Chapitre 213
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Traducteur : Coughing Baby
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◈ L’Impérialiste réticent
Chapitre 213
──────
Crac. Crac.
L’Empire, province d’Hermès. Aux premiers jours de l’hiver, de rares flocons se posaient en silence dans le sud.
Crac. Crac.
Ezel Runselot s’avança dans ce paysage inconnu. Mage de haut rang de la Tour de magie Sentio, elle avait été envoyée sur place avec plusieurs de ses confrères, dont Jun Kandel.
« … Les choses ont bien changé. »
Ezel murmura doucement ces mots, dont la buée se détacha dans l’air froid.
Dans leur souvenir, Hermès n’était qu’une bourgade reculée du sud. Mais les investissements de Maximilian et de la maison Ebenholtz, ainsi que l’implantation d’Aternum, l’usine de munitions qui avait comblé le vide laissé par Gigantes, avaient complètement métamorphosé cette ville frontalière.
« L’atmosphère a quelque chose d’étrange. »
Les autres mages observaient les environs, les yeux brillants.
Crac. Crac.
La neige s’accumulait rarement dans le sud ; elle conférait donc à la ville un éclat tout particulier.
Au-delà des chemins enneigés soigneusement déblayés, la grande avenue s’étendait en lignes droites et impeccables, bordée de boutiques bien tenues. Restaurants, boulangeries et cafés parsemaient les rues, qui vibraient d’une joyeuse activité quotidienne.
Des enfants serraient contre eux les jouets que leurs parents leur avaient achetés et souriaient de toutes leurs dents. Des éclats de rire s’échappaient des tavernes.
Mais, sous cette apparente animation, régnait un contrôle étouffant, quoique discret.
Il suffisait de tourner un peu la tête pour découvrir le tout autre visage de la ville.
Une importante unité nouvelle de l’armée régulière était cantonnée dans le sud d’Hermès. En parcourant les rues, on croisait souvent des soldats lourdement armés qui saluaient les mages par principe, et patrouillaient jour et nuit avec des chiens militaires aux allures de prédateurs.
Toute la province avait été déclarée zone militaire spéciale. Et désormais, à moins d’être un Aran de sang pur, impossible d’entrer dans la ville.
« Hmm. Qu’est-ce que tous ces chiens font à rôder dans les rues ? »
Jun Kandel, un noble parmi les nobles, fronça fortement les sourcils et claqua la langue.
À cet instant, le major de l’armée qui leur servait de guide désigna un bâtiment devant eux.
« Nous sommes arrivés. »
Ezel, Jun et les autres mages se retrouvèrent devant leur destination : le troisième atelier de maintenance d’Aternum.
C’était la raison de leur venue.
Les obus et les munitions relevaient généralement de la « magie normalisée » ; pour vérifier leur efficacité et leur stabilité sur le champ de bataille, il fallait donc l’aide de mages de haut rang affiliés à une Tour de magie.
Ils franchirent tous le portail de fer d’Aternum.
« Ah, vous voilà. Bienvenue. »
L’ingénieur en chef et les chercheurs en blouse blanche les accueillirent chaleureusement. Les autres mages s’avancèrent sans hésiter et se lancèrent aussitôt dans les discussions professionnelles, mais Ezel n’arrivait pas à leur emboîter le pas.
« … »
Seule, à l’écart du laboratoire, elle contempla les obus éparpillés çà et là et s’abandonna un instant à ses pensées.
Où finiraient ces armes ? Combien de personnes tueraient-elles ? Qu’est-ce que l’Empire et l’Empereur pouvaient bien vouloir…
« Ezel Runselot. »
La voix de Jun Kandel.
Elle revint brusquement à elle. Jun lui lança un regard.
« Entrez.
— … Oui, professeur. »
Elle écarta provisoirement ce nœud de pensées et le suivit à l’intérieur.
* * *
Crac. Crac.
Une épaisse neige tombait sur la cour de la demeure.
« L’hiver, c’est vraiment la meilleure saison, je te le dis. »
Freya souffla un nuage blanc en parlant. Allongée de travers dans un fauteuil à bascule, dans la cour, elle laissait les flocons froids se poser sur elle, comme si elle comptait faire la sieste sans se soucier de la neige.
« Et toi ?
— … Je n’ai pas le temps de profiter des saisons.
— Oh, voyons. »
À ma réponse, Freya eut un petit rire.
« Pour moi, les saisons ne sont rien d’autre qu’un signe que le temps passe.
— Pff. Comme si tu étais la seule à être débordée. »
Ce n’était qu’une période de repos avant la prochaine étape.
Durant les mois de confinement intérieur qui précéderaient la guerre, la Faction révolutionnaire ne pourrait pas agir à la légère, et les Izenheim se feraient certainement tout aussi discrets.
Pour autant, je ne manquais pas de choses à faire.
L’hiver m’en rappelait plusieurs.
D’abord, le froid.
Les sujets de l’Empire avaient toujours redouté l’hiver. Mais les poêles à mana de l’Académie Lorenzo seraient de nouveau distribués gratuitement cette année.
Après le froid, un petit pays me vint à l’esprit.
Finnomia.
Avant ma régression, pendant la guerre continentale, l’Empire n’avait pas eu un seul pays qu’il pût considérer comme un allié. La diplomatie impériale était pourrie jusqu’à la moelle.
Mais cette fois, les choses seraient différentes. Toute nation disposée à livrer les Izenheim, ou qui en comptait peu parmi sa population, pourrait devenir un partenaire de l’Empire.
Je me levai.
« Tu repars quelque part ? »
Freya demanda, les yeux mi-clos. La journée était clairement réservée à une leçon d’escrime.
Mais depuis quelque temps, elle ne m’enseignait plus la moindre posture ni la moindre technique. Elle ne me faisait faire que méditer, méditer et méditer encore.
« Je dois partir. Instruction militaire. »
Finnomia, cette petite nation blanche de neige, avait pris les devants en sollicitant des conseillers militaires auprès de l’Empire.
Un effet papillon provoqué par les petits pays qui avaient observé la guerre d’agression Balkanie-Mekerel.
Finnomia était plus puissante que le Mekerel, mais son territoire septentrional était rude et sa population clairsemée.
Les ministres impériaux étaient naturellement sur le point de rejeter la demande sans même savoir où se trouvait Finnomia, mais j’étais intervenu et j’avais obtenu son approbation.
Le nom d’Ebenholtz était pratique, justement, pour ce genre de choses. On pouvait lancer n’importe quelle innovation ou réforme sans rencontrer de résistance, et faire avancer toute initiative diplomatique sans opposition.
« Fais attention à toi. »
Ces derniers temps, Freya s’intéressait déjà davantage à Leo qu’à moi. Elle agita la main, et Leo remua la queue avant de trottiner jusqu’à elle pour s’asseoir à ses côtés.
Freya caressa doucement le pelage argenté de Leo.
Crac. Crac.
Je quittai la demeure, laissant derrière moi le spectacle hivernal des flocons qui se posaient.
…
Pendant la guerre continentale, Finnomia s’était battue contre Lobrus.
Lobrus, qui avait signé un pacte de non-agression avec l’Empire, convoitait le territoire finnomien. Repoussée par ses colonnes blindées et le poids du nombre, Finnomia avait facilement perdu la moitié de ses terres, occupées par l’ennemi.
Cette fois, il fallait que les choses se passent autrement. Le pays devait tenir sa ligne défensive et gagner autant de temps que possible.
Bien sûr, l’écart de puissance entre les deux pays était immense.
Mais, à l’époque, Lobrus n’était pas non plus au mieux de sa forme. La Grande Purge de Varmil avait envoyé tant de généraux compétents à l’échafaud que la chaîne de commandement était en plein désarroi.
Si Finnomia parvenait à retenir Lobrus, l’Empire pourrait donc mener sa guerre bien plus efficacement.
Voilà pourquoi j’avais pris la peine de me rendre en personne dans ce pays glacé.
« Vous avez fait un long voyage. Merci d’être venu. »
Le quartier général du premier corps, la principale force de Finnomia. Son commandant, le lieutenant-général Hannu, m’accueillit avec courtoisie.
« Merci. Je suis heureux de vous rencontrer, lieutenant-général Hannu. »
Je lui répondis non pas dans la langue impériale, mais dans celle de Finnomia. Le visage d’Hannu s’éclaira visiblement.
« Oh. Vous parlez le nomien, messire chevalier ?
— Je ne le parle pas encore très couramment. »
Le nomien, langue de Finnomia, avait des racines sans pareilles sur le continent et était d’une difficulté exceptionnelle. Même avec l’aide de mon virus pour apprendre les langues, j’avais dû fournir des efforts considérables.
« C’est remarquable. J’avais entendu dire que vous aviez un don exceptionnel pour les langues, mais…
— Ce n’est rien. Ah, nos officiers impériaux devraient arriver en train demain. »
Cette visite avait pour but d’instruire l’armée de Finnomia et de la former aux méthodes plus avancées de l’Empire.
« Oui. Je vous en prie, par ici. »
Je suivis le lieutenant-général Hannu jusqu’au terrain de parade. Des soldats finnomiens de tous grades — majors, capitaines, sergents — se mirent au garde-à-vous et nous saluèrent d’un seul mouvement.
« Comparée à l’armée impériale, la nôtre est assez modeste et humble, je le crains.
— Pas du tout. Il suffit de regarder les soldats dans les yeux pour voir qu’ils sont d’élite et bien entraînés. On retrouve là la philosophie de commandement du grand maréchal Wurse.
— … Vous connaissez bien le grand maréchal, messire ? »
À ces quelques mots, l’expression du lieutenant-général Hannu changea subtilement.
Avant ma régression, les diplomates impériaux mettaient toujours les pieds dans le plat. Ils étaient si occupés à étaler la supériorité de l’Empire et à rabaisser les autres.
Comme si c’était là le seul moyen de préserver la dignité impériale.
« Un héros qui a libéré son pays de l’emprise de Lobrus à l’est. J’ai lu plusieurs ouvrages et archives à son sujet. »
Pour ma part, je pensais le contraire. Reconnaître la culture et les héros d’une nation plus petite était déjà pour elle une immense source de fierté. En diplomatie aussi, tout commençait par le fait qu’une personne en apprécie une autre.
… Extrait de « Les échecs diplomatiques de l’Empire », ouvrage d’un spécialiste des relations étrangères des républiques.
« Le grand maréchal Wurse est un homme qui mérite profondément notre admiration. »
Wurse Mateus Mansner.
Même après la fin de la guerre continentale, il avait été le héros et le bouclier de son peuple, maintenant Finnomia debout jusqu’au bout en tant que nation indépendante. C’était un homme bien plus grand que moi avant ma régression.
« … Vraiment ? J’en suis honoré. »
Tandis que nous marchions entre les rangs des soldats, aux côtés du lieutenant-général Hannu qui tentait de dissimuler sa satisfaction, je remarquai un équipement plutôt inhabituel.
« Des skis.
— Ah. Oui. »
Hannu répondit avec un sourire un peu gêné.
« Beaucoup de soldats se déplacent à skis. Le terrain est si accidenté et les chutes de neige si abondantes que chevaux et véhicules sont tout simplement impraticables. »
Je ramassai l’une des planches de ski. Je passai la main sur sa surface lisse, puis lançai négligemment :
« J’ai entendu dire que Finnomia possède une unité spéciale entièrement équipée de skis.
— … Ce n’est pas vraiment une unité équipée de skis. C’est un petit groupe, plutôt une patrouille de reconnaissance ou des éclaireurs avancés. »
Une légère pointe de mécontentement s’était glissée dans la voix d’Hannu.
Associer une véritable armée permanente aux skis, une activité de loisir hivernale, devait lui sembler porter atteinte à la dignité de son pays et de son armée.
C’était là tout le problème : Finnomia avait compris bien trop tard la véritable puissance des skis.
« Lieutenant-général Hannu. Je cherche à mettre en place un système militaire adapté au terrain et à la situation de chaque pays, une méthode qui convienne au mieux à la géographie de Finnomia. »
Avant ma régression, l’une des raisons de la cuisante défaite face à Lobrus avait certes été l’assaut blindé ennemi, mais surtout le fait que Finnomia n’avait pas su tirer pleinement parti de ses propres avantages.
Je lui tendis le ski.
« À ce titre, une unité spéciale de skieurs… me paraît très prometteuse. »
Finnomia disposait déjà d’unités de skieurs, mais le haut commandement ne les avait jamais placées au premier plan.
Faute d’argent, de véhicules blindés et d’effectifs suffisants, elles avaient été reléguées au second plan pendant la guerre, par nécessité. Le pays n’ayant pas le budget pour acheter des véhicules militaires, il avait chaussé des skis aux soldats et les avait envoyés colmater les brèches… une petite formation à l’échelle de la guérilla.
Et comme cette unité s’était révélée bien plus destructrice que prévu, Finnomia avait échappé à l’annexion totale par Lobrus.
« Ce pays possède de nombreuses chaînes de montagnes escarpées où la neige ne fond pas, même en été. »
L’hiver était si rude que le mana de l’atmosphère elle-même s’était imprégné de froid ; partout où sa concentration était un peu plus élevée, on trouvait neige et glace, même au cœur de l’été.
« … »
Hannu n’avait toujours pas saisi où je voulais en venir. Il affichait une expression à mi-chemin entre le doute et le mécontentement.
« Enfin, nous pourrons discuter plus en détail de ces tactiques spéciales avec l’ensemble du commandement, un peu plus tard. »
Les commandants obstinés qui campent sur leurs positions sont toujours un casse-tête. Pour les faire changer d’avis, rien ne vaut un élément concret ; la persuasion seule ne suffit pas.
« J’ai aussi apporté un cadeau.
— … Un cadeau, messire ?
— Oui. Il devrait parvenir au corps demain matin. Pour ce soir… »
La nuit était déjà tombée à mon arrivée, et les soldats finnomiens se tenaient toujours en formation sur le terrain de parade.
À ce rythme, ils vont mourir de froid.
« Arrêtons-nous là pour ce soir. »
* * *
Tard dans la nuit.
Le lieutenant-général Hannu, du premier corps, appela le grand maréchal Wurse.
« Oui, grand maréchal. Le chevalier Maximilian est arrivé. »
Cinquante ans auparavant, Finnomia était un pays sous la domination de Lobrus.
Puis la Révolution rouge avait éclaté à Lobrus. Dans le chaos qui avait suivi la prise du pouvoir par Varmil, Finnomia avait tout juste réussi à conquérir son indépendance.
Depuis, Lobrus convoitait Finnomia, qui observait ses ambitions avec la même méfiance. Tout comme la Balkanie avait envahi le Mekerel, nul ne savait quand cette sombre histoire pourrait se répéter ici.
« Étrangement, il parlait le nomien avec beaucoup d’aisance. »
La marque de respect la plus élémentaire, et la plus difficile à témoigner.
« … Vraiment ? Comme je l’avais entendu dire.
— Oui, grand maréchal. Il a également exprimé son admiration pour vous.
— Hmm. »
Le bref grognement du grand maréchal retentit dans le combiné.
L’Empire leur avait témoigné de la bienveillance et soutenu le Mekerel, c’était vrai. Mais il était tout aussi redoutable et avide que Lobrus, une autre puissance hégémonique. On ne pouvait pas lui faire entièrement confiance.
« Cela dit, certains aspects m’ont semblé témoigner d’une compréhension assez limitée.
— À quel sujet ?
— Il recommandait d’élargir massivement et de créer des unités de skieurs.
— …
— Notre terrain est certes enneigé et accidenté, mais les skis restent un moyen limité, utilisable seulement dans certaines conditions : en hiver ou sur les neiges éternelles en été. »
Hannu grommela d’un ton mécontent. Le grand maréchal Wurse, lui, garda le silence un instant, comme s’il retournait la question dans son esprit.
« Maximilian. C’est un noble issu des plus hautes sphères de l’aristocratie impériale. »
Puis, de sa voix grave et sonore caractéristique, il évoqua Maximilian.
« Un noble parmi les nobles. Beaucoup disent qu’il est un véritable aristocrate. Un homme comme lui ne parle jamais à tort et à travers, ne lance jamais des paroles en l’air sans réfléchir. Tout ce qu’il dit et fait est empreint de sincérité. »
En vérité, le grand maréchal Wurse lui-même descendait de la plus haute maison noble de Finnomia, la maison Mansner. Profondément attaché aux valeurs aristocratiques, il avait déjà commencé à éprouver discrètement une certaine sympathie pour Maximilian, dont la pensée semblait, en apparence, proche de la sienne.
« Réfléchissez plus profondément à tout ce que dit ce chevalier. Ce n’est pas quelqu’un qui méprise les autres pays ou les considère de haut.
— … Oui, grand maréchal. Je m’en souviendrai.
— Bien. Bon travail. »
Clic.
La communication fut coupée.
« … »
Hannu ne dit rien et se gratta la nuque. Lorsqu’il eut terminé, les premières lueurs de l’aube paraissaient déjà.
Bip, bip, bip !
Une transmission radio directe arriva de nulle part.
Il décrocha.
« Qu’y a-t-il ?
— Lieutenant-général Hannu, monsieur. Un camion de marchandises au poste de contrôle dit qu’il apporte un cadeau envoyé par le chevalier impérial. »
C’était la voix d’un homme posté au contrôle extérieur du corps, et il semblait plutôt pressé.
« … Un cadeau ? »
Un souvenir lui revint. Ce que Maximilian lui avait dit.
« J’ai apporté un cadeau. Il devrait parvenir au corps demain matin… »
Hannu hésita un instant, puis ordonna qu’on conduise le camion jusqu’au quartier général. Ensuite, il sortit lui-même sur le terrain de parade et attendit l’arrivée du cadeau.
« Qu’est-ce que ça peut bien être… »
Il se tenait là, dans le vent d’avant l’aube, les lèvres pincées malgré lui sous l’effet du froid, quand…
Brrr, brrr, brrr.
Au loin, un convoi de camions avançait péniblement dans la tempête de neige. D’énormes silhouettes roulaient sur le terrain de parade du quartier général.
« … ! »
Hannu resta bouche bée, les yeux écarquillés. Les poils de sa nuque se hérissèrent, et ses lèvres, qu’il avait inconsciemment pincées, se détendirent d’elles-mêmes.
À la vue du matériel qui se dévoilait peu à peu, quelque chose s’éveilla en lui, en tant que soldat ; quelque chose qui lui mit l’eau à la bouche.
« … Hé, hé ! Vous, là ! Réveillez tout le monde à l’intérieur et faites-les sortir ! »
Il ordonna aussitôt aux soldats de réveiller tous les officiers qu’ils pourraient trouver.
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