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Traducteur/éditeur : ZERO_SUGAR
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Chapitre 98 : Expansion à Chuncheon (3)
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Vingt minutes plus tard, la Chouette du Pavillon Bleu et Or acheva son repas.
La déception se peignit sur le visage des hommes qui l’avaient observée, la bouche pleine de salive. Il ne restait que des os sur les quatre assiettes, et même ceux de l’assiette qui avait contenu le dakgalbi désossé[1] avaient disparu.
Kim Seong-ja lâcha un rot satisfait. Elle aspira un à un la sauce sur les doigts de sa main gantée de cuir.
« C’est… incroyable. »
Le regard du rapace qui venait de se repaître avait complètement changé.
Toute trace de somnolence effacée de son visage, Kim Seong-ja sourit et posa le menton dans sa main.
« J’ai entendu dire que Malja avait des parts dans ton entreprise… Tu m’en donnerais aussi ? »
Han San eut un petit rire.
« Ah, eh bien… Les parts avaient une tout autre valeur à l’époque. »
Quand il avait rencontré Malja pour la première fois, les deux cents wons qu’elle avait économisés grâce à son commerce de taverne et la prime de trois cents wons pour Ginsei représentaient des sommes colossales.
Mais pour Han San, désormais ?
Ce n’était bien sûr pas une petite somme. Mais elle ne justifiait plus d’écrire une dissertation intitulée [Mon seigneur des cinq cents wons] pour en faire l’éloge.
L’échelle du jeu avait changé.
Kim Seong-ja n’en démordit pourtant pas avec ses parts.
« Bien sûr que c’est différent. Mais Malja et moi, nous n’avons pas non plus le même pouvoir. »
Elle avait raison.
Le pouvoir qu’elles détenaient était pourtant de même nature.
« Tu ne vas pas faire affaire uniquement avec la famille de ta grande sœur, si ? Un jour, d’autres personnes importantes pourraient s’y intéresser. Il faut garder un peu de marge pour ce moment-là. »
Les parts qu’il avait données à Malja étaient destinées à toute la famille Kim, la grande maison qui régnait sur la vie nocturne de la péninsule. Inutile de lui en attribuer davantage.
« Alors, arrête de lorgner sur les parts, dit Han San en agitant la main. On trouvera un autre moyen de faire des affaires ensemble, grande sœur. »
Kim Seong-ja marqua une pause. On aurait dit qu’elle venait d’entendre un jeu de mots affreux…
Avant qu’elle ait le temps d’y réfléchir, Han San lui fit une proposition.
« Le mois prochain, vendons ce dakgalbi et du poulet ici, en plats temporaires. »
Kim Seong-ja écarquilla les yeux.
« Hé… ça… »
« Ce sera un partenariat technique spécial entre le Commerce Myriad de Han et ton Pavillon Bleu et Or. »
Le Pavillon Bleu et Or était un établissement raffiné où l’on venait boire. Il possédait même une élégante cuisine. Les plats qu’ils venaient de manger y avaient été préparés.
Avec l’alcool, quel meilleur en-cas que du dakgalbi et du poulet frit ? C’était là aussi un savoir que seul un homme ayant régressé à cette époque pouvait posséder.
« Et si on les vend comme en-cas pour accompagner l’alcool… »
Tous ceux qui étaient là connaissaient la règle : inscrire le même plat au menu comme en-cas pour accompagner l’alcool doublait son prix.
De plus, le Pavillon Bleu et Or était un établissement haut de gamme. Han San n’osait même pas imaginer combien ils pourraient le faire payer.
« Vendons-les aussi à emporter. »
Han San poussa son idée plus loin.
« Tous les clients d’ici sont riches et importants, pas vrai ? Et après avoir bu jusqu’à tard, en rentrant chez eux, ils auront peut-être un peu mauvaise conscience. Alors ils emporteront du poulet et du dakgalbi. “Chérie ! Les enfants ! Papa est rentré !” Un truc dans le genre. Les enfants, fâchés parce que leur père a encore passé la soirée à boire, sentiront ce qu’il y a dans le paquet et oublieront tout. Et quand les enfants sont heureux, la femme l’est aussi. Tout ça, c’est pour préserver la paix des ménages de Chuncheon. »
À vrai dire, Han San n’y connaissait pas grand-chose. Qu’est-ce qu’un veuf de soixante-quatorze ans pouvait bien savoir ? Il disait simplement ce qui lui semblait plausible.
Seong-ja renifla, mais reconnut tout de même le bien-fondé de son raisonnement.
« Donc, tu veux que la nouvelle se répande dans tout Chuncheon… ? »
Han San sourit. Voilà pourquoi il était facile de parler avec les gens intelligents.
Les clients du Pavillon Bleu et Or habitaient sans doute de belles maisons, même selon les critères de Chuncheon. Une fois que leurs familles auraient goûté au dakgalbi et au poulet, elles deviendraient les meilleures ambassadrices auprès de la clientèle visée.
« Tu as dit qu’il faudrait un mois pour préparer le restaurant. On va passer ce mois à attendre, ou bien on s’y prend à l’avance ? Le jour de l’ouverture, la file devant la boutique ne sera pas la même. »
Kim Seong-ja sourit. Ce sourire-là avait une tout autre signification.
« Tu n’as pas peur ? »
« Peur de quoi ? »
« Pendant un mois, on va le préparer et le vendre dans notre cuisine. Tu dois avoir beaucoup de choses en tête. Tu as même préparé l’assaisonnement ailleurs et l’as emballé avec tant de soin. »
Autrement dit, lui faisait-il confiance à ce point ? Le Pavillon Bleu et Or avait-il l’air du genre à fouiner, copier l’assaisonnement et le menu, puis tout lui voler ?
Han San lui sourit avec chaleur.
« Bien sûr qu’ils vont le copier. »
À cette époque, il n’existait pas de droits de propriété intellectuelle. L’idée de vendre des recettes secrètes ne deviendrait possible que des décennies plus tard.
« Et même alors, les recettes se faisaient souvent copier sans vergogne. »
Mais…
« Comme tu l’as dit, nous préparerons le mélange d’épices ailleurs. La cuisson se fera uniquement ici. »
Kim Seong-ja souriait toujours.
« Malgré tout, quoi… six mois ? Un an ? Tu ne gagneras qu’un peu de temps. Les gens ont le palais plus fin que tu ne le crois. »
« Ce petit délai me suffit. »
Les restaurants qui copieraient la recette auraient-ils autant de succès que l’original ?
Tout le monde répondrait non. Même si le goût était exactement le même, chacun saurait instinctivement qu’il serait difficile de surpasser l’original.
Pourquoi ?
On pouvait bien sûr appeler cela l’avantage d’être le premier, mais il valait la peine de se demander à nouveau pourquoi les gens payaient pour obtenir des recettes secrètes.
Plus tard, les commerces qui achetaient des recettes en faisaient leur publicité en affirmant : [Nous avons appris directement auprès du restaurant d’origine.]
Autrement dit, acheter une recette revenait à acheter à la fois une méthode de préparation et une licence officieuse. On payait pour le temps et l’histoire que le restaurant d’origine avait construits.
[Recruter des personnes talentueuses, ce n’est pas vraiment avoir besoin de cette personne, grand frère. C’est avoir besoin de ce qu’elle représente.]
En se rappelant les paroles du professeur Han Bada, Han San sourit.
« Quand les imitateurs commenceront à apparaître, tout le monde saura qui est l’original. À ce moment-là, des copies ? Je leur en serai reconnaissant. »
Quand tout le monde se mettrait à l’imiter, la clientèle s’élargirait elle aussi. Au bout du compte, celui qui en tirerait le plus grand bénéfice serait celui qui s’était lancé le premier.
Encore une fois, les gens intelligents n’avaient pas besoin de longs discours pour se comprendre.
« Hmm… D’accord. Tu es vraiment quelqu’un, toi. »
Kim Seong-ja souriait désormais de toutes ses dents. Ce n’était pas le sourire qu’elle lui avait adressé lorsqu’elle l’avait vu faire ses tours lors de leur première rencontre, mais celui qu’elle réservait à un véritable partenaire.
« Je te soutiendrai. Vas-y, amuse-toi. »
Han San comprit bientôt exactement ce qu’elle entendait par là.
La date changea.
Au petit matin du huit octobre mille neuf cent trente-trois.
« Grande sœur Seong-ja, on ne peut pas commencer après le lever du soleil ? Il fait encore nuit. »
« Hum. Le temps est ce qu’il y a de plus précieux au monde… Alors, que penses-tu de cet endroit ? »
« Hmm… Non. Montre-moi le suivant. »
Han San et Kim Seong-ja parcoururent Chuncheon à la recherche d’emplacements pour leur restaurant.
Dès qu’ils en avaient parlé, ils s’étaient mis à vendre du dakgalbi et du poulet.
Han San avait passé son temps enfermé dans la cuisine à cuisiner, tandis que Kim Seong-ja surveillait les ventes et comptait l’argent. Leurs yeux étaient injectés de sang, faute de sommeil, mais ils débordaient d’énergie de la tête aux pieds.
Après avoir fait le tour des lieux, ils retinrent deux emplacements possibles.
Le premier était évident. Il se trouvait à l’entrée d’un quartier résidentiel aisé, où chacun pouvait voir qu’un commerce marcherait bien.
Le second fit pencher la tête à Kim Seong-ja.
« Tu veux vraiment celui-ci… ? L’emplacement n’est pas mauvais, mais c’est un peu calme… »
À la lisière de la ville, là où les champs et la route semblaient se saluer avec gêne, Kim Seong-ja regarda autour d’elle, perplexe.
« Ça ira. »
Han San sourit.
« Dans six ans, une gare sera construite juste devant. »
La ligne Gyeongchun[2].
Rien que de penser à la gare qui ouvrirait en mille neuf cent trente-neuf, Han San se sentait déjà rassasié.
« Je ne peux pas exactement racheter tout le quartier et m’y installer… »
Même sous la dictature militaire, ceux qui avaient de l’argent mais aucun réseau et essayaient de faire ça se faisaient dépouiller jusqu’au dernier sou. Cette époque était encore plus brutale.
Il devait rester raisonnable.
« Ce n’est pas grave. Même une part raisonnable suffira à me faire éclater la panse. »
Le problème de l’emplacement réglé, Han San passa au suivant.
La construction et les autorisations.
« Grande sœur, je peux te faire confiance, pas vrai ? »
« Oui, fais-moi confiance et laisse-moi m’en charger… Je sais bien que, si on veut continuer à manger des œufs, mieux vaut ne pas tuer la poule… »
« Là-dessus, je te fais confiance. Mais pour le restaurant de dakgalbi, prévois une cuisine particulièrement grande et spacieuse. Fais aussi une énorme plaque de cuisson. Et installe une conduite d’eau réservée à la cuisine, tant que tu y es. »
« Je t’ai dit de me faire confiance, espèce de petit… »
Cela pouvait sembler étrange de prévoir une si grande cuisine pour un restaurant de dakgalbi, mais contrairement à ce qui se ferait plus tard, ils n’installeraient pas une plaque de cuisson à chaque table pour que les clients fassent sauter eux-mêmes leur plat. Ils le cuisineraient en cuisine, le dresseraient, puis le serviraient.
« Si j’étais arrivé cinq ans plus tard, on aurait pu ouvrir un restaurant vraiment propre, avec les égouts entièrement raccordés. »
Malheureusement, il faudrait attendre.
Ensuite.
« Pour les ingrédients… »
Kim Seong-ja avait tenu bon malgré ses yeux injectés de sang après une nuit blanche, mais un peu de soleil avait failli la réduire en cendres. Accroupie à l’ombre, haletante, elle déclara :
« Les pommes de terre, les oignons, les légumes de ce genre… On est dans le Gangwon. On ne manquera pas de ces produits, surtout des pommes de terre. »
Le problème, c’était le poulet.
« À voir ce qu’on a vendu hier, il nous faudra un nombre incroyable de poulets… On pourra peut-être tricher un peu avec le dakgalbi désossé, mais pour le poulet frit et le dakgalbi avec os… Il faut un poulet par assiette. Si on vend cent assiettes, ça fait cent poulets… »
Un calcul tout simple.
À force de faire ce calcul, on arrivait à près de quarante mille poulets par an pour un restaurant qui en vendrait une centaine par jour.
« Et ça, c’est quarante mille poulets par restaurant. »
L’élevage de poulets de chair ne verrait pas le jour aux États-Unis avant les années cinquante. Pour obtenir régulièrement autant de poulets sur la péninsule, à cette époque, il faudrait accomplir un véritable exploit.
Heureusement, ils étaient dans le Gangwon, région de sources limpides et de belles montagnes.
« Il y a un homme qui s’appelle Gye Myeong-ung… On l’appelle aussi le Vieux aux poulets… Il contrôle tous les élevages de volaille du coin. Le problème, c’est qu’il est un peu excentrique… »
Kim Seong-ja le dit en fronçant les sourcils, mais dès que Han San entendit ce nom, son excellente mémoire s’éveilla.
Ce n’était même pas un souvenir de sa vie passée. Il venait de celle-ci.
[Voici la liste des membres de notre association des Marchands de Kaesong. Hé, tu n’es pas censé la montrer à tout le monde, mais comme c’est toi, je vais te faire une faveur. Si tu vas à Chuncheon, apprends-la par cœur. Et souviens-toi : plus quelqu’un est haut dans la liste, plus il est ancien !]
En replongeant dans ses souvenirs, Han San sortit l’invitation à l’association des Marchands de Kaesong que Ma Jong-sung lui avait remise. Un sifflement lui échappa.
« Bingo. »
« Pardon… ? »
« Ah, rien. Je vais m’occuper de cette partie. »
Laissant Kim Seong-ja le regarder, perplexe, Han San prit la lettre de recommandation de Ma Jong-sung et partit trouver Gye Myeong-ung, le Vieux aux poulets.
Une imposante maison aux tuiles vernissées. Une cour assez vaste pour accueillir un terrain de football. Des poulets qui caquetaient de tous côtés.
On aurait pu s’attendre à une négociation éprouvante, à ce que Han San fasse ses preuves et à une confrontation tendue avec Gye Myeong-ung, dont le caractère était réputé si excentrique que même Kim Seong-ja en fronçait les sourcils.
Pourtant, dès qu’il entendit le nom de Han San, Gye Myeong-ung réagit aussitôt.
« Ah ! Le ginseng sauvage ! »
Han San sourit de toutes ses dents.
« Oui. Celui qui est allé au jeune homme nommé Kim Yu-jeong[3]. C’est moi qui l’ai déterré. Vous l’avez vu, vous aussi, l’ancien ? »
« Si je l’ai vu ? Ça faisait combien de temps que je n’avais pas vu une racine aussi belle… ? J’en ai même pris des photos ! Attends ici, je vais les chercher ! »
Un appareil photo portatif, du genre de celui que Hajama le Deuxième avait été le seul à transporter à Inje, sortit de la manche du Vieux aux poulets, Gye Myeong-ung. Il rapporta les clichés du ginseng sauvage depuis une chambre noire aménagée dans un coin de son domaine.
« Chuncheon est vraiment incroyable… »
Tandis que Han San s’émerveillait, Gye Myeong-ung continua d’admirer les photographies.
« Cette chose que Ma Jong-sung a apportée ce jour-là. À peine l’ai-je vue que je la désirais tant ! Mais quand on atteint mon âge et ma position, il y a des envies auxquelles on peut céder et d’autres auxquelles il ne faut pas céder. Ce jeune Kim Yu-jeong tenait même une école du soir, là-bas, au village de Sille. C’était un jeune homme remarquable. »
Ce nom éveilla lui aussi l’intérêt de Han San.
« Comment va-t-il, ces derniers temps ? »
« J’ai entendu dire qu’il allait mieux ! Il écrit toujours des histoires, lui aussi. Il m’a dit qu’il m’enverrait quelque chose quand il aurait assez de pages. Tu devras le lire, le moment venu. »
Han San ne répondit pas : « Eh bien, je ne crois pas que ce sera à mon goût… » Il n’était pas assez fou pour dire une chose pareille alors qu’il bâtissait une relation aussi prometteuse.
« Avec plaisir ! »
« Oui, oui. Enfin… Mais tu vois, si jamais tu en as l’occasion un jour… »
« Bien sûr, ancien. »
Han San sourit à Gye Myeong-ung.
« Ces temps-ci, je suis très occupé par mes affaires. Mais si le ciel me favorise à nouveau et que je déterre du beau ginseng sauvage, je vous l’apporterai en premier. »
Les rides du visage de Gye Myeong-ung s’estompèrent lorsqu’il s’illumina.
« Ha ha ! Oui, oui ! C’est ce que je voulais entendre ! Ne t’inquiète pas ! Gye Myeong-ung te paiera le juste prix ! »
Han San était ravi, lui aussi. Il s’était assuré un circuit privilégié pour vendre à leur juste valeur, à l’avenir, les ginsengs sauvages de quatre-vingts ou de cent ans.
« Alors, je vous fournirai les poulets. S’ils vont à des gens que le ciel favorise, mes poulets n’auront rien à leur reprocher ! »
« Merci, ancien ! »
Ainsi, le problème de l’approvisionnement en poulets, qui risquait le plus de devenir un goulot d’étranglement, fut réglé sans difficulté.
À son retour au Pavillon Bleu et Or, Kim Seong-ja claqua la langue.
« Ouah… Tu es vraiment incroyable… »
Les employés du Commerce Myriad de Han qui l’avaient accompagné étaient plus calmes. À leurs yeux, Han San était déjà un surhomme accompli, capable de tout sauf de raconter une bonne blague.
Ils ne s’inquiétaient que pour Han San, qui avait passé la nuit debout et toute la journée dehors.
« Sajang, laissez-nous nous occuper de la cuisine aujourd’hui et reposez-vous ! »
« O-oui… Il commence à faire froid après Chuseok. Vous allez tomber malade à force de travailler… »
Han San arrivait lui aussi à bout de forces. Kim Seong-ja ajouta :
« Hum-hum. Je vais vous faire préparer un bain. Très chaud… Trempez-vous dedans un bon moment, puis reposez-vous dans une des chambres. Les lits sont moelleux. »
« Ah, ça ne vous dérange pas ? »
« Bien sûr que non. Pendant quelque temps, ma priorité sera de te garder en forme. »
Han San sourit et accepta volontiers son offre.
Après avoir pris un bain chaud, Han San dormit profondément ce jour-là, sans même rêver.
Pendant ce temps, au cœur du quartier des plaisirs de Chuncheon, les poulets poussèrent des cris plaintifs.
« Bon, pendant que Sajang se repose, au travail ! Président ! Recrue ! »
« Oui, chef ! »
« O-oui… ! »
C’est ainsi que le Commerce Myriad de Han s’implanta à Chuncheon.
Un seul jour après l’arrivée de Han San en ville.
[1] Le dakgalbi est une spécialité de Chuncheon : du poulet épicé sauté, généralement cuisiné avec du chou, de la patate douce et des gâteaux de riz.
[2] La ligne Gyeongchun relie Séoul à Chuncheon ; son itinéraire d’origine fut inauguré en 1939.
[3] Kim Yu-jeong (1908-1937) était un nouvelliste coréen célèbre pour ses descriptions vivantes de la vie rurale sous la domination japonaise.
Notes :
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