Chapitre 219
WeTried Translations
Traducteur : Coughing Baby
Éditeur : Coughing Baby
Discord : <a target="_blank" rel="noopener noreferrer nofollow" class="link" href="https://dsc.gg/wetried">https://dsc.gg/wetried</a>
◈ L’Impérialiste malgré lui
Chapitre 219
──────
La lumière de la lune filtrait doucement dans le bureau.
Le colonel Edmund Bwindol était assis à son bureau et tournait les pages d’un livre qu’il n’avait jamais pris le temps de lire.
[ J’ai passé mon enfance aux côtés d’Edmund…… Les innombrables heures que nous avons passées à croiser le fer et à suer ensemble sont devenues le précieux socle sur lequel j’ai bâti ma dignité de chevalier…… ]
C’était le premier chapitre de l’autobiographie de Maximilian. Edmund suivait les lignes du regard comme s’il les traçait du bout du doigt, et un léger sourire étira ses lèvres.
« Je te dois tout autant. »
Il le murmura avec amertume.
Devenir chevalier de l’Empire : tel était son rêve. Pendant de longues années, Edmund, en raison de son sang-mêlé, s’était forcé à renoncer à ce rêve et à vivre comme s’il n’avait jamais existé. Voir Maximilian s’élever à des sommets vertigineux en tant que chevalier le remplissait d’une fierté sincère, mais lui causait aussi une douleur presque insupportable.
…… Boum.
Il referma le livre, puis se leva en silence. Il n’avait pas dépassé le premier chapitre.
Il traversa la pièce jusqu’à la fenêtre et leva les yeux vers la lune suspendue dans le ciel nocturne. Sur son bureau reposait l’enveloppe rouge que Schweitzer lui avait remise dans la journée. Un document classifié de Georgen, la police politique.
On lui avait envoyé un document mettant en doute les origines de plusieurs subordonnés sous ses ordres, des hommes qu’il estimait beaucoup. Les origines prozéniennes de sa propre mère avaient déjà été jugées acceptables, mais eux étaient issus d’une tout autre lignée.
Toc. Toc.
On frappa à la porte à cet instant précis.
« …… Entrez. »
La porte du bureau s’ouvrit avec précaution.
« Colonel. »
C’étaient Kane et Heintz, les deux adjudants en qui Edmund avait le plus confiance.
« Le programme de l’exercice de mobilité en montagne de demain soir est confirmé. Voici également les registres de distribution des fournitures de ce mois-ci et le rapport d’inspection de l’entretien des armes des troupes. Nous avons demandé à chaque commandant de compagnie de veiller aux préparatifs. Veuillez les examiner. »
C’étaient des soldats au sens le plus noble du terme : ils faisaient simplement ce que les soldats étaient censés faire et jugeaient par eux-mêmes du bien et du mal.
« Je vais y jeter un œil. Bon travail. »
Les adjudants saluèrent et se retirèrent. Edmund poussa un long soupir chargé de lassitude, le regard perdu dans le vide.
L’angoisse s’empara de lui.
Le tourment l’envahit comme un lent courant.
En serait-il vraiment capable ? Pour une différence de sang aussi ténue, pourrait-il vraiment repousser des adjudants qui croyaient en lui et le suivaient……
Serre.
Il ferma les deux poings.
……
En République occidentale de Prozen, Clara Magal, dirigeante de l’organisation armée appelée faction révolutionnaire, reçut des nouvelles de Lucen. Felix Renoir, l’homme qui tirait les ficelles de la faction révolutionnaire, avait fait une brève apparition chez Lucen. Les services de renseignement prozéniens avaient été mobilisés, mais il leur avait échappé. Quel soulagement.
« …… Ouf. »
Quoi qu’il en soit, la faction révolutionnaire était désormais devenue une force qu’on ne pouvait plus ignorer, même au sein de Prozen. Sur les instructions de Felix, elle avait acheté plusieurs propriétés dans le centre de Prozen et fait pression sur des politiciens pour qu’ils adoptent des lois conformes à ses objectifs. Cela avait été rendu possible non seulement par les fonds que Felix leur procurait, mais aussi grâce au soutien d’innombrables entreprises sympathisantes, aux cotisations des membres et aux revenus du journal et de leurs autres activités.
À Prozen, ceux qui partageaient les positions de la faction révolutionnaire s’étaient déjà regroupés en un véritable mouvement.
Leur slogan : les Izenheim et autres sous-espèces, ainsi que diverses minorités, volaient injustement aux citoyens de Prozen leurs précieux emplois et leurs moyens de subsistance.
La théorie raciale de Maximilian sur les Aran demeurait une cible de choix pour les intellectuels prozéniens, mais son postulat sous-jacent — l’existence d’une hiérarchie claire entre les races — avait pris racine dans le quotidien difficile des gens ordinaires et y avait suscité une réelle sympathie.
« Oui. Un ordre racial existe bel et bien…… »
« Cheffe ! Une lettre ! De lord Felix ! »
Un membre haut placé fit soudain irruption dans la pièce.
Clara s’empara de la lettre qu’on lui tendait.
« Cheffe. C’est bien de lord Felix qu’elle vient, n’est-ce pas ? »
La lettre était protégée par un sceau de mana. Si le code, que Clara seule connaissait, n’était pas saisi, elle resterait verrouillée et se détruirait. C’était la méthode de Felix.
« Oui. »
Sans qu’elle s’en aperçoive, les membres avaient afflué dans le bureau de la cheffe. Ils mouraient d’envie de savoir ce que contenait la lettre de Felix. Clara dirigeait la faction révolutionnaire, mais son principal mécène, celui qui finançait leurs activités et payait leurs salaires, leur véritable soutien, était Felix Renoir.
« …… »
Clara déchiffra le code et commença à lire. Son expression changea au fil des lignes.
Son visage se déforma, assombri par une expression hideuse.
« Pourquoi ? Qu’est-ce qu’il y a ? »
« …… Cheffe ? »
Bam !
Elle abattit violemment le poing sur le bureau.
« …… Je savais bien que ça finirait par arriver. »
Elle serra les dents.
« Pourquoi ? Que s’est-il passé ? »
Face aux questions pressantes de son entourage, Clara releva un visage furieux et répondit :
« Le Bureau du renseignement de Prozen. »
Ce maudit nid rouge qui harcelait la faction révolutionnaire à chaque tournant et entravait toutes ses initiatives.
« Il paraît que c’est déjà devenu un repaire grouillant de vermine izenheim. »
Les membres blêmirent et se figèrent.
……
Ces derniers temps, parmi les hommes d’affaires Mer, les autres commerçants issus de minorités et les entrepreneurs étrangers de diverses nationalités, une phrase se répandait ouvertement.
« Mieux vaut s’adresser à Maximilian que se faire dépouiller par la Garde impériale. »
Dans tout l’Empire, les entreprises étaient annexées et leurs biens saisis. La Garde impériale pressurait ses victimes jusqu’à leur soutirer la moindre goutte de sang, puis ne leur laissait pas même un grain de poussière.
Mais Maximilian von Ebenholtz était différent.
« …… Ah… »
Hassan, un homme d’affaires Mer, arriva en tremblant au bureau d’acquisition de biens dirigé par Maximilian.
Les rumeurs disaient vrai. La salle d’attente était pleine de gens serrant contre leur poitrine des documents d’entreprise et des actes de cession, dans une attente empreinte d’effroi à peine dissimulé. Tels des réfugiés faisant la queue à un poste-frontière, ils s’essuyaient sans cesse le front avec des mouchoirs et attendaient leur tour.
« …… Excusez-moi. J’avais pris rendez-vous. »
Hassan s’avança vers le comptoir et prit la parole.
« Ah, oui. Entrez, je vous prie, Hassan-ssi. »
Un employé en costume impeccable l’appela par son nom. Hassan se hâta d’entrer.
« L-là, les voilà. »
Les mains tremblantes, il posa sur la table tous les états financiers et les documents de cession de propriété qu’il avait apportés.
Je ne peux plus survivre dans l’Empire en tant que Mer. Telle était la conclusion à laquelle il était arrivé.
« Veuillez également fournir votre certificat d’état civil. »
La présentation d’un certificat d’état civil était devenue obligatoire dans tout l’Empire. Bien entendu, il n’était pas un Aran pur-sang.
« Le voilà. »
Jamais de sa vie il n’avait autant envié les Aran et leurs précieux registres d’état civil que ces derniers temps. Mais, ici, le premier à mentir était le premier à mourir. S’étant jeté de son plein gré dans la gueule du tigre, il n’avait d’autre choix que de dévoiler chaque détail de son identité.
« Très bien. C’est confirmé. »
Les documents remis par Hassan furent rapidement transmis et minutieusement examinés. Peu après, l’employé lui annonça le résultat.
« La valeur totale de l’entreprise a été estimée à 1 090 000 dollars impériaux. »
« …… »
1 090 000 dollars impériaux. L’entreprise que son grand-père avait bâtie à partir de rien, le fruit du travail d’une famille pendant trois générations, ne valait que cela. Bien moins d’un dixième de sa valeur réelle. Une clause promettait certes une indemnisation dans vingt ans, mais ce n’était sûrement qu’une hypocrisie typique des nobles, une réserve destinée à se couvrir.
« Souhaitez-vous recevoir le paiement en obligations garanties par des pierres de mana ? »
« …… Oui, je vous prie. »
Même cela méritait sa gratitude.
Si l’entreprise familiale était tombée aux mains de la Garde impériale, si ces animaux qui rôdaient déjà autour de ses locaux en s’apprêtant à y planter leur drapeau s’en étaient emparés, il n’aurait pas récupéré un seul millier de dollars.
« Nous allons procéder à la vente. »
« Oui. Merci. »
C’était encore une manœuvre visant à avaler les meilleures entreprises du continent sous couvert de légalité. Et pourtant, Hassan était venu de lui-même tendre le cou.
« Tenez. Veuillez prendre ceci. »
Une fois toutes les formalités accomplies, l’employé remit à Hassan des certificats d’obligations flambant neufs et une petite enveloppe.
« Ce certificat ne sera en aucun cas réédité. Ne le perdez pas. »
Dans l’enveloppe se trouvait un unique billet en parchemin fin.
« Je soussigné reconnais que cette personne est un homme d’affaires ayant contribué à la prospérité de l’Empire. Si elle devait subir un préjudice injustifié, les responsables en seraient tenus pour responsables. »
Au-dessous figurait, tracée d’une main ferme, la signature de Maximilian Albrecht von Ebenholtz lui-même.
« …… ! »
À cette vue, les larmes lui montèrent aux yeux et ses mains se mirent à trembler. C’était le document le plus important qui garantissait la sécurité de sa famille.
« …… Merci, merci ! Merci du fond du cœur ! »
Hassan serra le billet contre sa poitrine et poussa un profond soupir de soulagement tremblant.
À peine avait-il franchi la porte du bureau qu’une foule se précipita vers lui.
« Alors, comment ça s’est passé ? »
« Vous l’avez reçu ? Le laissez-passer ?! »
Ses compatriotes Mer. Quand Hassan laissa entrevoir le billet sous son manteau, les visages de la foule passèrent tour à tour de l’envie profonde au soulagement, puis à une inquiétude fébrile qui semblait demander : est-ce que moi aussi, je pourrai en avoir un ?
« Ne mentez sous aucun prétexte. De toute façon, ils connaissent nos origines dans les moindres détails, alors dites simplement tout, honnêtement et sans rien cacher. »
« …… Oui. Je m’en souviendrai. »
« Courage, tout le monde. Gardez la tête froide et vous vous en sortirez. Je vous laisse. »
Ils prirent les paroles de Hassan à cœur et retournèrent vers la file, le visage de nouveau marqué par la peur, en attendant leur tour.
***
Un jour de printemps.
Avant la cérémonie d’admission dans l’Ordre des Sentinelles, l’audition de confirmation de Kairon au poste de commandant des chevaliers prit fin. Comme prévu, tout se déroula sans encombre et ni le palais impérial ni le Parlement ne manifestèrent d’opposition notable.
[ Le front nord de la Balkanie s’enlise…… ]
À cette époque, un court article parut dans un coin du journal.
Les forces balkanes s’étaient heurtées à la résistance acharnée du Mekerel et avaient finalement été stoppées net. Grâce à cela, Leutern II était récemment traité comme une sorte d’érudit au palais impérial. Il avait même cosigné quelques articles diplomatiques avec le professeur Ruben, même si Ruben avait probablement tout écrit lui-même.
C’était risible, mais peu m’importait : tout ce que je souhaitais, c’était que son attention reste dispersée. Leutern était plus fait pour l’érudition que pour le commandement. Au moins, il ne tuerait personne dans son propre camp.
« Enchanté de vous rencontrer, messire chevalier Maximilian. »
Trois jours avant la cérémonie d’admission dans l’Ordre des Sentinelles, je reçus une invitation d’une organisation appelée Georgen.
Récemment fondée sous la protection de la Maison impériale, elle était chargée de traquer les criminels idéologiques et les subversifs au sein de l’Empire. Elle avait récupéré les pouvoirs d’enquête de la police ordinaire et avait été placée sous l’autorité de la Garde impériale, devenant une institution dont l’ombre terrifiante s’étendait sur tout l’Empire.
« Je suis Heinrich von Stark. »
Un criminel de guerre de première classe, déjà très connu avant mon retour dans le passé, en avait pris la tête.
Peu à peu, une emprise obsessionnelle sur les pensées et les idéologies allait s’installer. Les pacifistes opposés à la guerre, les intellectuels dissidents qui exprimaient le moindre désaccord avec la politique impériale, tous seraient envoyés dans les camps sans exception.
« Je suis Maximilian. »
Au quartier général de Georgen, dans un bureau aux murs noirs comme l’encre, Heinrich m’accueillit avec un sourire affable. Je jetai un regard aux lieux dépouillés.
« Il n’y a pas grand-chose, ici. C’est plutôt vide. »
« Ha ha. Nous venons à peine de faire nos premiers pas en tant qu’organisation. Il nous reste encore beaucoup à aménager. »
Il prétendait qu’il restait beaucoup à aménager, alors qu’une bonne partie l’était déjà. Les micros, par exemple. Ils avaient été installés avec assez d’ingéniosité pour me faire y regarder à deux fois.
« Messire chevalier Maximilian. Nous pensons que l’Ordre des Sentinelles et Georgen pourraient devenir des organisations étroitement liées et amenées à coopérer. »
Heinrich joignit les doigts et aborda le sujet d’une voix grave et mesurée.
« Les criminels idéologiques que nos agents appréhendent sur le terrain, vous et les autres chevaliers les renverriez en bonne et due forme devant un tribunal. Et si nos agents commettaient des erreurs ou menaient des enquêtes défectueuses, l’ordre des chevaliers interviendrait fermement pour rectifier la situation. C’est dans cet esprit. »
Heinrich me tendit une enveloppe contenant des documents.
« Voici des documents classifiés récemment obtenus par Georgen, concernant une accumulation illicite de richesses. De graves irrégularités au sein de l’armée régulière impériale, impliquant des officiers de haut rang. »
J’ouvris l’enveloppe et examinai les documents.
…… Ces noms m’étaient familiers.
« Ce sont des hommes qui ont combattu à vos côtés durant la campagne de répression de Gennen, messire chevalier Maximilian. »
Un léger sourire passa sur les lèvres de Heinrich.
Il s’agissait de deux généraux affiliés à la Société de Gennen.
À cet instant, je compris clairement.
La décision ne venait pas d’un simple corps de police. Quelqu’un de plus haut placé — la Princesse impériale ou l’Empereur — m’observait. Ils voulaient savoir si je comploterais avec l’armée et fermerais les yeux sur sa corruption, ou si j’abattrais les coupables conformément aux principes d’un chevalier.
En clair, la Maison impériale m’avait pris pour quelqu’un qui éprouvait une sorte de « tendresse particulière » pour la Société de Gennen. Ce qui était complètement faux.
Heinrich me posa la question avec une hésitation étudiée.
« Nous respectons pleinement votre jugement… »
« Exécution. »
Je pliai soigneusement les documents et les glissai dans mon manteau tout en parlant.
« Si ces informations sont exactes. »
Je plongeai mon regard dans ses yeux dorés.
« Mais avant cela, je vérifierai la véracité de chaque information contenue dans ce dossier. S’il s’avère qu’il a été fabriqué de toutes pièces, Georgen restera probablement dans les annales comme l’organisation impériale à avoir été dissoute le plus rapidement après sa fondation. »
Le coin de son œil tressaillit imperceptiblement.
« Si les faits sont avérés, les intéressés seront immédiatement déférés devant un tribunal des chevaliers et exécutés. »
Un général de division et un général de brigade. La corruption de ces deux hommes avait dépassé toutes les limites raisonnables.
« Qu’on soit général, officier ou policier de Georgen, accumuler des biens au-delà de ce que permet son salaire peut se tolérer jusqu’à un certain point. Une fortune familiale a pu croître, ou provenir d’investissements légitimes. Mais… »
Je poursuivis sans expression, sans émotion.
« Si cet argent a été extorqué à un peuple qui souffre, ou obtenu par des pots-de-vin et des détournements de fonds… »
Je n’avais jamais dit que je protégerais la Société de Gennen. À vrai dire, elle ne m’intéressait pas particulièrement.
Dans la situation actuelle, ses membres n’étaient que les vestiges d’un ancien ordre qui avait franchi la ligne et qu’il fallait éliminer.
« Je ne peux pas le tolérer. »
Heinrich resta silencieux un instant. Ma réponse l’avait clairement pris au dépourvu. Il avait dû s’imaginer que j’avais noué des liens avec ces hommes.
« …… Je vois. »
Il laissa échapper un souffle qu’il tenta de faire passer pour un soupir de soulagement.
« Voilà qui est rassurant. J’ai longtemps cherché comment aborder avec vous un sujet aussi délicat…… Comme toujours, votre impartialité est exactement celle que l’on vous prête. Je vous laisse entièrement la charge de cette affaire. »
Il haussa un sourcil et me tendit une enveloppe rouge.
« Il y a cependant un autre sujet. »
Je brisai le sceau et examinai le contenu.
Il s’agissait d’Edmund, ou plus précisément, de ses adjudants.
« …… Nous pourrions bien sûr nous en charger nous-mêmes. Mais puisque vous connaissez les personnes concernées… »
Une chose était sûre.
L’Empereur ou la Princesse impériale cherchait à me tenir en laisse, et Georgen exécutait leurs volontés.
Clair de lune en contrebas était devenu le pilier qui soutenait l’idéologie de l’Empire, mais en contrepartie, il avait éveillé l’inquiétude et la méfiance des puissants.
« Je m’en chargerai personnellement. »
Je souris sans rien laisser paraître.
« C’est une affaire que je peux régler sans difficulté. »
C’était le moment de montrer ma loyauté.
Et puis, une fois la guerre éclatée, ils ne pourraient plus se débarrasser de moi aussi facilement. Il me suffisait de tenir jusque-là.
Rejoignez notre Discord : <a target="_blank" rel="noopener noreferrer nofollow" class="link" href="https://dsc.gg/wetried">https://dsc.gg/wetried</a>