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Traducteur/éditeur : ZERO_SUGAR
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◈ Le génie de la chasse à l’époque coloniale japonaise
Chapitre 79
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Le ginseng sauvage (2)
Depuis qu’il avait commencé à commercer avec la Pharmacie Cheonbo, en avril, cinq mois s’étaient déjà écoulés. Combien de serpents Han San avait-il rapportés depuis, et combien de nyang de champignons phellinus ?
Le total doit dépasser quelques centaines de wons, à présent.
Malgré ses habituelles récriminations, Ma Jong-sung ne l’avait pas oublié non plus. Han San était l’un de ses fournisseurs les plus importants.
« À force de faire affaire avec toi, ma position dans le milieu s’est un peu améliorée, vois-tu ? J’ai aussi grimpé quelques échelons au sein de l’association des Marchands de Kaesong[1]. Et en chemin, j’ai fait la connaissance de quelques notables de Chuncheon… »
C’est ainsi que Ma Jong-sung commença son récit, qui se déroulait à peu près comme suit.
À Chuncheon vivait une famille fort distinguée. Elle était réputée posséder dix mille seom de terres, et
Une demi-heure plus tard, Han San résuma toute l’histoire.
« En gros, le fils de cette famille est malade et ils veulent se procurer du ginseng sauvage. Pour cinq cents wons. »
« Non. C’est bien ce que ça donne si tu résumes, mais tu n’as pas un peu trop résumé ? »
La gorge sèche à force d’avoir parlé, Ma Jong-sung avala une grande gorgée d’eau. Han San, lui, se gratta seulement l’arrière de la tête. Écouter le long récit d’un homme qu’il n’avait jamais rencontré, c’était… gênant.
Il y avait tout de même quelques détails qui piquaient sa curiosité.
« Les cinq cents wons de la commission, tu veux dire qu’ils les ont réunis grâce à une collecte ? »
« C’est ça. Le jeune homme vit en ce moment chez sa sœur aînée, à Gyeongseong. Elle travaille aussi dans une usine… On pourrait dire qu’ils ne sont pas dans une situation très confortable, mais, en vérité, ils sont pauvres. »
« Attends, tu as dit que leur famille possédait dix mille seom de terres. »
« Le frère aîné du jeune homme est un vrai bon à rien ! Il a dilapidé toute la fortune familiale, jusqu’au dernier sou. Même dix mille seom de terres ne servent à rien si l’on a semé une mauvaise graine. En un clin d’œil, tout a disparu. »
Le jeu était donc aussi redoutable que les sectes et le communisme, et Ma Jong-sung insista encore et encore pour que Han San n’y touche jamais. Celui-ci, qui s’entendait comme larrons en foire avec Pi Sun-dae, le grand patriarche des joueurs du mont Seorak, le ramena au sujet initial.
« Bref, leur famille est tombée si bas… Comment auraient-ils pu réunir une somme pareille, cinq cents wons ? C’est impossible, normalement.
Mais ce jeune homme a l’air d’avoir quelque chose de spécial. Ses anciens camarades d’école, les élèves qu’il a enseignés l’an dernier quand il est rentré dans sa ville natale et qu’il a tenu une école du soir pendant quelque temps, et les domestiques qui travaillaient pour sa famille avant sa ruine…
Sa sœur a vendu la maison de Sajik-dong pour apporter sa part, elle aussi. C’est comme ça qu’ils ont réussi à réunir cinq cents wons. »
C’était surtout cette partie de l’histoire qui éveillait l’intérêt de Han San.
« Les camarades et les élèves, d’accord. Mais les domestiques ont aussi participé à la collecte ? »
« C’est ça. Cette famille était illustre depuis des générations et, paraît-il, elle se montrait plutôt généreuse avec ses domestiques. Les documents d’esclavage ont bien sûr tous disparu avec la réforme Gabo[2] et l’annexion, mais enfin, ils avaient une sacrée dette de reconnaissance envers la famille.
Prends le vieil homme qui m’a raconté cette histoire : il était domestique chez eux. Il se fichait complètement de leur fils aîné bon à rien, mais il trouvait dommage que le cadet ait attrapé la phtisie si jeune. Alors il a donné cinquante wons à lui tout seul pour la collecte, tu te rends compte ? »
Han San se caressa le menton. Fallait-il parler d’une époque où le romantisme avait encore sa place ?
[Voyons, grand frère. Plutôt que ça, ne serait-il pas plus juste de considérer les choses invisibles — les sentiments humains, la loyauté, la confiance et autres — comme des ressources qui peuvent bel et bien se mesurer, même si elles ne se voient pas ?
Si l’on peut rembourser une vieille dette du cœur avec de l’argent, c’est alors la façon la moins coûteuse de s’en acquitter.]
Les paroles que le professeur Han Bada avait prononcées autrefois, lorsqu’ils s’étaient rencontrés aux funérailles d’un type dans sa vie précédente, lui revinrent à l’esprit.
Enfin, quoi qu’il en soit, l’argent avait été réuni. Le reste ne changeait rien.
« Et ce jeune homme, le malade, qu’est-ce qu’il fait ? »
« Il gribouille, il gribouille. Un jeune littéraire, comme on dit ? Un jeune homme qui écrit. Des histoires. »
Des histoires, hein.
« Il a écrit quoi, comme histoires ? Il a publié quelque chose ? »
« Il aurait publié il y a quelque temps une nouvelle intitulée [Montagnard][3]. Tu en as entendu parler ? »
Han San pencha la tête. Sa mémoire s’était aiguisée depuis sa régression, mais cela ne lui avait pas donné des connaissances dans des domaines qu’il ignorait.
Ma Jong-sung eut lui aussi un petit rire.
« Enfin, c’était une nouvelle dans une petite revue. Première Ligne, ou quelque chose comme ça… Un parfait inconnu, quoi. Un espoir, peut-être ? Un romancier en herbe. »
« Comment tu as dit qu’il s’appelait ? »
« Kim Yu-jeong, paraît-il. »
« Kim Yu-jeong… »
À cet instant, une lumière s’alluma dans l’esprit de Han San, qui gardait la tête penchée.
Attends… Ce ne serait pas l’écrivain dont cette série était tirée ?
Han San se rappela une courte série intitulée Bom bom, diffusée sur KBS 1. Il s’en souvenait parce qu’elle était passée la même année que Gaekju, ce chef-d’œuvre qui l’avait tenu en haleine sur KBS 2.
Non, attends. C’est peut-être simplement quelqu’un qui porte le même nom, non ?
À vrai dire, il n’en était pas sûr. S’il s’était agi d’un auteur de wuxia, il s’en serait souvenu…
Chassant ces pensées parasites, Han San décida de ne dire que l’essentiel.
« Mais je ne suis pas sûr que le ginseng sauvage puisse soigner la tuberculose. Ces gens sont au courant ? »
La maladie des poumons, c’était la tuberculose. Han San ignorait exactement quand on découvrirait un remède, mais il savait bien qu’à cette époque, la phtisie était incurable.
Les miracles comme recevoir soixante années de puissance intérieure d’une seule bouchée de ginseng royal millénaire, ou guérir un méridien brisé des neuf yin en croquant une racine de ginseng Yang de Taecheon, n’existaient pas dans la réalité.
On n’est pas dans un roman de wuxia.
Ma Jong-sung, qui faisait commerce de plantes médicinales, savait lui aussi parfaitement que le ginseng sauvage ne guérissait pas tous les maux. Il poussa un soupir et claqua la langue.
« Ils doivent être désespérés, eux aussi. »
Han San se gratta vigoureusement l’arrière de la tête.
« Tss. Ce n’est pas un vieux richard plein aux as qui a besoin de ce ginseng sauvage, si ? Prendre l’argent que des gens désespérés ont réuni sou après sou… ça me gêne un peu, tu vois. »
« Tu voudrais en demander un peu moins ? »
« Non, pas question. »
Ma Jong-sung gloussa. Han San aussi.
Ma Jong-sung écarta les deux mains.
« Alors, fais-le. Dès qu’il y a de l’argent et des marchandises en jeu, que tu t’en charges ou non, quelqu’un d’autre finira par le faire.
Et puis, toi au moins, tu rapporteras un vrai ginseng. »
Han San bomba le torse. Les informations sur le ginseng sauvage de la région, tirées de sa vie précédente, lui traversèrent l’esprit.
« Ça va de soi. Je dois mériter ce qu’on me paie. »
« Voilà. Alors fais-le. Rien qu’en voyant qu’ils ont réuni cinq cents wons, tu comprends comme ces gens doivent être naïfs, hein ?
Heureux ceux qui croient, comme on dit. Peut-être qu’un miracle se produira vraiment, qui sait. »
« Hein ? Sajang-nim, tu t’es converti au christianisme ? »
« Ah, qui est-ce que tu traites de prêcheur catholique ? Je fais des affaires, alors on ramasse une chose ou deux par-ci par-là. Ne te fais pas de fausses idées. »
« Mais pourquoi tu es tout gêné, tout seul ? Sajang-nim, il se trouve que tu es un romantique, en fait.
Mais si tu es si romantique, pourquoi tu m’as fait ce coup-là ? Tu as essayé de me faire descendre l’huile de blaireau à un won cinquante. Quel radin. »
« Ah ! Tu vas continuer à ressortir ces vieilles histoires ? Parlons un peu de notre avenir ! D’un avenir radieux ! »
Revenant à cet avenir radieux, Han San accepta la mission.
« Puisque c’est toi qui m’as trouvé ce travail, Sajang-nim, je te laisserai une commission qui te donnera satisfaction. Mais toi aussi, fais ta part. Chaque personne qui verra le ginseng sauvage devra entendre une belle publicité bien sonore sur celui qui l’a déterré. »
« Ah ! Tu ne peux pas me laisser une seule commission sans exiger quelque chose en échange, hein, gamin ! Lequel de nous deux est né marchand de Kaesong, à ton avis ? »
Tout en grommelant, Ma Jong-sung accepta malgré tout de jouer les panneaux publicitaires ambulants.
Quant à savoir si cinq cents wons était un prix correct pour le ginseng sauvage…
Pour Han San, la question ne se posait pas.
Dans sa vie précédente, Han San avait déterré quantité de racines de ginseng sauvage. Une racine à cinq cents wons pour cinq cents wons, une racine à mille wons pour mille wons. C’était aussi simple que ça.
Et justement, cette racine avait à peu près cette valeur.
Un souvenir de sa vie précédente s’éclaira dans l’esprit de Han San.
[Le Ciel ne favorise personne ; il soutient seulement les vertueux.[6] Le Ciel est impartial et ne montre aucune préférence ; seuls les hommes vertueux reçoivent sa récompense, dit-on.]
Dans sa vie précédente, à Chuseok, le mois suivant. L’histoire se déroula peu après.
Ce Chuseok-là, une petite table à plateau se dressait sur le plancher de la maison aux tuiles de Yun Cheom-ji, dans le Hameau supérieur. On avait étendu dessus un tissu de soie, et une racine de ginseng sauvage, longue de deux empans, reposait tranquillement sur l’étoffe.
Ce Chuseok-là, le Hameau supérieur, où les habitants du hameau du Milieu et de ceux situés plus bas ne pouvaient normalement pas entrer librement, ouvrit grand ses portes. Les curieux s’entassaient au point de presque escalader les murs.
[Ciel, regardez-moi cette couronne de racines…]
[La vertu de l’ancien Cheom-ji atteint vraiment les cieux, elle les atteint jusqu’au ciel !]
Yun Cheom-ji souriait alors, satisfait, tandis que son petit-fils Cheol-min l’éventait. Chaque fois que quelqu’un lui demandait qui avait trouvé la racine et où, il claquait la langue et déclarait : [Allons, il ne faut pas dévoiler les secrets du Ciel], avant de se lancer dans son histoire.
[À l’approche de Chuseok, je montais couper l’herbe sur la tombe de ma défunte épouse. Le Tigre d’Eau avait ravagé la pente que je prends d’habitude, et j’en étais tout bouleversé : comment allais-je bien pouvoir la contourner ?
Mais voilà qu’au pied de cet amas de terre effondré, près d’un frêne déraciné, cinq feuilles largement déployées m’appelaient doucement, comme la main de celle qui m’avait précédé.
Comment un homme aussi humble que moi aurait-il pu trouver une chose pareille ? C’est le Ciel qui l’a déposée là, en empruntant la main de cette femme.]
En bref, il avait exécuté le « coup de la mère d’Im Baechil ».
Où se trouvait exactement la tombe de sa femme, par quel chemin il montait couper l’herbe, où se situait cette fichue pente effondrée, à quel endroit précis se dressait le frêne déraciné…
Avant la fin de la journée, toute la vallée de Sebeom connaissait les moindres détails !
J’ai cru que j’allais mourir d’un mal de ventre, à l’époque.
Cette racine de ginseng sauvage s’était-elle vraiment vendue cinq cents wons ? Yun Cheom-ji avait refait le toit avec des tuiles neuves et surélevé ses murs grâce à cet argent.
Et, assis derrière ces murs, il avait regardé la crue de l’année suivante sans broncher, en marmonnant : « Le Ciel envoie les calamités à l’homme dépourvu de vertu. »
Han San gloussa.
Quel que soit le fonctionnement des services du Ciel dans ma vie précédente, cette fois, je vais lui donner un petit coup de main.
Du point de vue météorologique, l’expression « effet papillon » ne semblait pas tout à fait juste. Le typhon 3383 était arrivé malgré la régression de Han San.
Mais du point de vue sociologique, elle s’appliquait sans doute.
Han San sortit de la Pharmacie Cheonbo et rejoignit son groupe.
« Baechil, grand frère, à quel moment commence-t-on d’habitude à couper l’herbe dans le Hameau supérieur ? »
Im Baechil, stagiaire au Commerce Myriad de Han et compagnon de Han San pour cette virée à Inje, s’occupait du bœuf. Il leva brusquement la tête. Comme il avait pris en charge toutes les corvées dans le Hameau supérieur, il énuméra machinalement les dates.
« T-tu veux dire la coupe de l’herbe avant Chuseok ? Les familles les plus pressées commenceront dans une quinzaine de jours… »
« Parfait. J’ai juste le temps d’y monter et de redescendre. »
« M-monter et redescendre… où ça ? »
« Un peu plus haut dans la montagne. »
Han San sourit et se tourna vers Chuk Hong-cheol.
« Je vous laisse vous occuper des préparatifs pour Sokcho. Je vais faire un tour en montagne. »
Les frères Chuk ne lui posèrent pas mille questions — s’il s’en sortirait seul, ce qu’il comptait faire. Ils étaient déjà habitués à ce que leur jeune sajang déboule avec des idées sorties de nulle part.
Ils ne demandèrent que ce qui comptait.
« Tu rentres tard ? »
« Probablement. Alors ne m’attendez pas pour manger. Et veillez bien sur Baechil-hyung. »
« Ah, bien sûr. Pas parce que c’est l’ami du sajang, hein : il faut prendre soin des nouveaux.
Baechil, c’est ça ? Dis-moi, petit nouveau, est-ce que tu as déjà entendu dire que toute l’histoire de l’humanité n’est que l’histoire de la lutte des classes… »
« Aigo, sérieusement… Ah, ces messieurs les Rouges ! J’vous en prie, restez modérés, d’accord ? Celui qui force le trait et dépasse les bornes, c’est un réactionnaire. »
Exaspéré par les frères Chuk qui s’approchaient d’Im Baechil, tout gêné, en se léchant les babines, Han San prit le chemin de la montagne.
Comme l’avait dit l’arpenteur Hajama, les étés de cette péninsule arrachaient une couche entière au relief. Cette année surtout, avec le passage d’un terrible typhon, la montagne avait été éventrée par endroits.
Le rocher qui servait de repère avait dévalé Dieu sait où, plus bas, et de gros arbres à la circonférence imposante barraient les sentiers, couchés en travers.
Un cueilleur ordinaire aurait eu besoin d’un mois pour s’habituer à une situation pareille.
Mais Han San ne se perdit pas.
Évidemment. J’ai vécu ici assez longtemps pour voir les collines et les cours d’eau changer sept fois de visage.
Pour un bouleversement de cette ampleur, il lui suffisait d’ajuster légèrement ses souvenirs aiguisés pour s’y retrouver aussitôt.
Vers l’heure où le soleil se trouvait au zénith, Han San découvrit la pente effondrée que Yun Cheom-ji avait tant vantée dans tout le village, dans sa vie précédente.
Et, au pied du frêne arraché par le typhon, les feuilles à cinq lobes apparaissaient discrètement.
« C’est ici. »
Han San s’agenouilla devant le ginseng. Pas, bien sûr, par révérence pour une racine porte-bonheur : c’était simplement la position la plus pratique pour travailler.
Avec une infinie délicatesse, il la déterra et la plaça dans la boîte qu’il avait apportée. Quant à hurler « J’ai trouvé du ginseng ! » au point de faire trembler la montagne, bien entendu, il ne le fit pas. Il se contenta de le murmurer d’une petite voix.
« J’ai trouvé du ginseng… »
Mieux valait privilégier le fond plutôt que la forme.
Plus tard, un matin, une quinzaine de jours après.
La procession du Hameau supérieur monta dans la montagne pour couper l’herbe. Les hommes qui portaient des faucilles et des hottes dorsales étaient deux fois moins nombreux que les années précédentes.
En remarquant que son propre petit-fils manquait lui aussi à l’appel, parmi les rangs clairsemés, Yun Cheom-ji sentit son cœur se serrer et s’assombrir.
C’est alors que le cortège s’arrêta devant la pente effondrée.
« Ancien, le chemin… »
Yun Cheom-ji claqua la langue et prit la tête du groupe.
Ses pieds s’arrêtèrent juste à côté du frêne déraciné. Bien sûr, Yun Cheom-ji n’avait aucun moyen de savoir qu’une racine de ginseng sauvage se trouvait exactement à cet endroit encore quinze jours plus tôt.
Il ne fit que déplorer l’effondrement du sentier qu’ils empruntaient pour couper l’herbe, puis déclara :
« Le Ciel et la Terre sont sans bonté ; ils traitent les êtres comme des chiens de paille.[7] On dit que le Ciel n’est pas bienveillant et considère toutes les créatures comme des chiens de paille. Et cette parole n’a pas tort, pas le moins du monde ! »
On pourrait dire qu’il y avait une raison pour laquelle, en tout temps et en tout lieu, les hommes avaient considéré le Ciel comme une sorte d’administration.
Car c’est le lot du fonctionnaire que, quoi qu’il fasse, quelqu’un finisse par le maudire.
[1] L’association des Marchands de Kaesong désigne les réseaux commerciaux des marchands de Kaesong, historiquement réputés dans toute la Corée pour leur comptabilité en partie double et leur sens des affaires.
[2] La réforme Gabo de 1894 fut un vaste ensemble de réformes institutionnelles en Corée qui, entre autres changements, abolit officiellement le système légal d’esclavage et de servitude pour dettes.
[3] « Montagnard » est une nouvelle de jeunesse de l’écrivain coréen Kim Yu-jeong, qui a réellement existé.
[4] Kim Yu-jeong (1908-1937) était un célèbre nouvelliste coréen des années 1930, connu pour ses récits rustiques et humoristiques sur la vie rurale. Il mourut jeune de la tuberculose.
[5] Bom bom (« Printemps, printemps ») est une adaptation télévisée coréenne de 1968, inspirée de la célèbre nouvelle éponyme de Kim Yu-jeong, publiée en 1935.
[6] Paraphrase d’une phrase des classiques confucéens, qui signifie que le Ciel ne favorise personne et ne récompense que les vertueux.
[7] Citation du Tao Te King : « Le Ciel et la Terre sont sans bonté ; ils traitent les êtres comme des chiens de paille », ce qui signifie que la nature est impartiale et indifférente au sort de chacun.
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