Chapitre 241
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Traducteur : Coughing Baby
Éditeur : Coughing Baby
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Chapitre 241 : Expo (2)
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Une nuit froide et sombre à Lobrus.
Yelena Yumanov, ancienne Commissaire du peuple aux Affaires intérieures, désormais Maksim Voronin, directrice du camp de rééducation par le travail n° 17.
Elle était assise dans le bureau du gardien, où brûlait un feu de cheminée, et lisait le journal.
« La tragédie du Titan, présage de la chute de l’Empire arrogant ? »
Le journal célébrait le naufrage du Titan.
On s’y moquait de l’Empire et on le condamnait, tandis qu’une purge plus cruelle encore se poursuivait au cœur de Lobrus. Même le gardien Petrin, qui s’était donné pour mission de veiller sur Yelena, semblait bien plus émacié ces derniers temps.
Crépitement.
Yelena fixa le feu d’un regard absent, puis prit une autre feuille.
C’était le registre des détenus du camp de rééducation par le travail.
Un peu plus d’une centaine d’Izenheim étaient emprisonnés ici. Pourtant, leurs étranges rites religieux se poursuivaient jusque dans le camp. Grâce à l’indulgence tacite du Parti, qui prétendait « respecter la religion », ces créatures-là seules vivaient dans une paix inquiétante.
Elle avait beau y réfléchir, Yelena ne parvenait pas à accepter la situation.
Une Grande Purge avait eu lieu pour la seule raison de leur religion ? Son père avait été tué et la maison Yumanov exterminée pour appliquer les doctrines de cette foi ? D’innombrables camarades qui avaient consacré leur vie à l’État avaient été traînés à la guillotine pour cela ?
Lobrus vénérait le travail et se proclamait chef de file de l’Est. Elle ne voulait pas croire que toutes les valeurs défendues par la nation aient été souillées pour une raison pareille.
Pourtant, malgré tous ses efforts pour le nier, elle ne voyait pas d’autre explication.
Il lui faudrait alors revenir au point de départ.
La lame de la purge était tombée d’en haut. L’ordre de respecter les pratiques religieuses était lui aussi venu d’en haut.
L’approbation du sommet.
Un seul nom se trouvait tout en haut.
Le Guide suprême.
Yelena serra le registre dans son poing. Crac. Le papier se froissa.
« Écœurant. »
La haine s’insinua dans sa voix basse.
Quelle absurdité.
Il fut un temps où elle traitait les racistes de l’Empire de sauvages et tirait fierté de sa propre moralité. Elle avait affirmé que l’ignoble habitude de diviser les gens selon leur sang prouvait que l’Empire était condamné à tomber.
Mais peut-être ne révélait-on sa vraie nature que lorsque le feu vous léchait les pieds.
Johann Goethe, l’un des plus grands érudits de l’Empire, avait écrit ceci au sujet des Izenheim dans son ouvrage, « L’Empire millénaire ».
« Une peste qui excelle à poignarder les autres dans le dos, dévore leur vie par ses intrigues et ronge les fondements de la civilisation. »
C’était bien ça.
Une peste.
La maladie s’était installée dans la tête du corps nommé Lobrus et en rongeait les membres un à un. Le nom Yumanov avait été tranché de la même manière.
Crac !
Une bûche s’effondra dans la cheminée, projetant des étincelles.
La fierté des Yumanov, à laquelle elle ne pouvait renoncer même après avoir tout perdu.
S’il fallait mériter la haine, elle en avait largement le droit.
Les braises mourantes avaient trouvé dans la vengeance un nouveau combustible et, du plus profond de son être, elles se remirent à brûler…
* * *
La langue et l’histoire, la culture et l’art, la science et la technologie, les bonnes manières.
J’étudiai sans relâche.
Je consacrai mon temps à me perfectionner. J’enfonçai dans mon crâne — peut-être jusque dans le « virus » — les fondements de la civilisation bâtis par l’humanité au fil des millénaires, tout ce que je ne devais jamais oublier, toutes les valeurs que nous devions préserver.
Sous prétexte de l’Expo, je parcourus Prozen de long en large. Je lus des ouvrages interdits dans l’Empire, contemplai des édifices usés par le temps et découvris une forme de liberté qui n’existait pas dans l’Empire.
Malgré tout, le tableau de Pablo revenait sans cesse à mon esprit.
Pablo Suarez Diego José Francisco de Jeula Nepomuceno María de los Remedios Cipriano de la Santísima Trinidad y Sovakin.
Son nom était si long, avec tous ses prénoms de baptême et les noms de ses ancêtres mis bout à bout, que je doutais qu’il s’en souvînt lui-même. Pourtant, la postérité l’appela tout simplement Pablo.
Le plus grand peintre de l’après-guerre, et le plus controversé.
Il bouleversa les fondements de la peinture et ouvrit de nouveaux horizons à l’art moderne. La vague de déconstruction et de recomposition des sujets dépassa la toile pour gagner la sculpture, l’architecture, le design et tous les aspects de la vie quotidienne, ouvrant grand les portes d’une nouvelle ère : celle de l’abstraction.
Avant ma régression, l’un de ses thèmes majeurs était l’art antimilitariste.
Bien sûr, il ne se limitait pas à dénoncer la guerre. Ce n’était qu’un style parmi tant d’autres.
Les idées de Pablo étaient plus proches de celles de l’Est, mais l’Est méprisait son audace, qu’il jugeait décadente, tandis que l’Empire raillait ses abstractions, les prenant pour les gribouillages d’un fou.
Pourtant, presque tous les intellectuels du continent étaient fascinés par la pointe de son pinceau.
Cela ne se produirait pas avant une dizaine d’années.
Il était tout simplement trop en avance sur son temps.
Et à présent, mes actes se peignaient sur la toile de ce maître.
L’œuvre de Pablo avait changé.
Avant ma régression, son tableau le plus célèbre représentait le bombardement d’une ville civile par l’Empire durant la guerre civile de Zerpa.
Mais ce futur avait été effacé par ma faute.
À mesure que l’histoire changeait, la place du bombardement de civils était restée vide, et la mine de Guernica avait comblé ce vide.
Le même peintre. La même colère. Le même chef-d’œuvre.
Seul le sujet historique cloué sur sa toile avait changé.
Peut-être en serait-il toujours ainsi.
Les innombrables choses que j’accomplirais au fil du temps deviendraient autant de sources d’inspiration pour les artistes à venir.
Car le nom de Maximilian était désormais à lui seul une page d’histoire.
Le problème, c’était ce que je ressentais.
Devant la toile de Pablo, une étrange envie s’éveilla en moi.
L’envie de l’effacer.
C’était la tentation de la censure, celle que partageaient tous les dictateurs, empereurs et conquérants de l’Histoire.
Je regardai cette envie en face. Je choisis de ne pas nier que cette même facette existait en moi.
Alors, devais-je les laisser tranquilles ?
Devais-je laisser Pablo, ainsi que les autres peintres et écrivains qui ne tarderaient pas à apparaître, tranquilles ?
… La réponse avait été décidée dès le départ.
Une fois mon objectif atteint, je m’exposerais tout entier au jugement des survivants.
Si nous l’emportions, après ma mort, ils exposeraient chacun l’homme que j’avais été et l’examineraient à leur manière.
Je ne pouvais donc espérer être compris.
Peu importait ce que je gardais au fond de moi. Peu importait la cause que j’avais embrassée. Peu importait la profondeur de ma solitude.
La seule version qui resterait à la postérité serait celle de moi que je leur aurais montrée. Je devais accepter de la porter, même si le portrait qu’ils en feraient était hideux.
Même après la victoire, je ne chercherais pas d’excuses.
Les archives appartenaient à l’humanité.
Dans l’Empire, bien sûr, c’était différent. Là-bas, je briserais les plumes quand il le faudrait. Tant que ma grande ambition ne serait pas réalisée, les plumes de l’Empire seraient dangereuses.
Mais au-delà des frontières de l’Empire…
Ne pouvais-je pas les laisser libres, au moins un moment ?
Un jour, après notre victoire, l’humanité devrait sortir de cette époque de dégoût et de haine, puis repartir à la recherche des valeurs justes.
Alors, nous n’aurions pas besoin des récits des vainqueurs. Nous aurions besoin des pinceaux qui avaient témoigné de cette époque.
D’un tableau comme Guernica.
Un tableau qui m’accuserait pourrait un jour devenir un tableau qui guérirait l’humanité.
Je devais donc laisser vivre les actes d’accusation contre moi.
Ne serait-ce que pour laisser derrière moi les fondations de la paix.
Croc.
Tout en mordant dans l’élégante cuisine de Prozen, je songeai à tout cela.
C’était délicieux.
La cuisine de Prozen surpassait bel et bien celle de l’Empire.
Rien que dans cette capitale, cinq ou six restaurants rivalisaient avec mon Lilac Vita, où je n’avais lésiné ni sur les meilleurs ingrédients ni sur les chefs talentueux.
« Merci pour ce repas. »
Je demandai au chef, venu me raccompagner, s’il serait intéressé par un poste dans l’Empire, mais il se contenta de sourire.
Je sortis ensuite et marchai dans l’air vif de l’automne.
« Euh, excusez-moi… »
Quelqu’un se dressa sur mon chemin.
À vrai dire, j’avais senti depuis longtemps qu’on me suivait.
« E-enchantés ! Nous sommes étudiants à l’université, à l’Université nationale de Prozen, euh… »
Leur impérial était maladroit et hésitant.
« Vous pouvez parler en langue prozienne. »
Ils étaient cinq ou six jeunes gens, vêtus avec soin, mais le regard étrangement affamé.
« Ah, oui ! Euh, nous avons appris qu’un chevalier était arrivé ici, et… »
L’un d’eux tira avec précaution un livre de sous son manteau.
C’était la traduction en langue prozienne de mon livre, « Clair de lune en contrebas ».
« Nous avons lu ce livre des centaines de fois. Vous êtes notre héros, messire ! »
La liberté était la plus grande force de Prozen, mais aussi sa plus grande faiblesse.
La littérature et l’art n’étaient pas censurés. Chacun était libre de lire et d’écrire ce qu’il voulait.
Pourtant, cette même liberté laissait se répandre sans entrave le poison qui détruirait le pays de l’intérieur.
Une contradiction née de l’époque.
« Je vois. C’est un honneur. »
J’acceptai le livre qu’ils me tendaient. Sa couverture, lissée par les nombreuses mains qui l’avaient tenue, me fit une drôle d’impression.
« N-non, c’est un honneur encore plus grand pour nous ! Et ce passage… »
Les mains tremblantes, le jeune homme ouvrit le livre.
La page était abîmée par les pliures et les passages soulignés.
« “L’ordre ne se bâtit pas par la coercition. Il naît de la soif de ceux qui le désirent.” Après avoir lu ce passage, nous n’avons pas pu dormir. »
La voix du jeune homme tremblait.
« Messire, regardez notre patrie. Toute l’année, le Parlement s’empoigne, les usines s’arrêtent à cause des grèves et les rues sont noyées dans la débauche. Et au milieu de tout cela, les Izenheim dépouillent les gens ordinaires grâce à leurs jeux d’argent. »
Les autres jeunes acquiescèrent avec ferveur.
« Les idées infâmes de l’Est s’infiltrent chez les ouvriers, mais le gouvernement ne fait rien. Tout le monde sait que le pays pourrit, et pourtant personne n’a même soif ! »
Le jeune homme qui se tenait devant les autres finit par prononcer les mots.
« Messire. Nous… en vérité, nous envions l’Empire. Si Prozen doit être sauvée, ne devrions-nous pas devenir comme l’Empire ? Une force d’Hommes de fer comme l’Ordre des Sentinelles ne devrait-elle pas fondre sur nous et trancher la tête de ces parlementaires maudits… »
C’était une phrase dangereuse.
La prononcer au beau milieu d’une place publique le rapprochait dangereusement de la trahison.
« … »
Je laissai le silence s’installer un instant.
« La soif n’a de sens que si vous savez la supporter. Jusqu’à ce que la saison propice arrive. »
Tout en parlant, je sortis un stylo-plume de mon manteau.
« L’hiver s’occupera lui-même des arbres pourris. Si la hache s’impatiente, le garde forestier ne fera que la ramasser. Votre tâche n’est pas de dévisager l’arbre, mais d’aiguiser le tranchant de la hache. »
Les idées de ces jeunes gens seraient utiles à l’Empire.
J’espérais aussi que la guerre ne s’éterniserait pas.
Je voulais mettre fin au plus vite à cette guerre épuisante et à cette histoire terrible, puis ne me consacrer qu’à ceux qu’il nous faudrait retrancher.
« Instruisez-vous. Apprenez. Trouvez vos camarades. Prenez votre place. Dans les bureaux du gouvernement, dans l’armée, dans les journaux, dans les écoles. »
Griffonnement.
J’écrivis un bref message sur la page de titre de « Clair de lune en contrebas ».
« Et attendez. »
« … Que le moment vienne ? »
Je souris légèrement.
« Oui. Votre soif fera advenir ce moment. »
Je leur rendis le livre.
[ Gardez votre soif jusqu’à la saison propice. ]
[ Dans l’attente du jour où nous nous reverrons. ]
[ Maximilian Ebenholtz ]
Les mots étaient écrits en impérial.
Les mains d’Henri tremblaient comme des feuilles lorsqu’il reçut le livre.
« Eh bien, je vais vous laisser. Ravi de vous avoir rencontrés. Je suis heureux de trouver des camarades à Prozen. »
Je tapotai une fois l’épaule de chacun des jeunes gens. À chaque fois, ils se courbèrent presque en deux.
Ils ne dormiraient sans doute pas de la nuit.
Et d’ici quelques années, certains d’entre eux se tiendraient peut-être dans des bureaux du gouvernement ou des casernes de Prozen, la main posée sur une poignée de porte.
* * *
L’hiver arriva.
La neige froide recouvrait le continent, mais les travaux des pavillons nationaux se poursuivaient dans la capitale de Prozen.
Mon quotidien, lui, oscillait entre deux extrêmes.
Une nuit, je fis pendre après un procès de chevalier presque tous les Izenheim récupérés sur le Titan. Le lendemain, je rendis visite aux artistes que je soutenais et vérifiai leurs progrès. Puis je supervisai les chantiers de Prozen.
Un rythme plutôt essoufflant.
« C’est presque terminé. »
Au domaine Ebenholtz, Yulian Spel, membre de la Garde impériale, me présenta son invention achevée : le projecteur à pierre de mana.
Cette lumière deviendrait le cœur de l’Expo et le point culminant du pavillon impérial.
Pour des raisons de sécurité, chaque pièce avait d’abord été fabriquée dans l’Empire. Le plan consistait à n’assembler le tout qu’une fois à Prozen.
« Voyons ça. »
Je connaissais la hauteur maximale que cette lumière pouvait atteindre. Je savais aussi quel choc visuel et quelle fascination sa beauté susciterait auprès du public.
Cela arriverait.
L’espace d’un bref instant, la capitale de Prozen serait illuminée par l’Empire.
Avant ma régression, cette invention avait déjà connu un succès retentissant dans le futur.
« Bien. Je vais l’activer. »
Clic !
Spel abaissa le levier. La lentille de pierre de mana ronronna doucement et émit de la lumière.
Si on l’orientait vers le ciel nocturne, toute la ville la verrait. Il s’agissait donc d’un essai à puissance réduite, dirigé vers le mur du domaine.
…
Même ainsi, un éclair d’un blanc pur qui engloutit jusqu’au son déchira l’obscurité.
Un rayon parfaitement stable, droit comme tiré à la règle.
La nuit sembla se fendre en deux sur son passage.
« À pleine puissance, le faisceau vertical s’élève jusqu’à dix kilomètres. Selon les conditions météorologiques, on le verra à des dizaines de kilomètres à la ronde. »
Je connaissais déjà cette invention.
C’était un souvenir d’avant ma régression.
[ Les colonnes lumineuses projetées vers le ciel par plus d’une centaine de projecteurs à pierre de mana atteignirent les nuages et se rejoignirent pour former un plafond. Un sanctuaire sans murs ni toit. Même dans des villages situés à des dizaines de kilomètres, les habitants virent ces colonnes lumineuses s’élever au-dessus de l’horizon…
Il ne fait aucun doute que cette lumière, qui ne possède pas un seul mur, peut être considérée comme une architecture. Si l’architecture humaine a toujours été bâtie en pierre, c’est uniquement parce que l’humanité n’avait pas trouvé de matériau supérieur à la pierre. ]
« Extrait de Cinquante édifices ayant eu le plus grand impact sur l’histoire humaine »
Yulian Spel, membre de la Garde impériale, avait inventé le projecteur à pierre de mana lui-même, mais l’architecte qui en avait fait une œuvre d’art après la guerre était quelqu’un d’autre.
Cette fois, toutefois, je ferais de leur invention ce que je voulais.
« Bien. Tu as fait du bon travail. »
J’applaudis doucement et souris. Le visage de Spel, jusque-là tendu, s’illumina aussitôt de joie.
« M-merci ! »
…
De retour à Prozen.
Un ministre impérial visita le chantier de l’Expo.
« J’ai entendu dire que Sa Majesté pourrait assister en personne à la cérémonie d’ouverture. »
« Je m’en réjouis vivement. »
Malgré mes paroles, il ne viendrait probablement pas.
L’Empereur était rongé par un terrible complexe au sujet de son apparence. Plutôt que d’exposer sa laideur au beau milieu de Prozen, il choisirait d’envoyer la Princesse Justine à sa place.
« J’ai aussi entendu dire que le duc Leutern serait de la partie. On s’agite déjà beaucoup pour savoir ce qu’il portera et tout ça. »
« Ah, vraiment ? »
Merde.
Ce salaud viendrait, c’était certain.
J’aurais préféré qu’il s’abstienne.
À ma réponse hésitante, le ministre se racla la gorge et observa ma réaction.
« Cependant, messire, vous avez d’abord quelques affaires délicates à régler. Les avez-vous vues ? »
« Des affaires délicates ? »
« Oui. Veuillez me suivre ! »
Le ministre prit d’un pas vif la direction d’un coin du centre-ville.
Je n’étais jamais venu dans cette rue.
Boumm.
Le virus sous ma clavicule pulsa avec une force inhabituelle.
« Regardez ! »
Le ministre pointa du doigt.
À l’endroit où se posa mon regard se dressait un bâtiment trop minable pour mériter le nom de pavillon national.
« C’est le Hall d’exposition des Izenheim. Ces créatures au sang mêlé, qui n’ont même pas de pays, osent se prétendre une nation et réclamer leur place ici. »
« … »
Boumm.
Une race qui n’était pas humaine osait parler de nation et ériger un pavillon national.
Boumm.
Je baissai les yeux sur les Izenheim rassemblés autour du hall d’exposition comme une nuée de fourmis et souris en silence.
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