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Traducteur/éditeur : ZERO_SUGAR
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◈ Le génie de la chasse à l’époque coloniale japonaise
Chapitre 31
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Deuxième excursion en ville (2)
La route de la ville.
Le bruit de ses pas sur le rude sentier de montagne était moins lourd que la dernière fois.
Un petit boulot à côté, aujourd’hui aussi.
À mi-chemin, Han San se tourna vers le pierrier par pure habitude.
Une pente escarpée lui barrait la route, mais c’était celle qu’il avait gravie dix jours plus tôt, chaussé de simples sandales de paille. Avec ses chaussures en caoutchouc, elle lui paraissait à présent presque plate.
Il franchit le rocher d’une seule poussée et ses yeux s’illuminèrent.
Le printemps est bel et bien là.
Là, dans une fissure entre les rochers. Des bongares annelés, la langue frétillante, apparurent en plein jour.
Fsch ! Tac !
Il plaqua la tête d’un serpent du bout de son bâton, se pencha et le saisit ; les deux gestes ne firent presque qu’un.
« Hssssss ! »
Le serpent se débattit, mais Han San le jeta dans son sac de transport sans la moindre émotion.
« Un. »
Quelques pas plus loin, un autre. Fsch ! Tac ! Il rejoignit le sac.
« Deux. »
Un autre encore, ramassé comme une pièce tombée sur le chemin.
« Trois. »
Un serpent de plus rejoignit les autres dans le sac.
En comptant sa vie passée, Han San avait soixante-quatorze ans : il était le grand-père de tous les serpents de ces montagnes. À ses yeux, ce n’étaient que des garnements indisciplinés, des adultes qui finissaient toujours par se transformer en argent.
« Eh bien, qui vous a dit d’avoir de la valeur ? »
Les serpents dardaient la langue. S’ils avaient compris le langage humain, le pierrier aurait retenti des jurons qu’ils auraient lancés.
« Attendez votre tour. Je viendrai vous chercher assez vite, vous aussi. »
Han San se lécha les lèvres et fit demi-tour.
Seuls les mouvements lamentables des trois serpents dans le sac témoignaient de ce qui s’était passé là.
Han San suivit le même chemin que la dernière fois et entra dans la ville d’Inje, puis se rendit directement à la Pharmacie Cheonbo.
« Bonjour, monsieur. »
Ma Jong-sung lisait son journal. Il leva à peine les yeux vers le garçon qui venait d’entrer et, cette fois, au lieu de lui ordonner de sortir, il pinça les lèvres.
« Alors, tu savais revenir. Et moi qui croyais avoir perdu un sac de chanvre pour rien. »
« Vous croyez qu’on attrape un serpent par jour ? Si c’était si facile, tout le monde courrait après les serpents. »
Tout en débitant ses plaisanteries, Han San posa l’huile de blaireau et le sac de transport où se trouvaient les trois serpents.
Ma Jong-sung examina soigneusement la bouteille d’huile et la leva à la lumière. Un liquide doré, sans la moindre impureté. Une qualité irréprochable, comme toujours.
« L’huile, trois wons et cinquante jeon. Comme la dernière fois. Les serpents… trois, c’est ça ? Un de plus que l’autre fois. Deux wons et dix jeon. »
« Il s’est passé quelque chose pendant mon absence ? »
« Rien qui puisse faire monter le prix de ces marchandises. »
Han San claqua la langue. Enfin, leur valeur variait rarement beaucoup.
Ma Jong-sung compta l’argent tout en parlant.
« Dis-moi, tu travailles avec un associé ? »
Han San lui remit les serpents, sac compris.
« Non. Je travaille seul. »
« Ah bon ? Tant mieux. »
« En quoi est-ce une bonne chose ? »
« Il y a une raison. »
Ma Jong-sung n’en dit pas davantage et lui tendit l’argent. Han San le prit en se demandant ce qu’il voulait dire, puis jeta un coup d’œil au journal que Ma Jong-sung lisait.
[Bande de chasseurs de serpents à Pocheon : bain de sang après une querelle interne… deux morts]
Dans l’édition du soir datée du 17 avril, à la deuxième page, un article macabre racontait qu’une bande itinérante de quatre hommes, qui vivait de la chasse aux serpents, s’était entretuée à propos du partage du butin.
Pour une somme d’à peine dix wons.
« Ha. »
Un sourire amer passa sur le visage de Han San.
« Dix wons, c’est une belle somme, c’est sûr. Mais savoir si ça vaut la vie d’un homme, ça… »
« Qu’y a-t-il à savoir ? La vie d’un homme, c’est ce qui coûte le moins cher au monde… »
Ma Jong-sung secoua la tête et claqua la langue. Puis, comme une idée lui venait, il regarda Han San.
« Toi. Tu sais lire ? »
Un jeune gars habillé comme un colon sur brûlis. Qu’il sache attraper les serpents, passe encore, mais qu’il lise un article et en comprenne le sens… et dans un journal mêlant coréen et hanja, qui plus est.
Han San hocha tranquillement la tête.
« Bien sûr. Comment voulez-vous qu’un homme illettré obtienne un juste prix, où qu’il aille ? »
« Eh bien… »
Ma Jong-sung se caressa le menton.
Dans l’esprit de l’ancien marchand de Gaeseong, la valeur de Han San grimpa encore d’un cran.
Sentant ce subtil changement d’atmosphère, Han San sourit.
« Au fait, monsieur, vous ne m’avez pas mené en bateau tout à l’heure, par hasard ? »
« Hein ? À propos de quoi ? »
« Vous avez dit que rien ne ferait monter les prix. Mais regardez : toute une bande de chasseurs de serpents a été décimée. Ça fait bien un fournisseur de serpents en moins dans le monde, non ? Et les prix qui grimpent ensuite, eh bien, c’est l’ordre naturel des choses. »
Le visage de Ma Jong-sung se plissa comme une racine de campanule.
« Qu’est-ce qu’une bande de types arrêtés à Pocheon a à voir avec Inje ? Tu as l’art d’arranger des sottises pour les faire passer pour des vérités. Tu es rouge ? Tu n’as pas trempé dans la Hyeongpyeongsa[1] ou quelque chose du genre, au moins ? »
« La Hyeongpyeongsa, allons donc. Et pourquoi ce serait un discours de rouge ? C’est celui d’un marchand. »
« Avoir la langue bien pendue et donner mal au crâne, voilà tout ce que savent faire les rouges. »
« Vous êtes marchand dans l’âme, vous. Bref, on dit qu’un effleurement de manche crée un lien. Je viens vendre des serpents et voilà qu’un article sur les serpents se trouve juste sous mon nez. Vous ne pourriez pas m’offrir un petit quelque chose en plus ? »
Han San le dit avec aisance, en lançant un regard de côté au journal. Ma Jong-sung le dévisagea un instant, puis laissa échapper un rire moqueur.
« Prends-le, prends-le. Seigneur, il te faut aussi le journal ? On peut s’en servir à toutes sortes de choses, pour emballer des médicaments et tout ça… Mais qui est le vrai marchand, franchement ? La dernière fois, tu es reparti avec un sac de chanvre, et tu ne repars jamais les mains vides, hein ? »
« Qu’est-ce qui vous fait croire que je ne prendrai pas un sac de chanvre cette fois encore ? »
« Ah, espèce de sale garnement ! Achète donc un gros lot de sacs et de besaces, et fais des réserves ! »
« Merci pour le conseil. Au fait, monsieur, j’aimerais aussi vendre des peaux et je me demandais si vous pourriez m’indiquer une adresse… »
Ma Jong-sung porta une main à son front, abasourdi.
« Ah, mais quel drôle de type ! Hé, le journal, le sac, et maintenant une lettre de recommandation ? Tu as une conscience, là-dedans ? »
Han San se redressa encore davantage.
« Je vous apporterai mes serpents à vous et à vous seul, je vous le jure. Et pas seulement des serpents. Le printemps est bien installé, non ? Les herbes vont pousser partout dans la montagne. Quand j’irai les déterrer, est-ce que je penserai à vous, ou pas ? »
« Ça suffit, ça suffit. Un homme adulte qui pense à moi, ça me donne la chair de poule. »
Il protesta, mais Ma Jong-sung arracha un morceau de journal et y griffonna quelque chose.
En règle générale, il n’achetait pas les herbes déterrées par les colons sur brûlis. Déterrer une plante ne suffisait pas : il fallait encore la travailler, et celles que les colons apportaient étaient le plus souvent couvertes de terre et à moitié pourries.
Mais ce garçon savait lire.
Ça valait la peine de tenter le coup. Une lettre de recommandation était un investissement qui en valait largement la peine.
« Descends jusqu’au bout de cette rue et tu trouveras Cuirs Daeseong. C’est tenu par un certain Park Dong-po. Dis-lui que je t’envoie, et il ne te fera pas mauvais accueil. »
« Merci. »
« De rien. La prochaine fois, apporte aussi quelques herbes. Voyons comment tu t’y prends. »
« Oui, monsieur. Le ginseng sauvage… bon, ça risque d’être difficile, mais je ferai de mon mieux pour vous apporter environ un geun de ganoderme luisant. »
Ma Jong-sung ricana.
« Écoute-moi ce vantard. Comme si tu pouvais déterrer trois ou quatre ginsengs sauvages dès que tu en avais envie. »
« Ha ha. »
« Laisse tomber, laisse tomber. Enfin, un jeune homme doit avoir un peu d’ambition, j’imagine. Allez, file. »
« Oui, monsieur. Je reviendrai. »
Han San quitta la Pharmacie Cheonbo avec cinq wons et soixante jeon, une lettre de recommandation et l’édition du soir du 17 avril en main.
J’ai économisé cinq jeon, au passage.
Ne méprisez pas cinq jeon. Ça faisait cinq morceaux de sucre candi. De quoi envoyer son petit frère au septième ciel pendant cinq jours.
Il tourna les pages avec une satisfaction discrète en marchant.
[Projet d’expansion de la marine américaine : adoption par le Congrès presque certaine]
[La marine de l’Empire protège Shanhaiguan, dans le nord de la Chine, ainsi que le centre et le sud du pays]
En gros, c’était le tableau général de « l’époque ». L’Amérique renforçait ses forces armées, tandis que la marine japonaise se massait près de Shanhaiguan[2] et le long du Yangtsé…
Un article, pourtant, attira son attention dans un coin de la page.
[Yi Cheong-cheon confirmé vivant… nommé commandant de ■■]
L’article, en partie caviardé par les censeurs du Gouvernement général, parlait de Yi Cheong-cheon[3], le futur commandant en chef de l’Armée de l’Indépendance.[4]
En résumé, il s’était allié à Wang Delin[6], en Chine, à Dongning[5], et rassemblait les troupes coréennes dispersées en vue d’une guerre d’usure.
Le général Ji Cheong-cheon…
L’espace d’un instant, Han San sentit un poids se poser dans un coin de sa poitrine.
Il avait juré de tirer sur des bêtes, mais quelque part, un homme travaillait dur pour tirer sur des hommes. Tandis qu’il luttait pour protéger sa famille, quelqu’un se battait pour tout un pays.
Les soixante-quatorze années de sa vie passée n’avaient été rien de moins que l’histoire moderne de la Corée, une succession ininterrompue de bouleversements de toutes sortes. Le cœur qui aurait pu jadis s’enflammer de patriotisme ou d’amour pour la patrie s’était desséché depuis longtemps.
Mais cela ne signifiait pas qu’il pouvait tout abandonner au cynisme.
Je ne suis vraiment pas comme mon frère.
Se tailler le cœur avec autant d’acharnement était sûrement, à sa façon, une sorte de talent.
Bada possédait ce talent à revendre. Lui, en revanche, en avait peu.
Ses pensées dérivèrent.
Quand j’aurai un peu d’argent, ou que j’aurai un peu de répit…
Ah, ses pensées s’étaient vraiment égarées. Qu’est-ce qu’un homme qui n’avait même pas six wons en poche pouvait bien raconter ? Le genre de reproche intérieur propre au vieil homme lui resta au cœur, amer comme la racine de quassia.
Mais après tout, les jeunes étaient ainsi faits, et il était jeune, lui aussi, à présent. Il se pardonna avec cette audace et releva le menton.
Après avoir arrêté quelques plans vagues, il passa à un autre article.
Une annonce au bas de la page attira son attention.
[Orpaillage, achat d’or en terre à prix élevé]
Le monde ne manquait pas de gens à l’œil affûté.
L’Amérique, ce géant, parlait d’or à tout bout de champ. Les gens en concluaient que son prix finirait par monter et agissaient en conséquence.
Encore une fois : plus on parlait d’une chose, plus sa valeur suivait d’elle-même.
Les gens…
Han San expira brièvement et replia le journal, enfonçant toutes ces informations dans sa mémoire.
Comme si le moment était bien choisi, il arriva devant le marchand de peaux qu’on lui avait recommandé.
[Cuirs Daeseong]
Han San ouvrit la porte et entra.
« Bonjour. »
« Ah, bon sang ! »
À peine avait-il franchi le seuil qu’une bordée de jurons l’accueillit avant même la clochette de la porte.
Clang ! Clang ! Clang !
Le patron de Cuirs Daeseong s’échinait à son établi, soufflant et haletant.
« Bon sang, c’est le clou qui n’a pas de force ou le marteau ? Il est mou comme une nouille trempée, ce truc… Aaah ! Impossible de l’enfoncer, quoi que je fasse ! »
Sur l’établi reposait une semelle de cuir pour une botte de travail. À en juger par son épaisseur, c’était du cuir pleine fleur, mais les clous refusaient de s’enfoncer correctement.
Han San posa son bâti de portage. La peau du blaireau mâle tressaillit dans le mouvement.
« Je viens vendre des peaux. »
« Ah, je suis occupé ! Plus tard… Aaah, cette saleté de tête de clou… »
Le patron ne leva même pas les yeux. La colère lui montait jusqu’au sommet de son crâne chauve et luisant.
Han San s’approcha de l’établi.
« Laissez-moi essayer. »
« Hein ? T’es qui, bon sang ? »
Pour toute réponse, Han San lui arracha le marteau des mains.
« Quoi… quoi ? Hé, toi… »
Tandis que le patron restait planté là, hébété, Han San prit un clou neuf de la main gauche. Il le posa sur la semelle et saisit le marteau près de la tête.
Il frappa.
Tac ! Un léger coup pour placer le clou, puis ta-tang ! Dans un tintement clair, il s’enfonça profondément dans le cuir.
« … Euh, euh… »
Le patron resta bouche bée.
Han San ne s’arrêta pas.
Il prit un autre clou : tac ! Ta-tang ! Puis un autre : tac ! Ta-tang ! En un rien de temps, cinq clous étaient alignés, enfoncés aussi proprement que par une machine à coudre.
Le patron s’émerveilla de cette habileté magistrale.
« Eh ben ça alors. T’es encore tout jeunot, et pourtant ça ne te va pas… non, vraiment pas. Il y a quelque chose chez toi ; tu as plus l’air d’un vieil homme que ton visage ne le laisse penser. »
« Je n’enfonce pas des clous. Je me contente de suivre un rythme pendant quelques dizaines de minutes. »
« … Là, tu as vraiment l’air d’un vieil homme. Quelle façon de parler, bon sang. »
Comment était-ce possible ? Il avait cru que sa formule faisait plutôt jeune. Han San se rembrunit un peu…
Enfin, ce n’était pas important.
Han San étala d’un geste théâtral la peau du blaireau mâle qu’il avait apportée sur l’établi.
« Et celle-ci, alors ? Elle est bien meilleure que la peau que vous aviez tout à l’heure. »
« Ça, c’est… »
Le patron examina la peau du regard. Ses yeux se plissèrent.
« Une peau de blaireau ? Il était plutôt gros. »
« Vous vous y connaissez. Oui, c’est bien un blaireau. »
« C’est toi qui l’as tannée ? »
« Avec mon père. »
Le patron regarda tour à tour la peau de blaireau et Han San, puis son regard glissa vers les clous que celui-ci venait d’enfoncer.
À cet instant précis, la lettre de recommandation que Ma Jong-sung avait écrite se posa sur les clous.
« C’est de la part de Ma ? Ça ne lui ressemble pas, non, vraiment pas. »
Mais ça se tenait. Le garçon avait du talent, après tout.
Le patron ne fit pas d’autre objection et lui tendit une main calleuse et épaisse.
« Park Dong-po. Je pensais vous en donner un won. Qu’en dites-vous ? »
Han San fit claquer les boules du boulier dans sa tête. C’était le prix maximal qu’il avait espéré.
Il faut vraiment avoir à la fois des relations et du savoir-faire.
Il fallait les deux pour être traité correctement. Il sourit et serra la main tendue.
« Han San, monsieur. Si je tombe sur d’autres bonnes marchandises, je viendrai vous voir. »
Avec ce nouveau débouché chez le marchand de peaux aussi, un sourire se dessina sur son visage tandis que sa poche s’alourdissait.
Six wons et soixante jeon en tout.
De quoi acheter sur-le-champ six poules Leghorn.
Mais Han San ne se rendit pas directement au marché.
D’abord, le panneau d’affichage.
Dix jours s’étaient écoulés depuis sa dernière visite en ville. Consulter le panneau en plus du journal, c’était ce qui lui permettait de compléter ses informations.
Devant le poste de police, une agitation régnait lorsqu’il arriva.
« Vous avez vu ça ? La récompense, mon Dieu… »
« C’est dingue, dingue. Autant d’argent pour un seul loup… »
Les murmures de la foule sortaient de l’ordinaire. Une étrange ferveur émanait de cette assemblée mêlant Coréens et Japonais.
Han San plissa les yeux.
Une récompense ?
Il se fraya un chemin dans la foule et tendit le cou pour voir le panneau.
En plein centre, un avis de recherche qui semblait tout juste affiché lui sauta aux yeux.
[Avis de recherche spécial]
[Loup anthropophage « Ginsei »]
À l’instant où il lut la somme inscrite en dessous, le cœur de Han San s’effondra dans sa poitrine.
[Récompense : 300 wons]
[1] La Hyeongpyeongsa (형평사, 衡平社) était un mouvement pour l’égalité sociale fondé en 1923 afin de lutter contre la discrimination des baekjeong, la classe traditionnellement marginalisée de Corée ; les autorités coloniales la qualifiaient souvent de subversive.
[2] Shanhaiguan (산해관, 山海關) est un col stratégique où la Grande Muraille de Chine rejoint la mer, marquant la porte entre le nord de la Chine et la Mandchourie ; les forces japonaises s’en emparèrent au début de 1933.
[3] Yi Cheong-cheon (이청천, 1888-1957), également connu sous le nom de Ji Cheong-cheon, était un général coréen indépendantiste qui mena la résistance armée en Mandchourie, puis commanda l’Armée de l’Indépendance de Corée.
[4] L’Armée de l’Indépendance de Corée (광복군) était la force armée régulière du Gouvernement provisoire coréen, officiellement créée en 1940 pour combattre la domination japonaise.
[5] Dongning (동녕, 東寧) est un district de Mandchourie, près de la frontière soviétique, qui servit de base aux opérations conjointes sino-coréennes contre le Japon.
[6] Wang Delin (왕덕림, 王德林) était un commandant chinois de l’Armée du salut national qui s’allia aux forces indépendantistes coréennes contre le Japon en Mandchourie.
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