Chapitre 138
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Traducteur : Coughing Baby
Éditeur : Coughing Baby
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◈ L’Impérialiste réticent
Chapitre 138
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Votre monde (6)
Je contemplai le sol depuis les hauteurs. L’hélicoptère était étonnamment silencieux, tant au niveau des rotors que du moteur.
C’était ma manière à moi d’utiliser le mana.
Chaque personne, chaque chevalier, utilisait le mana différemment.
Sans doute parce que les attributs et les propriétés du mana variaient, et que chacun de nous suivait une « voie » différente.
───
Pour ma part, je manipulais le mana de la façon la plus pure possible. C’était une utilisation primitive du virus qui se trouvait dans mon corps.
Je libérais simplement le mana Ebenholtz autour de moi et en transférais les propriétés. Ainsi, si j’en répandais une fine couche sur tout l’hélicoptère, le bruit était absorbé et notre présence s’estompait.
C’était pourquoi l’hélicoptère qui me transportait pouvait traverser le ciel nocturne comme un fantôme.
« …… »
Je regardai au loin par la porte ouverte de l’hélicoptère. J’aperçus une silhouette qui filait sur les toits.
On pouvait échapper aux regards depuis le sol, mais vu du ciel, on se détachait beaucoup trop nettement.
Fouuuuu-
Le vent se rua vers moi et je me préparai à descendre.
Comparé à un saut depuis un transport à plusieurs milliers de mètres d’altitude, descendre d’un hélicoptère en vol stationnaire à quelques centaines de mètres du sol permettait de contrôler bien plus précisément sa trajectoire.
Fiiiouuu- !
Je me jetai dans le vide.
Le vent furieux ruisselait sur ma combinaison ailée. Je dispersai du mana et maîtrisai la résistance de l’air. J’ajustai mon angle de vol.
Ma cible était l’assassin au sol.
Une seule personne.
Tic-
Soudain, le temps sembla ralentir jusqu’à s’écouler avec une lenteur poisseuse.
L’humidité perlait en gouttelettes. Le vent tremblait. L’assassin traçait un arc à chacun de ses pas.
L’espace d’un instant, tout sembla figé comme sur une photographie.
Tac-
Je pris appui sur une plateforme de mana superposée, en plein ciel,
puis j’accélérai de nouveau et fusai en ligne droite.
───.
Une frappe de précision, visant une seule personne.
Un coup d’épée précis, porté selon un angle calculé sans le moindre écart.
Tchac- !
Un éclair d’argent fendit l’obscurité. Avant que la dague de l’assassin n’atteigne Alonso, ma longue épée lui trancha le cou sans bruit.
Boum, roulement.
Son corps bascula en avant sous l’effet de l’élan, tandis que sa tête détachée roulait sur le sol de la ruelle.
Je l’avais décapité sans verser une seule goutte de sang.
— Boum.
Les battements de mon cœur me confirmèrent son origine.
Un Izenheim.
Je me tournai vers le prince héritier Alonso, figé sur place.
« Votre Altesse, prince héritier Alonso. Tout va bien ? »
Alonso finit par expirer l’air qu’il retenait et haleta.
« M-messire Maximilian ! Mes proches conseillers, ces hommes loyaux, sont encore au palais royal… »
« Oui, je sais. Lieutenant-colonel Han ? »
Le lieutenant-colonel Kai Han et le chef de la sécurité soutenaient chacun un bras du prince héritier.
« Votre Altesse, veuillez partir devant. Vous êtes plus important que quiconque à Zerpa. Veuillez prendre soin de vous. Je m’occupe du reste. »
À ma requête courtoise, Alonso hocha la tête à plusieurs reprises, les yeux rougis. Ses gardes l’emmenèrent.
Je détournai les yeux de la direction où le prince héritier était parti et regardai vers le palais royal.
Fouuuuu-
Des explosions éclatèrent partout.
Les chars rebelles sautèrent les uns après les autres sur des mines terrestres disposées à l’avance, tandis que des soldats en civil prenaient les rebelles par surprise et désorganisaient leur commandement.
Ratatatatat- !
Au cœur d’un carrefour où les combats urbains faisaient rage.
« Déposez les armes et rendez-vous ! »
Le général de brigade Esf, un général royaliste fidèle à Alonso, porta un mégaphone à ses lèvres.
— « Vous n’avez aucune raison de vous battre ! »
Un coup d’État se jouait dans ses premières vingt-quatre heures. Autrement dit, cette révolte avait déjà échoué. Mais les simples soldats entraînés dans ce soulèvement n’étaient que des jeunes que leurs supérieurs avaient enrôlés sans leur révéler toute l’histoire. C’étaient des hommes sacrifiés à la cupidité de leurs chefs, qui ne se battaient que pour rester en vie.
« Ne vous méprenez pas, jeunes gens ! Vous n’êtes pas des traîtres ! Les traîtres, ce sont ces généraux pourris qui vous ont conduits dans ce piège mortel ! »
Quand la nuit s’effaça et que l’aube se leva,
les premiers rayons baignèrent la ville, et le discours suppliant du général de brigade Esf résonna dans la capitale de Zerpa.
« Jeunes gens ! Comprenez contre qui vos fusils devraient vraiment être dirigés ! Pour votre patrie et vos familles, ne versez pas de sang inutilement ! »
Sa sincérité était palpable.
Un à un, les jeunes soldats zerpans déposèrent leurs fusils au sol. En pleurs, ils levèrent les deux mains.
« Jeunes gens ! Vous n’êtes pas des traîtres ! »
Des centaines, puis des milliers de soldats se rendirent à la chaîne.
Voilà l’importance de la légitimité, et la force de l’agitation et de la propagande.
« Les traîtres, ce sont ces généraux pourris qui vous ont conduits dans ce piège mortel ! »
Ce discours aussi avait été écrit par Johann Goetze.
Je ne pus m’empêcher d’admirer une nouvelle fois son talent, tandis que le soleil du matin s’élevait lentement à l’horizon.
……
La bataille urbaine qui avait éclaté dans la capitale de Zerpa prit fin en une seule journée.
Les belligérants étaient les troupes rebelles d’un côté, et les forces régulières royalistes ainsi que l’armée impériale de l’autre.
« ……La moitié des officiers supérieurs ayant tenté la rébellion ont été capturés et sont en cours de transfert. »
Le général de brigade Esf, du camp royaliste, me fit son rapport.
« Il semblerait que plusieurs meneurs, dont le lieutenant général Pavel, se soient enfuis. Quant à quelques autres, nous n’avons toujours aucune confirmation de leur statut ni de leur emplacement. »
Des pas.
J’entendis quelqu’un approcher derrière moi. Le prince héritier Alonso avança en titubant, soutenu par le lieutenant-colonel Kai Han.
« Votre Altesse. Je suis heureux que vous soyez sain et sauf. »
À mon salut, il leva vers moi des yeux hagards.
« ……Duc Maximilian. »
« Oui. »
Je m’approchai. Les lèvres du prince héritier tremblaient.
« Le palais… qu’est-il arrivé au palais ? Mes gens… »
Ce qu’il voulait désespérément savoir, c’était sans doute si ses « proches conseillers » restés au palais étaient encore en vie.
« Le suppléant légal, le Secrétaire général et trois autres fonctionnaires sont morts. »
Le visage d’Alonso blêmit à ces mots.
Bien sûr, ils n’étaient pas vraiment morts.
J’avais de toute façon prévu de retirer quelques agents plus tôt, à peu près à ce moment-là. En d’autres termes, leur contrat était simplement arrivé à son terme.
On ne pouvait pas rester espion toute sa vie, même en étant un excellent acteur. À vouloir forcer les choses, on finissait par avoir des ennuis.
Pour ceux qui n’avaient pas les aptitudes requises et voulaient rentrer chez eux, je m’étais contenté d’écrire un scénario de sortie appelé « mort honorable », assorti d’une généreuse prime.
« ……Ha. »
Le prince héritier vacilla, comme si ses jambes avaient perdu toute leur force.
À cet instant, des infirmiers apparurent, transportant des corps sur des brancards recouverts de draps. Le bras d’un des cadavres glissa par hasard hors du tissu, et le regard vide du prince héritier se posa dessus.
« ……Chef Lecito ? »
Il sembla le reconnaître à son uniforme maculé de sang et au bracelet familier qu’il portait au poignet.
« Chef Lecito ! »
Alonso se précipita vers le brancard en haletant.
« Lecito… »
Il écarta le drap. Un visage pâle, vidé de ses couleurs, apparut.
« …… »
Je haussai discrètement un sourcil.
Lui aussi n’était qu’un accessoire destiné à parfaire le scénario. Un anesthésique spécial, qui ralentissait son pouls à l’extrême, l’avait plongé dans un profond sommeil ; aux yeux d’un observateur ordinaire, il aurait donc eu l’air d’un cadavre.
« Ah… »
Le prince héritier vacilla comme s’il allait s’évanouir, puis tomba à genoux. Il posa les deux bras sur le torse du corps.
Je le saisis fermement par l’épaule et le relevai.
« Votre Altesse. Vous ne devez pas vous effondrer ici. Ne serait-ce que par respect pour le sacrifice de vos hommes loyaux. »
Mais il ne semblait pas m’entendre.
« Toute la cause et toute la légitimité appartiennent désormais pleinement à la monarchie, à vous, Votre Altesse, prince héritier. »
Alonso haletait pourtant comme une bête, tentant d’accepter cette réalité…
« Lecito ! »
Il leva les yeux au ciel et poussa un cri de douleur. Un souverain pleurant la perte de son serviteur. La scène était convaincante, et les rescapés du palais ainsi que les soldats qui ignoraient la vérité baissèrent la tête, accablés de chagrin.
« Lecito, pourquoi… pourquoi ? »
« ……Lieutenant-colonel Han. »
En regardant le prince héritier sangloter, je chuchotai à Kai Han, près de moi.
« C’était qui, déjà, Lecito ? »
« …… »
Le lieutenant-colonel Han s’éclaircit la gorge et me répondit à voix basse.
« ……Son caddie de golf. »
Hum.
Chef caddie.
« On dit qu’il était en pratique le conseiller du prince héritier. Celui avec qui il entretenait les liens affectifs les plus étroits. »
Je baissai les yeux en silence vers le sommet du crâne du prince héritier Alonso, qui pleurait sans retenue.
« ……Je vois. »
Il était bel et bien incompétent. Je ne pouvais que le juger ainsi. Un homme trop ordinaire et trop faible pour être prince héritier, et que même ma régression ne m’avait pas fait réévaluer.
Cela m’arrangeait.
« Lecito ! »
En le regardant, j’en eus la certitude.
Le prince héritier, qui vivait enfermé dans son propre monde, finirait un jour par vouloir renoncer au devoir qui lui avait été confié.
Le jour venu, il viendrait me trouver.
Je le connaissais bien.
Parce que moi aussi, parfois, je voulais tout abandonner…
* * *
À peu près au moment où la révolte royaliste dans la capitale était réprimée.
« Feu. »
Fiiiiiiii- !
D’innombrables roquettes fendirent d’abord les airs.
Boum boum boum- !
Les roquettes du nouveau système magique de lance-roquettes multiples Kerben s’abattirent sans pitié au cœur de la ligne défensive.
Le sol se souleva et des ondes de choc éclatèrent en série ; la première ligne de la légion Durkon, menée par le général de division Schweitzer, chargea alors comme une meute de bêtes.
« En avant. »
La ligne défensive de la Mine de Zeronica présentait deux points faibles. L’un était l’étroit accès aux gorges relié à la route de ravitaillement. L’autre, le versant nord, aplani pour l’excavation de la mine.
Le général de division Schweitzer recourut à la ruse pour attaquer ces deux points.
Il divisa ses forces principales en deux et feignit de frapper des deux côtés à la fois afin de disperser les défenseurs ennemis. En réalité, il concentra uniquement la première ligne sur un point du versant nord et perça les défenses comme un coin.
« Je la vois. C’est bien la mine, n’est-ce pas ? »
Schweitzer installa rapidement une position de tir sur une crête qui dominait la mine, puis sourit, satisfait.
« Oui, mon général. Mais l’ennemi s’est replié à l’intérieur de la mine et semble prêt à livrer un dernier combat. Ils s’apprêtent à se barricader en utilisant les tunnels et les installations comme boucliers. »
« Ah, oui ? Très bien. Utilisez tous les Kerben et réduisez-les en miettes. »
« ……Pardon ? »
L’adjudant le regarda, alarmé.
La Mine de Zeronica était un bien de Zerpa. Ce n’était pas exagéré de dire qu’il s’agissait de l’un de leurs biens les plus importants. Si la mine était détruite, reprendre Zeronica n’aurait plus aucun sens. Cela pourrait même dégénérer en incident diplomatique.
« Est-ce bien raisonnable ? »
Mais ce n’était pas le gouvernement zerpan qu’ils craignaient.
Le célèbre fou de Durkon ne craignait pas un pays comme celui-là.
Il n’avait qu’une seule préoccupation : un chevalier qui observait les lieux.
« Les soldats sont épuisés par la marche. Dites-leur de prendre une des nouvelles doses de stimulant. Qu’ils foncent tout de suite et, aujourd’hui… »
« M-mon général, si nous détruisons les installations de la mine, par la suite… »
« Je vous dis que ça ne pose aucun problème. Nous en avons déjà discuté avec le chevalier Maximilian. »
Ils en avaient discuté. À ces mots, même l’adjudant parut soulagé.
Schweitzer esquissa un sourire en coin.
« De toute façon, il dit que tout l’équipement là-bas est vieux comme le monde et ne vaut rien. »
Détruire les installations industrielles essentielles d’un autre pays et repartir ainsi aurait provoqué un incident diplomatique. Mais Maximilian comptait dès le départ tout reconstruire avec des installations ultramodernes.
Il avait vraiment beaucoup d’argent.
« Alors, feu. »
« Oui, mon général ! Toutes les batteries, préparez-vous à tirer ! »
À l’ordre répété de l’adjudant, des dizaines d’unités Kerben alignées sur la crête pointèrent simultanément leurs rampes de lancement vers le ciel.
« Frappez comme si vous vouliez provoquer un glissement de terrain. Pas un seul rat ne doit en réchapper. Exterminez-les tous. Feu ! »
Kiiiiiii- !
Les roquettes magiques Kerben poussèrent un sifflement aigu et embrasèrent le ciel de rouge.
Cette nouvelle technologie, conçue pour briser les lignes de bataille, s’abattit en pluie sur la légion de la faction républicaine.
Fouuuuu- !
* * *
« Beau travail, général de division Schweitzer. »
« Ce n’était rien. »
Schweitzer s’était emparé de la mine en un instant. L’écart entre les forces militaires, notamment en matière de nouvelles technologies, était déjà immense, et sa maîtrise de cette puissance était écrasante.
« Vous savez ? »
Schweitzer me regarda, remua les sourcils et afficha un sourire mielleux. C’était répugnant.
« Les adversaires les plus faciles à vaincre sont ceux qui ont quelque chose à protéger. »
D’un côté, ceux qui devaient défendre la mine ; de l’autre, ceux qui se fichaient qu’elle soit détruite.
Le résultat était joué d’avance.
« Bon, qu’est-ce qu’on fait de ces prisonniers ? »
« ……Eh bien. »
J’avançai lentement en examinant les centaines de prisonniers républicains désarmés, agenouillés par terre.
Boum-
Mon cœur battit.
Il y avait aussi des Izenheim parmi eux.
Un bon nombre, même.
Des milliers de prisonniers. Quelques dizaines d’Izenheim.
Boum-
Le ratio n’était pas fameux.
Si je tuais des milliers de prisonniers pour débusquer les Izenheim, ce serait un massacre. Ce n’était pas encore le moment.
« Sales porcs impériaux… »
Un murmure zerpan me parvint aux oreilles. Je me retournai, m’approchai lentement et m’arrêtai devant son auteur.
Boum-
Par chance, c’était un Izenheim.
« Des porcs, hein… »
Je sortis du holster le pistolet de Yukia.
Je pressai aussitôt la détente.
Pan-
Le coup de feu, étouffé par le silencieux. Le mana propulsé lui transperça le front. Il s’effondra, le sang jaillissant de la plaie, et Schweitzer tressaillit en reculant d’un pas.
« N-nous sommes prisonniers ! »
Un homme à côté de lui protesta en hurlant, désespéré. L’un des commandants républicains.
« Nous nous sommes déjà rendus ! »
Sans un mot, je pointai mon pistolet vers lui.
Malheureusement, ce n’était pas un Izenheim.
Boum-
Mais l’adjudant à ses côtés, lui, en était un. Un léger sourire effleura mes lèvres.
Merci de m’offrir une excuse.
« Des prisonniers restent des prisonniers, c’est vrai. Mais c’est à moi de décider comment je les traite. »
Je déviai le canon et abattis l’adjudant.
Pouf !
Son crâne éclata, projetant cervelle et sang sur le visage du commandant. Celui-ci hoqueta, comme si son souffle s’était arrêté.
« L’Empire serait des porcs ? »
Je m’exprimai dans un zerpan impeccable, tout en balayant du regard les prisonniers désormais pétrifiés de peur.
« Et pourtant, vous êtes tous tenus en laisse par ces porcs. »
Des visages tremblaient en silence.
« Je vais vous expliquer. Avant d’être des prisonniers, vous êtes des traîtres. Vous valez moins que des chiens, vous qui osez montrer les crocs au maître légitime de Zerpa. »
Clic. Je chargeai le pistolet en mana.
« Vous croyez que je suis venu vous massacrer sur ordre de l’Empire ? »
Je jugeai que l’ambiance était parfaite pour tuer un Izenheim comme bon me semblait.
« Non. Avant d’être des prisonniers, vous êtes des traîtres, et par conséquent, ceci est… »
Pan.
J’en abattis un autre sur-le-champ.
« La volonté du prince héritier Alonso. »
Plus aucun bruit ne se fit entendre.
Personne, absolument personne, n’osa émettre le moindre son.
Pas seulement parmi les ennemis. Les soldats alliés qui m’observaient étaient tout aussi silencieux.
« ……Général de division Schweitzer. »
« Oui. »
Schweitzer s’avança devant moi, avec un air qui laissait entendre qu’il me voyait désormais d’un autre œil.
« Transférez les autres dans les camps. »
« Compris. En route, tout le monde ! »
Il me salua avec un formalisme impeccable, et je sentis que son attitude avait étrangement changé.
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