Chapitre 137
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Traducteur : Coughing Baby
Relecteur : Coughing Baby
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◈ L’Impérialiste malgré lui
Chapitre 137
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Ton monde (5)
Au camp de la légion Durkon, le général de division Schweitzer inspecta personnellement l’armement de l’unité avant son départ.
« Les batteries de canons sont toutes bien entretenues, n’est-ce pas ? »
« Oui, mon général ! »
« Si je repère la moindre connerie, vous êtes mort. »
Il vérifiait chaque canon tracté chargé sur les camions quand l’incident se produisit.
Kuuung !
Sans prévenir, des dizaines de camions de transport déboulèrent en rugissant, soulevant des nuages de poussière.
Ce n’étaient pas des véhicules militaires, et leurs bennes étaient recouvertes de plusieurs couches de bâches épaisses et imperméables. Même les hommes qui en descendaient portaient des combinaisons de mécanicien.
« Qu’est-ce que c’est encore que ce bordel ? »
Le général de division Schweitzer fronça les sourcils et s’avança d’un pas décidé.
« Vous êtes qui, au juste ? »
Un homme à lunettes lui tendit un document.
« Messire Maximilian nous envoie. »
« Ma… Ah, putain, encore lui ? »
Schweitzer arracha le papier. En bas figuraient le sceau des Ebenholtz et la signature élégante de Maximilian.
« … Ha. Alors, il va enfin dépasser les bornes ? »
Ce que Schweitzer détestait par-dessus tout, c’était qu’on se mêle de ses affaires. Les gens qui prétendaient dicter sa conduite à son armée et lui servaient leurs conneries inutiles.
Maximilian l’avait donc couvert de louanges en face, le traitant de prodige militaire, mais il voulait quand même contrôler Durkon à sa façon ?
« Dégagez d’ici… »
« Ce sont de nouvelles armes. »
Schweitzer s’interrompit en plein milieu de sa phrase.
« … De nouvelles armes ? »
L’agacement disparut aussitôt de ses yeux, remplacé par une lueur acérée.
« Oui. »
Les ouvriers arrachèrent tous ensemble les bâches des bennes. Une chose grotesque apparut en dessous : une tourelle rectangulaire, compacte comme une ruche, où s’alignaient des dizaines de tubes lanceurs ronds.
« Voici Kerben, un prototype de système magique de roquettes à lancements multiples. »
L’homme passa la main sur le flanc de la machine tout en donnant ses explications.
« Il est monté sur un châssis de véhicule blindé, ce qui lui permet de suivre les unités de chars sur les terrains difficiles. Son fonctionnement est également intuitif et proche de celui des systèmes de visée de l’artillerie magique déjà en service : son déploiement sur le terrain est donc simple. Il exploite la puissance explosive des pierres de mana pour ravager une vaste zone en peu de temps… »
C’était l’une de ces armes destructrices qui précipiteraient le monde dans une nouvelle ère. Maximilian l’avait conçue en pressant jusqu’à la dernière goutte de cervelle des chercheurs de l’Académie Lorenzo et en tirant pleinement parti de la main-d’œuvre et de la technologie d’Aternum.
« … »
Schweitzer contemplait la nouvelle arme comme s’il était envoûté. Un étrange frisson lui parcourut l’échine.
« Tenez. »
L’homme lui tendit un autre document.
« Il suffit de signer pour confirmer la réception. »
Schweitzer s’en saisit et y griffonna sa signature.
« Messire Maximilian souhaite recevoir par la suite vos retours sur son utilisation, ainsi que des données en conditions réelles de combat. Nous aimerions aussi fournir à votre unité d’artillerie un guide de prise en main… »
« Oui, oui. Ils sont là-bas. Allez par là. »
Schweitzer indiqua vaguement la zone de rassemblement de l’artillerie.
« Au fait, euh… ce chevalier, Maximilian… il vous a laissé un autre message ? »
« Non. Rien du tout. »
« … Vraiment ? »
Les ingénieurs rassemblèrent ensuite les artilleurs et commencèrent la formation au maniement des armes.
« Hum… »
Les bras croisés, Schweitzer observa chaque étape. Calculs balistiques, chargement des roquettes à pierre de mana, réglage de l’angle… Rien de bien différent des batteries déjà en service ; n’importe quelle équipe d’artillerie chevronnée pouvait donc vite les prendre en main.
« Tirez-en une pour commencer ! »
Le terrain devant eux était dégagé, de toute façon. Peu importait où ils tiraient, ils auraient une cible.
« Préparez-vous à tirer ! »
À l’ordre tonitruant du chef de batterie, les artilleurs se mirent en mouvement à l’unisson.
« Transmettez les données de tir ! Azimut trois-deux-zéro-zéro, élévation zéro-quatre-cinq-zéro ! »
« Azimut trois-deux-zéro-zéro, élévation zéro-quatre-cinq-zéro ! »
Le pointeur régla l’échelle, puis le cri suivant retentit.
« Chargez ! »
« Chargement ! »
Les chargeurs introduisirent une à une les roquettes à pierre de mana dans les tubes lanceurs en nid d’abeille de Kerben.
« Chargement terminé ! »
« Tous les lanceurs, tir en salve ! »
Au signal de la main du chef de batterie, les artilleurs actionnèrent les interrupteurs d’allumage.
« Feu ! »
! ! ! ! ! ! ! !
En quelques secondes à peine, des dizaines de roquettes magiques fusèrent dans le ciel à intervalles rapprochés.
Swaeaeaeak
Elles décrivirent des arcs dans les airs et retombèrent en silence sur la plaine lointaine…
Puis…
Au-delà de l’horizon, un nuage de poussière s’éleva comme un champignon atomique.
Kwaaaaaaak !
Le bruit leur parvint un instant plus tard.
En regardant de loin, Schweitzer laissa échapper un rire sec.
« … C’est complètement dingue. »
Une puissance destructrice capable de raser une zone cible en un instant. Une portée sans commune mesure avec celle de l’artillerie tractée existante.
Et surtout, puisqu’on pouvait la monter sur des camions militaires, elle permettait de bombarder puis de se repositionner aussitôt.
Tout était parfait : une arme nouvelle, conçue pour la guerre éclair.
« Hein. »
Pour Schweitzer, le moyen le plus efficace de décimer les lignes ennemies était un raid aérien, avec des obus s’abattant du ciel. Mais si des roquettes tirées depuis le sol pouvaient atteindre une telle hauteur et une telle portée, alors cela revenait au même qu’un raid aérien.
Non, tactiquement, c’était peut-être même mieux, puisqu’elles pouvaient se déplacer sans dépendre des conditions météorologiques.
« Combien y en a-t-il ? »
« C’est indiqué sur le document. »
L’ingénieur répondit. Schweitzer déplia la feuille qu’il venait de froisser et vérifia le nombre.
[ Quantité de Kerben : 100 unités ]
« … Bon sang, il ne regarde pas à la dépense. »
Il avait fabriqué cent de ces armes insensées et les leur avait données.
L’argent, c’était l’argent ; la technologie, la technologie ; le respect, le respect. Mais, pour Schweitzer, bien plus que tout cela…
« Ouah, putain, messire chevalier ! »
Ce qu’il aimait le plus, c’était que Maximilian semblait avoir parfaitement compris sa guerre éclair. Une émotion épaisse et poisseuse s’étala sur sa lèvre supérieure frémissante.
« Quel sacré enfoiré, t’es vraiment trop fort ! »
Kwahahahahaha !
Un rire dément éclata. Il frappa le blindage de Kerben et rugit :
« Toutes les unités ! Déployez ces nouvelles armes en conditions réelles, tout de suite ! On les emmène faire un essai ! »
* * *
Depuis une zone montagneuse de Zerpa, je reçus des nouvelles de l’avancée de la légion Durkon.
« Hum… »
Je commençai par examiner le terrain alentour.
« C’est plutôt bien. »
Un terrain plat, idéal pour faire atterrir des hélicoptères et installer un poste de commandement temporaire.
Malgré tout, des gens vivaient même dans des endroits pareils. Là-bas, j’aperçus quelques maisons où une vingtaine de personnes s’étaient rassemblées pour discuter à voix basse.
« Nous pouvons les évacuer immédiatement. »
Je secouai la tête aux paroles du soldat.
« Non, laissez-les. Mieux vaut les indemniser et leur proposer une formation professionnelle. De toute façon, je doute que qui que ce soit d’autre que des chevaliers vienne ici. »
Ce site ne servirait qu’aux débarquements par hélicoptère, et les hommes chargés de les effectuer seraient principalement des chevaliers impériaux. Y maintenir une garnison serait inefficace ; mieux valait donc faire appel aux habitants.
« Oui, compris. »
Bip. Bip.
À cet instant, deux brefs signaux retentirent dans la radio. C’était le signal d’une taupe infiltrée dans la faction royaliste.
L’opération commencerait bientôt.
J’avais déjà établi un scénario parfait, mais dans ce genre de métier, on ne pouvait jamais faire confiance à quiconque à cent pour cent.
Même si les chances étaient faibles, je devais toujours envisager que des agents doubles puissent se trouver parmi nous.
« Envoyez d’abord un hélicoptère. »
Je donnai l’ordre au pilote.
Reconnaissance.
L’équipe avancée ferait le tour du palais royal par les airs et vérifierait la situation. Je ne monterais moi-même qu’une fois la sécurité pleinement assurée, pour suivre l’opération de près.
* * *
Au même moment, la direction de la faction républicaine détecta elle aussi des mouvements inhabituels dans le camp royaliste.
« L’armée s’apprête à trahir le prince héritier. Les signes d’un coup d’État sont évidents. »
« … Hé. Ils ont fait des courbettes à l’Empire et maintenant ils se détruisent eux-mêmes. »
Frank, le chef républicain, eut un sourire narquois.
« Malgré tout, il faut envisager qu’il s’agisse d’une diversion. L’armée ne bouge pas à la légère. Concentrez-vous sur la défense de Zeronica. »
D’après les espions républicains infiltrés sur place, leurs intentions semblaient claires et sincères, mais ce n’était pas une raison pour relâcher la vigilance.
« En revanche… »
Son regard se fit glacial. En silence, il balaya les membres de la direction réunis dans la salle.
« Nous allons assassiner le prince héritier. »
Le prince héritier Alonso était doux et modéré de nature. Même dans ses meilleurs jours, il ne dépassait pas la moyenne : un épouvantail inutile.
C’était pour cela qu’ils avaient prévu de le garder en vie et de se servir de lui. Mais le pouvoir impérial s’était rallié à lui.
« Aucune idée de ce que ces salauds d’Impériaux cherchent à arracher à Zerpa. »
Zerpa possédait peu de ressources en dehors de Zeronica et de quelques autres mines, et son territoire n’était pas vaste. Ses seuls produits particuliers étaient certaines races de bétail, ainsi que quelques ingrédients appréciés par une poignée de gourmets.
« Un prince héritier qui a bâti sa propre faction en empruntant la force de l’Empire n’a plus aucune raison de vivre. »
Frank tapota la table du doigt.
« Faites passer l’ordre à Rapture, qui est infiltré dans la capitale. »
Il donna ses instructions d’un ton ferme.
« Si le coup d’État de cette nuit est réel, profite du chaos et tranche la tête d’Alonso. »
…
Au cœur de la nuit.
Alors que la légion Durkon se mettait en marche vers la Mine de Zeronica, le prince héritier Alonso recevait des rapports de ses proches collaborateurs dans son bureau.
« … Votre Altesse. L’Armée impériale s’est mise en mouvement. »
La Mine de Zeronica appartenait à la famille royale depuis des générations ; c’était aussi grâce à elle que la dynastie actuelle s’était élevée au rang de véritable royauté. Elle fondait sa légitimité.
Pour des raisons pratiques comme pour asseoir sa légitimité, c’était un lieu qu’ils devaient absolument reprendre.
« C’est l’élite de Durkon, menée par le général de division Schweitzer. »
Alonso se raidit. Le Secrétaire général le rassura doucement, comme s’il n’y avait pas lieu de s’inquiéter.
« Avec leur puissance de feu, ils reprendront rapidement la Mine de Zeronica. »
Ces mots étaient pleins d’assurance. Alonso poussa un soupir de soulagement et regarda autour de lui.
Ses collaborateurs étaient là. Il les avait fait venir exprès pour apaiser son esprit troublé et son inquiétude.
« Oui. Votre présence m’aide à retrouver mon calme. Je vais vous faire confiance et attendre. »
Alonso se rassit, plus serein, et échangea quelques banalités avec ses collaborateurs. Des serviteurs apportèrent des rafraîchissements.
Puis, à un moment donné…
Kwaaaaaaaa !
Quelque part au-delà des fenêtres, quelque part dans la capitale, une explosion colossale retentit.
« Qu-quoi ?! Que se passe-t-il ?! »
Le prince héritier bondit sur ses pieds, sous le choc.
« Votre Altesse ! À terre ! »
Le chef de la sécurité fut le premier à réagir. Il se jeta en avant et tira Alonso à lui.
Le scénario. Un plan établi à l’avance.
Les obus exploseraient d’abord à l’extérieur, puis les forces du coup d’État avanceraient dans la capitale, semant le chaos.
« Suivez-moi ! Tous ! »
Le chef de la sécurité cria en sortant une arme de sous son manteau.
Boum ! Krrrroum !
Des explosions retentirent de-ci de-là. Des bombes avaient été placées à l’avance dans tout le palais. Malgré le vacarme assourdissant, elles n’étaient pas assez puissantes pour tuer, mais elles suffisaient à terroriser un homme.
« C-ceci… »
« Votre Altesse ! Concentrez-vous d’abord sur l’évacuation ! »
Évitant les explosions et la fumée âcre, Alonso courut dans les couloirs du palais, escorté par ses collaborateurs.
Quand ils eurent traversé le chaos et atteint une sortie…
« Nous resterons ici pour évaluer la situation. »
Les collaborateurs, dont le responsable des finances, ne les suivirent pas dehors. Depuis l’intérieur du palais, ils crièrent plutôt d’une voix solennelle :
« Votre Altesse, évacuez avec le chef de la sécurité ! »
Le prince héritier les regarda d’un air désespéré.
« C’est dangereux ! Vous devriez venir aussi… »
« Non. Zerpa n’a un avenir que si vous survivez, Votre Altesse. Nous allons essayer de gagner ne serait-ce qu’un peu de temps. Partez, vite ! Chef ! »
Le chef de la sécurité, un ancien mercenaire, agrippa Alonso fermement et l’entraîna.
« … »
« … »
Les collaborateurs restés en arrière échangèrent des regards lourds de sens.
…
Le chef de la sécurité jeta une robe sur les épaules du prince héritier et le guida dans les rues de Zerpa.
Bang ! Bang-bang-bang !
Kwagwagwang !
Les tirs de canons des chars, peut-être des explosions magiques, ainsi que les détonations et les coups de feu incessants faisaient trembler les rues.
« Haa, haa… qu’est-ce que c’est que ça… »
Alonso était si terrifié que ses jambes manquaient de se dérober.
« Tout va bien ! Il y a un bunker pas très loin… »
Krrrroum !
Un coup de canon retentit tout près.
Le prince héritier tourna la tête vers le bruit.
Des hommes en uniforme militaire zerpan se trouvaient là.
« Pourquoi… »
Des chars et des soldats zerpans, comme s’ils marchaient sur le palais royal…
Bang ! Bang-bang-bang-bang !
Mais une autre ligne de front leur barrait la route.
Des troupes armées en vêtements civils, dont l’identité était inconnue.
« Qu’est-ce que c’est encore que ça… »
Alonso était noyé dans la confusion et sur le point de s’évanouir quand…
« Votre Altesse. »
Une voix familière s’éleva dans l’obscurité.
C’était le lieutenant-colonel Kai Han, commandant de l’unité de la Garde impériale de Berton.
« L-lieutenant-colonel ! Que faites-vous ici… »
« À l’heure actuelle, les forces régulières royalistes ont déclenché un coup d’État. »
Tout en lui expliquant la situation, le lieutenant-colonel Han n’oublia pas de le saluer.
« U-un coup d’État… Haa, haa… »
Alonso se prit la poitrine, au bord de l’hyperventilation.
« I-ils ont frappé les premiers. »
« Je vous en prie, calmez-vous. »
« A-alors, qui sont ceux qui les combattent ? »
« Messire Maximilian, en prévision du pire, a déjà déployé des troupes impériales déguisées en civils dans toute la ville de Zerpa. »
« Ah ! Messire Maximilian… ?! »
Les yeux d’Alonso se remplirent soudain de larmes. Le chevalier Maximilian s’était inquiété pour lui et avait pris des dispositions aussi minutieuses.
Il avait vraiment…
« Dans ce cas… »
Le lieutenant-colonel Han échangea un bref regard avec le chef de la sécurité.
« Soyez tranquille. Nous allons vous escorter à partir d’ici. »
S’efforçant de préserver sa dignité, Alonso hocha la tête à plusieurs reprises.
« Éloignons-nous d’abord du centre-ville. Nous avons sécurisé une voie d’évacuation. Par ici. »
Bang ! Bang-bang-bang-bang !
Les violents combats entre les troupes en civil et les forces rebelles résonnaient toujours dans la ville, tandis que le lieutenant-colonel Han et le chef de la sécurité escortaient Alonso.
« Ne vous inquiétez pas trop. Même parmi l’armée régulière, certaines unités sont de votre côté, Votre Altesse. »
« V-vraiment ? »
« Oui. Elles se joignent aux combats. La situation ne tourne pas mal du tout. »
Le scénario était le suivant : les forces régulières se rebellaient. Il fallait soustraire le prince héritier à leur menace, puis réprimer le coup d’État sans encombre.
Mais…
« … »
Aussi minutieux que fût le plan, des variables imprévisibles surgissaient toujours sur un champ de bataille.
Alors que le lieutenant-colonel Han regardait en direction de la sortie, au bord de la route, il remarqua soudain un signe étrange.
Il faisait nuit noire. Les civils ordinaires, terrifiés par les coups de feu, avaient tous verrouillé leurs portes et s’étaient réfugiés chez eux.
Pourtant, sur les toits de ces maisons où filtrait une pâle lueur lunaire, quelqu’un les suivait furtivement.
Un assassin.
« … Reculez. »
Sentant une intention meurtrière, le lieutenant-colonel tira son épée de sa ceinture.
À cet instant, l’ennemi prit appui sur le toit et bondit dans le vide.
Paaat !
Avant que le lieutenant-colonel Han et le chef de la sécurité aient pu réagir, le corps de l’assassin fendit les airs.
Il ne visait qu’une seule chose : la gorge d’Alonso. Mais…
Soudain,
le regard du prince héritier passa au-dessus de la lame et se posa sur le ciel nocturne.
Il ne pouvait pas s’en empêcher.
Plus haut que l’assassin qui fonçait sur lui, bien plus haut encore.
Dans cette immense obscurité éclatante, là-haut,
une comète d’un blanc pur semblait
s’approcher de lui…
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