Chapitre 247
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Traducteur : Coughing Baby
Éditeur : Coughing Baby
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Chapitre 247 : Là où pointe la lumière (2)
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Tic-tac. Tic-tac.
Sous la tente du pavillon oriental, Tatiana baissa les yeux vers sa montre-bracelet.
Tic-tac. Tic-tac.
Depuis que la rumeur s’était répandue selon laquelle Maximilian détestait les montres-bracelets, presque tous les soldats orientaux, les hauts fonctionnaires et les cadres du Parti en avaient reçu une.
À Lobrus, tout ce que l’Empire détestait devenait à la mode.
Tic-tac. Tic-tac.
Pourtant, son attention se portait moins sur le temps qui passait que sur le soleil couchant.
Tic-tac. Tic-tac.
Il était quatre heures de l’après-midi. Le soleil déclinait lentement depuis son zénith, en route vers cet instant de la journée où l’acier prenait les reflets les plus ardents.
Prrr.
Elle fit vibrer ses lèvres, puis abaissa son poignet comme si elle venait de prendre sa décision.
« Enlevez le rideau. »
Notre art, c’est la sculpture.
Une sculpture qui reflète la lumière a besoin de la chaleur du soleil.
« D’abord, l’hymne national de Lobrus. »
« Oui. Prêts ! »
Au signal des Adversaires, l’hymne retentit.
Sa première note s’éleva du sous-sol.
L’orchestre invité s’aligna devant le pavillon oriental, et les voix graves du chœur d’hommes se répandirent sur le pavé de la place, telles un écho.
L’hymne de l’Union orientale n’avait rien de joyeux ni de pompeux.
C’était un chant de marche, presque un hymne religieux, qui évoquait le labeur sacré, la terre maternelle et le peuple, ses enfants.
Ce son étrange attira les passants.
« Quoi, ils commencent déjà ? »
« L’Orient passe en premier ? Pas l’Empire ? »
Au début, ce n’était que de la curiosité. Certains étaient même venus pour se moquer.
Mais cinq minutes à peine s’écoulèrent.
Durant ces cinq minutes, tandis que l’hymne passait du premier au deuxième couplet et que le chœur gagnait en ampleur, le brouhaha de la place s’éteignit peu à peu.
Il y avait dans ce chant une gravité qui réduisit même au silence ceux qui étaient venus rire.
« … »
Tatiana ferma doucement les yeux, devant les cordes de la tente.
Son cœur battait à tout rompre.
Était-ce la nervosité ?
Non.
C’était le tremblement d’une créatrice qui présentait enfin au monde l’enfant auquel elle s’était consacrée corps et âme pendant des mois.
Elle vérifia une dernière fois l’inclinaison du soleil couchant.
C’était le moment où l’acier brûlait.
« Ouvrez ! »
Au point culminant de l’hymne, alors que le chœur atteignait sa note la plus haute, la tente rouge s’effondra.
Derrière le rideau écarlate qui s’écoulait comme une cascade, quelque chose apparut.
Deux silhouettes.
À gauche, un ouvrier levait un énorme marteau de forge. À droite, une mineuse serrait une pioche dans sa main.
L’homme et la femme, forgés dans l’acier, s’élançaient côte à côte, croisant le marteau et la pioche au-dessus de leurs têtes.
Ensemble, les deux géants d’acier les brandissaient vers le ciel.
C’était l’idéologie orientale elle-même, façonnée dans l’acier. Seul le travail du peuple permettait de faire surgir la puissance de la terre.
La lumière du soleil tomba sur la statue.
Ses arêtes s’embrasèrent d’écarlate, comme du métal en fusion tout juste extrait d’un four. Comme si la sueur de milliers de personnes s’y était amassée avant de prendre feu.
« … »
Les regards des Adversaires se figèrent. Ceux des fonctionnaires de Lobrus aussi.
Sans même s’en rendre compte, ils portèrent la main à leur cœur.
L’hymne continuait, toujours plus fort.
Sur la place, les citoyens de Lobrus, les ouvriers invités et les agents se mirent à chanter à leur tour, les uns après les autres.
Ils se tenaient au cœur de la capitale d’un autre pays, à des milliers de kilomètres de chez eux, et contemplaient leur patrie d’acier rougeoyant.
Le mot « magnifique » ne suffisait pas.
« Si j’ai de la fierté ! Si j’ai de l’espoir ! »
Tatiana Volkov lança ces mots de toutes ses forces vers la statue de Lobrus.
Son cri s’éleva au-dessus des vagues du chœur.
« C’est l’Union orientale elle-même ! »
Ouah !
Les Orientaux éclatèrent en acclamations. Les citoyens des autres nations applaudirent, comme envoûtés.
Clap, clap, clap, clap, clap.
Les Adversaires portèrent leur attention sur Tatiana.
Quelques instants plus tôt, elle mesurait minutieusement l’angle du soleil. Pourtant, si le Guide suprême l’avait reconnue, ce n’était pas sans raison.
« Nous avons gagné. »
Ils en étaient certains.
Aujourd’hui, cette place appartenait à Lobrus.
Les cris et les acclamations qui l’emplissaient en étaient la preuve.
Ouah !
Au milieu des paroles lobrussiennes qui résonnaient sur la place, Tatiana jeta un regard quelque part.
De l’autre côté de la place.
Vers la tente noire de l’Empire, toujours silencieuse.
Le soleil n’allait pas tarder à se coucher.
À quoi pensait le chevalier qu’on appelait un monstre ?
* * *
La statue de Lobrus avait été dévoilée.
La foule était venue la contempler. Les regards admiratifs et les éloges fusaient, tandis que les journalistes braquaient leurs objectifs sur elle.
« … Comme prévu. »
Maximilian hocha lentement la tête, lui aussi.
C’était la première fois, dans cette vie, qu’il la voyait de ses propres yeux.
Même avant sa régression, elle était considérée comme le summum de l’art de Lobrus, un chef-d’œuvre que l’on retrouvait dans tous les manuels scolaires.
L’homme et la femme d’acier rougeoyant étaient effectivement magnifiques.
Ce qui en faisait des seconds rôles encore plus efficaces.
« Préparons-nous, nous aussi. »
Il s’adressa à tous ceux qui se trouvaient dans le pavillon impérial.
Tous les acteurs étaient maintenant en scène. Il était temps que la vedette fasse son entrée.
…
« Waouh ! »
Leutern laissa échapper un cri admiratif sans s’en rendre compte.
Il tenait une brochette dans une main et une boisson dans l’autre.
« Regardez-moi ça ! On dirait que ça brûle ! Waouh ! »
« … Je vous en prie, n’applaudissez pas, Votre Grâce. Les citoyens impériaux vont vous voir. »
Bern s’empressa de le retenir. Leutern reprit ses esprits avec un temps de retard, puis grogna.
« C’est vrai. Ces abrutis ont caché un tel trésor. Mais moi, je fais confiance à Max ! »
« … Ah oui ? »
« Je vous le dis ! Vous voulez parier ?! »
Leutern n’était pas le seul spectateur.
Tous les invités impériaux importants, dont Ezel et Sonnet Kandel, observaient la statue et lui reconnaissaient ses mérites.
« On dirait qu’elle condense toute l’idéologie orientale. »
« … Elle est bien réalisée. »
Sonnet la regardait d’un air indifférent, tandis qu’Ezel pinçait les lèvres. Ni l’une ni l’autre ne pensait que l’adversaire serait facile à battre.
« … »
Kairon et les chevaliers de l’Ordre des Sentinelles restèrent un instant sans voix. C’était le genre de symbole qui parlerait tout particulièrement aux soldats et aux chevaliers.
« Cliff. Va nous chercher une canette de bière. »
« Oui. »
Tendus, ils se surprirent à chercher à boire et à manger sans raison particulière.
Et quelque part, à Prozen.
Dans un endroit que ni la foule, ni les journalistes, ni même les agents ne pouvaient connaître.
Le personnage le plus illustre de l’Empire contemplait lui aussi en silence la statue, embrasée comme le soleil.
…
Le soleil se coucha.
Tandis que la nuit gagnait Prozen, les lumières s’allumèrent une à une autour de la place et de l’étang. La ville en fête n’avait rien perdu de sa vitalité.
Seul le pavillon impérial, toujours fermé, détonnait.
« Bâîîîlle… Toujours rien ? »
Halbert Goring était sorti après avoir dormi à son hôtel. Il bâilla à s’en décrocher la mâchoire et jeta un regard ennuyé au pavillon impérial.
« … L’édition de Prozen est différente, d’une manière ou d’une autre ? »
Assise sur un banc, Ezel feuilletait l’édition en langue prozénienne du manga L’Exclu.
« Je n’ai aucune idée de ce qui passe par la tête de Maximilian. Et toi ? »
« Non, moi non plus, mon frère. »
Jun Kandel et Sonnet Kandel prenaient un repas tardif dans un restaurant voisin.
Dehors, les journalistes de toutes les nations s’étaient regroupés, leur enthousiasme complètement retombé.
« … Hé. Qu’est-ce que vous en pensez ? »
« On dirait que les salauds d’Impériaux ont eu la trouille. Ils doivent être dans cette tente, en train de paniquer et de se demander quoi faire. »
« Hahaha. Alors, demain, la une titrera : “L’Empire silencieux”. »
À leurs yeux, l’issue était déjà décidée.
« Ils feraient mieux de mentir et de prétendre que des terroristes les ont attaqués. »
« Et la une titrerait alors : “L’Empire terrorisé”. »
Tous passaient le temps en imaginant les gros titres des journaux du lendemain.
Les citoyens maudissaient la lenteur de l’Empire, se demandant combien de temps ils devaient encore attendre pour un bâtiment aussi insignifiant.
« Ah, merde… Qu’est-ce qu’ils attendent, bon sang ? »
« Laisse tomber, partons. S’ils ne peuvent pas le montrer, c’est qu’il n’y a rien à voir. »
« Ces porcs d’Impériaux ne savent rien faire à part se vanter. »
Les uns après les autres, ils commencèrent à quitter la place.
C’est alors que cela se produisit.
Une mélodie limpide éclot quelque part.
Les premières mesures reprenaient l’hymne national de Prozen, un geste musical respectueux envers le pays hôte.
« Hein ? »
« Hum ? »
Les gens s’immobilisèrent.
La mélodie s’éteignit doucement et, après un demi-temps de silence, un hymne tout à fait différent commença.
« … ? »
C’était une mélodie que chaque citoyen impérial connaissait jusque dans ses os, et pourtant, au moment où elle atteignait ses oreilles, elle lui semblait étrangement nouvelle.
L’hymne impérial, réarrangé pour orchestre.
« Le pavillon impérial ! »
Quelqu’un cria.
Était-ce un journaliste ou un jeune homme à l’œil vif ?
Quoi qu’il en soit, à ce cri, les gens se précipitèrent vers le pavillon.
« Le pavillon impérial ouvre ! »
Dans les restaurants, ils abandonnèrent leurs fourchettes et, dans les bars, sortirent en courant, leur chope de bière encore à la main.
« Ils se décident enfin à sortir… »
Les nobles, épuisés, qui étaient rentrés à leur hôtel, ouvrirent grand leurs fenêtres.
« Hé, hé. Allons-y ! »
« On y va ! »
« Putain, les salauds d’Impériaux auraient pu se décider plus tôt… »
Les journalistes ressortirent leurs carnets rangés. Des pères hissèrent leurs enfants sur leurs épaules. Les marchands des étals et même les agents en patrouille se joignirent au mouvement.
Presque tous ceux qui s’étaient dispersés dans la journée regagnèrent la place.
Certains venaient par simple curiosité. D’autres étaient prêts à rire. D’autres encore ne cherchaient qu’un prétexte pour critiquer.
Quelles que fussent leurs raisons, tous se dirigeaient dans la même direction.
« … Qu’est-ce que c’est que ça ? »
Pourtant, les musiciens étaient introuvables.
L’orchestre et son chef semblaient avoir disparu, mais la représentation continuait.
Le son ne venait d’aucun point précis. La musique emplissait tout l’espace de la place.
L’hymne commença par un solo de violoncelle.
À chaque mesure, il prenait de l’ampleur.
Les violons et les altos s’y joignirent, et les cordes se répandirent dans l’air.
C’était la mélodie qu’un citoyen impérial de trois ans savait fredonner, mais, sous la direction de Richard, maître musicien, l’orchestre lui donnait l’allure d’un tout autre morceau.
La foule retint son souffle. Les yeux rivés devant elle, elle écoutait la musique.
Alors que la représentation s’adoucissait peu à peu, la tente se détacha comme si l’obscurité s’écoulait vers le sol.
Derrière elle se trouvait…
Une structure qui n’était pas haute.
« Hein ? »
« Qu’est-ce que c’est ? »
« Quoi ? »
Un pavillon de pierre noire.
Un bloc de pierre lisse, surmonté d’une forme qui ressemblait à un aigle sculpté, difficile à distinguer dans la nuit.
Il était élégant et assez haut, mais n’arrivait même pas à la cheville de la Tour de Prozen.
« … C’est tout ? »
« Sérieusement ? »
« Ils nous ont fait attendre si longtemps pour ça ? »
« Pff ! Ils n’avaient pas dit que ce serait plus haut que la Tour de Prozen ? »
« Ils l’ont caché pendant des mois pour nous montrer un entrepôt en pierre ? »
« Comme prévu, l’Empire ne fait que se vanter… »
Les rires fusèrent de toutes parts.
Les journalistes baissèrent discrètement leurs appareils. Près du pavillon oriental, les Adversaires se trémoussèrent en ricanant.
Au milieu de cette vague de moqueries, seule Tatiana ne riait pas.
Les quolibets redoublèrent.
Puis, d’un seul coup, la musique reprit de plus belle.
La foule en eut le cœur secoué.
Au rythme de la musique qui montait en puissance, une lumière apparut à la base du pavillon impérial.
Flash !
Tout en haut du pavillon, juste derrière l’aigle, un pilier d’une blancheur éclatante jaillit droit vers le ciel.
Il s’éleva encore et encore, jusqu’à atteindre le ciel.
Les gens rejetèrent la tête en arrière autant qu’ils le purent.
Puis un deuxième faisceau s’éleva après le premier.
Puis quatre, huit, seize…
Les piliers se dressaient les uns après les autres.
Plus de cent projecteurs à mana, disposés autour du périmètre du pavillon, s’allumèrent l’un après l’autre au rythme de l’hymne.
On aurait dit que la musique convoquait la lumière, ou que la lumière lui répondait.
Les piliers du pavillon impérial atteignirent les nuages.
Les nuages s’embrasèrent d’un blanc argenté et formèrent un plafond reliant les piliers entre eux.
Des murs sans murs.
Un toit sans toit.
Le pavillon de l’Empire s’éleva dans le ciel nocturne.
Les colonnes de lumière ondulaient au gré du vent, leur mouvement se propageant au bord du ciel comme une aurore boréale.
Les réverbères de la place, les lumières autour de l’étang, toutes celles de la ville pâlirent devant le pavillon impérial.
Même dans des villages situés à des dizaines de kilomètres de là, loin de la ville, des gens qui ne s’intéressaient pas à l’Exposition universelle et peinaient à joindre les deux bouts ouvrirent leurs fenêtres.
Ils contemplèrent les piliers de lumière qui s’élevaient au-dessus de l’horizon.
À côté, la Tour de Prozen n’était plus qu’une silhouette noire et silencieuse.
À sa place, l’hymne impérial s’amplifiait sans fin.
Il engloutissait tout l’espace.
… Sur cette place immense, toutes les voix humaines disparurent.
Les touristes et les citoyens des autres nations ne purent que fixer la scène, bouche bée.
Ils en oublièrent même d’applaudir. Ceux qui ricanaient quelques instants plus tôt restèrent la bouche entrouverte.
Certains ôtèrent leur chapeau comme pour rendre hommage. Pères et enfants affichaient la même expression.
Des gens plongés dans une illusion.
Des yeux où la frontière entre le rêve et la réalité s’était effacée.
Mais pour les citoyens impériaux, cette scène avait une tout autre portée.
« Ah… »
« … »
Ils avaient retrouvé leur patrie dans le ciel d’un pays étranger, à des milliers de kilomètres de chez eux.
L’hymne impérial résonnait dans tout l’espace.
Ils éprouvaient une sensation étrange. Un frisson, une exaltation, une communion.
Mais au lieu de crier ou d’acclamer, ils se calmaient, s’enfonçant toujours plus profondément en eux-mêmes.
« Ah… »
Ils pleuraient.
Nobles, domestiques, ouvriers, cuisiniers, tous avaient les yeux rougis et les joues humides.
« … »
Une longue larme pendait aux yeux écarquillés de Leutern. Goring s’était redressé sans même s’en apercevoir et reniflait. Les soldats impériaux fermaient les yeux, leur casquette pressée contre la poitrine.
Les chevaliers de l’Ordre des Sentinelles ne faisaient pas exception.
Même la froideur forgée par l’entraînement ne pouvait rien contre les émotions qui bouillonnaient au fond d’eux.
« … Là où pointe la lumière, c’est l’Empire. »
Kairon et les chevaliers retenaient leurs larmes, mais les retenir revenait déjà à capituler.
La suite fut encore plus étrange.
Des citoyens impériaux étaient dispersés dans toute la place de Prozen. De parfaits inconnus, qui ne connaissaient même pas leurs noms respectifs.
Comme s’ils s’étaient concertés à l’avance, les Aran se tournèrent les uns vers les autres.
Quand leurs regards se croisèrent en silence, ils sourirent comme s’ils allaient pleurer.
Nul besoin de mots.
En cet instant, être Aran et se tenir sous la lumière de l’Empire leur suffisait pour se comprendre parfaitement.
La séparation entre nobles et gens du peuple, l’éloignement des villes natales et des dialectes, la différence d’âge entre les jeunes et les anciens, les frictions qui opposaient depuis longtemps l’armée régulière et la Garde impériale : tout se dissolvait sous cette lumière radieuse.
Il ne restait qu’une seule lignée.
Les Aran.
La fierté des Aran. Leur gloire. Leur honneur. Leur splendeur.
La sensation que l’étroit vaisseau nommé « moi » se brisait et se fondait dans l’immensité nommée « nous ».
Une extase inaccessible à l’individu. La certitude d’appartenir au plus grand endroit qui soit : l’Empire.
Cette magnifique cathédrale céleste en était la preuve.
Une lumière que les inférieurs ne pouvaient faire surgir. Une hauteur que seul le sang noble pouvait atteindre.
Voilà pourquoi les Aran étaient les maîtres du continent.
C’était ce que croyaient les citoyens impériaux rassemblés sur la place.
Alors tout se rejoignit : le temple de lumière, les étrangers qui inclinaient la tête comme s’ils s’agenouillaient, les visages des Aran qui riaient à travers leurs larmes.
« … »
Cette scène se reflétait aussi dans les yeux de Sebestian.
Cette nuit-là, tandis que tous les yeux de la place se mouillaient, seul un éclat de lune traversa froidement ses pupilles.
Notes :
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