Chapitre 217
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Traducteur : Coughing Baby
Éditeur : Coughing Baby
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◈ L’Impérialiste réticent
Chapitre 217
──────
La structure de la révolution
La maison de ventes Lucen. La plus extravagante du continent.
D’innombrables œuvres d’art et de rares antiquités étaient exposées sous la lumière scintillante des lustres. Je connaissais bien cette disposition qui évoquait celle d’un hôtel.
« Oh, quel plaisir de vous voir, lord Metis ! »
« Cela faisait longtemps. »
Des voix obséquieuses fusaient de toutes parts. Le directeur général des ventes affichait un sourire mielleux à l’intention des nobles impériaux, tandis que le conservateur qui avait autrefois tenté de me vendre des contrefaçons se tenait derrière lui.
« Comment se porte l’Empire, ces derniers temps ? »
« Mieux que jamais. Oh, au fait, avez-vous lu le livre qui vient de paraître… »
Je les ignorai et passai devant eux en feuilletant le catalogue de la vente.
[ … Lot 17 : Diamant d’argent ]
La pierre de mana naturelle la plus pure qui soit, et un noyau d’artefact capable d’amplifier la puissance magique.
Dans ma vie précédente, j’avais eu l’intention de m’en servir pour faire ma demande…
« Hahahaha ! »
Un rire rauque éclata dans un coin de la salle. Je tournai les yeux de ce côté. Trois hommes en civil. Leur posture raide et leur allure caractéristique suffisaient à les identifier comme des membres de la Garde impériale.
« Veuillez entrer, la vente va commencer ! »
Au même instant, l’atmosphère de la maison de ventes se modifia subtilement, d’une façon étrange. Le virus en moi détecta du mana.
Boum—
Mon cœur. La présence des Izenheim.
Je reculai et me fondis dans l’ombre épaisse.
Boum—
Je remarquai alors quelqu’un qui avançait dans le couloir, la tête enfouie sous une robe à capuche. Son visage était dissimulé. Cette silhouette m’était familière.
Ezel Runselot.
Boum—
Elle n’était évidemment pas une Izenheim. Mais il y en avait dans la maison de ventes, quelque part.
« … »
Je suivis des yeux sa silhouette qui s’éloignait.
Si j’avais pris la peine de venir chez Lucen aujourd’hui, c’était, au bout du compte, à cause de sa « défection ».
« … Ha. »
Un rire discret m’échappa. Dans le passé, j’avais cru que le vol chez Lucen était entièrement l’œuvre de la Faction révolutionnaire, mais c’était Ezel qui avait conçu l’opération. Sans que je m’en rende compte, elle avait fini par se laisser gagner par les idées d’égalité et de liberté.
Je ne pouvais rien faire contre ce genre de changement. Elle croyait aux droits innés de tous les peuples, et rien de ce que je ferais ne pourrait l’en détourner.
— Ezel.
Un souvenir me revint. Une conversation remontant à un passé lointain, alors que de froides barreaux de prison nous séparaient.
— Tu savais que j’allais te demander en mariage avec ce diamant, pas vrai ?
L’Empire était tombé et j’avais fini par être capturé par les forces républicaines. C’étaient les mots que j’avais alors adressés à Ezel.
— … Hein ?
Elle s’efforçait de garder un air sérieux en me regardant, mais à cet instant, elle redevint tout à fait l’Ezel de notre enfance.
— Mais de quoi tu parles ?
À l’époque, j’avais vraiment cru qu’elle avait volé le diamant à l’avance, de peur que je ne lui avoue mes sentiments avec. Quel idiot j’étais.
« Pfft. »
Un souvenir qui me faisait encore rire, même aujourd’hui.
Et pourtant, tout cela avait disparu. Du temps inutile, effacé. Quelle que soit sa forme, nous ne pouvions atteindre une fin heureuse.
« … »
Je m’adossai au mur et respirai lentement.
Boum—
Le battement du cœur des Izenheim, qui s’agitait dans ma poitrine, me remit en mouvement.
* * *
Le campus de l’Université impériale centrale.
Clair de lune en contrebas, écrit par messire chevalier Maximilian, avait envahi tous les recoins de la vie universitaire. Les étudiants se réunissaient pour en analyser les passages et les articles qui défendaient ou développaient l’idéologie de l’autobiographie commençaient déjà à paraître en masse. Les journaux du campus regorgeaient chaque jour de critiques et de commentaires.
Mais toute dissidence était étouffée.
Quelques étudiants qui avaient relevé l’élitisme dangereux de Clair de lune en contrebas furent aussitôt étiquetés comme réactionnaires et condamnés avec une férocité sans pareille. Certains reçurent des lettres de menace anonymes. D’autres furent traînés hors de leur dortoir en pleine nuit et roués de coups par des groupes d’individus. La police ne vint jamais. La société semblait même approuver.
— Ah, le voilà !
Dans la grande salle de conférence de la faculté des lettres de l’Université impériale centrale, le doyen, des professeurs chevronnés et plusieurs doctorants s’étaient rassemblés, comme s’ils attendaient quelqu’un. La porte s’ouvrit sur leurs regards impatients et un homme entra.
Johann Georg Goetze.
Autrefois marginal, il avait abandonné ses études, écrasé par la pauvreté, une enfance difficile et un ressentiment envers la société qu’il n’avait jamais réussi à exprimer. Il revenait à présent en tant que plus proche confident de la maison Ebenholtz.
Clac. Clac.
Johann ne portait qu’un costume impeccable. Ni accessoires tape-à-l’œil, ni menton fièrement relevé. Comme Maximilian, en somme.
« … »
Il les contempla sans un mot.
Les professeurs qui l’avaient autrefois méprisé et tenu à l’écart. Ses anciens camarades qui s’étaient moqués en silence de sa pauvreté et de ses idées. Tous se pressaient désormais au premier rang, applaudissant plus fort que quiconque et l’accueillant à bras ouverts.
D’amers souvenirs lui revinrent sans prévenir, mais il choisit de n’en rien laisser paraître. Il était temps de tourner la page sur celui qu’il avait été.
« L’article. »
Johann posa un épais dossier sur la table.
Un article qui reprenait les idées de Maximilian dans Clair de lune en contrebas, leur donnait une forme savante, unifiait les théories éparses et fragmentées qui circulaient dans l’Empire et les développait pour en faire un système cohérent. En somme, il dépouillait l’autobiographie de toute sa dimension littéraire pour n’en extraire que le squelette idéologique et le distiller jusqu’à son essence.
« Oh, c’est… »
« Messire chevalier l’a révisé en personne. »
À ces mots de Johann, les mains qui s’avançaient vers le document s’immobilisèrent.
« Quand vous dites messire chevalier… »
Tous tournèrent prudemment la tête, cherchant à lire l’expression de Johann.
Récemment, la faculté des lettres avait accueilli un nouveau doyen et une vague de jeunes professeurs. La plupart devaient leur poste à l’influence de la Garde impériale ou à leurs relations avec de puissants nobles de la cour impériale. Comme la faculté s’occupait d’idéologie et d’idées, il était tout simplement impossible d’accéder à un poste important dès lors qu’on avait perdu les faveurs de ses supérieurs.
« Celui auquel vous pensez tous. »
Chacun avait ses protecteurs, bien sûr. Mais Johann était différent. Il le savait lui-même : la personne qu’il servait n’avait rien à voir avec ces nobles de pacotille.
« Je parle de messire chevalier Maximilian. »
Tous les gens présents dans cette salle avaient probablement déjà compris. Que ce soit en privé ou en public, le droit de prononcer ouvertement le nom de « Maximilian ». Le simple fait qu’il puisse représenter ce nom de cette manière constituait en soi une forme d’autorité au sein de l’Empire, que seuls quelques élus pouvaient revendiquer…
…
Pendant ce temps, la section d’élite de l’Empire, la meilleure académie militaire du pays, avait elle aussi connu des changements.
Un nouveau cours obligatoire, intitulé [Conditionnement mental], avait été instauré. La directive venait directement de la Maison impériale, et plusieurs fonctionnaires avaient même été dépêchés sur place.
« Ah, enchanté. »
Un fonctionnaire du ministère de la Défense tendit la main à l’un des instructeurs de la section d’élite de l’Empire.
« Vous avez été le professeur de messire chevalier Hanna, n’est-ce pas ? »
Phillips, qui avait été l’instructeur attitré de Hanna Usar, avait été nommé responsable du nouveau cours de [Conditionnement mental].
« Ha. Professeur, c’est un bien grand mot. Je n’ai été que son instructeur pendant ses années de cadette. »
« Allons, quand je lui ai dit que je venais ici, messire chevalier Hanna m’a demandé de bien m’occuper de tout. »
« Vraiment ? »
Une fierté modeste et injustifiée lui gonfla la poitrine.
« Comment Hanna se débrouille-t-elle dans l’ordre, ces derniers temps ? »
« À merveille. »
Le fonctionnaire répondit, les yeux brillants.
« Ses performances et ses résultats sont de loin les meilleurs parmi les chevaliers de sa génération. Elle prouve qu’un roturier sans relations peut réussir dans l’Empire, à condition d’avoir les capacités nécessaires — et d’être Aran de sang pur. »
Phillips hocha la tête, satisfait. La réussite d’un élève faisait toujours la joie de son professeur.
« Oui, je suis vraiment heureux de l’apprendre. Par ici, je vous prie. »
Ils se rendirent ensemble dans la salle de conférence de la section d’élite de l’Empire, où des fonctionnaires de la cour impériale et des instructeurs de l’académie s’étaient réunis pour discuter du programme et de l’orientation des cours à venir.
« Voici le manuel que nous utiliserons comme support principal pour le cours de [Conditionnement mental]. »
Un exemplaire relié de Clair de lune en contrebas se trouvait au centre de la table.
Phillips poursuivit, en sa qualité de responsable.
« Nous prévoyons d’abord de faire du premier chapitre un cours à part entière, sous le titre “Discours chevaleresque”. Il dépeint les qualités que doit posséder un chevalier de l’Empire : une volonté inébranlable, la disposition au sacrifice, les nobles valeurs de la Doctrine chevaleresque… le tout avec une élégance remarquable. »
Les instructeurs et les fonctionnaires acquiescèrent.
Que recherchaient les cadets de la section d’élite de l’Empire ? Dans une académie militaire aussi éprouvante, à un âge si tendre, qu’est-ce qui les poussait à endurer jour après jour un entraînement qui les menait au bord de la rupture ? Le rang noble et l’honneur d’être chevalier de l’Empire. C’était la seule destination qu’ils gardaient en ligne de mire tandis qu’ils se tuaient à la tâche. Le premier chapitre de Clair de lune en contrebas, imprégné de l’esprit et du sens de la vie chevaleresque, était donc parfaitement adapté à nourrir leur ardeur et leur passion.
« Le deuxième chapitre traite de la véritable nature des Aran. Les troisième et quatrième abordent la hiérarchie des races et les justifications qui la sous-tendent. »
Phillips détailla la structure du livre aussi naturellement que s’il récitait l’alphabet.
« Ces sections sont particulièrement exigeantes sur le plan théorique ; elles fourniront donc une matière solide pour un examen rigoureux. »
« … Ouah. Il n’y a rien à ajouter. Vous avez manifestement étudié ce livre en profondeur, instructeur. »
Les fonctionnaires s’exclamèrent, sincèrement impressionnés.
« Ha. Pas autant que vous tous. »
Phillips répondit avec modestie, bien qu’en réalité, il eût presque mémorisé le livre mot pour mot. Il l’avait acheté le jour de sa sortie et l’avait lu du début à la fin. Puis il en avait acheté plusieurs centaines d’exemplaires de sa poche pour les offrir à sa ville natale.
« De plus, messire chevalier Maximilian a donné son autorisation spéciale pour que le contenu de l’autobiographie soit révisé et adapté en manuel. »
« Ah, vraiment ? »
Il s’agissait d’interpréter le véritable sens de chaque phrase, d’ajouter des annotations dans les marges, d’extraire certains paragraphes et de les compléter par leur contexte historique : le tout serait compilé dans un manuel digne de ce nom.
« Bien entendu, la version définitive devra être approuvée par messire chevalier… »
Phillips était né roturier et était un Aran pur-sang. Hanna aussi.
Mais Jacob, qui avait tenté de faire accuser Hanna, était une sous-espèce. Il était Izenheim.
« À mon avis, on pourrait étudier les troisième et quatrième chapitres pendant toute une année sans en épuiser le contenu. Ils sont particulièrement riches et méritent qu’on s’y attarde. »
En observant de loin Maximilian et Hanna, Phillips avait senti quelque chose grandir en lui. Il avait soutenu haut et fort les réformes apportées par Maximilian à la section d’élite de l’Empire — l’amélioration du statut des instructeurs, l’abolition de la discrimination entre nobles et roturiers, l’interdiction faite aux parents des cadets de s’en mêler — et, au fil du temps, sa conviction d’être un Aran pur-sang s’était affermie.
« En outre, pour préparer le manuel, nous nous appuierons sur l’article récemment publié par le docteur Johann Georg… »
C’est ainsi qu’ils préparèrent ensemble les leçons sur l’idéologie que les futurs chevaliers défendraient toute leur vie comme leur conviction la plus profonde.
* * *
— La vente de prestige de Lucen va commencer !
Le rideau se leva dans une vaste salle où un immense lustre oscillait comme un amas de pierres précieuses.
Assis dans les gradins, j’observai la foule en silence. Comme je m’y attendais, Ezel se trouvait dans les sièges du balcon VIP.
— Lot numéro un ! Le legs de la dynastie Romanov, le diadème des « Larmes rouges ». Façonné à partir de pierres précieuses imprégnées de magie ancienne…
La voix amplifiée du commissaire-priseur résonna dans la salle tandis qu’une pensée plutôt froide me traversait l’esprit.
Ne vaudrait-il pas mieux tuer Ezel maintenant ?
La laissais-je en vie par simple sentimentalisme et attachement au passé, au risque de voir une future menace pour l’Empire continuer d’exister sans raison valable ?
… Non.
À y regarder de plus près, c’était même tout le contraire.
À l’heure actuelle, dans ce monde, j’étais le seul à savoir qu’Ezel voulait la révolution.
— Lot numéro sept ! Le « Cœur de givre », découvert dans les mers glacées du Nord. Cet artefact fut créé par un mage des esprits dont le nom nous est inconnu…
Elle travaillait probablement déjà comme informatrice pour la Faction révolutionnaire. Au début, il ne s’agirait que de compassion et de soutien aux pauvres, d’aide aux persécutés. Mais quand l’Empire franchirait enfin le seuil et se mettrait à perpétrer des massacres raciaux, elle passerait à la révolution à grande échelle.
Pour l’instant, je pouvais la laisser en vie, surveiller ses déplacements et en tirer profit.
— … Lot numéro dix-sept ! Le « Diamant d’argent ». Inutile de vous présenter cette pièce. Les enchères débutent à cinq cent mille dollars impériaux.
Le lot numéro dix-sept fut enfin apporté sur l’estrade. Le Diamant d’argent. Le catalyseur d’artefact de la plus grande pureté du continent, capable de stocker le mana sous sa forme la plus amplifiée. Un objet que je n’avais jamais réussi à acquérir avant ma régression…
Peut-être était-ce pour cela.
À vrai dire, j’y étais encore attaché.
— Numéro quatre-vingt-onze, six cent mille dollars impériaux ! Et déjà sept cent mille ! On en propose directement un million !
Comme prévu, le Diamant d’argent avait ses admirateurs. Une vive compétition s’engagea aussitôt entre nobles, mages et hommes d’affaires.
— Numéro cent trente-sept, deux millions de dollars impériaux !
Cent trente-sept. Ezel leva sa pancarte.
— Numéro deux cent huit, trois millions de dollars impériaux ! Et retour au cent trente-sept ! Trois millions et demi !
Les enchères grimpèrent en flèche.
— Deux cent huit, cinq millions !
Cinq millions de dollars. L’homme qui tenait la pancarte deux cent huit était un grand marchand de la République de Prozen. Ezel hésita à ce montant.
Avant ma régression, j’étais proche d’Ezel, et j’avais levé une pancarte pour elle.
— Cinq millions ! Trois fois et c’est vendu. Cinq millions, une fois. Cinq millions, deux fois…
Pancarte numéro cent un.
Je la pris. Sans que je m’en aperçoive, un employé s’était approché de moi. Je lui dis à voix basse :
« Dix millions. »
Dix millions de dollars impériaux.
L’employé tressaillit, mais transmit sans tarder le montant au commissaire-priseur.
— Un, cent un ! Le cent un offre dix millions ! Dix millions !
Tous les regards se tournèrent vers moi.
De fausses dents ajustées à ma mâchoire, des lentilles colorées, les cheveux teints et la peau assombrie par le bronzage.
— Dix millions. Dix millions. Dix millions. Adjugé au numéro cent un pour dix millions !
Felix Renoir, qui ne ressemblait en rien à Maximilian, se révéla aux yeux de toute la salle.
C’était là toute l’étendue de mon plan.
Je comptais profiter de cet incident pour déduire la structure de la Faction révolutionnaire.
…
Le transport des lots achetés chez Lucen s’effectuait dans le plus grand secret et sous étroite surveillance. Tantôt par bateau, tantôt par camion ou par train, et même parfois par avion : chaque moyen de transport partait toujours en même temps que les autres afin de semer d’éventuels poursuivants.
Mais la Faction révolutionnaire avait déjà déterminé quel itinéraire transportait le véritable objet. Une information précieuse transmise par Veil, leur bastion révolutionnaire.
« … Nous sommes arrivés. »
Les camarades attendaient sur le quai le Mantra Express, la ligne ferroviaire en direction de l’Empire. Ils s’étaient soigneusement dissimulés et avaient acheté des billets pour des voitures différentes.
« … »
Celine Dubois, rédactrice en chef du Jemion Daily et femme qui avait opéré sous le Masque de Lapin à Gigantes, était parmi eux.
Elle avait organisé son emploi du temps pour que le voyage coïncide avec une mission officielle du journal. Elle était arrivée sur le quai avec naturel, sans éveiller les soupçons.
Mais… quelque chose clochait.
Celine faisait semblant de lire un journal tout en balayant le quai du regard.
Il y avait trop de gens à l’aura étrange. Leurs yeux étaient trop perçants et leurs mouvements trop mesurés pour qu’il s’agisse de voyageurs ordinaires.
Elle les observait du coin de l’œil quand…
— Froufrou.
Quelqu’un la frôla et glissa un billet dans sa main.
Elle le déplia en le gardant derrière la couverture de son magazine.
[ Renseignement de Prozen. ]
Prozen ? Celine fronça légèrement les sourcils.
[ Il semblerait que nos services aient appris que le suspect dans l’assassinat du ministre Louis Marceau se trouve chez Lucen. N’intervenez pas. Contentez-vous de surveiller. ]
L’assassin de Louis Marceau. Le terroriste qui avait plongé toute la République de Prozen dans le chaos plusieurs années auparavant.
« … »
Mais une question inattendue traversa alors l’esprit de Celine.
Comment cette information leur était-elle parvenue ?
La réponse était simple.
Il y avait aussi un « camarade » au sein des services de renseignement de Prozen.
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