western.
4. Mario Chalmer…
───
C’étaient les Izenheim que j’avais repérés lors de cette soirée de charité.
J’aurais préféré qu’ils appartiennent à la Faction révolutionnaire. Dans ce cas, ils auraient laissé des traces quelque part, et j’aurais pu les purger sans trop de difficultés.
Toc, toc…
À cet instant, quelqu’un frappa à la porte.
« Entrez. »
C’était Schatz. Elle avait bien meilleure mine qu’auparavant, et même ses gestes avaient gagné en élégance.
On aurait dit qu’elle avait suivi une formation professionnelle très intensive au domaine familial.
Je lui tendis la liste des personnes à éliminer.
« Ces cinq-là. Surveille-les de près. »
« Oui. »
« Comment se passe la formation professionnelle au domaine ? »
« Elle nous est d’une grande aide. »
Engi était entièrement responsable de cette formation. Il n’y avait toujours personne au monde en qui j’avais autant confiance que lui.
« Alors, va t’amuser aujourd’hui. »
« Ça ira. »
« Ce n’est pas pour toi. C’est pour ton équipe. »
Je remplis un chèque et le lui tendis.
« Tu diriges une équipe, maintenant. Il faut aussi que tu apprennes à prendre soin de tes subordonnés. »
« … Oui. Merci. »
Un léger sourire effleura les lèvres de Schatz.
« Où en est l’agence de Gennen ? »
« Elle est presque terminée. Nous comptons commencer nos activités officielles cette semaine. »
L’agence ouvrirait bientôt ses portes à Gennen.
Ce serait une base avancée placée sous l’autorité d’un chevalier.
« Schatz. Dans quelques années, ton ennemi viendra là-bas. »
Schatz me fixa. Une lueur étrange vacilla dans ses yeux clairs. Son désir de vengeance s’était figé en quelque chose de glacial.
« Oui. J’attendrai ce jour. »
« Bien. Tu peux y aller. »
Schatz sortit. Je reportai les yeux sur la table.
Mon travail du moment consistait à éplucher une montagne de propositions d’investissement venues de l’État indépendant de Kanillan. Ils se démenaient pour impressionner un investisseur important… Enfin, ils essayaient surtout de mettre la main sur mon argent.
« Kanillan. »
Kanillan était un pays dont on pouvait tirer parti. Même avant ma régression, ils avaient insisté sur une stricte neutralité. Ce qui comptait le plus pour eux, ce n’était ni l’idéologie ni l’honneur, mais l’argent.
Et c’était précisément pour cette raison que Kanillan allait bientôt traverser une grave crise.
« C’était quoi, déjà ? »
Comparé à celui de l’Empire, le secteur financier de Kanillan s’était développé de façon déformée. La cupidité avait imposé à ce capital un plafond hideux.
Une récession provoquée par les désirs humains.
À l’aide du virus, je fouillai dans mes souvenirs.
──[Revue économique de Kanillan]──
L’effondrement de la Tour de la cupidité : aux origines de la crise financière de Kanillan
La croissance de Kanillan. Cette nation insulaire, qui avait rêvé de devenir le premier centre financier du continent, finit par affronter le cauchemar de l’effondrement…
(extrait omis)
… Toutes les banques de Kanillan s’étaient empressées de prêter des sommes colossales aux entreprises technologiques et aux promoteurs immobiliers. Les seules garanties étaient de futurs brevets immatériels ou des terrains vierges où la première pelle avait à peine entamé le sol. Des créances douteuses à haut risque, qui relevaient de la pure spéculation.
Au lieu de conserver ces créances risquées, les banques les avaient découpées et mélangées en petits morceaux. Puis elles les avaient habilement réemballées avec des obligations sûres émises par des entreprises de premier ordre, créant des produits dérivés au nom reluisant de « titres adossés à des actifs d’entreprise ».
Les investisseurs avaient injecté leur argent sans se poser de questions. Les échanges circulaires interminables et les primes astronomiques des dirigeants de la finance avaient suivi. Sous la bannière de l’autonomie des marchés, Kanillan avait assisté à toute cette folie sans intervenir…
Puis tout s’était effondré. Une série de défauts de paiement avait éclaté, et la bombe des produits dérivés, désormais réduits à de vulgaires bouts de papier sans valeur, avait englouti toute l’économie de Kanillan.
───
À l’heure actuelle, Kanillan était en pleine bulle, et celle-ci n’allait pas tarder à éclater. C’était aussi la principale raison pour laquelle le pays revendiquait sa neutralité pendant la guerre.
Il leur fallait gagner de l’argent en vendant des armes à l’Empire.
Je comptais prendre mes bénéfices sur les actions de Kanillan au sommet, puis parier sur leur chute.
Bzzzt…
Un message s’afficha sur mon terminal.
[Demain soir, 22 heures. Jardin devant la Tour de magie.]
[Viens récupérer ta tête.]
C’était Ezel.
* * *
Une salle de repos, dans les étages intermédiaires de la Tour de magie.
Ezel Runselot était assise, un café à la main. Elle attendait quelqu’un.
« Oh, mage Pexy ! Par ici ! »
Pexy traversa la pièce pour la rejoindre.
Ezel avait réussi à garder Pexy près d’elle jusqu’ici grâce à une méthode toute simple.
« J’ai trouvé un nouveau sort. »
Pendant qu’elles travaillaient dans le même laboratoire sur les mêmes recherches, Ezel lui avait peu à peu révélé certains détails de l’enquête.
Si Pexy était la coupable, elle s’accrocherait aux indices suspects. Et, de fait, elle n’avait cessé de tourner autour d’Ezel.
« Un nouveau sort ? »
« Oui. Venez d’abord par ici. »
Elles se levèrent tout naturellement et entrèrent dans l’ascenseur. Ezel tendit alors à Pexy une feuille sur laquelle le sort était inscrit.
« « Cerveau chimérique » ? »
« Oui. Je vous l’ai dit la dernière fois, non ? Le meurtrier devait avoir une raison de manger des têtes à intervalles réguliers. Ce sort correspond exactement à cette hypothèse. »
Ding.
L’ascenseur atteignit le rez-de-chaussée. Marchant à côté de Pexy, Ezel reprit les explications qu’elle avait données à Max.
« … Pour maintenir son corps, il doit absorber l’énergie du cerveau. D’après mes calculs, un autre meurtre aura lieu dans le mois qui vient, au plus tard. »
Elle sortit de la Tour de magie et tourna le dos à Pexy.
N’importe qui se serait tendu dans une telle situation. Après tout, on risquait de se faire dévorer la tête.
« Je vois. C’est assez convaincant. »
Mais Pexy ne l’attaqua pas. Elle s’avança plutôt vers elle et lui adressa un sourire bienveillant.
« Vous en avez parlé à la police ? »
« Non. Pas encore. Ce n’est qu’une hypothèse, pour l’instant. »
À première vue, Pexy ne ressemblait pas du tout à la coupable, mais Ezel en était déjà presque certaine.
En vérité, une lettre manuscrite du document qu’Ezel avait remis à Pexy avait été rendue volontairement ambiguë.
« Cerveau caméra »
La première syllabe avait été tracée si légèrement qu’en écriture impériale, elle pouvait se lire « ki » ou « ka ».
Caméra ou chimère. Quel mot venait le plus naturellement à l’esprit ? Même pour un mage, c’était « caméra » qui s’imposait d’abord.
Ezel avait fait passer le même test à dix personnes, et toutes avaient lu le mot impérial « caméra ».
À une exception près : Pexy.
« Je peux vous aider pour les calculs aussi. La marge d’erreur pourrait changer. »
Pexy proposa volontiers son aide, mais Ezel eut un sourire amer et secoua la tête.
« … Non. Ce n’est pas nécessaire. »
Une autre silhouette émergea de l’obscurité. La lumière d’un réverbère se posa sur lui.
Un chevalier des Sentinelles : Maximilian.
Les yeux de Pexy s’écarquillèrent.
« Messire chevalier ? »
Maximilian arriva à l’heure, fit face à Pexy et lui tendit un document frappé du sceau des Sentinelles. Dans le même temps, il lui passa des menottes aux poignets. Des menottes à mana, qui entravaient la circulation du mana.
« Pexy von Arzen. »
Maximilian prononça son nom.
« À compter d’aujourd’hui, vous êtes placée en détention pour 35 jours. »
Inutile de fournir d’autres explications. C’était un pouvoir exceptionnel, réservé aux chevaliers de l’Empire.
……
J’avais placé Pexy von Arzen, mage de cinquième rang de la Tour de magie Sentio, dans la prison souterraine de l’Ordre des Sentinelles. Comme cela ne s’était jamais produit auparavant, la Tour de magie nous avait aussitôt adressé une lettre pour exprimer son inquiétude.
J’appris que Jun Kandel, son protecteur, était furieux.
Mais il ne passa pas à l’action de façon irréfléchie. Était-ce parce que sa sœur l’avait retenu, ou parce qu’il tenait à sa dignité ?
Je rencontrai d’abord le Commandant adjoint Anton.
« … »
Anton était assis en face de moi, le visage grave.
« Chevalier Maximilian, aucun chevalier n’a jamais ordonné la détention d’un mage de la Tour de magie Sentio. Et vous n’avez aucune raison de le faire. »
« Il y a une raison. »
« Vous n’avez aucune preuve. »
J’acquiesçai.
« Je comprends. Mais elle a déjà tué huit Impériaux. Deux étaient des nobles, et l’un d’eux était un enfant. Pour éviter d’autres victimes, je n’avais pas d’autre choix que d’agir ainsi. »
« … Parce que vous n’avez aucune preuve ? »
« Oui. Puisqu’il n’y a pas de preuve, j’ai décidé d’user du pouvoir d’un chevalier pour en obtenir. »
« Si vous la détenez, vous pourrez obtenir des preuves ? Vous comptez les fabriquer au grand jour ? »
Anton semblait en colère, ce qui était rare.
« Ce n’est pas ce que je veux dire. »
Je tendis à Anton le cercle magique et les formules du « Cerveau chimérique ».
« Pexy von Arzen n’est pas Pexy von Arzen. Dans les 35 prochains jours, elle se transformera en quelqu’un d’autre. »
« … Se transformera ? »
« Oui. C’est une criminelle qui a utilisé une magie interdite et dévoré le cerveau de la véritable Pexy von Arzen. »
Anton me dévisagea.
« Dois-je comprendre que vous n’avez pas l’intention de fabriquer des preuves ? »
« En tant que noble de l’Empire, je n’ai jamais envisagé une chose aussi vile. »
Bien sûr que si, j’y avais pensé.
Anton laissa échapper un faible soupir.
« La Tour de magie est une institution colossale. Même nous ne pouvons pas nous permettre de la traiter à la légère. Et nous ne devrions pas le faire. De plus, il ne fait presque aucun doute qu’elle sera promue mage de sixième rang. »
« La raison ? »
« Parce que je suis un Ebenholtz. »
Anton écarquilla les yeux, incrédule. Il étudia longuement mon visage, puis demanda :
« Est-ce aussi pour l’Empire ? »
Je soutins son regard et souris.
« … Commandant adjoint. »
Si je ne le tuais pas maintenant, cet Izenheim finirait par gravir les échelons jusqu’aux plus hautes sphères de l’Empire.
« Mes convictions et mes principes ne valent que pour l’Empire. »
Alors, quand l’occasion se présenterait, je devrais le tuer.
……
Crac !
La porcelaine se brisa. C’était une précieuse pièce blanche que Jun Kandel avait remportée aux enchères pour une somme colossale. Il hurla et fracassa les meubles. Le mana ondulait dans le corps du mage furieux.
« Je vous en prie, ne vous mettez pas dans un tel état. »
Jun tressaillit en entendant cette voix calme. Il pivota brusquement et lança un regard noir à sa sœur cadette.
« Comment veux-tu que je ne sois pas en colère ? Ce salaud de Maximilian… ! »
« Nous n’avons aucune raison de nous mettre en colère, pas encore. »
« Quoi ? Tu… »
« Tu avais l’intention d’épouser cette femme ? »
Jun Kandel serra les dents. Sa sœur inclina la tête.
« Vraiment ? Tu voulais vraiment épouser une simple mage noble de province ? »
« … »
Jun se mura dans le silence. Sa sœur demanda doucement :
« Et puis, tu en es sûr ? De leur côté, ils en ont l’air convaincus. »
« Convaincus de quoi ? »
« Convaincus qu’elle est innocente. Tu étais auprès d’elle. Tu n’as rien remarqué de suspect ? »
Des scènes défilèrent dans l’esprit de Jun.
Parfois, elle crachait du sang ; parfois, elle se pressait les tempes en disant qu’elle avait mal à la tête ; parfois, elle s’éclipsait en cachette pour vomir… Cette silhouette si fragile.
« Elle disait souffrir d’une maladie chronique. À cause de ça, elle ne peut pas rester enfermée. Pexy n’est pas qu’une question de mariage, c’est un atout pour la Tour de magie, non, pour notre maison Kandel… »
« Prends sur toi. »
Sa sœur arrêta Jun Kandel, qui cherchait n’importe quel prétexte pour courir auprès d’elle.
« Si une maladie peut tuer en seulement 35 jours, elle n’a jamais été un atout. »
« Tu t’entends parler ? »
« C’est un jugement parfaitement rationnel. »
Jun haletait toujours. Sa respiration était devenue trop saccadée. Si elle continuait à lui barrer la route, il semblait prêt à exploser.
« Qu’est-ce que Père fait ? C’est pratiquement une déclaration de guerre d’Ebenholtz ! »
« Avant ça, peux-tu dire à Père que tu comptes épouser une femme insignifiante qui s’appelle Pexy ? »
« Toi… ! »
Jun hurla.
Sa sœur réprima un soupir.
« Si tu tiens vraiment à agir, n’y va pas toi-même. »
Elle poursuivit à voix basse :
« Utilise la presse, grand frère. »
« … La presse ? »
« Oui. Même pour la Tour de magie, c’est sans précédent. On peut tout à fait profiter de son influence et faire de la presse une arme. »
La Tour de magie Sentio était farouchement attachée à son prestige. Elle ne resterait jamais les bras croisés si son honneur était bafoué. Surtout si l’adversaire était l’Ordre des Sentinelles.
« … Exactement ! C’est ça ! »
Comme frappé par une révélation, Jun Kandel se précipita dehors.
Sonnet Kandel le regarda partir et esquissa un sourire amer.
S’allier à la presse était parfaitement approprié et efficace. La vraie question était de savoir comment le camp adverse réagirait.
Si l’adversaire se laissait effrayer par cette avalanche médiatique et gardait le silence, ou s’il reculait et se contentait d’attendre, alors ce serait un amateur.
S’il n’était pas un amateur…
« Il ne l’évitera pas. »
Au contraire, il élargirait le terrain et ferait connaître ses certitudes au monde entier.
Maximilian von Ebenholtz.
Quel genre d’homme était-il, au juste ?
Sonnet s’assit en silence sur le canapé et ferma les yeux. Elle s’abîma dans ses pensées, tentant de se représenter un homme qu’elle n’avait encore jamais rencontré.
Pourquoi avait-il soudain placé Pexy en détention ? Qu’avait-il vu en elle ? Où et comment avait-il acquis une certitude assez forte pour risquer sa vie de chevalier ?
……
[L’Ordre des Sentinelles dépasse-t-il ses prérogatives ?]
[L’Ordre des chevaliers déclare la guerre à la Tour de magie !]
[Stupeur ! L’héritier Ebenholtz fait arrêter de force une mage]
Le chevalier des Sentinelles Maximilian avait placé en détention une mage de la Tour de magie Sentio. Tandis que d’innombrables articles à sensation inondaient la presse impériale, le Jemion Daily était le seul à garder le silence.
Lui aussi avait reçu une offre de financement considérable de la maison Kandel, mais la rédactrice en chef Celine ne se précipita pas.
« Mais qu’est-ce qui se passe, bon sang ? »
« Ça faisait longtemps qu’on n’avait pas eu une affaire pareille. »
« Profitez-en tant que ça dure. »
Dans la salle de rédaction, les journalistes étaient surexcités par la situation. La Tour de magie et l’Ordre des chevaliers, Ebenholtz et Kandel. Deux puissances colossales semblaient sur le point de s’affronter pour une seule mage.
« Au fait, c’est vrai que cette mage est la maîtresse de Jun Kandel ? »
« C’est ce que disent les rumeurs. Il y en a même qui racontent n’importe quoi, comme quoi Maximilian aurait tenté sa chance avec elle et se serait fait repousser. »
« Hé, celle-là est plutôt drôle. »
La rédactrice en chef Celine jeta un coup d’œil à Alphonse, installé au bureau du coin. Malgré toute l’agitation, il était assis seul, absorbé par son écriture.
« Qu’est-ce que tu fais ? »
« J’écris un article. »
« … Je croyais qu’on avait décidé de ne pas prendre part à cette guerre. »
« Ça ne m’a jamais intéressé, de toute façon. Si les nobles veulent s’entre-déchirer, qu’ils fassent toutes les conneries qu’ils veulent. »
« … »
Celine parcourut l’article d’Alphonse. Comme la fois précédente, il parlait d’un ouvrier blessé dans un accident à l’usine et d’une entreprise qui refusait de lui verser une indemnisation.
« Très bien. Continue comme ça, ne t’arrête pas. »
Sa constance était presque rafraîchissante.
Et c’est alors que…
Boum !
La porte de la salle de rédaction s’ouvrit à la volée et un journaliste entra en courant, à bout de souffle.
« Rédactrice en chef ! Nous venons de recevoir un message du chevalier Maximilian ! »
Le message disait ceci : il publierait, dans le Jemion Daily, l’intégralité de sa position sur la détention de Pexy von Arzen, sans rien omettre.
Autrement dit, le chevalier nommé Maximilian lançait un défi à la vie ou à la mort.
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