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Traducteur / éditeur : ZERO_SUGAR
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◈ Le génie de la chasse à l’époque coloniale japonaise
Chapitre 37
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Notre taverne ouvre ses portes (3)
« Euh, oui. Bon, à plus… »
Go Tae lâcha ces mots en évitant son regard, pareil à une belette saisie par la peau du cou.
Pi Sun éclata de rire.
« Il est sacrément jaloux du succès de la taverne. Il n’arrête pas de rôder dans le coin en espérant en tirer sa part. Tu n’imagines pas comme il est pénible. »
« Ah bon ? Go-ajae, il fallait le dire. Alors ? Ça te dirait d’investir ? »
Go Tae rougit.
« Laisse tomber, Han San. Où veux-tu que ce salaud trouve de quoi investir ? »
« Allons, allons. Il y a trois choses que personne ne peut jamais connaître en ce monde. D’abord, les cartes que tient son adversaire. Ensuite, la profondeur du portefeuille d’un homme. »
« Et la troisième, alors ? »
« Eh bien, celle-là… »
N’y tenant plus, Go Tae se leva d’un bond.
« Euh, euh… Je viens de me rappeler que j’ai une affaire terriblement importante ! À plus tard ! »
Han San le héla tandis qu’il filait par le portail.
« Go-ajae ! Si jamais tu veux investir, dis-le-moi, quand tu veux ! Je suis tout ou-ver-t ! »
Go Tae accéléra jusqu’à atteindre l’allure d’un coureur de marathon.
Han San et Pi Sun éclatèrent de rire en même temps, sans attendre que l’autre commence.
De retour à la Taverne du Chasseur de Loups, Han San reprit le travail.
« Une soupe garnie, ça vient ! »
« Eh bien, dis donc ! C’est rare, quelqu’un qui ne commande que la soupe. Je t’en ai servi une bonne assiettée ! »
Il s’affairait, apportant les plats et débarrassant, jetant un coup d’œil dehors dès qu’il en avait l’occasion.
Ils ne devraient plus tarder.
Comme si sa pensée avait attendu le bon moment, un remue-ménage éclata au-delà du portail.
« Allez, allez ! »
Kim Tae ouvrait la marche, suivi de ses hommes qui faisaient entrer une charrette à bœuf. Elle croulait sous les provisions et l’alcool.
« Aigo, on est enfin arrivés ! J’ai cru que j’allais y rester ! »
Ils avaient une mine pitoyable.
Contrairement à Han San, ils ne pouvaient pas emprunter les sentiers de montagne. Pour rejoindre le centre d’Inje, ils avaient donc dû faire un long détour par la nouvelle route.
Et en tirant une charrette à bœuf, par-dessus le marché. Ils peuvent transporter beaucoup de marchandises, mais ils ne gagneront jamais autant de temps qu’un homme qui court ou prend un raccourci.
Il fallait une bonne demi-journée pour atteindre le centre-ville. Comme on ne pouvait pas prendre la route dans le noir, ils devaient grappiller quelques heures de sommeil et attendre l’aube, puis compter une autre demi-journée pour revenir à la vallée de Sebeom…
Réduit à l’état d’une bête de somme, fourbu et pitoyable, Kim Tae se traîna presque jusqu’à Han San pour lui faire son rapport.
« Hé, San… J’ai rassemblé tout ce qui avait de la valeur, comme tu me l’avais demandé. Du makgeolli, du soju, du sel, des os de porc, des pommes de terre, du sorgho, du millet, de la farine… tout ce qu’il fallait… »
« Voyons ça. »
Han San passa les marchandises en revue. Les quantités correspondaient à peu près à ce qu’il attendait ; il inclina le menton.
« Tae, tu restes. Les autres, allez remettre les marchandises à ma mère. Profitez-en pour ranger un peu. »
Il avait parlé comme on donne un ordre à un chien, mais les hommes de Pi Sun n’osèrent pas broncher et obéirent. La hiérarchie était établie depuis plusieurs jours.
Han San demanda à Kim Tae : « Il s’est passé quelque chose ? »
Kim Tae s’éclaircit la gorge.
« Ah, euh… Tu sais, l’huile de blaireau ? Quand j’étais en ville, j’en ai offert à ma noona pour l’ouverture. »
« Et alors ? »
« Elle a adoré. Surtout la couleur de l’huile, qu’elle a trouvée vraiment belle. Alors, quand je lui ai dit que le père de mon ami était un chasseur du mont Baekdu et qu’on avait tous les trois attrapé le blaireau et pressé l’huile ensemble, ça l’a beaucoup intéressée. Elle m’a demandé de te remettre ça. »
Sur ces mots, Kim Tae sortit quelque chose de sa chemise.
C’était une carte de visite.
« Pavillon de Jade du Sud. Kanezora Matsuko. »
Han San prit la carte, les yeux plissés.
Kim Tae poursuivit : « Elle a dit qu’elle aimerait te rencontrer un de ces jours, si tu trouves le temps. Montre ça à l’entrée et on te laissera entrer directement. »
Kim Mal-ja, du Pavillon de Jade du Sud.
Un véritable lien venait de se nouer avec cette femme — l’une des trois sœurs de la nuit — qui finirait par tenir toute la région d’Inje dans sa main.
Han San hocha la tête.
« D’accord. Si l’occasion se présente, j’irai lui rendre visite. »
« Ouais. »
« Autre chose ? Des barrages, par exemple ? »
Kim Tae but une gorgée d’eau.
« Ah… Eh bien, on a pu entrer et sortir de la ville sans problème. Le barrage qu’ils avaient installé sur le pont, devant Hapgang, avait lui aussi complètement disparu. »
Depuis que la prime avait été annoncée, les autorités avaient relâché la surveillance pour laisser passer sans difficulté les hommes venus chasser les loups.
C’est tout à fait le genre de Tono.
Il tendait ses filets au loin. Puis, une fois que tout le monde s’y était habitué, il les resserrait sans prévenir.
« Et la route ? »
« Pas l’ombre d’une bande de brigands. Et ils ne nous ont pas évités après avoir vu les oncles et moi ; il n’y avait simplement personne. Rien du tout, absolument rien. »
Han San acquiesça. C’était logique.
Car…
« À chaque col, on tombait sur un gendarme militaire retranché avec un policier et un adjoint qu’il avait traîné là. Tous campés sur place. »
« Hum. »
Il avait déjà entendu dire par les chasseurs novices que les gendarmes militaires étaient retranchés un peu partout.
C’est tout à fait le genre de Sawada.
Tous les hommes libérés par l’évacuation du centre d’Inje étaient désormais à sa disposition, et il s’en servait pour enserrer toute la montagne dans des couches successives de barbelés.
Comment une bande de brigands aurait-elle pu tenir sans rentrer la queue entre les jambes et se cacher ?
« Alors, ces salauds de gendarmes militaires nous ont pressés comme des citrons. Ils raflaient les accompagnements, la viande… Ils appelaient ça une taxe de barrage. Qu’est-ce que tu veux faire quand des types armés te disent de leur donner tes affaires ? »
Kim Tae en avait presque les larmes aux yeux.
« Heureusement que j’ai défendu l’alcool au péril de ma vie, bon sang ! Regarde, j’en ai rapporté jusqu’à la dernière goutte, exactement comme je l’avais acheté en ville. »
Han San ricana dans sa barbe.
Défendu, mon œil. Ils n’ont pas touché à l’alcool, tout simplement parce qu’ils avaient peur de sentir la boisson en service et de se faire engueuler par Sawada.
C’était aussi ça, la manière de faire de Sawada.
S’il avait prévu un budget particulièrement généreux pour l’alcool, c’était en partie parce qu’il avait estimé qu’ils en perdraient moins en route.
Mais au lieu de s’attarder là-dessus, Han San sortit de sa chemise une pièce de cinquante jeon et la lui tendit.
« Ça va, espèce de gamin. Un homme adulte avec cette tête de pleurnichard… Tiens, pour tes efforts. »
« Heok ! Fidélité, fidélité, fidélité ! »
Kim Tae prit l’argent et afficha un immense sourire. Il avait craint de se faire réprimander : comment pouvait-il avoir dépensé vingt-cinq won pour ne rapporter que ça ? Au lieu de quoi, on lui donnait cinquante jeon.
C’est donc ça, la mesure d’un homme du mont Baekdu ?
Han San ne se soucia pas de ce que Kim Tae pouvait bien penser.
En fait, il ne lui demanda même pas combien les marchandises avaient coûté ni combien il restait d’argent.
Il y avait trois raisons à cela : le gamin avait évidemment gardé une partie de la somme, le gamin avait évidemment gardé une partie de la somme et le gamin avait évidemment gardé une partie de la somme.
L’argent file quand on confie le travail à quelqu’un d’autre.
L’homme de soixante-quatorze ans qui était mort avant d’en atteindre quatre-vingt-dix se montrait indulgent envers cet héritage culturel universel qu’était le fait d’empocher la différence.
Et puis, si l’on voulait une raison de plus, faire l’aller-retour en charrette à cette époque était un travail [vraiment] dangereux.
Il ne faut pas lésiner quand il s’agit de la vie d’un homme qu’on envoie travailler.
Encore une fois, tant que la quantité correspondait plus ou moins à ce qu’il avait prévu, cela lui suffisait.
Ça nous fera tenir dix jours.
À la louche, ils pourraient vendre pour environ cent cinquante won. Avec un menu qui s’étoffait au gré des arrivages, ils pourraient même dépasser les deux cents.
Même après avoir versé à Pi Sun vingt pour cent pour l’emplacement, il nous restera sans aucun doute plus de cent won.
L’argent emprunté avait déjà été remboursé et toutes les dépenses réglées : c’était donc du bénéfice net. La douce satisfaction dans la poitrine de Han San ne s’estompa pas.
À cet instant, Kim Tae, qui avait rangé la pièce, observa le visage de Han San et se hasarda à parler.
« Hé, mais, San… Il y a un problème… »
« Quel problème ? »
« Les prix au marché sont complètement fous. La ville est bondée d’étrangers, il n’y a plus rien à acheter. Boucherie, graineterie, brasserie… partout, c’est pareil. La prochaine fois que j’irai, les prix auront encore grimpé. Qu’est-ce qu’on fait ? »
C’était prévisible.
Les foules qui se pressaient dans la taverne affluaient vers la vallée de Sebeom. Le centre d’Inje devait être devenu un vrai capharnaüm, avec des « chasseurs de loups » venus des huit provinces du pays.
« Qu’est-ce qu’on fait, San ? Là, tout de suite… non, il est trop tard. Je retourne en ville demain ? Franchement, ça va être l’enfer, mais… »
Han San secoua la tête.
« Non. »
Avec le temps du trajet et la hausse des prix, ce serait une décision absurde : ils remettraient directement au centre-ville chaque pièce gagnée à la taverne.
« Mais les prix vont continuer à grimper. Plus vite j’y retourne et rapporte des marchandises, même d’un jour… »
« Laisse tomber. Je n’ai pas l’intention de rapporter d’autres marchandises. »
Les paroles catégoriques de Han San surprirent Kim Tae.
« Non, attends ! Quand on aura écoulé tout ce qu’on vient de rapporter, comment tu comptes faire tourner l’affaire… »
En parlant, Kim Tae balaya la taverne du regard.
Les places étaient toutes occupées ; l’alcool et la nourriture ne cessaient de sortir. Il fallait absolument maintenir ce rythme, non ? Et pour ça, il fallait continuer à se réapprovisionner.
Mais Han San observa la taverne en silence. Son regard était dépourvu de cette lueur avide qui brillait dans les yeux de Kim Tae.
De toute façon, cette affaire n’est pas censée durer longtemps.
Il fallait bien y réfléchir.
Tout ce festin avait commencé grâce à l’aubaine de la prime offerte pour Ginsei.
Autrement dit, dès que quelqu’un attraperait Ginsei et toucherait la prime, le festin prendrait fin et tout le monde rentrerait chez soi.
Quand on lance une affaire en profitant du moment, il faut aussi savoir lire le moment où il est temps de s’en retirer.
Et surtout…
Les hyènes vont rappliquer dès qu’elles en sentiront l’odeur.
Han San jugea la situation avec froideur.
Dix jours, c’est largement suffisant.
S’il se montrait trop gourmand et cherchait à faire durer l’affaire, il finirait par rendre jusqu’à l’argent qu’il avait déjà gagné.
« Ne t’inquiète pas. »
Han San esquissa un sourire et tapota l’épaule de Kim Tae.
« Ton grand frère a tout prévu. »
Le temps passa.
Jour après jour, la taverne ne désemplissait pas.
Le gukbap de Ham Ssang-sim faisait déjà parler de lui dans toute la région, et les provisions en abondance qu’on faisait venir de la ville en charrette à bœuf donnaient des ailes à sa réputation. La nouvelle du talent de Han Man-seok pour réparer le matériel se répandit également ; avant même qu’on s’en rende compte, la vallée de Sebeom était devenue une base avancée pour la chasse aux loups.
Han San engrangeait de l’argent tout en gardant l’oreille aux aguets.
« On dit qu’un piège a été réduit en miettes hier, du côté de la vallée de Baekdam. Les traces étaient aussi grosses que la tête d’un gamin, paraît-il. »
« Ces salauds de gendarmes militaires !! J’y suis allé aujourd’hui, et ils ont complètement bloqué le chemin du pic de Dalma !! »
« Tu te souviens de ce Kim qui a bu avec nous ici il y a quelque temps ? Le bras qu’ils ont retrouvé à Ssangcheon, il y a quelques jours… On dirait drôlement le sien… »
Au milieu du brouhaha des chasseurs de bas rang, Han San se concentra surtout sur deux choses.
La progression du filet déployé par les gendarmes militaires.
Les déplacements de Ginsei et de sa meute.
Pas encore.
Han San plaça des points rouges sur la carte de la situation qu’il avait en tête et attendit le bon moment.
Bien sûr, il ne pouvait pas tout faire seul.
Même s’il avait vécu toute sa vie à Seorak et que ses souvenirs s’étaient aiguisés avec son retour, il restait inévitablement des lacunes quand il devait se contenter de récits de seconde main.
Ce n’est pas grave.
Heureusement, il n’était pas seul, cette fois.
« Père. »
Une fois la taverne fermée pour la journée, Han San s’assit face à son père.
« Si la meute longeait le secteur de Ssangcheon et que le pic de Dalma était bloqué, où irait-elle ? »
Han Man-seok répondit aussitôt.
« Elle ferait demi-tour et partirait dans une tout autre direction. Y a-t-il un cours d’eau en contrebas ? »
« Il y a deux cascades. »
« Dans ce cas, elle passerait la nuit près de la plus proche. À l’aube, elle remonterait la crête. »
Au fil de leurs conversations quotidiennes, Han Man-seok ne demanda jamais à son fils pourquoi il voulait savoir tout cela. Il se contentait de répondre.
Parfois, il posait lui aussi quelques questions, mais elles concernaient le relief de Seorak.
« Cet endroit qu’on appelle la vallée de Cheonbuldong m’est assez peu familier. À quoi ressemble-t-il ? »
C’était inévitable.
Han Man-seok avait vécu près de quinze ans dans la vallée de Sebeom avec sa famille, mais il avait une jambe malade. Han San, qui avait les jambes alertes et avait également vieilli à Seorak au cours de sa vie précédente, connaissait naturellement mieux les lieux.
Et les noms que j’utilise sont mêlés à des toponymes apparus plus tard.
Mais cela ne posait aucun problème.
Han San traça une carte approximative des lieux à l’encre et au pinceau.
« C’est comme ça. » Une fois encore, ses souvenirs, aiguisés par son retour, jouèrent un grand rôle. « La position des gendarmes militaires… Aujourd’hui, on dit qu’ils sont par ici. »
« Réfléchissons un peu. »
Han Man-seok croisa les bras et réfléchit au problème.
« Je dirais qu’il y a trois itinéraires principaux possibles. Le premier serait… »
À force de rassembler les informations et de les examiner de nouveau, la carte de la situation que Han San avait en tête se précisa peu à peu.
Kim Tae, qui n’était au courant de rien, s’inquiétait tout seul.
« San ! Il ne reste presque plus d’os de porc, qu’est-ce qu’on fait… »
Pas encore.
« San. On est à court de millet et de pommes de terre aussi. Je pourrais encore aller en ville… »
Pas encore.
« Hé ! L’alcool, quand même… Pense au temps du trajet ! Je peux emmener les oncles en ville ce soir, même, hein ? »
Pas encore.
Curieusement, Ham Ssang-sim, Han Man-seok et Han San — la famille qui tenait vraiment la taverne — restaient calmes, tandis que Kim Tae trépignait presque tous les jours, le visage anxieux.
Et Han San ne cédait pas.
« Laisse tomber. Je t’ai dit qu’on n’en avait pas besoin. »
« Non… Haa, San ! Dis-moi au moins pourquoi. On a amassé une montagne d’argent, non ?! Sers-t’en pour rapporter d’autres marchandises, en vendre plus, gagner encore plus d’argent, puis utilise cet argent pour en rapporter davantage ! Même si les prix en ville continuent de grimper, les profits grimperont aussi. Il suffit de faire grossir la boule de neige… »
Kim Tae lança ces mots presque à bout de supplications, environ une semaine après l’arrivée des provisions.
Le soir du 30 avril 1933.
C’était aussi le moment où le « signal » attendu par Han San finit par arriver.
« Tout le monde, halte ! »
Kwang !
Le portail de la taverne s’ouvrit brutalement sous un coup de pied.
Au même instant, le martèlement des bottes militaires résonna dans la cour de terre : stomp, stomp !
« Silence ! Debout ! Accueillez la gendarmerie militaire de l’Empire ! »
Les clients qui mangeaient leur gukbap. Ham Ssang-sim, qui faisait frire des crêpes à l’armoise[1] — une nouveauté à la carte — dans la cuisine. Han Man-seok, qui réparait un vieux fusil à mèche. Baechil, qui fendait du bois derrière la taverne. Kim Tae, qui suppliait Han San.
Tous interrompirent leurs gestes et se turent.
Seul Han San posa les plats qu’il tenait sur le banc de bois à côté de lui, s’avança et se mit debout.
« Soyez les bienvenus, messieurs. »
Les gendarmes militaires alignés ne répondirent pas. Ce n’était pas leur rôle.
Ils se contentèrent de s’écarter de chaque côté.
Au milieu des rangs qui s’ouvrirent comme la mer Rouge, un homme s’avança, d’un pas lourd.
Un homme aux cheveux gris, l’œil gauche caché par un bandeau. Dans sa main, krrk ! Deux noix s’entrechoquaient en grinçant.
Le commandant du détachement de gendarmerie militaire d’Inje.
La vipère, Sawada Kazuo.
« C’est vous le patron des lieux ? »
Han San soutint son regard froid et lui répondit avec toute la courtoisie requise.
« Oui, c’est moi le patron. »
[1] La crêpe à l’armoise (쑥전, ssukjeon) est une crêpe salée coréenne traditionnelle, préparée en faisant frire de jeunes pousses d’armoise dans une pâte à la farine et à l’œuf. On la consomme surtout au printemps.
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