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Traducteur/éditeur : ZERO_SUGAR
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Chapitre 88 : En 1933, le chasseur automatique fait fortune (1)
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Lorsqu’ils eurent fini de prendre contact avec la bande d’Inwang, le soleil s’était couché.
S’ils avaient été surpris par la nuit en chemin, cela n’aurait pas été bien grave, mais ils ne pouvaient pas franchir le col de Misiryeong en pleine nuit. Tous les membres du Commerce Myriad de Han décidèrent donc de passer la nuit à Sokcho.
Le courtier Jang leur fournit le repas et le gîte, puis fit préparer une autre table pour boire et s’assit en face de Han San.
« Laisse-moi m’occuper du recrutement de l’équipe. »
Il avait la voix enflammée. Peu de choses pouvaient raviver la fougue de sa jeunesse chez un homme d’âge mûr comme un garçon de dix-huit ans qui s’était aventuré dans la gueule du tigre et en était ressorti avec un laissez-passer pour les chevaux.
Han San, qui abritait en lui un homme de soixante-quatorze ans, comprenait très bien ce sentiment. Il avait l’impression de monter une sorte d’arnaque à l’âge, mais bon, si ça pouvait enflammer quelqu’un d’une façon ou d’une autre, tant mieux.
« Je vous en prie, occupez-vous-en. »
« Bien sûr, bien sûr. Alors… qu’est-ce que tu comptes faire de ce bateau ? »
Han San se pourlécha les lèvres.
« Je ne sais pas trop. Il a été bien entretenu, alors j’aimerais m’en servir comme cargo. Mais pour l’instant, je ne sais pas très bien quelle quantité de marchandises je pourrais transporter ni où les acheminer… »
Obtenir un bateau aussi vite, et un aussi grand, avait déjà dépassé de trois fois ses attentes.
« Je pensais qu’il me trouverait une minuscule barque de pêche. »
Un bateau pouvait avoir deux usages.
D’abord, c’était un moyen de transport. Ensuite, un moyen de production.
« À vrai dire, je songeais à me lancer dans le commerce du maquereau. Quand l’automne serait bien avancé, j’essaierais aussi de pêcher d’autres produits de la mer. Je pensais donc m’en servir quelque temps comme bateau de pêche… »
En septembre, les bancs de maquereaux remontaient justement en masse le long de la côte de la mer de l’Est.
Ne serait-il pas plus utile comme moyen de production que comme moyen de transport ?
Vers novembre, à la fin de la saison du maquereau, il aurait amassé assez d’argent. Il pourrait alors le reconvertir en cargo…
« Ne fais pas ça. »
Le courtier Jang agita la main.
« Comme tu l’as tout de suite remarqué, celui-là n’a servi qu’au transport de marchandises. Il existe beaucoup de bateaux qu’on utilise pour pêcher un jour, puis pour transporter des marchandises le lendemain. Mais ils finissent tous par pourrir prématurément. L’odeur de poisson incrustée dans la cale ne part pas facilement, et dès que l’huile, la chair et le reste y adhèrent, les insectes s’y reproduisent aussi. Si tu charges de lourdes marchandises dans un endroit pourri comme ça, le fond ne tardera pas à céder… »
« Les bateaux de pêche servent à pêcher, les cargos au transport. Si tu veux qu’un bateau dure, ne lui fais faire qu’un seul métier. »
« Hum… »
« Mieux encore, que dirais-tu de ceci ? »
Le courtier Jang leva un doigt.
« Je te présenterai quelques bateaux de pêche sur lesquels j’ai la main. Passe des contrats avec ces pêcheurs et prends autant que tu veux du poisson de ton choix. À cause du typhon, les seuls bateaux encore intacts à Sokcho sont pratiquement ceux dont je m’occupe. Tu pourras fixer les prix et les quantités comme tu l’entends. »
Il leva un deuxième doigt.
« Et laisse-moi ce bateau. Je le ferai travailler et nous rapporterai un petit bénéfice. »
À cause du typhon, le nombre de cargos entrant dans le port ou en sortant avait fortement diminué. En en exploitant un de plus à présent, on pouvait gagner deux fois plus qu’en temps normal.
« Bien sûr, je te paierai un loyer en conséquence. On pourra le déduire du prix que tu me dois pour le bateau et tenir des comptes bien clairs pour nous deux. Qu’en dis-tu, jeune maître ? »
Han San accueillit l’idée à bras ouverts.
« Ça me va parfaitement ! Je vous le confie. »
Tout le monde y trouvait son compte.
Le courtier Jang pourrait utiliser le bateau et gagner de l’argent. Quant à Han San, il lui serait plus commode de reprendre toute l’activité, équipage compris, plutôt que d’engager les marins que le courtier Jang lui présenterait, de les faire travailler ensemble et de tout organiser lui-même.
« Rien de tel que l’intérêt commun pour souder les gens. »
Tout accaparer pouvait sembler plus rapide, mais cette méthode avait ses limites.
Prenons les bandes de brigands, par exemple.
Passer d’une bande de voleurs sans envergure sur la route montagneuse de Yangyang à une bande spécialisée dans le col de Misiryeong n’avait rien de difficile. Mais pourquoi les bandes aussi bien établies que celle d’Inwang étaient-elles si rares ?
Parce qu’une razzia ne rapportait qu’une fois. Impossible de savoir quand la prochaine victime se présenterait. La régularité et la prévisibilité frôlaient toutes deux le zéro.
Le commerce, c’était différent. Le courtier Jang voudrait de lui-même retravailler avec Han San dès le lendemain.
Le lendemain, le Commerce Myriad de Han franchit donc le col de Misiryeong avec deux charrettes à bœufs chargées de maquereaux salés.
Quoi ? Il avait oublié ce qu’était une charrette à bœufs ?
Une charrette à bœufs franchissait les montagnes. Un chariot d’eau porte-bonheur ? Il ne restait plus que ce dicton : s’il y avait assez de haleurs, ça passerait. La sagesse d’un homme de soixante-quatorze ans n’était pas le moins du monde ébranlée par de telles absurdités…
Quoi qu’il en soit, les maquereaux salés arrivèrent au marché d’Inje.
« Approchez, approchez ! Maquereaux salés ! Maquereaux préparés selon la méthode secrète d’Andong ! »
Le succès fut fulgurant.
« Quoi ? Vous en aviez apporté un tout petit peu en juillet, puis vous avez disparu sans laisser de traces en août, et vous ne revenez que maintenant ! Vous savez depuis combien de temps j’attends ces maquereaux ? »
« Ne poussez pas, ne poussez pas ! Il y en a beaucoup… Enfin, je croyais qu’il y en avait beaucoup, mais je commence à me dire qu’il n’y en a peut-être pas tant que ça, mais quand même ! »
« Assez bavardé, prends mon argent et donne-moi les maquereaux ! »
Ils se vendirent comme des petits pains.
Les habitants d’Inje étaient ravis.
« Ha ! L’automne est presque là, mais il fait encore chaud. Qui aurait cru qu’on pourrait manger du maquereau à cette période de l’année ? »
« Et le prix, en plus… Ce jeune homme a vraiment de la chance. »
Depuis le typhon 3383, il était devenu difficile de trouver le moindre produit de la mer. Pourtant, en septembre, on proposait du maquereau à un prix qui n’avait rien d’exorbitant, comparé à celui d’autres produits désormais vendus au poids de l’or.
Évidemment, il avait du succès.
« Sajang, à ce rythme… on va peut-être pouvoir vider les poches de tous les habitants d’Inje avec nos maquereaux. »
« Ce serait bien, mais… »
Han San se pourlécha les lèvres.
« On ne pourra pas vider les poches de tout le monde en se contentant de vendre au marché. »
Ce n’était pas seulement parce que les gens finiraient par en avoir assez de ne manger que du maquereau.
Salé ou non, le maquereau restait du maquereau. Il ne se conservait pas très longtemps.
Même s’il en apportait des charretées pour tout vendre d’un coup, les gens prenaient tout de même des décisions économiques rationnelles lorsqu’il s’agissait de leur consommation réelle.
« Qu’est-ce que ça veut dire ? Les gens ne sont pas idiots. Ils n’en achèteront que la quantité qu’ils peuvent manger chez eux avant que ça ne se gâte. »
Et tout le monde ne cuisinait pas chez soi. La demande ne durerait pas longtemps.
« Il faut multiplier les façons de le vendre. »
Un établissement ouvrit donc à l’entrée du marché.
« Le restaurant du Commerce Myriad de Han est ouvert ! Spécialité de menus au maquereau salé ! »
Ouvrir un établissement n’avait rien de bien compliqué.
« En plus, les prix des terrains à Inje ont presque été divisés par deux à cause du typhon. »
Les quelques maisons intactes avaient certes pris de la valeur, mais les terrains trop endommagés pour être loués étaient restés à l’abandon et bon marché, leurs propriétaires n’ayant pas les moyens de reconstruire. Ils en avaient assez d’acheter des terrains vagues et d’y bâtir des maisons au hameau du Milieu.
« Bienvenue, client ! Oui ! Un menu au maquereau salé, tout de suite ! »
Han San avait même tenu une taverne pendant les troubles provoqués par Ginsei, où il s’était occupé de chasseurs sans envergure et de leurs comparses en tout genre. Gérer un restaurant n’avait rien de compliqué.
« Ha ! Sajang, tu as vraiment pensé à tout. Comment tout s’emboîte comme les rouages d’une machine, clic, clic, clic ? »
« J’y réfléchis depuis un bon moment. »
Avant le typhon, le fait que les bénéfices structurels du Commerce Myriad de Han stagnent depuis un certain temps préoccupait Han San.
Il n’avait cessé de se demander comment y remédier.
Si la première mesure avait consisté à acquérir un bateau, la deuxième était celle-ci : diversifier leurs activités !
« Quand les marchandises sont bonnes, on peut les vendre de bien des façons. »
Mais un problème évident se posait.
« Nous manquons de bras. »
Heureusement, la solution n’était pas difficile à trouver.
Le hameau du Milieu, son propre territoire, n’était-il pas en grande difficulté en ce moment ?
Au hameau du Milieu, chez Choi Seo-bang.
« Chéri. L’automne approche, mais je ne sais pas si on arrivera à le traverser, alors l’hiver… »
« Attendons de voir. J’emmènerai Manbok en ville et je trouverai bien un moyen de dénicher du travail à la journée… »
Dans leur belle maison toute neuve, les soupirs du couple s’alourdissaient de jour en jour.
Les minuscules parcelles de terre d’un village de culture sur brûlis suffisaient à peine à nourrir ses habitants après une année entière de labeur. Et maintenant, à cause du typhon, ils risquaient de ne même pas pouvoir faire une vraie récolte d’automne.
« Park Seo-bang est allé en ville, mais tu crois que le typhon a épargné cet endroit ? Les gens là-bas doivent eux aussi lutter pour survivre. Est-ce qu’il restera vraiment du travail pour des gens comme nous… »
« Il faut quand même essayer. Un homme a sa fierté. On ne peut pas continuer à manger éternellement à la table de la famille Han. J’ai fini par le comprendre. »
Alors que ces conversations allaient de maison en maison, Han San, le seigneur du hameau du Milieu, revint.
« Mes oncles, ça vous dirait de travailler pour notre entreprise ? Je ne pourrai pas vous payer beaucoup, mais je veillerai à ce que vous ne manquiez pas de nourriture. »
Pourquoi les puissants locaux avaient-ils été si influents dans les sociétés prémodernes ?
Parce qu’ils possédaient beaucoup de biens ? Beaucoup de terres ?
Parce qu’ils pouvaient faire travailler des métayers.
La puissance d’un homme se mesurait au nombre de personnes qu’il pouvait mobiliser. Han San n’hésita pas à mettre à profit celle qu’il avait acquise en reconstruisant le hameau du Milieu.
Choi Seo-bang hésita.
« Euh… quel genre de travail… ? »
« Un restaurant. Un restaurant et un magasin de produits de la mer. »
Han San rassembla donc les gens de son territoire et les fit descendre en ville.
Il en installa certains au bureau, tandis que d’autres accompagnaient les charrettes jusqu’à Sokcho.
« Il est temps que je me prépare à ne plus m’occuper moi-même des simples ventes. »
Et les ventes n’étaient pas le seul domaine concerné. Une entreprise avait beau appartenir au sajang, si celui-ci devait s’occuper de chaque tâche, autant ne pas payer d’employés.
[ S’occuper soi-même de chaque affaire[1], ce n’est pas à la portée d’un homme, grand frère. Même un dieu y arriverait à peine. ]
Han San se rappela les paroles du professeur Han Bada. Comme il n’avait aucune intention de devenir un dieu, il se mit à se décharger peu à peu de ses tâches pour les confier à ses employés.
« Par exemple, saler le maquereau. Je ne suis pas le seul à savoir le faire. »
Une fois qu’il eut recueilli suffisamment de données sur le salage, il enseigna progressivement la méthode aux frères Chuk, les principaux cadres du Commerce Myriad de Han.
Chuk Myeong-su, qui n’avait jamais été le moins du monde intellectuel, apprit particulièrement vite.
« L’automatisation ! »
Faire tourner les choses toutes seules, sans avoir à se soucier du moindre détail.
La troisième mesure pour sortir de la stagnation des bénéfices, baptisée « chasse automatique pour faire fortune »[2] !
« Le problème, c’est la sécurité des routes empruntées par les charrettes… »
Il n’y avait pas d’autre solution que de se préparer du mieux possible.
Le réseau de distribution du Commerce Myriad de Han s’étendrait avec la croissance de l’entreprise, et il ne pourrait pas être présent sur chaque route.
« Heureusement, les frères Chuk sont maintenant des vétérans, avec de nombreuses vraies bagarres derrière eux. Il suffira d’en mettre un ou deux aux commandes et de compléter les effectifs avec assez d’hommes… »
Ce serait une préparation suffisante pour la route de Misiryeong, où le typhon avait raréfié les bandes de brigands.
Han San décida tout de même de prendre toutes les précautions possibles.
« Ce serait réglé si je demandais de l’aide aux amis de père, mais ça coûterait trop cher. »
Cela risquait aussi de devenir dangereux d’une autre façon. Il ne pouvait pas oublier que la bande d’Inwang était actuellement sous étroite surveillance de la police militaire.
« Tant pis. Je vais emprunter des hommes moins chers, mais qui ont au moins déjà cassé quelques gueules. »
Han San se rendit donc au Hameau inférieur.
« Sundae, grand frère ! Tu as des hommes qui ont du temps libre ? J’aimerais en emprunter quelques-uns. »
« Ho ho, bien sûr que oui. Hé, vous autres ! Vous croyez que rester assis ici toute la journée va vous apporter à manger et de l’alcool ? Qu’est-ce que vous fichez ? Ceux qui n’ont pas de travail, debout ! Allez donner un coup de main à Sajang San ! »
Avec un ou deux frères Chuk responsables de chaque cargaison, et les effectifs complétés par les hommes du hameau du Milieu et les durs du Hameau inférieur, le transport devint parfaitement sûr.
À moins qu’une meute de loups de la classe de Ginsei ne sorte soudain de nulle part, ou que des bandes de brigands d’élite venues d’autres régions ne déboulent, il ne devrait pas y avoir de problème.
« Pourvu que tout se passe sans accroc… »
Han San se retira du commerce entre Inje et Sokcho, non sans une légère appréhension.
Les charrettes à bœufs faisaient sans arrêt l’aller-retour entre Inje et Sokcho. Certaines transportaient des marchandises, tandis que d’autres vendaient des maquereaux salés.
L’argent se mit à rentrer à flots chaque jour !
En voyant les piles d’argent que son fils déposait devant elle, Ham Ssang-sim ne put retenir une expression à la fois effrayée et rayonnante.
« Mon Dieu, San ! T-tout cet argent, c’est vraiment celui de notre famille ? »
« Bien sûr. On continuera à gagner autant. » Han San posa une autre poignée d’argent à côté du tas. « Ah, nos employés ont dû en amasser une autre pile de cette taille pendant que je rentrais. »
« C-c’est… je ne sais pas si je rêve ou si c’est la réalité… »
« Bien sûr que c’est la réalité. Enfin, si tu as envie de manger quelque chose, dis-le-moi, maman ! Toi aussi, Bada. Et père, bien sûr ! Notre famille peut facilement se le permettre, maintenant ! »
Han Man-seok préparait un jeune poulet, l’enrobait de pâte d’un côté et le faisait frire dans un chaudron de l’autre. Les coins de ses lèvres se relevèrent légèrement.
Bada, qui tenait dans chaque main une cuisse de poulet tout juste frite, poussa un cri de joie.
« Grand frère, t’es le meilleur ! »
Mais, bien sûr, la chasse automatique avait toujours ses limites par rapport à la chasse en personne.
Dès que Han San cessa de tout gérer lui-même, certains rouages de l’activité se mirent à grincer.
Problème numéro un : prévisions de la demande ratées.
« Sajang, je suis désolé. L’huile pour lampe s’est bien vendue la dernière fois, alors j’en ai rapporté environ trois fois plus cette fois-ci… »
Il n’y avait rien à faire. Han San tapota l’épaule de Hyeong-don.
« Allons, allons. On n’est qu’en septembre. Il faut bien que les gens utilisent l’huile qu’ils ont stockée la dernière fois avant d’en racheter, non ? Et puis, combien de gens utilisent de l’huile pour lampe à Inje… »
« Ce n’est pas grave, ce n’est pas grave. C’est en pratiquant qu’on apprend. »
Puis il lui adressa un sourire chaleureux.
« Merci de me l’avoir dit, en tout cas. C’est cent fois mieux que de cacher une erreur, d’essayer de la rattraper tout seul et de provoquer une catastrophe encore pire. Continue à me signaler les problèmes dès qu’ils surviennent. »
Le problème se réglerait de lui-même à mesure que le personnel gagnerait de l’expérience sur le terrain.
Mais d’autres problèmes venaient du temps qu’il fallait pour acquérir cette expérience, ou de l’impossibilité d’attendre aussi longtemps.
Problème numéro deux : manque de savoir-faire.
C’était particulièrement grave au restaurant.
Notes de bas de page :
[1] « S’occuper soi-même de chaque affaire » désigne l’idéal d’un souverain qui gère personnellement toutes les affaires de l’État, une idée souvent invoquée pour mettre en garde contre une microgestion excessive.
[2] « Chasse automatique pour faire fortune » est le terme inspiré des jeux vidéo que Han San emploie pour désigner un système commercial conçu pour générer de l’argent avec un minimum de supervision directe.
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