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Traducteur/éditeur : ZERO_SUGAR
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◈ Le génie de la chasse à l’époque coloniale japonaise
Chapitre 43
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Lundi noir (1)
Le lendemain.
Lundi 1er mai 1933.
Go Tae-chon s’étira. Ses articulations, qui approchaient de la quarantaine, craquèrent de partout, mais son sourire ne faiblit pas.
« Ouah ! Bonjouuuur, bonjour ! »
L’air du matin de la vallée de Sebeom avait-il déjà été aussi doux ? Non. Certainement pas.
Et pourquoi donc ?
« L’heure des affaires, des affaires ! »
Parce qu’aujourd’hui, il allait inaugurer la taverne qu’il avait récupérée pour presque rien des mains de ce vaurien de San.
« Le matin d’un redoutable, d’un puissant préda-teur financier ! »
C’était vraiment le plus beau jour de sa vie.
« Chérie ! Jin-dong ! Qu’est-ce que vous faites tous ? Allez, on va ouvrir la boutique ! »
Go Tae-chon lança ces mots à pleins poumons.
« Pff, quel vacarme… Pourquoi tu cries dès le matin, oppa ? Si mon cœur se remet à battre la chamade, tu vas en prendre la responsabilité ? »
Madame Go sortit de la chambre principale. Go Tae-chon sourit en voyant ses paupières lourdes, à cette façon nonchalante qu’elle seule avait.
« Pourquoi est-ce qu’il battrait la chamade ? S’il doit battre, eh, que ce soit en comptant l’argent. Allez, allez ! En route, tout le monde ! Vite ! Jin-dong, dépêche-toi, toi aussi ! »
« Oui, papa ! »
La famille Go prit donc le chemin de la taverne.
Ce fainéant de San gagnait deux cents wons par semaine, pas vrai ?
Au début, Go Tae-chon avait pensé pouvoir gagner lui aussi deux cents wons, mais, à la réflexion, son calcul était faux.
Si même un lourdaud comme lui pouvait en gagner deux cents, alors lui, en toute logique, devait pouvoir en gagner trois cents, voire quatre cents, non ?
Pourquoi ?
Parce qu’il était bien plus instruit que Han San, bien plus raffiné, et qu’il connaissait à fond les rouages d’une gestion d’entreprise solide et sérieuse !
« D’abord, l’enseigne, hein ? Taverne du Chasseur de Loups… Quel nom, Taverne du Chasseur de Loups ! C’est si banal, si bouseux ! Franchement ! »
Go Tae-chon drapa sur l’enseigne existante un morceau de coton qu’il avait préparé la veille au soir.
[Tuez le LOUP (Tuez le loup, tuez le loup)]
En dessous figuraient aussi ces lettres anglaises, tracées d’une écriture élégante.
[Tuez le LOUP]
« Kya ! La classe ! Ça, c’est le style de Gyeongseong, hein ? Un bar moderne ! »
Go Tae-chon croisa les mains derrière le dos et contempla son œuvre.
« Chérie, qu’est-ce que tu en dis, hein ? Cette typographie est tellement élégante et raffinée, vraiment stylée, pas vrai ? Hein ? »
« Pff, j’en sais rien. Oppa, tu sais bien que je ne sais lire ni les caractères chinois, ni l’anglais, ni le japonais, ni le hangeul. »
« Non, chérie, mais tu sais même lire le russe… »
« Pas aujourd’hui. Je ne suis pas d’humeur à lire. »
« … Ah, d’accord. Hum. Jin-dong, qu’est-ce que tu en penses ? »
« C’est rouge ! Comme le sang du poulet et du blaireau qui sont morts, l’autre fois ! »
Go Jin-dong éclata de rire en sautillant sur place. Go Tae-chon laissa échapper un « hum », puis décida de s’en contenter.
« Exactement ! Rouge passion, rouge sang ! Voilà le thème de notre taverne ! »
Malgré quelques ratés, Go Tae-chon avançait peu à peu dans les préparatifs de l’ouverture.
La soupe mijotait dans le chaudron et le cellier débordait de makgeolli, transporté à dos d’âne.
D’un instant à l’autre, des clients chargés de liasses de billets allaient affluer comme une crue.
C’est alors que cela arriva.
« Hé, t’as entendu ? »
« J’ai entendu ! Comment j’aurais pu ne pas l’entendre ? »
De l’autre côté de la taverne, sur le sentier qui longeait le Hameau inférieur de la vallée de Sebeom et la nouvelle route, Go Tae-chon entendit les voix de charbonniers de passage.
Le visage illuminé, il leur fit signe de la main.
« Oh ! Des clients ! Vous avez déjà entendu la nouvelle, hein ? Celle de la réno-vation de la taverne, je veux dire, de sa grande réouverture ! »
« Hein ? Sa réouverture ? »
Un des charbonniers cligna des yeux.
« Non, ce n’est pas ça… J’ai entendu dire qu’on avait attrapé le loup ? »
Go Tae-chon se raidit.
« … Hein ? »
« Ah, ce Ginsei ou Gensei, ou je ne sais quoi. Le loup qu’on avait mis à prix et qui attirait toutes sortes de vauriens dans la montagne. J’ai entendu dire qu’ils l’avaient attrapé. »
« Le loup… a été attrapé ? »
Go Tae-chon leur posa la question, l’air ahuri. Les charbonniers hochèrent vivement la tête.
« Oui, attrapé, paraît-il. Il y a eu des coups de feu et un sacré remue-ménage hier soir. C’était pour essayer de le capturer, voyez-vous. »
« Ouf, on va enfin pouvoir parcourir la montagne en paix ! »
« Les gendarmes ont emporté sa carcasse et défilent en ce moment jusqu’en ville, paraît-il. C’est pour ça que mon compagnon et moi, on y va pour voir ça. »
« C’est vrai, on ne voit pas un spectacle pareil tous les jours. Il faut qu’on vérifie si sa fourrure est vraiment argentée, non ? Et on dit qu’il est monstrueusement grand. »
En ricanant, les charbonniers prirent la direction de la nouvelle route.
Go Tae-chon resta figé sur place, telle une statue de pierre.
Quoi ?
On l’avait attrapé ?
Cette Étoile d’Argent ?
La bête qui avait terrorisé Inje et rôdait à sa guise sur le mont Seorak, l’incarnation de Sirius, dont la capture avait été mise à prix à trois cents wons, une somme sans précédent… on l’avait abattue ?
« Ah… C’est impossible. »
Go Tae-chon secoua la tête.
« C’est une fausse rumeur, oui. Une fausse rumeur. Cette… cette bête terrifiante, hein ? Comme si on avait pu l’attraper en une seule nuit ! C’est évident que des imbéciles ont encore colporté une fausse rumeur, hein ? Enfin, voilà encore cette habitude barbare des gens de la péninsule, ces rumeurs irresponsables qui ne reposent sur aucune vérification des faits… »
Il continuait de fanfaronner, faisant mine de garder son calme, mais il ne pouvait empêcher un filet de sueur froide de lui parcourir l’échine.
Il ne faut pas qu’on l’attrape…
Et maintenant, en plus ?
Il fallait que ça tombe maintenant ?
Il venait tout juste d’acheter la taverne, la veille. Il n’avait même pas encore fait sa première vente.
Si la bête promise, celle qui devait garantir une saison de profits, s’était fait attraper — si c’était vrai, alors il était exactement comme un clown avec un chapeau et une cerise collée sur le nez, non ?
« On ne l’a pas attrapé ! Voilà. On ne l’a pas attrapé. Il ne s’est pas fait attraper. On ne l’a pas capturé. Fidèle à sa réputation, l’Étoile d’Argent ne se laisse pas attraper ! Magnifique. Cette bête est immortelle ! »
Tout en marmonnant ces paroles encore et encore, Go Tae-chon se mit à balayer la cour. Ses mains tremblaient tellement que le balai tremblait avec elles, mais bon.
Quelqu’un avait-il entendu son souhait ?
Quand midi fut passé, les chasseurs de bas rang qui descendaient de la montagne commencèrent à jeter un coup d’œil vers l’entrée de la taverne, un par un.
« Hein ? Le nom de la taverne a changé ? »
« Qu’est-ce qu’ils ont écrit là-haut, bon sang ? Ça… ah, merde, qu’est-ce qu’ils ont gribouillé là-haut ? C’est censé être une langue humaine, ça ? »
Go Tae-chon sortit en courant, tout sourire.
« Bienvenue, bienvenue ! Voici le bar moderne Tuez le LOUP — Tuez le loup ! Vous avez bien travaillé, à chasser les loups ! Allez, allez ! Entrez, prenez un bol de gukbap bien chaud et un verre d’alcool, puis repartez chasser les loups ! »
Les hommes ricanèrent.
« Quoi ? Repartir chasser les loups ? »
« Ha, bon sang, il se moque de nous ? Tout le monde sait déjà qu’on l’a attrapé, alors qu’est-ce qu’il reste à chasser ? »
Le cœur de Go Tae-chon s’effondra, mais il se ressaisit tant bien que mal.
La fausse rumeur s’est répandue jusqu’ici !
Bien sûr, Go Tae-chon ne fit que le penser. Et, hum, à vrai dire, ce n’était pas comme si ces idées ne lui avaient pas traversé l’esprit — se demander si Ginsei avait vraiment été attrapé, s’il n’était pas devenu un clown, s’il ne ferait pas mieux d’aller quelque part hurler un bon coup — non, ces pensées-là n’étaient pas tout à fait absentes, pas du tout, mais…
« Bah, peu importe. Il faut bien manger en redescendant. »
« Exactement. Pour être honnête, je me suis esquinté le dos et, hier soir, j’ai failli me faire descendre par ces enfoirés de gendarmes dans la forêt. Il me faut un peu d’alcool pour me détendre, j’en peux plus. »
Oui !
Go Tae-chon exulta intérieurement.
Voilà ! Que le loup soit attrapé ou non, un homme doit manger ! Un commerce de nourriture et d’alcool, hein… ça ne va pas s’écrouler si facilement !
Même si le loup avait vraiment été attrapé, il y aurait bien encore quelques clients de dernière minute, non ?
Oui, le dernier rebond ! Ce qu’on appelle le rebond du chat mort : au lieu de plonger tout droit, ça remonte un peu au milieu, juste pour vous laisser une chance. Comme un pourboire.
« Chérie ! Occupe-toi des clients ! Du gukbap, la portion spéciale, bien copieuse ! »
Après avoir traversé le déni et la colère pour arriver au stade du marchandage, Go Tae-chon cria ces mots.
Un instant plus tard, Madame Go sortit avec un plateau.
« Tenez, régalez-vous ! J’y ai ajouté une jolie touche raffinée, à la façon de Gyeongseong, même si je me demande si quelqu’un ici saura la reconnaître. »
À la vue de Madame Go, les rudes chasseurs firent claquer leur langue.
« Gyeongseong ? Qu’est-ce que ça vient faire au fond de ce trou perdu dans la montagne… »
« Elle est sacrément jolie, quand même… »
« Hein ? »
« Quoi ? »
Les chasseurs se regardèrent, puis, aucun ne voulant être le premier, secouèrent la tête et portèrent les bols de soupe à leurs lèvres.
Slurp.
Et, au même instant, ils recrachèrent le tout dans un pff sonore.
« C’est quoi, ce bordel ?! »
« Ah, là, ça dépasse les bornes ! »
Les clients se mirent à protester bruyamment.
Affolé, Go Tae-chon accourut.
« Qu-qu’est-ce qui ne va pas, messieurs ? Le goût de notre gukbap mo-derne ne vous plaît pas ? »
« Non, bon sang, ce n’est pas une question de goût ou pas… Hé ! Pourquoi ce gukbap est-il aussi sucré ?! »
Les clients prirent leurs bols et les secouèrent.
Madame Go soupira.
« Qu’est-ce que vous racontez, avec votre histoire de sucré ? Vous ne m’avez pas entendue dire que c’était à la façon de Gyeongseong ? J’ai ajouté du sucre pour relever le goût. »
« Quoi ?! Relever le goût ?! »
« Pourquoi cacher du sucre dans le gukbap ?! »
Les clients bondirent sur leurs pieds. Même celui qui avait trouvé Madame Go jolie.
Après tout, une beauté peut-elle rivaliser avec du gukbap ?
Si Diao Chan[1] avait tenu une chronique sur le sucre caché dans le gukbap, même Lü Bu[2] serait entré dans une colère noire et aurait pondu un manifeste de cinq mille sept cents caractères.
Go Tae-chon blêmit comme un cadavre.
« C-chérie ! Pourquoi tu as mis du sucre, du sucre ?! »
« Oppa. Tu ne sais pas qu’il faut toujours accompagner le salé de sucré ? »
« Tu n’en as jamais mis avant ! Pourquoi en ajouter dans le gukbap… »
« Tu trouves que c’est un jour comme les autres ? »
Madame Go releva fièrement le menton.
« Puisque tu te lançais dans une nouvelle activité, oppa, j’ai voulu tenter quelque chose de nouveau, moi aussi. Tu n’apprécies pas mon esprit d’initiative ? »
« Non… »
Go Tae-chon se prit le visage dans les mains.
Pendant ce temps, les clients les accablèrent de leurs reproches tonitruants.
« Bon sang ! C’est tellement infect que je ne peux pas le manger ! »
« Et il a fallu que vous fassiez ça dans le gukbap ! Bande de misérables ! »
Go Tae-chon s’inclina précipitamment.
« Aigo, je suis désolé, messieurs ! Je vous promets que cela ne se reproduira plus… »
« Ça ne se reproduira plus, mon œil ! Rembourse-moi, et vite ! »
« Oui, un remboursement… Mais, monsieur, vous n’avez même pas encore payé. »
« Je n’ai pas payé, mais rembourse-moi quand même ! Tu ne comprends pas le cœur d’un client blessé ? »
Go Tae-chon ne pouvait pas répondre : « Non, je ne comprends pas, espèce d’abruti. » Parce qu’il n’était pas Han San.
Comme s’il avalait une bouchée de moutarde, il ravala ses paroles et se contenta de dire :
« Allons, allons ! Me-messieurs ! Oubliez le gukbap, tout simplement ! »
« Comment veux-tu qu’on oublie ça ?! »
« Oubliez. Oubliez-le. Vous l’avez oublié… Et pourquoi vous oubliez ? Tenez ! De l’alcool ! Je vous offre un bol chacun, alors oubliez ça, je vous en prie ! »
Clac, clac ! C’était le bruit des bols de makgeolli qu’on posait sur le banc, un par personne.
Les clients avaient l’air complètement exaspérés.
« Hé, ben… Qu’est-ce qui vient de se passer ? »
« Rien… Il ne s’est rien passé. »
« Hum. »
« Ouais. »
Les chasseurs de bas rang se rassisent, puis vidèrent leurs bols d’un trait.
« Kuh, ça fait du bien ! »
« Voilà le vrai goût ! Au moins, on ne sent pas le sucre dans l’alcool ! »
L’atmosphère explosive de la taverne se détendit ainsi de justesse.
Un peu plus tard, quelques autres groupes de clients arrivèrent et la taverne s’anima pour de bon.
« Patron, encore un verre par ici ! Pas de gukbap ! »
« Hé, ici aussi ! Un verre chacun, c’est tout ! »
Les clients levèrent la main à droite et à gauche en lançant leurs commandes.
Go Tae-chon s’inclina à plusieurs reprises et leur répondit :
« Oui, oui ! Allons, allons, les verres offerts, c’était tout à l’heure. À partir de maintenant, on paie le prix normal ! Un bol de makgeolli, quarante jeons ! Je vous le fais à quarante jeons le bol ! »
Les clients froncèrent les sourcils.
« Quarante jeons ? Pour un bol, bon sang ? »
« Non, messieurs, le prix de l’alcool a aussi beaucoup augmenté en ville ces derniers temps, hein ? Et puis, j’ai eu tant de mal à le transporter jusqu’ici, alors… »
« Haa… Bon, d’accord. Quarante jeons. Sers-m’en un. »
Quand les clients acceptèrent le prix, une pointe de soulagement apparut enfin sur le visage de Go Tae-chon.
Ce vaurien de San vendait toujours le gukbap avec l’alcool, non ?
Un gamin qui ne savait même pas ce qu’était l’économie. Ne comprenait-il pas qu’un débit de boissons devait d’abord se concentrer sur la vente d’alcool ? Regardez comme les affaires marchaient bien, même sans gukbap !
Mais à ce rythme, l’alcool va bientôt manquer…
Que faire ? Faire l’aller-retour jusqu’en ville, puis se coltiner cet âne récalcitrant et infernal… Il faudrait trois jours. Et la location de l’âne n’était pas gratuite non plus…
Non, j’y réfléchirai plus tard.
L’argent rentrait, après tout, non ? Quarante jeons le bol. En comptant qu’il le coupe avec un peu d’eau, ces deux tonneaux d’alcool valaient presque cent wons.
Avec cent wons, je pourrais payer un garçon de courses pour aller en ville et, au lieu de louer un âne, je pourrais en acheter un bien docile…
Go Tae-chon s’abandonnait à ces heureuses rêveries, ne serait-ce qu’un instant, quand…
« Ah, ça fait du bien ! »
Un chasseur de bas rang à la mine féroce posa son bol vide avec un clac et se leva. C’était un homme musclé, sans arme, vêtu d’une robe de combat élimée et coiffé d’un simple bandeau.
« L’alcool est bon ! Bonne chance pour les affaires. »
L’homme en robe cracha un gros mollard dans la cour — ptoo — et se dirigea tranquillement vers l’entrée de la taverne.
Go Tae-chon s’empressa de lui barrer la route.
« M-monsieur ? L’addition… »
« L’addition ? »
« Oui ! Vous avez pris cinq bols, alors ça fait deux wons en tout… »
Go Tae-chon se frotta les mains en parlant.
Mais, au lieu de sortir de sa chemise deux billets d’un won, l’homme en robe fronça les sourcils de toutes ses forces.
« Mets ça sur mon ardoise. À crédit. »
[1] Diao Chan (초선, 貂蟬) est l’une des quatre beautés légendaires de la Chine ancienne. Célèbre grâce au Roman des Trois Royaumes, elle est au cœur du triangle amoureux qui l’unit au seigneur de guerre Dong Zhuo et à son fils adoptif Lü Bu.
[2] Lü Bu (여포, 呂布) était un célèbre guerrier de la fin de la dynastie Han. Dans le Roman des Trois Royaumes, il est réputé être le plus puissant combattant de son époque et connu pour ses trahisons impulsives et son caractère colérique.
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