Chapitre 147
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Traducteur : Coughing Baby
Éditeur : Coughing Baby
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◈ L’Impérialiste malgré lui
Chapitre 147
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À la découverte de Prozen
Le Parlement de la République occidentale de Prozen, « Le Parlement ».
Dans cette salle où se pressaient des centaines de députés, le ministre de la Défense Louis Marceau se tenait à la tribune et s’exprimait avec une ardeur farouche.
« Honorables députés, sous prétexte de soutenir la famille royale, l’Empire est en train d’absorber Zerpa et poursuit son expansion militaire plus ouvertement et plus agressivement que jamais ! »
Sa voix résolue résonna lourdement sous le plafond.
« L’explosion de Gigantes n’a nullement affaibli la puissance militaire impériale. Au contraire, elle a donné naissance à un nouveau complexe militaro-industriel, Aternum. En ce moment même, des armes de mort sortent en masse de ses ateliers. »
Louis Marceau, ministre de la Défense de Prozen, plaidait comme s’il déversait son âme.
« Les impérialistes ne cessent de chercher à déclencher une guerre totale qui bouleversera l’ordre du continent. Pour protéger la sécurité de la République, nous devons de toute urgence développer notre armée et augmenter massivement notre budget de la Défense ! »
« Non, monsieur le Ministre. Un instant, je vous prie. »
Le vétéran Clemang, avachi de travers sur son siège, de l’autre côté de la salle, l’interrompit.
« J’ai bien entendu vos inquiétudes. Mais où comptez-vous trouver l’argent nécessaire à un budget de la Défense aussi colossal ? »
Louis Marceau fronça les sourcils et le foudroya du regard.
« Rien n’a plus de valeur que la survie de l’État et la vie de nos concitoyens. Si les fonds manquent, nous devons combler le déficit en créant et en percevant une taxe spéciale pour la Défense, aussi inévitable cela soit-il. »
« Je savais que vous alliez en arriver là. »
Clemang ricana et se leva d’un bond. Il tendit les deux bras vers les autres députés.
« Vous vous servez donc une fois encore d’une menace impériale lointaine comme prétexte pour nous extorquer davantage d’impôts ?! »
« Alors quoi ? Vous dites qu’il faudrait livrer le pays à l’Empire parce que les impôts vous effraient ? »
« Ce n’est rien d’autre que vos délires et vos spéculations personnelles ! »
« Vous ne voyez donc pas la catastrophe qui se déroule sous nos yeux à Zerpa ?! »
Boum ! Louis Marceau frappa la tribune. Il sortit de son manteau une épaisse liasse de documents et la brandit.
« Regardez ! Ces rapports ont été analysés et publiés par plusieurs professeurs de l’université nationale. Tous ces éminents chercheurs nous mettent en garde d’une seule voix contre l’expansionnisme impérial et la menace d’une guerre imminente ! »
Marceau défendit ce qu’il appelait la nécessité de mettre en place un « Grand Encerclement anti-Empire », en s’appuyant sur les travaux d’éminents professeurs, dont Jean Pierre…
* * *
… On m’avait dit que ce genre de débat avait lieu en ce moment même au Parlement.
J’en avais reçu le compte rendu de Schatz.
À présent, les agents du renseignement de l’antenne de Gennen s’étaient également dispersés dans Prozen.
« Oui, je sais. J’en ai déjà entendu parler. »
Louis Marceau, ministre de la Défense de Prozen.
Avant ma régression, il avait été une épine dans le pied de l’Empire. Dire que plus de la moitié de la ligne de défense occidentale était son œuvre ne serait pas exagéré.
« Je prépare un voyage d’affaires. »
J’étais à l’aéroport. Un épisode historique lié à Louis Marceau était sur le point de se produire.
Cette fois, j’avais choisi des cheveux noirs et des yeux bleus pour mon déguisement. J’y avais ajouté de fausses dents conçues pour modifier complètement la forme de mon visage, ainsi qu’un grain de beauté sous l’œil.
J’avais aussi choisi une identité en béton.
« Oui. Dois-je partir aussi ? »
« Non. »
J’embarquai sur le vol à destination de Prozen.
« Restez en attente pour l’instant. Je vous appellerai si quelque chose se présente. »
« Bien. »
......
[Aéroport Hamuze Hugo]
Une fois l’avion posé, je pris un taxi.
Je me rendis directement en ville.
La capitale, que je découvrais par la fenêtre de la voiture, était florissante. Son tissu culturel me semblait bien différent de celui de la capitale impériale. On aurait dit que la culture et l’art avaient imprégné chaque recoin de la ville. Que l’art et la liberté s’étaient glissés partout.
Une rivière émeraude étincelait sous le soleil et traversait la ville en douceur. Les vieux bâtiments de pierre qui bordaient ses rives se dressaient avec la dignité de sculptures façonnées par les siècles.
Des terrasses débordant de fleurs éclatantes. Des cafés en plein air où se mêlaient les parfums du pain frais et du café noir. Des gens qui déambulaient à leur rythme dans les rues.
Les couleurs vibrantes de la liberté, introuvables dans l’Empire, semblaient emplir toute la ville.
Les nobles vaniteux avaient donc vraiment une raison d’être obsédés par cet endroit.
« Place de la Concorde. »
Le taxi me déposa à destination : la place de la Concorde, en plein cœur de la capitale.
« Là, regardez. Le symbole de Prozen. La Tour de Prozen. »
Au parler impérial maladroit du chauffeur, je souris légèrement.
« Je suis prozénien, moi aussi. »
« Ah, je vois. Comme vous veniez de l’aéroport, je vous prenais pour un touriste. »
« Ha ha. Tenez, c’est pour vous. »
La course coûtait soixante-dix livres. J’en ajoutai cent.
« … Merci ! »
Je descendis et m’arrêtai au milieu de la place.
Un peintre travaillait à ses paysages sous le pont, un musicien de rue jouait de l’accordéon et des amoureux dansaient légèrement au son de la mélodie.
Sans m’en rendre compte, je ralentis le pas et me laissai gagner par la paix ambiante.
Pour un monde au bord de la ruine, c’était trop douillet.
En vérité, j’étais déjà venu à Prozen. Il y a longtemps, avec ma mère.
Grâce au virus, je pouvais me rappeler ces vieux souvenirs avec une grande netteté. Mais ils étaient à la fois empreints de nostalgie et douloureux, et je n’avais aucun désir de les faire revivre.
À mes yeux, Mère était ma faiblesse, le passé que j’avais laissé derrière moi et peut-être la forme la plus authentique de mon âme, celle qui m’était à jamais interdite.
Thump.
Alors que je me perdais dans mes pensées, mon cœur réagit au passage d’un groupe qui me frôla.
Deux hommes. Une femme.
Thump.
Une vieille femme sur un banc voisin, qui nourrissait les pigeons.
Thump.
Un employé de bureau en costume, qui courait, sa mallette à la main.
De la vermine indigne qu’on lui accorde le pronom « personne ».
Thump.
Prozen était un pays libre. Le contrôle des idées et des idéologies y était relâché, et les frontières faciles à franchir. Rien de mieux pour que des parasites venus d’un autre monde, comme les Izenheim, puissent se cacher et agir.
« Il y a trop de cafards dans ce pays. »
Je comptai leur nombre dans ma tête tout en marchant, jusqu’à atteindre enfin ma destination.
[Université nationale de Prozen]
Comparable à l’Université impériale centrale… Non, à vrai dire, pour ce qui était des résultats académiques et de la richesse des débats libres, elle était déjà la meilleure université de l’Ouest, loin devant l’Empire.
Je franchis son grand portail en arc et pénétrai sur le campus.
On se serait cru dans un immense arboretum. De gigantesques arbres projetaient leur ombre profonde sur les allées, tandis que des bâtiments dignes de tableaux se dressaient çà et là.
Des étudiants étaient étendus sur les pelouses et débattaient librement. De jeunes esprits pressés passaient, de lourds manuels spécialisés sous le bras, le visage débordant de vitalité et de passion.
J’arrivai bientôt au bâtiment principal, au centre du campus.
[Salle Festier]
Nommée en l’honneur du héros national de Prozen, elle était gardée de près.
« Votre carte d’étudiant, s’il vous plaît. »
Un garde me demanda mes papiers.
Je sortis la carte d’étudiant que j’avais préparée à l’avance.
[Université nationale de Prozen, département des études militaires, troisième année]
[Felix Renoir]
D’après mon histoire, j’avais pris trois ans de congé pour des raisons financières familiales.
« Felix Renoir. La période de réinscription est terminée depuis longtemps, non ? »
Le garde compara mon visage à la photo de ma carte.
Je ne craignais pas qu’on me démasque.
« Je compte assister à quelques cours en auditeur libre avant de me réinscrire. Je n’ai fait que travailler pour gagner de quoi payer mes études, alors je voulais me remettre dans le bain et dérouiller un peu mes neurones. »
Mon accent était parfait. Le prozénien que le virus avait gravé dans mon cerveau était peut-être même plus naturel et plus fluide que celui d’un autochtone.
« Ouais. La vie est dure, hein. Entrez. »
Le garde eut un sourire en coin et me rendit ma carte.
J’entrai dans le bâtiment. Je m’apprêtais à consulter le plan des couloirs pour trouver mon chemin quand…
Tapatap.
Des étudiants se mirent soudain à courir quelque part. Je me mêlai à la foule et les suivis sans en avoir l’air.
Nous arrivâmes dans un vaste amphithéâtre, d’une taille inhabituelle pour une salle de cours ordinaire.
Les premiers rangs étaient déjà bondés d’étudiants, et il ne restait que quelques places dans un coin du fond.
Je choisis celle où je passerais le plus inaperçu et m’assis.
Tic, tic, tic.
« … Ah, merde. »
Une injure m’échappa avant que je puisse me retenir.
Dans ce silence, les aiguilles des secondes de toutes ces montres semblaient gratter mes oreilles à l’unisson.
Tandis que je m’efforçais d’endurer ce supplice, un professeur apparut devant l’amphithéâtre.
« Hum ? »
Le menton posé sur la main, j’esquissai un sourire.
Ce visage m’était familier.
« Jean Pierre. »
Mais il m’avait déjà vu, alors j’enfonçai ma casquette de gavroche sur mon front.
* * *
« Zerpa. Ô, ma chère Zerpa. »
Avant de commencer son cours, Jean Pierre poussa un profond soupir.
« Un beau pays, célébré depuis des siècles par d’innombrables musiciens et cuisiniers de tout le continent, où le rythme de la langue ressemble à une mélodie et où les produits du terroir ont des saveurs profondes. »
Il poursuivit en arpentant lentement l’estrade.
« Mais cette terre fertile est désormais enveloppée de nuages de guerre et d’une odeur de sang. »
Il leva la main et désigna l’écran argenté.
« La maison royale de Zerpa. »
Une carte du territoire de Zerpa apparut, avec en rouge la zone royaliste qui entourait la capitale.
« Le roi actuel est alité depuis longtemps, entre la vie et la mort. Sous son long règne, la corruption et les abus se sont accumulés, tandis que les extravagances des nobles ont plongé le peuple de Zerpa dans la rage et le désespoir. »
La monarchie avait été imposée par la force deux cents ans plus tôt. Pourtant, Zerpa avait d’abord été une république attachée à la liberté.
« Finalement, la faction républicaine s’est soulevée sous la bannière de la révolution. L’armée s’est divisée et la guerre civile a éclaté. »
La carte à l’écran changea rapidement. L’influence républicaine, en bleu, se répandit comme une traînée de poudre et pressa de toutes parts les royalistes, en rouge.
« Dès le début de la guerre, les républicains ont repoussé les royalistes avec une impétuosité irrésistible. Même l’armée régulière avait déjà perdu toute confiance en la monarchie pourrie et en éprouvait une profonde désillusion ; ses soldats se sont donc effondrés ou ont capitulé sans véritable résistance. »
Le bleu républicain encercla complètement la capitale.
« Ils ont assiégé la capitale. La monarchie était sur le point d’étouffer, mais alors… »
À cet instant,
un point de la carte…
une flèche noire jaillit à travers une brèche dans les monts Alberon, à la frontière occidentale, et fondit comme l’éclair.
« Le soutien impérial est arrivé. »
La voix de Jean Pierre s’assombrit.
« Le bataillon de la Garde impériale de Berton a percé par la gorge Alberon, suivi de la pénétration ciblée de la légion Durkon. »
La flèche noire déchira l’encerclement bleu sur la carte.
« Le siège républicain a été brisé en un instant. »
Les étudiants écoutaient dans un silence absolu.
La leçon avait de quoi captiver.
« Les royalistes ont repris du poil de la bête après cette transfusion de sang impérial. »
La plupart des étudiants avaient l’air sombre. Leurs visages exprimaient une haine et une hostilité ouvertes envers l’intervention de l’Empire.
C’était inévitable. Ils ne connaissaient pas l’avenir.
« Le jour où Durkon a commencé à avancer contre les républicains, un coup d’État de l’armée régulière royaliste a éclaté dans la capitale de Zerpa. La cause officielle était la colère et l’indignation de l’armée devant l’arrivée de forces étrangères, à l’initiative du prince héritier Alonso, mais… »
Jean Pierre remonta ses lunettes et ajouta avec un sourire froid :
« La maison royale de Zerpa a annoncé que l’état-major avait tenté ce coup d’État parce que sa corruption de longue date et ses détournements de matériel allaient être révélés. Bien sûr, rien de tout cela n’est facile à croire. L’histoire est écrite par les vainqueurs. »
Il expliqua ensuite comment le coup d’État s’était déroulé.
L’armée régulière avait foncé dans la capitale, était tombée dans une embuscade impériale, puis les forces fidèles au prince héritier avaient contre-attaqué.
Je fus quelque peu surpris. Son récit était si précis que je me demandai s’il n’avait pas assisté aux événements en personne.
« … Le coup d’État a donc été rapidement écrasé, et la légion Durkon a occupé la mine de Zeronica. »
Jean Pierre désigna Zeronica, au centre de la carte, le bastion républicain.
« Ils l’ont pratiquement réduite en cendres. Alors pourquoi l’Empire détruirait-il une mine d’une telle valeur ? »
Il tourna sa question vers les étudiants.
Dans le silence, quelqu’un leva prudemment la main.
« Pour faire porter à la monarchie le coût de la reconstruction et le poids de la dette. »
La culture universitaire de Prozen était fondée sur la liberté. Chacun pouvait donner son avis et prendre la parole.
« Exact. Tout à fait. »
Jean Pierre hocha la tête.
« Voilà la méthode de l’Empire. »
Des lettres bleues apparurent à l’écran. C’était le mana de Jean Pierre. Même son mana était au service de l’érudition.
« Détruire les infrastructures essentielles d’un autre pays, puis lui imposer d’immenses emprunts au nom de la reconstruction, gonfler les coûts et en faire des esclaves… »
Clac. Jean Pierre fit claquer ses doigts et reprit :
« Mais dans ce cours, nous allons nous intéresser à la “personne” qui se cache derrière ce vaste mouvement. »
Ses yeux brillèrent comme ceux d’un oiseau de proie.
« Le bataillon de la Garde impériale de Berton. La légion Durkon. Qui a donc dirigé ces troupes et les a déplacées comme des pièces d’échecs ? Essayons de le deviner. »
Je fronçai les sourcils.
« Durkon avait la réputation notoire d’être une légion extrêmement brutale. Son commandant, Schweitzer, surnommé le “spécialiste de la vitesse”, ne faisait pas exception. Partout où ils passaient, ils tuaient des civils. Ils abattaient des prisonniers. Ils réquisitionnaient des villages et les laissaient en ruines. Mais, durant cette campagne de Zerpa, combien de civils la légion Durkon a-t-elle tués ? »
Aucun.
J’avais puni moi-même tous les meurtres de civils — et même les actes leur ayant porté préjudice. Toutes les punitions que j’avais infligées avaient été des exécutions sommaires.
« Zéro. »
Les étudiants ouvrirent de grands yeux.
« De plus, après l’entrée de Durkon dans la capitale de Zerpa, il n’y a eu qu’une seule réquisition. Et celle-ci a même été indemnisée par la suite. »
Jean Pierre posa la main sur son pupitre.
« Un noble qui déteste au plus haut point les meurtres de civils et les réquisitions — autrement dit le meurtre et le vol — mais qui est capable d’écraser n’importe quoi pour atteindre son objectif. »
« Maximilian Ebenholtz. »
L’homme assis à côté de moi murmura ces mots. Je jetai un coup d’œil à son visage.
« Un héritier d’une grande maison, capable de déplacer une puissante légion comme Durkon, et détenteur d’une autorité assez vaste pour intervenir dans tout l’Empire et tout surveiller… Pour ceux d’entre vous qui ont suivi mon cours, la réponse devrait être facile. »
Un sourire amer effleura les lèvres de Jean Pierre.
« Comme annoncé, nous allons donc aujourd’hui faire un petit contrôle sur la question de Zerpa. Il vous reste… »
Il consulta sa montre.
« Environ quarante-cinq minutes, pause comprise. »
Des assistants d’enseignement apparurent et distribuèrent rapidement des feuilles d’examen vierges. On en posa une devant moi aussi.
« Écrivez, en vous fiant à votre jugement et à toute votre imagination, comment Zerpa, sa monarchie et l’Empire évolueront à partir de maintenant. »
Je fixai la page blanche.
Je n’avais aucune raison de passer ce contrôle.
Cela dit, leur donner un petit indice ne ferait peut-être pas de mal.
« Vous auriez un stylo ? »
Je demandai un stylo à l’homme assis à côté de moi, celui qui venait de murmurer mon nom.
« Tenez. »
« Merci. »
Griff, griff.
Je me mis aussitôt à écrire en prozénien, presque à griffonner.
[Contrairement à ce que tout le monde redoute, je ne pense pas que Zerpa sera exploité sans réserve.
Les forces qui ont guidé l’Empire jusqu’ici sont déjà vieilles et usées, et une figure bien plus jeune et novatrice vient d’émerger.
Au lieu d’écraser Zerpa, l’Empire cherchera donc à coexister avec elle. Le pillage et l’annexion sont, à vrai dire, un énorme gaspillage.
Mettre Zerpa à sec, provoquer l’indignation de tout un pays, puis dépenser des fonds militaires et du pouvoir administratif pour réprimer d’innombrables forces de résistance : voilà l’impérialisme d’une époque révolue…
De même que les États se développent et que le temps avance, les idéologies évoluent aussi.
Il en va de même de l’impérialisme. Il ne reste jamais figé dans le passé.
C’est précisément la “personne” qui repousse le passé…
L’impérialisme repose sur la doctrine du roi-philosophe, selon laquelle seul le philosophe le plus supérieur et le plus parfait peut gouverner correctement la multitude.
Cela mène à l’aristocratisme et, curieusement, le roman le plus célèbre de l’Empire aujourd’hui est « Baltaras », qui défend le devoir des nobles à travers la « noblesse oblige ».
Par conséquent, s’ils font partie de la noblesse montante de l’Empire, ils laisseront la mine de Zeronica à la maison royale de Zerpa comme un bien qui lui appartient. Ils partageront les bénéfices, lui promettront de lui transmettre des technologies plus tard et feront tout leur possible pour remettre la monarchie de Zerpa sur la bonne voie…
Du point de vue de Zerpa, avoir un dirigeant faible comme Alonso est également une chance. Un dirigeant gonflé d’orgueil et d’égo serait brisé par l’Empire, tandis qu’Alonso peut plier sans rompre et gérer les affaires avec compétence…
En fin de compte, l’Empire n’exploitera pas Zerpa, qui se développera tout simplement sous sa tutelle…]
Une dépendance totale envers l’Empire, au point de devenir incapable de se débrouiller seule.
Voilà l’avenir de Zerpa, qui ne tarderait pas à se réaliser.
Je l’y conduirais.
« Très bien. Le temps est écoulé. »
Sans que je m’en aperçoive, quarante-cinq minutes s’étaient écoulées.
Je rendis le stylo à mon voisin, et l’assistant d’enseignement ramassa ma copie.
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