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Traducteur / éditeur : ZERO_SUGAR
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◈ Le génie de la chasse à l’époque coloniale japonaise
Chapitre 33
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Bienvenue dans la vallée de Sebeom (1)
L’agitation régnait sur le marché d’Inje.
« Vous avez entendu parler de ça ? Ils offrent trois cents won pour un loup. »
« Trois cents won ? C’est une blague ? Avec une pareille somme, on pourrait… Ouf… »
« Non, mais il a dû se passer quelque chose. Apparemment, les gens qui s’étaient arrêtés devant l’avis pour le lire se sont fait embarquer d’un coup par la police militaire et les agents… »
« Quoi, encore ? Comme ça, sans raison ? Alors ces trois cents won, c’est vraiment un appât ? Pour attirer les fauteurs de troubles, tu vois… »
« Je ne crois pas. Tout à l’heure, j’ai tendu le cou pour voir ce qui se passait, et l’avis offrant trois cents won était toujours affiché bien en évidence. »
« Trois cents won… Ce n’est pas rien. »
« C’est sûr. »
Les marchands installés au marché comme les clients qui y déambulaient y allaient tous de leur commentaire.
Le grand remue-ménage que Han San avait provoqué sans le vouloir devant le poste avait servi de catalyseur. À une époque où les nouvelles circulaient déjà lentement, l’agitation avait attiré sur l’avis bien plus d’attention que d’habitude.
Mais Han San, lui, s’était déjà éloigné du cœur de toute cette agitation.
« Trois cents won. »
Une récompense si extravagante qu’il n’était pas étonnant que les gens en doutent.
« Si Sawada était le seul derrière tout ça, j’aurais cru que cette récompense était une mauvaise plaisanterie, elle aussi. »
Mais à présent que Tono avait pris le risque de confirmer sa présence, Han San n’en doutait pas une seconde.
L’existence d’un baron de l’Empire garantissait la valeur de ces trois cents won. La récompense ne serait pas retirée tant que Ginsei n’aurait pas été chassé.
« Non… Elle pourrait même augmenter. »
Les sceptiques finiraient bientôt par s’en rendre compte, eux aussi.
« Et maintenant, qu’est-ce qui va se passer ? »
À dix-huit ans, le sang bouillonnant, il se serait emballé rien qu’en voyant le montant de cette récompense.
Mais à soixante-quatorze ans, Han San voyait plus loin.
« Toute la racaille du pays va rappliquer. »
C’était un monde où les hommes poignardaient leurs propres camarades pour une somme qui valait à peine dix won.
Des huit provinces, ils allaient tous débarquer : chaque vagabond, chaque cadavre ambulant, chaque chasseur de neuvième rang, en chantonnant : « Attends, on offre trois cents won pour une seule tête de loup ? »
« Et ils repartiront tous bredouilles. »
Un sourire s’étira sur les lèvres de Han San.
« J’ai lu quelque part que ceux qui s’enrichissent le plus quand on découvre une mine d’or ne sont pas ceux qui viennent chercher de l’or. »
Le livre ajoutait que les vrais gagnants étaient ceux qui vendaient les pioches et les jeans.
Han San fit volte-face et entra dans la brasserie.
« Monsieur ! Donnez-moi deux mal de votre makgeolli[1] ! »
Le patron ouvrit de grands yeux.
« Quoi ? Pas une doe, mais deux mal ? »
« Oui. Je vous prends tout d’un coup, alors faites-moi un petit prix. »
Une bouteille de makgeolli coûtait au moins huit jeon.
Une bouteille contenait deux hop, soit quarante jeon par doe. Mais en retirant la consigne et en faisant jouer le prix de gros, on pouvait descendre à environ trente-cinq jeon la doe. Après avoir encore un peu insisté sur le tarif de gros, il négocia les deux mal à six won et dix jeon.
« Où est-ce que je vous le livre ? Je peux le charger sur mon vélo et… »
« Pas besoin de livrer. Je vais le porter sur mon porte-faix. »
« Mon Dieu, deux mal, ça fait presque soixante geun ! Et avec tout ce liquide qui va ballotter, vous allez vous démettre les épaules ! »
« Je suis sacrément costaud, vous savez. Puisque vous n’avez pas à livrer, baissez encore un peu le prix. »
Il obtint dix jeon de rabais supplémentaires, se fit offrir le tonneau et chargea deux mal de makgeolli sur son porte-faix pour six won.
« Hisse ! »
Krrriiik ! Le porte-faix poussa un cri.
Deux mal de makgeolli pesaient trente-six kilos au total. Comme l’avait dit le patron de la brasserie, le liquide qui ballottait déplaçait le centre de gravité et augmentait l’effort d’environ trente pour cent. S’il n’avait pas fait renforcer son porte-faix en rentrant de son dernier voyage en ville, il n’aurait même pas osé envisager de le porter sur ses épaules.
Mais Han San ne s’arrêta pas là. Il se dirigea vers l’épicerie.
« Donnez-moi des nattes de paille et des bols. Autant que je peux en acheter. »
Une fois les bols bon marché et les nattes empilés par-dessus, la charge dépassait à peine le poids maximum qu’il pouvait porter jusqu’à la montagne.
Il ne lui resta plus un sou non plus.
« J’aurais préféré acheter autant de soju plutôt que du makgeolli, mais… »
Han San claqua la langue. Et ce n’étaient pas les seuls achats auxquels il avait dû renoncer.
Le soju qu’il comptait offrir à son père, la crème pour les mains destinée à sa mère, les bonbons pour son petit frère… Il avait dû tout laisser tomber.
Que pouvait-il faire ? Il n’avait plus d’argent.
De toute façon, il aurait eu du mal à porter davantage.
« Hé, jeune homme ! Il se prépare une fête ou quoi ? »
Un colporteur de passage lui lança la question, comme s’il n’en croyait pas ses yeux.
Han San réajusta les sangles du porte-faix et s’essuya le front.
« Oui, je vais devoir en organiser une. »
« Ah bon ? Où ça ? »
« Dans la vallée de Sebeom. Mais pas tout de suite. Un peu plus tard. »
Han San n’en dit pas plus et prit le chemin de la sortie.
Son porte-faix vacillait, la charge ballotait et il avait le souffle court. Pourtant, son pas était léger, comme s’il allait s’envoler.
Il avait porté cette charge de toutes ses forces, et la vallée de Sebeom qu’il retrouva baignait dans la paix.
Naturellement, les nouvelles de la ville n’étaient pas encore parvenues jusqu’aux montagnes. Dans sa vie passée, Go Tae-chon, le colporteur de ragots du coin, n’avait commencé à parler de l’Étoile d’Argent ou de je ne sais quoi que vers le mois de mai.
Bien sûr, il se pouvait que cette créature appelée Ginsei soit devenue un sujet de conversation plus tard, pour une raison ou une autre, ou que la récompense ait été un peu moins élevée. Ou alors Go Tae-chon, attiré par l’appât du gain, avait tenté sa chance seul avant de venir supplier son père de l’aider.
Cette dernière hypothèse était sans doute un peu plus probable.
Mais quoi qu’il en soit, une chose ne faisait aucun doute : c’était une limite de l’époque. Entre la ville et la vallée de Sebeom s’étendait un précipice où les nouvelles se perdaient.
« Celui qui apprend la nouvelle le premier et agit le premier est celui qui en profite. »
Han San claqua la langue.
« Maman ! »
Dès qu’il entra dans la cour, Han San posa son porte-faix.
Boum ! Un nuage de poussière s’éleva, et l’odeur du makgeolli se répandit avec le bruit du liquide qui ballotait.
Ham Ssang-sim sortit de la cuisine. À la vue de la charge, elle resta bouche bée.
« Oh là là ! Mais… qu’est-ce que c’est que tout ça ? De l’alcool ? Mon Dieu, San, qu’est-ce que tu vas faire avec tout ça ? Ce n’est pas comme si on organisait une fête, et si tu voulais boire avec ton père, tu aurais pu rapporter deux bouteilles de soju. Pourquoi en prendre autant… »
« Ce n’est ni pour une fête ni pour boire. » Han San sourit et se rinça la bouche avec l’eau que sa mère lui avait apportée. « Je vais le vendre. »
« Quoi ? Le vendre ? »
Ham Ssang-sim cligna des yeux.
Han San acquiesça.
« Oui. Je vais vendre tout cet alcool et faire plusieurs fois la mise. »
« Le vendre… Même si tu ouvres une boutique, qui viendra acheter à boire dans ce trou perdu ? Et ceux qui viendront boire, ce sont tous des gens que tu connais ; ils te demanderont de leur faire crédit… »
« Ce ne seront pas les gens du village. Des clients venus de l’extérieur vont affluer. »
Han San prit sa mère par les bras et plongea son regard dans le sien.
« Prête-moi tes talents de cuisinière, maman. On va s’y mettre tous ensemble, en famille, et gagner de l’argent. »
« Euh… »
Ham Ssang-sim regarda son fils dans les yeux.
Quelques semaines plus tôt, elle lui aurait donné une tape dans le dos en lui demandant où il était allé chercher une idée aussi absurde et à quoi bon perdre son temps. Mais son fils n’était plus le bon à rien dans la lune qu’il avait été.
C’était le fils aîné qui chassait le blaireau aux côtés de son père, qui chassait le loup avec ses amis et qui avait réparé la maison pour de bon. Celui qui avait même hérité du bâton enveloppé dans du tissu.
Le regard assuré du futur chef de la famille Han.
« Ah… d’accord. San, très bien. Que peut faire ta vieille mère ? »
« Du gukbap. Le gukbap le plus délicieux du monde. Celui qu’on mange avec de l’alcool. »
Ham Ssang-sim haussa un sourcil. Épouse d’un chasseur boiteux et maîtresse de maison qui avait nourri et élevé deux fils, elle fit rapidement ses calculs.
« Du gukbap… D’accord, très bien. Mais même si j’utilise les os de loup et de blaireau pour l’instant, il n’y en aura pas assez pour accompagner tout cet alcool… Et il faudra aussi du doenjang[2] et du ganjang[3]… »
Han San acquiesça. Il y avait déjà pensé.
« On fera avec pour le moment. Je trouverai une autre solution et je ferai des provisions pour que tu ne manques de rien quand tu te mettras aux fourneaux. J’apporterai aussi plusieurs sortes d’alcool. »
« Très bien… d’accord, j’ai compris. À partir de quand ? Et où ? »
« Demain soir, au plus tôt. Quant à l’endroit, ce ne sera évidemment pas chez nous. Attends encore un peu, maman. »
Han San récupéra la peau de loup fixée au mur extérieur de la maison, dont le mortier de boue avait durci.
« Je vais aller trouver un emplacement tout de suite. »
Il avait de quoi commencer et il avait trouvé sa cheffe cuisinière.
Il ne lui restait plus qu’à rencontrer son financier.
Une maison en briques rouges.
Une verrue qui détonnait même au milieu du Hameau inférieur, accroché à la vallée de Sebeom. Une odeur de poisson rance empestait la cour du tripot de Pi Sun-dae, où l’on prêtait de l’argent à usure.
« Kya ! Regarde-moi cette merveille. Alors, oncle, qu’est-ce que tu en dis ? Elle est classe, hein ? »
Kim Tae-yang était assis au milieu du plancher de bois, un crâne de loup entre les mains. Il avait galéré comme un chien à en retirer chaque lambeau de chair, sans savoir comment s’y prendre, mais maintenant que l’os était nu, il le frottait sans relâche comme s’il polissait une couronne d’or.
« Aigo, espèce de petit crétin ! Arrête de frotter cette tête de chien. Et avec de la précieuse huile de périlla[4], en plus ! »
Pi Sun-dae lui lança une remontrance. Son visage épais et ridé, qui rappelait celui d’un bouledogue, se plissa, mais Kim Tae-yang ne se laissa pas démonter.
« Oh, allez ! Tu n’as donc aucun sens du romantisme, mon oncle ? On accroche ça au portail d’entrée et, regarde : une fille de la ville passe, voit ça et tombe sous le charme. »
« Fais un coup de pied sauté depuis une falaise. La seule femme qui pourrait tomber sous le charme de cette horreur, c’est une chamane. Et tu sais bien que la chamane du village est une vieille bique qui ne veut que des têtes de tigre, pas vrai ? »
« Ah, pourquoi tu t’acharnes à piétiner les rêves d’un homme, mon oncle ? »
C’est alors que quelqu’un se manifesta.
« Il y a quelqu’un ? »
Le portail s’ouvrit et Han San entra.
« Oh ? San, te voilà ? »
À moitié content de le voir, à moitié désireux de frimer, Kim Tae-yang brandit bien haut le crâne de loup. Une odeur d’os bouilli et le parfum grillé de l’huile de périlla flottaient dans l’air.
« Hé ! Regarde ! Je l’ai un peu poli. Alors, qu’est-ce que t’en dis ? Il brille bien, hein ? »
Han San eut un petit rire moqueur.
« Oui, c’est vrai. Tu l’as bien nettoyé. »
« Ah, sérieux ? Hein ? Je l’ai bien nettoyé, pas vrai ? Tu vois, mon oncle ? San aussi dit que je l’ai bien nettoyé. »
Pi Sun-dae écarta Kim Tae-yang d’un geste et jeta un regard en coin à Han San, les yeux plissés comme s’il évaluait un objet mis en gage.
« Qu’est-ce que tu veux ? On dirait pas que tu sois venu pour tenir compagnie à Tae-yang. »
Han San se tourna vers Pi Sun-dae.
« Je suis venu vous voir, grand frère. »
« Grand frère ? Hé hé, tu crois que tu peux m’appeler comme ça ? »
Le visage de Pi Sun-dae se plissa dans un rire ridé.
« Même Tae-yang m’appelle oncle. Si tu m’appelles grand frère, l’arbre généalogique va être tout embrouillé. Tae-yang m’a dit que tu détestais ça, les histoires d’arbre généalogique. C’est vrai ou pas ? »
Han San eut un petit rire. Au lieu de réfuter chaque point de cette joute verbale, il se contenta de dire une chose.
« Une récompense de trois cents won a été promise pour le loup appelé Ginsei. »
Pi Sun-dae se figea.
« Quoi ? »
Kim Tae-yang aspira brusquement une bouffée d’air.
« Ah, sérieux ? Quoi… trois cents won ?! »
Han San acquiesça et poursuivit, les yeux rivés sur Pi Sun-dae.
« On dit qu’il a attaqué un chantier et fait six morts. Parmi eux, il y avait un géomètre. »
Pi Sun-dae plissa les yeux. En tant que truand qui prêtait de l’argent à usure et tenait un tripot, il avait entendu pas mal de choses.
« J’ai entendu dire que le chantier avait été saccagé… mais quand même, trois cents won ? Pour un seul loup ? Bon sang ! Hé ! Tu es sûr de toi ? »
« Je viens de le voir sur l’avis affiché devant le poste, en venant ici. Si vous ne me croyez pas, envoyez quelqu’un vérifier. »
Han San répondit sans hésiter.
Pi Sun-dae ne douta pas davantage. Comme Han San l’avait dit, il n’y avait aucune raison de mentir sur quelque chose qu’on pouvait vérifier d’un simple coup d’œil. Et surtout, les actes de Han San ces dernières semaines n’avaient rien à voir avec des mensonges aussi idiots.
Il abandonna la joute verbale et posa la question qui lui brûlait les lèvres.
« Alors ? Tu comptes aller chasser ce loup, toi aussi ? »
Han San sourit.
« Bien sûr que je vais le chasser. Mais pas maintenant. Plus tard. »
Inutile de le préciser point par point. Surtout pas à Pi Sun-dae.
Han San posa simplement au sol ce qu’il avait apporté de chez lui et l’étala d’une claque sonore.
Kim Tae-yang, qui n’avait pas réussi à suivre la conversation et marmonnait dans le vague « trois cents won, trois cents won », poussa un cri en voyant la peau.
« Waouh, bon sang ! C’est une peau de loup ! »
Pi Sun-dae regarda à son tour la peau de loup étalée dans la cour, les yeux plissés.
« Et ça, qu’est-ce que c’est ? Tu la mets en gage ? »
« C’est une enseigne. »
Han San désigna du menton le crâne que Kim Tae-yang tenait contre lui.
« Ça aussi, ce sera une enseigne. »
Il poursuivit sans attendre.
« À l’entrée de la vallée de Sebeom. On va installer une taverne à un bon endroit. La Taverne du Chasseur de Loups. On y vendra de l’alcool, de la nourriture et un endroit où dormir. On organisera des jeux d’argent. Et tant qu’à faire, on prendra aussi leur équipement en gage. »
« Des clients ? Quel genre de clients pourrait bien venir dans ce trou perdu, en pleine montagne… »
À peine eut-il prononcé ces mots que Pi Sun-dae comprit lui aussi.
Évidemment qu’il y aurait des clients.
Ils allaient affluer. Ici, tout près. Des chasseurs de loups autoproclamés, les yeux injectés de sang à cause des trois cents won, allaient débarquer par dizaines.
La ville d’Inje les accueillerait, bien sûr. Pendant un moment, pas une auberge ni une taverne de la ville n’aurait de place libre.
Mais ces hommes n’étaient pas venus pour faire du tourisme. Ils étaient venus chasser un loup. Après avoir mangé et dormi en ville, ils fouilleraient les montagnes et les vallées. Puis, après avoir couru derrière le loup, le soleil couché, ils n’auraient plus la force de redescendre jusqu’à la ville.
Alors, où iraient ces pauvres hères ?
Dans toute l’étendue du mont Seorak, la vallée de Sebeom n’était pas le seul village de culture sur brûlis. Mais c’était bien celui qui se trouvait le plus près de l’endroit où le loup avait attaqué.
« Hé hé ! Regarde-moi ce gamin. »
Pi Sun-dae éclata de rire. Il découvrit ses canines et rit comme un loup.
« Ce fichu gamin… Je le prenais pour un bon à rien, et voilà qu’il est chasseur. Je le prenais pour un chasseur, et il se révèle être un joueur, en plus. »
Han San lui rendit son sourire.
« Le joueur, c’est vous, grand frère. Moi, je suis juste un type qui a vu la partie se préparer avant les autres et qui est venu vendre quelques bonnes marchandises. »
« Hé hé hé, c’est vrai ! Ah, ce gamin est vraiment intéressant ! »
Le rire de Pi Sun-dae s’amplifia.
Kim Tae-yang rit avec lui sans raison.
« Je t’avais dit que San était quelqu’un d’intéressant, mon oncle. »
Le visage de Pi Sun-dae se durcit.
« Ah, espèce de petit crétin, qu’est-ce que tu fais ? Un client de marque vient d’arriver et tu ne te dépêches même pas d’aller lui apporter du thé ! »
« Ah, pourquoi tu me frappes, mon oncle ? »
« Tais-toi et va chercher le thé, vite ! »
« Ah, d’accord, d’accord ! Tss… franchement. »
[1] Le makgeolli (탁주/막걸리) est un vin de riz coréen laiteux et légèrement pétillant, traditionnellement non filtré et vendu à bas prix au bol.
[2] Le doenjang (된장) est une pâte de soja fermentée, épaisse et forte en goût, utilisée comme condiment et comme base de soupe dans la cuisine coréenne.
[3] Le ganjang (간장) est une sauce de soja fermentée traditionnelle coréenne, obtenue comme sous-produit de la fabrication du doenjang. Elle diffère des sauces de soja japonaises et chinoises.
[4] L’huile de périlla (들기름) est une huile de cuisson parfumée et légèrement noisetée, pressée à partir des graines de périlla et très appréciée dans la cuisine coréenne.
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