Chapitre 207
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Traducteur : Coughing Baby
Éditeur : Coughing Baby
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◈ The Reluctant Imperialist
Chapitre 207
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Fouuuuu.
Un vent désolé balayait la chaîne de montagnes escarpée où, quelques heures plus tôt à peine, flottaient encore les bannières balkanes.
« …… »
Les soldats du Mekerel qui arrivèrent sur place découvrirent un spectacle profondément étrange. Tous retinrent leur souffle et fixèrent la scène devant eux.
« Mais qu’est-ce qui s’est passé ici ? »
« On dirait… qu’un fantôme est passé par là. »
Les lignes de communication de la garnison, ses réserves de munitions, ses armes et ses entrepôts de nourriture, ainsi que tout le reste du matériel et des fournitures militaires, étaient parfaitement intacts. Seuls les soldats ennemis avaient été changés en cadavres, éparpillés sur la route.
Il n’y avait pourtant pas lieu de s’alarmer. Les ordres venus du haut commandement du Mekerel étaient brefs.
« Occupez la garnison et récupérez les armes restantes pour établir une ligne de défense. Gardez le silence absolu sur ce que vous avez vu. »
Les soldats du Mekerel se posaient des questions sur la scène, mais ils s’activèrent sans tarder.
« Nous devons faire de cette garnison un point fort défensif. Fouillez l’intérieur. »
Pendant que les soldats inspectaient la garnison, le commandant du Mekerel s’accroupit et examina minutieusement les corps des Balkaniens.
Des coupes nettes à la gorge. Chaque blessure, sur chaque cadavre, était précise, comme tracée à la règle.
Tout cela était l’œuvre d’un seul et même individu.
Si une seule personne avait massacré plus de cent soldats armés, on pouvait vaguement deviner à quel genre d’être on avait affaire.
Mais ce n’était pas le genre de chose qu’on disait à voix haute.
« ……Tout le monde. Rassemblez les corps et brûlez-les. »
L’ordre du commandant résonna doucement dans les défilés montagneux.
……
Je rencontrai Batimus, le roi du Mekerel.
Je ne portais pas l’uniforme voyant d’un chevalier, mais des vêtements ordinaires, usés et modestes. Il s’agissait d’une mission ultrasecrète ; l’implication de l’Empire devait rester dissimulée.
Les soupçons que la Balkanie pourrait nourrir étaient inévitables, mais nous ne pouvions laisser de preuves matérielles derrière nous.
« J’ai reçu le rapport. »
Le roi Batimus engagea la conversation, le visage fermé.
« On m’a dit que douze garnisons ennemies avaient été prises en une seule nuit. »
« C’est une bonne nouvelle. »
Il parlait en langue mekerelienne, et je lui répondis dans la même langue. Les interprètes avaient été écartés à chaque étape de l’opération.
Si je me donnais la peine d’apprendre des langues, c’était notamment parce que les interprètes représentaient un risque.
Les archives montraient qu’un nombre considérable de fuites de renseignements provenaient du processus de traduction.
« Je ne sais pas comment vous exprimer ma gratitude. »
Le roi Batimus poussa un profond soupir.
« Toutes les nations du continent nous ont tourné le dos…… »
Même en me remerciant, il gardait au fond des yeux une profonde méfiance.
Avant mon retour dans le passé, Batimus avait réussi à préserver l’indépendance du Mekerel grâce à la résistance et à la diplomatie, alors même que l’invasion balkanienne ravageait son territoire. Après la guerre continentale, il avait même renoncé à son pouvoir royal et proclamé une « république » fondée sur la souveraineté populaire, une véritable rareté dans l’Histoire.
« Tout ce que nous vous demandons, c’est de continuer à nous fournir de la nourriture. »
Je lançai cette plaisanterie d’un ton volontairement léger.
Les chevaliers déployés pour l’opération devaient être en train de se goinfrer, à l’heure qu’il était.
Un seul chevalier pouvait déployer une puissance de combat équivalente à celle d’un bataillon, mais ses besoins énergétiques étaient tout aussi colossaux. Après une marche forcée et des combats intenses qui poussaient le mana et l’endurance à leurs limites, il fallait récupérer au minimum des dizaines de milliers de calories. Bien sûr, supporter cette faim par la seule force de sa volonté faisait aussi partie de ce que signifiait être chevalier.
« Les repas ont été préparés en quantité suffisante. N’ayez aucune inquiétude. »
Je souris légèrement aux paroles du roi.
« Ah, au fait, Votre Majesté. Il semblerait que du matériel de communication sera bientôt chargé au port sud, en plus des armes. »
Les communications comptaient parmi les éléments les plus importants du front. En pratique, elles constituaient le cerveau de l’opération, ce qui permettait à une armée d’agir comme un seul corps cohérent.
Mais le visage de Batimus se rembrunit.
« ……Chevalier de l’Empire. Que veut vraiment l’Empire ? »
Il se méfiait de l’Empire. Il savait bien que les faveurs gratuites n’existaient pas et que la main tendue par une grande puissance comme l’Empire était plus dangereuse que presque tout le reste.
« L’Empire souhaite la paix des petites nations. »
Je gardai un sourire détendu.
« Cependant… »
Baissant la voix, je désignai un endroit sur la carte du Mekerel.
« Pour cela, il nous faudrait d’abord parler de la région de “Lundar”, au sud-est du Mekerel. »
« ……Vous voulez dire les Izenheim. »
Le roi comprit immédiatement où je voulais en venir.
« Oui. Exactement. »
Une communauté d’Izenheim vivait au sud-est du Mekerel. Leur population était très réduite, peut-être entre 0,1 et 0,2 % de la population totale. Ils s’y étaient réfugiés des siècles plus tôt pour échapper aux persécutions. On estimait généralement qu’ils s’étaient parfaitement assimilés au Mekerel, mais, bien entendu, les choses n’étaient pas aussi simples.
« Les Izenheim sont une sous-espèce, Votre Majesté. »
Tel était le prix à payer pour que l’Empire fournisse des armes et envoie des chevaliers briser les lignes ennemies.
Je prendrais les Izenheim qui s’étaient tapis au Mekerel.
« Si vous comptez protéger les ennemis de l’humanité que sont les Izenheim, cela signifie que vous avez l’intention de devenir un ennemi de l’Empire. »
« …… »
Le roi Batimus se souciait du Mekerel. Ce n’était pas simplement un homme au grand cœur. Pour être un grand souverain, il fallait savoir prendre des décisions difficiles.
« Mais, chevalier de l’Empire, la Balkanie est déjà convaincue que l’Empire soutient le Mekerel. Si cet incident s’ébruite, elle en sera d’autant plus persuadée. »
En échange de la remise des Izenheim, Batimus, en tant que roi du Mekerel, exigeait de l’Empire un engagement sans équivoque.
« Entre la Balkanie et le Mekerel, l’Empire peut-il vraiment choisir le Mekerel sans la moindre réserve ? Je ne parviens pas à le croire. »
Un sourire naturel se dessina sur mes lèvres.
« ……La réponse de l’Empire. »
Je connaissais l’avenir. Je rejetterais catégoriquement l’alliance entre l’Empire et la Balkanie. Il valait bien mieux en devenir l’ennemi.
Non, nous devions en devenir l’ennemi.
« Vous parviendra bientôt par les actes, Votre Majesté. »
L’armée de la Balkanie était si incompétente qu’elle passait pour une bande de vauriens sans discipline.
……
Après ma rencontre avec le roi Batimus, je déambulai tranquillement dans les rues du Mekerel pendant un moment, dans l’après-midi.
« Hum…… »
Silencieux, j’observais les habitants du Mekerel quand je remarquai quelque chose d’étrange.
Ici, comme à Kanillan, la présence des Izenheim était remarquablement faible.
Parmi les innombrables personnes aux abords de la capitale, pas un seul Izenheim.
« ……Pourquoi donc ? »
Les Izenheim.
L’espèce venue d’un autre monde qui aspirait à l’anéantissement de l’humanité.
Pourquoi ne s’étaient-ils pas implantés au cœur du Mekerel ? Pourquoi s’étaient-ils rassemblés dans une communauté en un lieu bien précis ?
« …… »
Avant mon retour dans le passé, Edmond avait dit que les cités souterraines qu’ils avaient creusées servaient à invoquer des êtres venus d’un autre monde.
Alors, de quelles « conditions » avaient-ils eu besoin pour ouvrir les Portes dimensionnelles ?
« Sous terre…… »
Creuser le sol à l’est par l’intermédiaire des camps de rééducation par le travail, passer sous l’Empire pour bâtir des cités souterraines.
Inscrivaient-ils leur propre forme de magie pour déclencher l’ouverture des Portes dimensionnelles ?
La magie exigeait pourtant un prix. Même eux ne pouvaient pas en produire sans contrepartie……
Une idée me traversa l’esprit.
« À la surface. »
La guerre qui allait bientôt se livrer à la surface. Les massacres et la destruction. Le désespoir, le ressentiment et la force vitale qui s’échappaient de dizaines de millions de mourants.
Si tout cela s’infiltrait sous terre……
« ……Tss. »
Ce n’était encore qu’une hypothèse. Mais leur objectif, lui, ne faisait aucun doute : l’extermination de l’humanité. Seuls le processus et les moyens restaient dissimulés dans le brouillard, et, de très loin, je tâtonnais encore pour comprendre leurs intentions.
Pourtant, je n’étais plus seul.
Quelque part, Filty, qui m’observait grâce à l’Œil qui voit tout, finirait par parvenir à la même conclusion.
J’attendais encore la personne qui ne tarderait pas à marcher à mes côtés.
* * *
Pendant ce temps, au palais impérial…
« ……Alors, qu’essayez-vous vraiment de dire ? »
Leutern II était assis sur le canapé, les jambes croisées, et fusillait du regard le diplomate balkanien.
« Je suis venu vous informer que le soutien du duc Leutern au Mekerel pourrait devenir une grave affaire diplomatique. »
Le diplomate s’exprimait d’un ton raide. Il s’appelait Giovanni, et représentait la Balkanie depuis déjà un bon moment à l’ambassade impériale.
« Quel soutien ? Un soutien au Mekerel ? »
« Oui. »
Le soutien au Mekerel. Il faisait sans doute allusion au discours qu’il avait prononcé lors de la séance de l’Assemblée des nobles.
« Oh, allons… Vous appelez ça une affaire diplomatique ? »
Leutern II eut un ricanement méprisant.
« Votre Premier ministre, ce foutu chauve, n’a-t-il pas commencé par dénigrer nos têtes couronnées impériales ? En nous traitant de sangsues qui se nourrissent du cœur de l’Empire ? »
« Je vous prie de surveiller votre langage, duc Leutern. »
Le sourcil du diplomate tressaillit.
« Surveillez d’abord le vôtre, paysan. Vous savez à qui vous avez affaire ? Vous savez seulement qui je suis ? »
Leutern ouvrit grand les yeux, le regard dur. Cela faisait un moment qu’il n’avait pas croisé quelqu’un capable de réveiller son vieux tempérament.
« Malgré tout, le duc Leutern a apporté une aide militaire au Mekerel— »
« Quelle aide ? Vous avez des preuves ?! »
« Les circonstances— »
« Donc, vous n’avez aucune preuve ? Et écoutez-moi bien : c’est vous qui nous avez traités de parasites en premier ! Comment un parasite pourrait-il aider qui que ce soit ? Hein ?! »
Leutern haussa la voix et pointa un doigt vers le diplomate, qui conserva son calme. Dans la salle de réception, seule la voix de Leutern résonna bruyamment.
« Il y a deux jours, douze garnisons balkanes ont été prises par le Mekerel. »
« Félicitations. Ce n’est pas simplement parce que vos troupes sont incompétentes ? »
« Le Mekerel n’a pas les moyens d’attaquer simultanément douze garnisons balkanes. »
Les lunettes du diplomate brillèrent d’un éclat glacial. Leutern lâcha un rire sans joie.
« Peut-être que vous les avez mal évalués. Vous connaissez l’adage : connais-toi toi-même et connais ton ennemi ? Idiot ! Et puis, pourquoi me raconter vos problèmes ? Sebestian est dans le coin, allez le voir ! »
S’il s’agissait d’une plainte militaire, c’était à Sebestian qu’il fallait s’adresser. Mais ils n’avaient pas le cran d’aller le trouver et venaient plutôt l’importuner ici, ce qui le mettait de très mauvaise humeur.
Le diplomate se lança tout de même dans une longue tirade, mais Leutern II ne l’écouta qu’à moitié et lui fit signe de partir.
« Dehors. Avant que je ne vous tue. »
Le diplomate finit par repartir bredouille, et Leutern II se passa la main dans les cheveux avec irritation.
« Bon sang, ce type m’énerve vraiment. »
Il arpenta la pièce en fulminant, puis marmonna entre ses dents.
« C’est tellement chiant. Vous avez vu la façon dont il me regardait ? J’ai failli lui arracher les yeux sur-le-champ. »
Rah, je suis furieux.
Je me suis beaucoup assagi. Autrefois, je l’aurais simplement tué. Je dois prendre de l’âge.
Leutern envoya quelques coups de poing dans le vide, puis se laissa tomber lourdement sur le canapé.
« Ah…… »
Il resta allongé, soufflant bruyamment, puis…
« ……Je me sens minable. Je n’en peux plus. »
Il rassembla quelques personnes qui n’avaient rien de prévu ce jour-là et sortit.
Ils se rendirent à Lilac Vita, où ils mangèrent et burent toute la nuit. Puis il rentra à l’annexe et s’effondra sur son lit.
Ssslip, il s’endormit sans même s’en rendre compte.
« Rrrrzzz…… »
Il ronflait à poings fermés. Combien d’heures avait-il dormi comme une souche ?
Toc, toc.
On frappa à la porte.
Toc, toc.
Ses paupières s’entrouvrirent.
« Haaaa…… Quoi ? Qui est là ? »
À son appel ponctué d’un bâillement, la porte s’ouvrit et Bern, son chevalier garde du corps, entra.
« Duc Leutern. »
« Quoi ? »
Il répondit en consultant l’horloge. Il était déjà huit heures du soir, et sa tête, encore embrumée par la gueule de bois, lui pesait. Tout son corps était raide.
« Qu’y a-t-il ? »
Surtout, Bern avait l’air beaucoup trop sérieux.
« Qu’est-ce qu’il y a, cette fois ? »
« À l’instant, dans la région frontalière, le diplomate balkanien… »
Bern lui annonça la nouvelle d’une voix basse et grave.
« Aurait trouvé la mort dans un attentat à la bombe. »
« …… ? »
Leutern cligna des yeux.
« ……Le diplomate ? Ce type qui est venu, quoi, hier ? »
« Oui. Giovanni, le diplomate venu il y a deux jours. On ne connaît pas encore les responsables, mais… »
« Hein ? »
Leutern le regarda, interdit.
« Ce n’est pas le Mekerel qui l’a fait sauter ? Vu son caractère, il avait tout du genre à se faire exploser. »
Il avait lâché ces mots d’un ton distrait. Bern le regarda avec une expression un peu absente, puis inclina la tête.
« Pour l’instant…… il semble probable que le Mekerel soit responsable. »
« Ouais, sûrement. J’en suis certain. »
« …… »
Les paroles de Leutern, qui affirmait que le Mekerel était responsable.
Que ce soit vrai ou non, il s’agissait au minimum de faire croire que c’était le cas.
« ……Oui. Compris. »
Bern comprit ce que Leutern voulait dire.
« Ouah, quelle frayeur. Bref, allez-y. Je dois me rendormir. »
À vrai dire, tout était si soudain que cela ressemblait à un rêve. Et sa gueule de bois lui faisait toujours un mal de chien.
« Je vais vous laisser. Reposez-vous bien. »
« Mm…… »
Il se glissa lentement de nouveau sous les couvertures.
* * *
Par un après-midi ensoleillé, une réunion de grands esprits se tenait à l’Université nationale de Prozen.
Le professeur Jean Pierre, de Prozen, conduisit Arthur Winston, une sommité de l’Université du Poulpe, située dans le prestigieux royaume insulaire de Hyland, jusqu’à son bureau.
« Ravi de vous rencontrer, messire Arthur. »
« Cela faisait longtemps, Jean. Je vois que tu es toujours plongé dans tes livres. »
Ils échangèrent des salutations chaleureuses, puis s’assirent face à face sur un canapé. Ces derniers temps, leurs conversations dérivaient toujours vers la guerre à venir et la situation du continent.
« J’ai appris que le front entre la Balkanie et le Mekerel était dans l’impasse. »
Messire Arthur Winston prit sa tasse de thé et lança la conversation. Jean Pierre acquiesça d’un air sombre.
« Selon le communiqué du Mekerel, ils ont récemment repris une partie de la région montagneuse du nord. »
Arthur eut un petit ricanement dédaigneux et reposa sa tasse de thé.
« Le Mekerel n’a aucune chance d’avoir repoussé seul l’armée régulière de la Balkanie. L’aide militaire de l’Empire a presque certainement joué un rôle. »
Même en l’absence de preuves matérielles irréfutables, l’implication de l’Empire était un secret de Polichinelle parmi les dirigeants et les érudits du continent.
« Il semblerait que l’invasion de la Balkanie ait fortement déplu à l’Empire. »
En entendant Jean Pierre, Arthur laissa échapper un petit rire. Il porta sa pipe à ses lèvres et murmura un nom.
« Leutern. Vous le connaissez ? »
« ……Oui. J’entends ce nom assez souvent ces derniers temps. »
Leutern. Un membre de la famille impériale qui faisait parler de lui sur tout le continent depuis quelque temps.
« Tout le monde connaît l’histoire du Premier ministre Agento qui a dénigré les têtes couronnées impériales. Apparemment, Leutern, qui vient de prendre de l’importance, a entendu ces propos et s’est mis en colère. »
Jean Pierre tendit l’oreille. Cela faisait partie de son apprentissage. Les rouages du palais impérial lui étaient encore étrangers.
« Et Leutern II est un homme très colérique. On sait déjà qu’il a organisé un faux attentat à la bombe pour purger ses adversaires politiques, et c’est bien Leutern qui est derrière l’aide militaire en armes envoyée à la Balkanie. »
« Leutern II soutient le Mekerel ? »
« Oui. »
Fouuu. Messire Arthur souffla un filet de fumée de sa pipe, puis poursuivit.
« Si Maximilian est à l’extérieur du palais, Leutern en est à l’intérieur. C’est ce que disent les spécialistes de l’Empire, ces derniers temps. »
« ……Je vois. Alors… »
Alors que les deux professeurs s’apprêtaient à approfondir la discussion sur les manœuvres de l’Empire,
Bam !
La porte du bureau s’ouvrit brusquement et un assistant de recherche déboula, à bout de souffle.
« P-Professeur ! Une nouvelle de dernière minute vient de tomber ! Le diplomate de la Balkanie en poste dans l’Empire a été tué sur le coup dans un attentat à la bombe, dans la région frontalière ! »
À cet instant, Jean Pierre et Arthur pâlirent tous les deux.
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