Chapitre 220
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Traducteur : Coughing Baby
Relecteur : Coughing Baby
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◈ L’Impérialiste malgré lui
Chapitre 220
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L’eau stagnante finit toujours par croupir. Dès qu’un nom acquiert du pouvoir, des parasites éclosent dans son ombre comme des champignons vénéneux, chacun avide de se repaître de la prise de guerre. C’est dans la nature humaine.
La Société de Gennen.
Au sein de l’Armée régulière impériale, elle était devenue une clique privée, dotée d’un immense pouvoir et d’une influence considérable. Non pas qu’ils se fussent ouvertement servis du nom de Maximilian, ni qu’ils eussent commis la moindre corruption en usurpant son prestige.
Pourtant, le simple fait d’avoir participé à la campagne de répression de Gennen, désormais inscrite dans l’Histoire, et d’apparaître dans les manuels des écoles militaires leur avait conféré une influence dans l’armée bien supérieure à ce qu’ils méritaient.
« Tu n’aurais pas dû faire ça, ma fille. »
Maximilian pouvait-il couper les liens avec la Société de Gennen, cette chose qui avait grandi à partir de lui ? Justine voulait éprouver son autorité tout en la mettant à l’épreuve. Pour la Maison impériale. Pour l’Empire.
« Après tout, c’est le fils de Sebestian. »
La voix de l’Empereur se chargea d’une sombre gravité. Justine s’abîma dans ses pensées. Elle voulait croire en Maximilian, mais savait qu’elle ne pouvait se le permettre. Elle comprenait trop bien à quel point la « confiance » était fragile pour celle qui se tiendrait un jour au sommet de l’Empire, combien elle était superflue, et quel poison elle pouvait devenir.
« Même si Maximilian venait à se corrompre et à lever l’étendard de la rébellion, il ne pourrait jamais vaincre Sebestian. »
L’Empereur en était certain. Il connaissait la nature de Sebestian. Ou plutôt, il croyait la connaître. À ses yeux, Sebestian était un homme qui n’hésiterait pas à trancher la tête de son propre fils si cela servait la Maison impériale.
« Je fais confiance à Sebestian. »
L’arrogante certitude de l’Empereur exaspérait Justine, même si elle la comprenait. Un père qui accordait une confiance aussi absolue à Sebestian lui paraissait faible, et pourtant, elle enviait cette capacité à faire si profondément confiance à quelqu’un.
« Alors, toi aussi, tu peux simplement te servir de Maximilian comme d’une épée. »
Une lame qu’elle pourrait manier à sa guise. Un vassal dépourvu d’ambitions politiques, qui s’abaissait de son plein gré pour devenir le piédestal de l’Empereur. Voilà ce qu’avait été Sebestian pour lui. Maximilian pourrait-il en faire autant pour elle ?
« …… »
Seule dans sa chambre vide, la princesse se replia sur elle-même, s’enfonçant dans les profondeurs de sa conscience.
Quel jugement Maximilian rendrait-il sur la Société de Gennen ? Pourrait-il abattre ceux qui avaient partagé son histoire ? Pourrait-il supporter cette douleur et agir de son plein gré ?
Elle prit l’autobiographie de Maximilian, posée dans un coin de la pièce, et l’ouvrit.
[ ……L’Histoire est une lutte entre les races. Nous, les Aran, sommes ceux qui créent la civilisation et guident le monde, tandis que certaines sous-espèces ne sont que des virus qui parasitent et détruisent ce que la civilisation a bâti. ]
[ Par conséquent, la lutte des Aran est un dévouement au salut de l’humanité tout entière, un sacrifice sublime que seuls les Aran peuvent supporter…… ]
Un peuple sans histoire. Des parasites qui s’insinuent en silence sur le continent comme des démons et corrompent la pureté de l’humanité.
Justine suivit du bout des doigts ces phrases féroces et envoûtantes.
Maximilian Ebenholtz.
C’était un homme qui regardait dans la même direction qu’elle, qui partageait le même abîme.
Et pourtant, si elle ne pouvait s’empêcher de douter de lui, c’était peut-être parce que……
* * *
Au bureau administratif de l’Ordre des Sentinelles, je parcourais les dossiers des adjudants d’Edmund.
Le capitaine Kane et le capitaine Heintz, les « cibles » de Georgen.
Les renseignements réunis par Georgen à leur sujet portaient essentiellement sur leur ascendance. Si leurs registres familiaux s’avéraient falsifiés, ils n’échapperaient pas à la peine capitale prévue par le Code civil impérial. Et même si ce n’était pas le cas, une fois que Georgen avait une prise sur vous, l’interrogatoire et la torture devenaient difficiles à éviter.
Pourtant, mes pensées s’attardaient moins sur les adjudants d’Edmund que sur Edmund lui-même.
À quel point Edmund était-il impliqué dans la révolution, à présent ?
Edmund Bwindol avait été mon point de départ.
Il ne le saurait sans doute jamais, mais c’était lui qui m’avait gardé en vie, qui m’avait libéré. Lui qui m’avait transmis des informations sur l’avenir, lui encore qui, au tout dernier instant, m’avait mis entre les mains la clé qui devait me renvoyer dans le passé. Tout cela, c’était Edmund.
« …… »
Je retournai brièvement à l’époque qui avait précédé ma régression, puis chassai ces pensées et pris le dossier suivant.
Le général de division Rudolf et le général de brigade Olise, tous deux membres de la Société de Gennen.
Ces deux-là avaient franchi la ligne. Ils avaient bel et bien accepté des requêtes. Des demandes de nomination parmi les plus dangereuses.
Quand ce genre de demandes se multipliait, un imbécile comme Leutern II pouvait se retrouver commandant sur le terrain du jour au lendemain. Ces individus imposaient presque toujours des méthodes inefficaces et sapaient le moral des troupes. Ils se livraient à de nouvelles malversations pour récupérer l’argent dépensé à acheter leur poste. Ivre de leur propre autorité, ils s’en prenaient sans raison à leurs subordonnés et les envoyaient dans des situations où ils trouveraient la mort.
C’était exactement ce qu’avait fait Leutern avant ma régression.
Toc. Toc.
On frappa à la porte. Le secrétaire l’ouvrit avec précaution.
« Le général de division Maut est arrivé, monsieur. »
Je lui fis signe d’entrer. Maut s’exécuta. Son teint rappelait celui d’une tartine trop grillée.
« Cela faisait un moment, général de division Maut. »
Je pris la parole tandis qu’il s’installait sur le siège en face de moi.
« Le général de division Rudolf et le général de brigade Olise seront traduits devant la Cour des chevaliers. »
« ……Oui. Je comprends. »
La voix de Maut était grave.
« C’est exactement ce qui doit arriver. »
Il semblait s’être préparé à cette issue. Il ne chercha ni à se justifier ni à réclamer la clémence.
« Malgré tout…… au nom de mes subordonnés, je tiens à vous dire sincèrement que je regrette de vous avoir déçu. »
« …… »
Il y avait parfois des gens qui surprenaient. Le général de division Schweitzer avait une personnalité tordue, mais, en tant que stratège militaire, il comptait parmi les meilleurs du continent. Le général de division Maut, lui, avait l’intégrité et l’estime de ses pairs qui lui permettaient de courber la tête devant les fautes de ses subordonnés. Après un examen approfondi de ses finances personnelles, on ne trouva presque aucune trace de fortune illicite.
« Vous n’avez pas à vous excuser. Vous n’avez jamais été leur représentant. »
Je traçai une ligne entre Maut et eux. Un léger tressaillement passa au coin des lèvres de Maut.
« Voyez plutôt cela comme une occasion. »
« ……Une occasion ? »
« Oui. La réforme de l’armée exige que les promotions reposent entièrement sur le mérite. »
Un général de l’armée régulière venait de perdre la tête pour des demandes de nomination et des pots-de-vin. Cet incident méritait qu’on en fasse l’occasion de remodeler les forces régulières.
« Les promotions et les sélections, de l’école militaire jusqu’au terrain, doivent se décider uniquement en fonction du talent et des compétences. »
L’armée impériale recelait certainement des talents méconnus. Cet immense Empire ne manquait pas de gens compétents. Pourtant, d’innombrables pots-de-vin et démarches en coulisses les avaient enterrés, tandis que des soldats doués uniquement en politique avaient rejoint la Garde impériale et précipité le continent dans le chaos.
« Je pense que vous comprenez ce que je veux dire, général de division. »
Écarter les arrangements secrets et évaluer chacun sur ses seules compétences. Si je pouvais mettre à profit la Société de Gennen, qui avait pris forme à mon insu, ce serait la meilleure façon de procéder. Puisqu’ils allaient de toute façon exercer leur influence sur les nominations, autant corriger les réflexes qui guidaient leurs décisions.
« ……Compris. »
Maut hocha la tête, le visage fermé. Je l’observai un instant, puis esquissai un léger sourire et lui tendis la main.
Cette poignée de main avait une profonde signification.
……
À la Cour impériale des chevaliers, je me présentai en personne au siège de l’accusation et réclamai la peine de mort pour le général de division et le général de brigade accusés de corruption et de nominations illicites.
« Les accusés sont condamnés à mort. »
Le juge répéta ma demande comme un perroquet. Les deux généraux d’âge mûr, qui avaient porté ces grades sur leur poitrine, furent emmenés sans même avoir la force de se relever seuls.
Les gradins de la Cour des chevaliers étaient si silencieux qu’on aurait pu les croire vides. Pourtant, de nombreux regards dissimulés m’observaient depuis cette quiétude.
Il n’y avait pas seulement les agents de Georgen, en quête de quoi que ce soit à me reprocher, mais aussi les ombres de la Maison impériale.
Je jouais la loyauté pour eux.
Rompre sans pitié les liens personnels, au seul profit de l’Empire. Retrancher dans la douleur des compagnons avec qui j’avais partagé un champ de bataille. Jouer le rôle de celui qui en était capable.
Je ne pouvais pas dire au nom de quoi je jouais la loyauté, mais je la jouais tout de même.
Gaspiller ce temps précieux à ne faire que prouver sa loyauté pour la loyauté elle-même.
« Le procès devant la Cour des chevaliers est clos. »
En entendant le juge prononcer ces mots, une pensée me traversa sans que je l’aie cherchée.
Combien de temps encore pourrais-je me retenir ?
* * *
Pam pam, pam pam pam, pam pa ra pam pam pam pam
Un clairon strident déchira l’aube sur la frontière orientale.
« …… »
Edmund n’avait pas fermé l’œil de la nuit. Il fixait l’enveloppe rouge posée sur son bureau : l’ordre d’enquête interne envoyé par Georgen, qui y consignait ses soupçons sur les origines de ses subordonnés. Il avait perdu le compte des centaines de fois où il l’avait relue.
« Ah…… »
Edmund laissa échapper un long soupir et s’approcha de la fenêtre. Sur le terrain de parade, des soldats en tenue de combat se tenaient en rangs impeccables.
Une opération d’extermination de bêtes mutantes était prévue pour la journée.
Les monts Kitan, à l’est, abritaient de nombreuses bêtes mutantes. Sans ratissages périodiques, les dégâts infligés aux habitations civiles voisines seraient considérables ; de plus, ces montagnes accidentées, infestées de bêtes, risquaient de servir de voie d’infiltration aux États ennemis. L’opération était donc cruciale et comptait dans l’évaluation des commandants.
Clac.
Edmund boucla son épée à sa taille et glissa un pistolet dans son étui. En tant que colonel, il comptait mener lui-même les soldats.
« Allons-y. »
Edmund quitta son bureau et monta dans le véhicule de commandement. Le chauffeur se raidit, les mains crispées sur le volant.
Boum. Boum. Boum.
En marchant avec les soldats, ils atteignirent une région où la chaîne de montagnes s’étendait à perte de vue. L’unité avançait selon la formation convenue et encerclait la montagne. À un moment, d’étranges cris roulèrent depuis les profondeurs.
Grrrrrrrr……
Bientôt, les bêtes mutantes apparurent : un croisement d’ours et de loups, corrompus par le mana et devenus féroces.
« En joue, feu ! »
Le combat se déroula exactement comme lors des exercices. Les vrais affrontements ressemblaient à l’entraînement ; l’entraînement ressemblait aux vrais affrontements. Ils gardèrent la formation répétée d’innombrables fois.
Bang ! Bang ! Crac !
Les coups de feu ébranlèrent la vallée. L’immense majorité des soldats ordinaires se reposait principalement sur les armes à feu. Même les officiers de la section d’élite de l’Empire, si leur affinité avec le mana était faible, avaient tout intérêt sur le terrain à combiner leurs capacités physiques et une arme à feu.
Bang ! Bang ! Tatatatang !
Edmund observait la scène de loin, le regard calme. Le capitaine Heintz, son adjudant, se distinguait des soldats ordinaires. Elle tenait une épée plutôt qu’un fusil, privilège que le colonel Edmund lui avait accordé à elle seule.
Fschh !
La lame que Heintz projeta en avant trancha net le cou épais d’une bête mutante d’un seul coup. Son aura d’épée faucha les membres de la créature. C’était une excellente officière, qui maîtrisait remarquablement l’escrime et le mana, un talent rare même au sein de l’armée régulière.
Bang ! Bang ! Crac !
Les tirs et les explosions se succédèrent sans relâche. Au coucher du soleil, le ratissage de la journée prit fin. La montagne s’était déjà noyée dans l’ombre.
« Nous campons ici. »
L’opération devait durer trois jours. L’ordre d’Edmund fut transmis par les commandants de compagnie. Les soldats se déplacèrent avec une précision parfaite et dressèrent le camp.
« Hum. »
Le commandant du régiment était satisfait de la discipline de l’unité.
« Colonel Edmund ! »
Un opérateur radio accourut et lui tendit un télégramme.
« Colonel Edmund ! Une nouvelle urgente de la capitale ! »
Edmund prit le communicateur de campagne et reçut le message. Le télégramme était bref, mais son effet fut à la mesure de sa brièveté.
« ……C’est exact ? »
« Oui, monsieur. »
Le chevalier Maximilian avait réclamé la peine de mort pour deux généraux appartenant à la Société de Gennen, invoquant des pots-de-vin et des nominations illicites.
« …… »
La Société de Gennen. Edmund connaissait bien son existence et son influence. À mesure que Gennen s’était stabilisée et relevée, à mesure que le prestige des Ebenholtz s’était accru, ses membres s’étaient élevés avec elle, jusqu’à devenir une véritable puissance au sein de l’armée régulière.
Et pourtant, Maximilian avait tranché sans hésiter la tête de généraux qui étaient, en pratique, ses propres bras et ses jambes.
Edmund avait déjà vu un homme agir ainsi. Un chevalier qui avait démantelé de ses propres mains toutes les factions qu’il avait lui-même bâties. Sebestian.
« Vous pouvez recevoir les détails directement du chevalier lui-même. »
« Directement ? »
« Oui, monsieur. Le chevalier Maximilian est en route. »
« …… »
Maximilian venait ici. Mais il n’était plus la même personne qu’Edmund avait connue autrefois.
« Je vois. »
Edmund posa le communicateur de campagne. L’opérateur radio le salua et se retira.
« …… »
En silence, il tourna les yeux vers un endroit précis. Ses deux adjudants s’y tenaient, couverts de sueur et de poussière.
« Capitaine Kane. Capitaine Heintz. »
Edmund leur fit signe du menton.
« Venez avec moi. J’ai quelque chose à vous dire. »
« Oui, monsieur. »
Il sortit seul. Derrière lui, des pas familiers lui emboîtèrent le pas. Edmund quitta le camp avec eux et s’enfonça dans la montagne sans prononcer un mot, vers un lieu hors d’atteinte des regards……
Combien de temps s’écoula ainsi ?
Lorsqu’ils franchirent un épais sous-bois escarpé, une falaise à pic s’ouvrit soudain devant eux. Au-delà s’étendait une mer d’un bleu profond qui les immobilisa. C’était l’extrémité de la frontière, face au territoire enneigé de Finnomia, dans le froid hivernal.
« Colonel, monsieur. De quoi s’agit-il ? »
Le capitaine Kane posa la question d’une voix grave.
Fouuu……
L’air nocturne tirait sur leurs uniformes. Edmund regarda tour à tour ses deux adjudants et parla calmement.
« Capitaine Heintz. Vous m’avez dit venir de Frieden, dans l’ouest de l’Empire. »
« Oui, monsieur. C’est exact. »
Le capitaine Heintz répondit sans la moindre hésitation.
« Kane. Vous venez du trente-sixième district central ? »
« Oui, monsieur. C’est exact. »
Selon le droit militaire impérial, les officiers et les grades supérieurs étaient soumis à une vérification rigoureuse de leurs registres familiaux et à une enquête sur leur ascendance. Si les registres qu’ils avaient présentés étaient reconnus comme des faux, la peine minimale était la mort. Edmund ne le savait que trop bien.
Fffff……
Edmund repoussa ses cheveux brun-roux et serra les dents à l’abri des regards. Il fixa Heintz et Kane, ses adjudants depuis des années, puis prit la parole.
« Des renseignements indiquent que vos registres familiaux sont falsifiés. »
« ……Monsieur ? »
Les yeux de Kane s’écarquillèrent. Il sembla incapable de parler un instant, mais Heintz s’exclama aussitôt :
« C’est… c’est impossible ! »
« …… »
Edmund ne dit rien. Il se contenta d’accueillir en silence leurs regards bouleversés.
« Falsifiés ! Colonel, monsieur ! Vous ne nous faites pas confiance ? Vous ne me faites pas confiance ? »
Le capitaine Heintz laissa éclater sa colère, la voix rauque d’indignation.
« Mes parents, à Frieden, ils… »
« Non. »
Edmund leva la main pour l’interrompre.
« ……Ma confiance ne vous est d’aucune utilité. Vous le savez tous les deux. »
Un sourire d’autodérision lui effleura les lèvres.
« Moi aussi, j’ai du sang mêlé. »
« …… »
« …… »
Heintz et Kane se turent, à court de mots. Alors Edmund leur exposa une réalité bien précise.
« Maximilian est en route. »
Le chevalier le plus impitoyable de l’Ordre des Sentinelles, l’héritier des Ebenholtz. S’il les prenait, ils ne seraient pas les seuls à souffrir : leurs familles et leurs camarades ne seraient pas épargnés non plus.
« Si vous ne pouvez pas prouver votre innocence devant lui, même moi, je ne pourrai rien vous garantir. »
Il dégaina son épée, les yeux fixés sur eux. Le clair de lune blafard se refléta sur la lame.
« Alors dites-moi. Si vous avouez maintenant, je peux garantir que vos familles et vos camarades ne subiront aucun tort. »
Ils portaient dans le dos des sacs de campagne remplis de provisions pour plusieurs jours. Au-delà de la falaise et de la mer s’étendait le territoire de Finnomia, hors d’atteinte du droit impérial.
« Est-ce que vous… êtes des faux ? »
Si vous vouliez survivre, fuyez.
Edmund Bwindol leur offrait le choix.
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