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Traducteur/éditeur : ZERO_SUGAR
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Chapitre 150 : L’histoire des frères 【Classique des montagnes et des mers】 (2)
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Les cinq wons que Ham Byeong-cheol lui avait donnés changèrent Han San.
Il faut que je m’en sorte seul.
Il ne pouvait pas compter sur les autres.
Les paroles ne valent rien.
Il avait dit que sa mère était morte. Que son petit frère était intelligent. Qu’il voulait l’envoyer à l’école.
« C’est vrai ? » avait demandé Ham Byeong-cheol. « Quelle tragédie », avait-il ajouté. Et lorsqu’il lui avait emprunté l’argent, il avait promis de lui rendre cette faveur, quoi qu’il arrive.
Et voilà comment il avait reçu cinq wons.
Les paroles et les actes.
Han San observait attentivement les gens.
« Moi ? Vous savez à quel point j’aime notre peuple ? »
La plupart de ceux qui faisaient de grands discours haussaient la voix devant les Coréens et se montraient polis devant les Japonais.
« Oh, le pauvre… Qu’est-ce qu’on peut y faire ? Tss, tss. J’aimerais tellement l’aider. »
La plupart de ceux qui claquaient ainsi la langue ne sortaient pas la moindre pièce de leur poche.
« Moi », « nous », « l’amitié avant tout », « l’amour ! », « la famille », « le patriotisme et l’amour de notre peuple », « la justice ! », « la nation », « l’égalité ! », « l’amour universel » et « la justice ».
Des paroles, encore des paroles. Toutes ces belles paroles.
La plupart de ceux qui les prononçaient n’étaient pas si beaux à voir. Une fois qu’il eut écarté ceux qui ne faisaient que parler, le monde lui parut étonnamment limpide.
Son père avait été un homme de peu de mots. À présent, son fils comprenait pourquoi.
Han San ne chercha pas à parler moins.
Au contraire, il parla davantage.
« Bonjour, je m’appelle Han San ! Au plaisir de travailler avec vous ! »
Au travail. Lorsqu’il rencontrait des gens. Il plaisantait, se frottait les mains et veillait à ce que sa voix ne sonne pas creux.
Les paroles n’étaient que des paroles, mais parler était déjà une action, et cela pouvait servir.
« Si vous voulez un jour partir en montagne, appelez-moi ! Et si vous devez en traverser une, appelez-moi aussi ! Après tout, je m’appelle Han San ! Ça inspire confiance, non ? »
Les paroles se prêtaient parfaitement aux jeux de mots.
Seuls les actes peuvent faire bouger le monde.
Et il devait agir lui-même.
Han San devint adulte.
1938. Vingt-trois ans. Peut-être un an.
Mais…
Devenir adulte ne signifiait pas qu’il pouvait simplement continuer à vivre comme tel.
« Si vous n’avez pas assez d’argent, je ne peux pas vous conduire. C’est évident, non ? »
Han San parla d’un ton ferme. La vieille femme chétive baissa la tête.
« Mon fils est à Hongcheon… Je voudrais juste le revoir une fois… »
Elle tenait dans ses mains des billets froissés et des pièces. Elle avait aussi quelques provisions, qui ressemblaient davantage à des blocs de soja fermenté qu’à des gâteaux de riz, à en juger par leur odeur.
Toute la fortune de la vieille femme ne suffisait pas à payer le trajet. L’affaire aurait dû en rester là.
Elle aurait dû.
Au moment de s’éloigner, il pensa à sa mère.
« Je me ferai payer par votre fils. »
D’autres fois, un enfant décharné et affamé venait lui demander à manger.
« S’il te plaît, grand frère. Ça fait des jours que je n’ai rien mangé. Donne-moi juste un peu de nourriture. »
Han San resta bouche bée.
« Hé. Tu crois que j’ai de quoi faire ? Dégage. J’ai déjà du mal à nourrir mon frère et moi. Si tu ne pars pas, je te botte les fesses. »
L’enfant ne bougea pas, et Han San ne parvint pas à le frapper. Il pensa à son petit frère.
« Mange, et après tu dégages. »
Han San n’échappait pas non plus au décalage entre les paroles et les actes.
1938. Vingt-trois ans. Et donc, un an.
Son petit frère, qui était en vérité devenu adulte avant son grand frère, avait grandi en le regardant vivre.
1938. Treize ans. Et quatre ans.
1938 fut aussi l’année où l’Empire passa en régime de guerre totale.
En avril, la loi de mobilisation nationale fut proclamée, puis appliquée dans la péninsule en mai.
Vers la fin de l’année, le système des soldats volontaires spéciaux de l’armée atteignit même Inje.
« Sale bâtard coréen. »
Sawada interpella Han San.
« Volontaire. »
Chaque région avait reçu un quota : le nombre de volontaires qu’elle devait fournir pour sauver la face.
Naturellement, ceux qui n’arrivaient pas à obtenir une promotion tentaient de remplir ces quotas. Mais pour y parvenir, ils devaient se démener.
C’était ainsi que la nouvelle était parvenue à Han San.
« Je n’ai pas de registre familial. »
« Justement, tu devrais te porter volontaire. »
Han San sourit, mais fronça les sourcils intérieurement. Les paroles ne valaient rien, et pourtant ce serpent de Sawada était même incapable de s’en servir correctement.
Celui qui mâchait les paroles de ce salaud pour les rendre plus faciles à avaler, c’était Tendo, l’adjudant qui se tenait à ses côtés.
« Si vous êtes accepté, on vous attribuera aussitôt un registre familial. Votre petit frère en recevra un lui aussi. Après l’instruction, vous pourrez vivre dans un logement officiel convenable, et votre petit frère… L’Empire ne néglige jamais ses soldats. »
Han San réfléchit.
L’Empire du Japon était un État militariste. Dans un tel État, l’armée détenait le plus de pouvoir et d’argent.
Il hocha la tête.
« J’irai. »
« Bien. Il y aura un entretien à Chuncheon. »
Han San emmena son petit frère à Chuncheon.
Il avait deux raisons de le faire.
La première était de lui montrer Chuncheon. À treize ans, son frère n’avait encore jamais vu de ville animée. Ce serait bien de pouvoir lui en faire découvrir une, cette fois.
La seconde, c’était que, s’il réussissait, il resterait à Chuncheon pendant l’instruction. Il ne pouvait tout de même pas laisser son petit frère seul à Inje.
Son petit frère était assis dans le pousse-pousse que tirait son aîné. Il vit le fleuve Soyang, la gare de Chuncheon encore en construction et les automobiles qui sillonnaient les rues. Son expression ne changea guère.
Son grand frère se souvenait du petit garçon de la vallée de Sebeom, dont les yeux brillaient devant chaque nouveauté. Alors il prit délibérément la parole.
« Bada, c’est impressionnant, hein ? »
Son petit frère le regarda, puis sourit. Depuis ses neuf ans, ses sourires avaient toujours été ainsi.
« Oui. C’est impressionnant. »
« Qu’est-ce qui t’impressionne le plus ? La gare de Chuncheon, là-bas, qui est en construction ? Ou le fleuve Soyang ? »
« Non. »
Son grand frère suivit son regard.
Son petit frère observait les gens. La foule qui remplissait Chuncheon. Des groupes entiers, tous en route quelque part.
« Les gens ? Parce qu’ils montent dans des automobiles ? »
« Non. »
Son petit frère secoua la tête et répondit :
« C’est impressionnant qu’ils soient si nombreux. »
Son grand frère ne comprit pas ce qu’il voulait dire.
L’aurait-il compris s’il avait été à l’école ?
À vingt-trois ans, son grand frère l’ignorait.
La salle d’entretien se trouvait dans un bâtiment voisin du gouvernement provincial. De jeunes Coréens faisaient la queue. Ils avaient tous l’air soignés, comme s’ils étaient allés à l’école.
Pendant qu’ils attendaient, ils regardèrent Han San d’un drôle d’air.
Han San rentra les épaules. Il fourra ses deux mains dans ses poches sans raison. Les murmures le traitant de larbin des salauds de Japonais le gênaient moins que les regards des jeunes de son âge, sans qu’il sache pourquoi.
Puis vint son tour.
« Votre nom ? »
« Han San ! »
« Un registre familial ? »
« Je n’en ai pas. Je viens d’un village de culture sur brûlis… »
Les trois membres du jury échangèrent un regard. Ils vérifièrent chacun les documents, puis claquèrent la langue.
« Inje ? »
« Franchement, qu’est-ce qu’on pouvait attendre d’un trou pareil ? »
« Tss. »
L’entretien prit fin.
Han San échoua.
À vrai dire, c’était tout naturel.
[ Je veux vendre mon pays et mon peuple ! Faites de moi un fidèle chien de l’Empire ! ]
Hum… L’ambition était louable, mais le grand Empire du Japon se demandait s’il avait l’étoffe d’un marchand de patrie et de peuple. L’Empire aussi avait le droit de choisir. Quand un colporteur se présentait de nulle part, eh bien, c’était gênant.
C’était une époque où même pour devenir un traître, il fallait avoir un certain niveau. Han San n’était pas à la hauteur.
Cependant…
« Euh, cet homme ! »
Un homme se tenait dehors, observant la salle par la fenêtre.
« Faites-le venir, s’il vous plaît ! »
Kannoizuna Toono.
Membre du Quartier général de la police militaire. Le Renard argenté de l’Empire.
Né dans la noblesse, il était l’un des quatre cent treize barons de l’Empire au Japon.
On fit venir Han San auprès de lui.
« Ah-ha, enchanté ! Han San, c’est bien ça ? Quel nom amusant ! Même en ajoutant un titre honorifique à votre nom de famille, cela donne Han-san ! »
Toono parlait couramment coréen. Han San hésita avant de répondre.
« M-merci, Baron. Pourquoi m’avez-vous fait appeler… ? »
Lorsqu’on était venu le chercher, un assistant l’avait averti à plusieurs reprises de ne rien faire d’irrespectueux. Mais s’il hésitait maintenant, ce n’était pas à cause de cet avertissement. C’était parce qu’il avait vu le visage de Toono.
C’était un beau visage. Pourtant, c’était celui d’un homme. Une peau blanche, des traits délicats et un monocle cerclé d’or sur un œil. Il portait un costume plutôt qu’un uniforme.
Ce visage était étrange. Il n’avait rien de dur et méchant comme celui de Sawada, ni d’imposant comme celui de son père.
Ce visage, ce visage de baron impérial, était…
Un visage qui n’était pas humain.
Il pensa soudain au visage de son petit frère, sans savoir pourquoi.
« Pourquoi avez-vous présenté votre candidature ? »
C’était une question qu’on ne lui avait même pas posée dans la salle d’entretien. Han San observa le baron en silence, puis baissa la tête et répondit :
« Parce que j’aime et respecte l’Empire. »
« Hum ! Une belle réponse. Très touchante. Mais vide de sens. »
Han San ouvrit de grands yeux.
« Comment ? »
Toono sourit en tapotant ses lèvres de sa main gantée.
« Vous pouvez répondre franchement. »
Franchement ?
Hum… Han San n’en était pas sûr. Sawada disait parfois la même chose, mais quand il répondait franchement, il recevait généralement une gifle.
Peu importait qui disait quoi.
De toute façon, il avait déjà échoué à l’entretien.
« Parce que je veux nourrir mon petit frère. »
Han San soupira, puis poursuivit.
« Mon frère est intelligent. Contrairement à moi. Je veux l’envoyer à l’école. »
Il répéta exactement ce qu’il avait dit à son cousin Ham Byeong-cheol. Mais sans le même désespoir qu’autrefois. Après tout, les paroles ne valaient pas grand-chose.
Pourtant, les yeux de Toono s’illuminèrent.
« Oh-ho ! Voilà un noble motif. Quel âge a votre petit frère ? »
« … Treize ans. »
Han San répondit avec un léger retard. Il ne comprenait pas très bien ce que signifiait le mot « noble ».
« Pouvez-vous l’amener ici ? »
Aurait-il pu répondre non ?
(Parfois, il se le demandait. Dix ans plus tard. Vingt ans plus tard. Puis cinquante ans plus tard. Que se serait-il passé s’il avait secoué la tête à cet instant ? Non, je ne peux pas l’amener. Mon petit frère ne peut pas vous rencontrer. Les choses auraient-elles changé s’il avait répondu ainsi ? À ce point ? Peut-être tout aurait-il été différent ? Parfois. Très rarement.
Même s’il savait que la réponse était non.)
Un assistant fit entrer son petit frère. Celui-ci pénétra dans la pièce et regarda Toono. Le baron le suivait des yeux depuis son arrivée.
Leurs regards se croisèrent.
Toono plissa les yeux. Son visage s’anima d’intérêt.
« Comment vous appelez-vous ? »
« Han Bada. »
Il répondit en japonais. Son grand frère savait qu’il parlait japonais, mais ignorait qu’il le parlait si bien.
« Han Bada-kun ! Votre frère tient à vous. Et vous, hum, vous tenez aussi à votre frère.
Voulez-vous que votre frère devienne soldat ? »
« Non. »
La réponse avait fusé.
Han San tressaillit et baissa la tête.
« Mon frère est encore jeune… »
« Pourquoi pas ? »
Toono ne regardait pas Han San.
Han Bada répondit :
« Parce que grand frère ne serait pas doué pour ça. »
Han San resta sans voix.
Toono était intrigué.
« Pourquoi pensez-vous cela ? »
« Parce que grand frère considère les gens comme des personnes. »
Han Bada parlait lentement.
« Grand frère veut aider les gens. Il les aide.
Grand frère est… euh… quelqu’un de bien. »
C’était pour cette raison qu’il pensait que son grand frère ne ferait pas un bon soldat, expliqua Han Bada.
Puis il ajouta :
« Comme vous, Baron. »
Le sourire disparut des lèvres de Toono.
Han Bada n’ajouta rien, et Han San ne comprit pas grand-chose à ce qui venait d’être dit.
Après un long moment, Toono prit la parole.
« Han-san. »
« Oui ? »
« Vous avez dit vouloir envoyer votre frère à l’école. »
« Euh… oui. »
« Je vais m’en charger. Je dois bientôt me rendre à Buyeo, où il y a une école primaire. Je prendrai en charge tous les frais et les démarches. »
« Euh… »
Han San cligna des yeux.
Un instant plus tard, son cœur se mit à battre la chamade.
« V-vous le pensez vraiment ? »
Toono lui adressa un large sourire.
« Ah-ha ! Bien sûr. C’est à cela que servent les soldats de l’Empire ! »
Tout en parlant, Toono se mit à remplir des documents. Ses mains bougeaient avec légèreté, comme un renard courant sur la neige.
« En tant que soldat impérial, j’ai le devoir de défendre l’Empire. J’ai aussi la responsabilité de protéger ceux qui sont considérés comme ses piliers. »
Bien sûr, expliqua Toono, il ne pouvait pas accorder cette protection à n’importe qui. Les pouvoirs administratifs et policiers étaient des ressources limitées.
« Par conséquent, ce n’est pas vous qui bénéficierez de cette aide. C’est votre petit frère. »
Son grand frère accepta sans la moindre jalousie le verdict : lui ne méritait pas d’être aidé, contrairement à son petit frère.
Il l’avait compris depuis longtemps.
« Bada. »
Son grand frère regarda son petit frère, qui le regardait lui aussi.
« C’est toi qui décides, grand frère. »
Son petit frère le dit, et son grand frère prit donc sa décision.
Han San baissa la tête.
« Je vous en prie ! »
C’est ainsi que la décision fut prise.
Ce ne fut qu’une fois la chose décidée qu’il en mesura pleinement la portée.
Il ne put donc s’empêcher de demander :
« Et que dois-je faire en échange… ? »
« Quoi ? Ah-ha-ha ! »
Toono éclata de rire. Han San releva la tête et comprit le sens de ce rire.
C’était un sourire plein de tendresse.
Le même sourire que celui qu’avait eu Han San lorsque son petit frère lui avait cueilli des framboises sauvages, à l’époque où ils vivaient dans la vallée de Sebeom.
Le baron impérial ne lui dit pas qu’il devrait d’abord se soucier de lui-même, mais Han San le comprit malgré tout.
Pourtant, le baron s’étant soucié de l’avenir de son petit frère, l’aîné ne put s’empêcher de le dire :
« Je vous rendrai la pareille du mieux que je pourrai… »
Toono souriait toujours. Mais il se redressa et prit un air plus sérieux.
« Ce ne sera pas suffisant. »
Après un instant de réflexion, il ajouta :
« Nous en reparlerons quand vous ne serez plus insuffisant. »
Le baron renvoya les deux frères. Tandis qu’ils s’éloignaient, son regard ne quitta pas un seul instant le dos de Han Bada.
Le grand frère passa un moment avec son petit frère.
« Bada. Quand tu iras à Buyeo, euh… Je ne sais pas où c’est, mais… Ce sera mieux qu’ici. L’école… Euh… Si tu y apprends beaucoup de choses, si tu apprends… alors… »
Son grand frère ravala ses paroles. Il ne savait pas quoi dire ensuite.
À vrai dire, il ignorait aussi ce qu’il aurait dû dire avant. Où se trouvait Buyeo. Si l’endroit était vraiment mieux qu’ici. En quoi aller à l’école était une bonne chose. Ce que cela pouvait lui apporter. Parce que, eh bien, il n’était jamais allé à Buyeo, ni à l’école, mais…
Mais il y avait une chose qu’il savait.
« Ce que je peux faire pour toi… »
En parlant, il sentit quelque chose monter dans son cœur. Quelque chose de brûlant.
« Tu es intelligent. Contrairement à quelqu’un comme moi. »
Il l’avait compris devant le panneau d’affichage.
Non. Il le savait déjà avant cela.
« Ce que je peux faire pour toi… Ce que je peux faire, pour toi… Bada. »
« Grand frère. »
Son petit frère se mit sur la pointe des pieds et essuya la joue de son aîné du revers de la main.
« Merci. »
Une semaine plus tard, son petit frère partit pour Buyeo.
Les deux frères se retrouvèrent après la libération.
Notes :
[1] Chosun était le nom historique de la Corée et une appellation courante du pays sous la domination coloniale japonaise.
[2] Le système des soldats volontaires spéciaux de l’armée était le programme mis en place par le Japon impérial en 1938 pour recruter des sujets coréens colonisés, sous couvert de volontariat.
[3] Le registre familial était le registre officiel établissant l’identité légale d’une personne ainsi que son accès aux droits et services reconnus par l’État.
[4] « Nation impériale » était une expression ultranationaliste japonaise présentant le Japon comme un État sacré centré sur l’empereur.
Le nom Han San peut se lire « montagne Han », tandis que Han-san est aussi « Han » suivi du titre honorifique japonais -san. Le Classique des montagnes et des mers est un ancien recueil chinois de géographie mythique, de peuples et de créatures fantastiques.
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